Articles sur la santé

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Arnaud BASSEZ
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Message par Arnaud BASSEZ » sam. nov. 09, 2013 5:32 pm

Le CHU de Limoges lance sa chaîne Youtube


Grand public et professionnels de santé partagent de plus en plus d’informations sur les maladies et les techniques de prise en charge. Et le web est devenu le premier espace pour s’informer. Déjà présent sur les réseaux sociaux, le CHU de Limoges lance donc officiellement aujourd’hui sa chaîne sur Youtube, convaincu que la vidéo sur le web offre de nouvelles possibilités.


Le CHU de Limoges a été un des premiers établissements de santé français à investir les médias sociaux. « Pas par mode, mais bien par nécessité, pour répondre aux besoins et s’adapter aux modes d’information de ses usagers et partenaires », affirme-t-il dans un communiqué. Déjà présent sur Facebook et Twitter depuis quelques années, il était donc logique que le CHU de Limoges investisse aussi Youtube. Il lance officiellement sa chaîne sur ce site de partage de vidéos dès le 7 novembre 2013.

Il peut s’agir de présenter de nouvelles techniques médicales ou chirurgicales et ou des pratiques professionnelles qui intéressent les professionnels de santé : la vidéo a dans ce cas un avantage évident pour montrer un geste, un lieu, un équipement et son usage. Les films présentant le laboratoire habitat handicap (L2H), les ateliers de culinothérapie, ou une innovation dans la technique de préparation de poches de nutrition parentérale s’inscrivent dans cette démarche.

Mais les témoignages vidéo sont aussi de plus en plus sollicités pour relater les expériences de la maladie et de prise en charge des patients. Les mots, les expressions, les gestes, et la sincérité des personnes filmées portent autrement que sous d’autres formats plus contraints. La rubrique « Consultations et hospitalisations », présente par exemple des vidéos sur l’activité physique pour les patientes atteintes de cancer du sein, le rôle des aidants non professionnels auprès des personnes âgées, ou toutes les étapes de la prise en charge en maternité à l’hôpital de la mère et de l’enfant.

Le CHU de Limoges proposera aussi quelques rendez-vous :

- « 3 questions sur » propose en 3 minutes environ de donner les informations de base sur une maladie ou son traitement : par exemple, pour les deux premiers numéros, sur les allergies au pollen et l’asthme.

- « Point de vie » donne la parole à des médecins ou soignants du CHU reconnus pour partager leur expérience à travers le récit de parcours remarquables.

Bien sûr, la chaîne Youtube du CHU de Limoges va aussi accueillir quelques films plus institutionnels : ainsi celui présentant le projet en construction du bâtiment hospitalo-universitaire nommé Biologie Santé, qui accueillera en 2015 les laboratoires de l’hôpital et des équipes de recherche du CHU et de l’Université de Limoges. Et prochainement, des vidéos présentant les différentes solutions et modalités d’accès aux parkings sur l’hôpital Dupuytren, l’hôpital de la mère et de l’enfant, ou l’hôpital Jean Rebeyrol, seront aussi mises en ligne.

Les vidéos « recrutement » sont elles au service d’une promotion et une information sur les opportunités de recrutement et carrières au sein du CHU.

La chaîne Youtube du CHU de Limoges présente actuellement une vingtaine de films réalisés par le service communication de l’établissement, qui en ajoutera une ou deux chaque mois…

Enfin, une rubrique « Nous on aime », accueillera des clips ou reportages dont il n’est pas l’auteur mais en lien avec la santé : campagnes sur des sujets de santé publique (prévention des AVC, incitation au don d’organe, lutte contre le sida…), chroniques ou reportages sur la santé.

Le mieux est donc de s’y abonner pour être sûr de ne rien rater des nouveautés !

www.youtube.com/CHUlimoges
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Message par Arnaud BASSEZ » jeu. nov. 14, 2013 3:36 pm

La mobilisation des sages-femmes pour une amélioration de leur statut et de leur rémunération commence à donner des fruits. Une concertation entre le ministère des Affaires sociales et de la Santé et les organisations syndicales sur la revalorisation des rémunérations s'est tenue ce 13 novembre dans la matinée.

"Le projet du gouvernement est une revalorisation pour rattraper les écarts de salaires entre professionnels, liés à l’application du protocole Bachelot, rapporte la Fédération CFDT santé-sociaux. Ce projet se traduit en trois points pour les sages-femmes de la fonction publique hospitalière : une revalorisation en une seule fois pour gommer le différentiel ; une revalorisation de l’ensemble de la grille indiciaire ; une fusion des deux grades en un seul pour les sages-femmes cliniciennes (les 2 grades sages-femmes cadres et cadres supérieurs sont maintenus)."

Concernant la grille indiciaire, la proposition du gouvernement ne répond pas aux attentes de syndicats. La CFDT santé-sociaux avait demandé pour les sages-femmes cliniciennes un indice majoré à 460 en début de carrière jusqu'à 820 en fin de carrière. La CFTC santé-sociaux qui réclame l'accès pour les sages-femmes à un statut de praticien hospitalier avait, elle, requis un indice de début de carrière à 864.

Les pouvoirs publics proposent au final aux sages-femmes cliniciennes un indice variant de 415 à 672 selon la CFDT santé-sociaux. Cet indice oscillerait de 516 à 695 pour les sages-femmes cadres et de 626 à 783 pour les sages-femmes cadres supérieurs. "Nous sommes en-dessous de nos propositions qui, pour nous, étaient un minimum", déplore Sophie Perdriau, secrétaire nationale de la CFDT santé-sociaux. "La grille de salaire que le gouvernement propose correspondrait à une augmentation moyenne de 160 euros, précise Yannick Lartigue, permanent fédéral à la CFTC santé-sociaux. Cette proposition serait presque insultante pour la profession."

La Fédération FO Services de santé fait aussi part de son mécontentement "face à des propositions qui peuvent être vécues par les sages-femmes comme une véritable provocation". Et de poursuivre : "Si la proposition de création d'une seule grille indiciaire (fusion des classes normales et supérieures) est intéressante, les gains indiciaires proposés (de 18 à 35 points selon les échelons) sont nettement insuffisants."

Les syndicats ont exprimé le souhait de rencontrer la ministre d'ici le 19 novembre, date à laquelle est programmée la première réunion de travail sur le statut des sages-femmes. Le collectif des sages-femmes appelle, lui, à une manifestation nationale ce jour-là, déclinée en régions. Des rassemblements auront lieu à 10 heures devant le ministère et les ARS.

Être praticien hospitalier... Et dire que la majorité des IADE a voulu rester attaché au corps infirmier. On aurait pu nous aussi aller chercher le droit de prescription limité, car on est équivalent en terme de durée d'études. D'ailleurs ceux qui contestent ça, devraient regarder ce que nous faisons au quotidien. Adapter l'anesthésie, délivrer des médicaments divers, n'est-ce point là prescription ?

§§§

Un bébé naît d'une mère en état de mort cérébrale depuis 92 jours

Un enfant est né en bonne santé alors que sa mère était tombée en état de mort cérébrale dès la 15e semaine de sa grossesse, a annoncé mercredi l'hôpital de Debrecen (est de la Hongrie).

"Le bébé grandit déjà à la maison, au sein de sa famille, il a vu le jour durant l'été par césarienne", a déclaré Bela Füredi, le président du centre de sciences médicales de l'Université de Debrecen devant des journalistes. "Il est né à la 27e semaine de grossesse, il pesait seulement 1,42 kg, mais était en bonne santé", a ajouté le médecin.

La mère a été maintenue pendant 92 jours dans un état qui permettait le don d'organes, un cas "unique" au monde, selon l'hôpital. Cinq de ses organes, le coeur, le pancréas, le foie et les deux reins, ont été par la suite greffés sur quatre patients, a ajouté le Pr Füredi.

La femme, qui était âgée de 31 ans, était dans un état de mort cérébrale à la suite d'une hémorragie cérébrale survenue dans sa 15e semaine de grossesse.

§§§

Moins de 30 % d’épisiotomies : objectif atteint !

L'objectif d'abaisser à 30% le taux d'épisiotomie en France a été atteint. C’est l’enquête Ciane (Collectif interassociatif sur la naissance), lancée en février 2012, qui vient de l’annoncer. Cette réussite permet d’accéder au seuil visé dans les recommandations du Collège national des gynécologues obstétriciens français (CNGOF).

La pratique systématique de l'épisiotomie pour les accouchements par voie basse a été remise en question dans les années 1990, mais en France encore 47% des accouchements par voie basse étaient accompagnés de ce geste en 2002-03, rappelle le Ciane. Le CNGOF a pris acte, dans ses recommandations de 2005, de l'absence d'indication prouvée à l'épisiotomie systématique et a fixé un objectif national de 30% pour ce geste.

Le Ciane a lancé en février 2012 une enquête permanente par internet sur le déroulement des accouchements et la manière dont le vivent les femmes, permettant de suivre l'évolution des pratiques. Cette nouvelle analyse consacrée à l'épisiotomie, publiée lundi, concerne 9 783 accouchements par voie basse en milieu hospitalier, dont 3 000 ont eu lieu entre 2005 et 2009 et 6 260 entre 2010 et 2013.

Les résultats de l’étude portant sur 9 738 accouchements par voie basse en milieu hospitalier montrent qu'entre 2010 et 2013, le taux d'épisiotomie est tombé à 36%, et atteint 30% après redressement - prenant en compte le fait que la proportion de primipares est plus importante dans l'échantillon du Ciane que dans la population générale.

Néanmoins, des disparités importantes sont encore constatées, entre primipares et multipares, mais aussi entre établissements. Ainsi, pour un premier accouchement, le taux d'épisiotomie entre 2010 et 2013 est de 47%, contre 16% chez les multipares.

Ce sont les extractions instrumentales qui s'accompagnent le plus d'épisiotomies mais cette proportion est aussi en baisse depuis 2005: de 90% des accouchements avec extraction instrumentale avant 2005, le taux d'épisiotomie est passé à 75% en 2005-09 et à 69% en 2010-13. Cette évolution répond aussi à une recommandation du CNGOF sur le fait que les forceps n'impliquent pas forcément une épisiotomie, souligne le Ciane.

Malgré ces améliorations, l'enquête montre que 85% des épisiotomies ont été réalisées sans demande de consentement. Ce taux ne s'améliore pas au fil du temps, puisqu'il était de 88% avant 2005, 84% entre 2005 et 2009 et 85% entre 2010 et 2013.

source egora
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Message par Arnaud BASSEZ » jeu. nov. 14, 2013 3:50 pm

De : Liste de diffusion de l'ensemble des boites aux lettres de l'AP-HP [mailto:DIFFUSION-GENERALE-AP-HP@k2000.AP-HOP-PARIS.FR]
Envoyé : jeudi 14 novembre 2013 10:25
À : DIFFUSION-GENERALE-AP-HP@k2000.AP-HOP-PARIS.FR
Objet : Message de Monsieur Martin HIRSCH, Directeur général de l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris

Madame, Monsieur,

J’ai pris hier mes fonctions de Directeur général de l’AP-HP. Après avoir échangé avec Mireille Faugère, à laquelle je rends hommage, je souhaite m’adresser à vous toutes et à vous tous pour vous exprimer, dès à présent, ma grande confiance dans vos compétences et votre sens du service public ainsi que ma pleine conscience de vos attentes. J’ai pu en avoir un premier aperçu hier soir en me rendant à l’Hôpital Avicenne, avec le Président de la CME.

Après avoir rejoint une première fois l’AP-HP comme étudiant hospitalier, une deuxième fois comme Directeur de la Pharmacie Centrale des Hôpitaux, avant qu’elle ne devienne l’AGEPS, c’est la troisième fois que j’ai l’honneur de servir l’Assistance-Publique-Hôpitaux de Paris.

Les nombreux messages que je reçois depuis plusieurs jours, illustrent le lien affectif si singulier et si exigeant qui rattache à l’AP-HP, celles et ceux qui y travaillent, comme ceux qui y sont soignés.

Pour que l’AP-HP déploie son extraordinaire potentiel de plus grand Centre hospitalier Universitaire d’Europe, il faut que tous ses membres puissent se consacrer à l’essentiel, le service des malades, sans avoir à perdre du temps et de l’énergie dans les lourdeurs administratives, les contraintes et parfois les querelles évitables. Je sais que c’est le difficile rôle du Directeur général de faire en sorte que chacune et chacun d’entre vous donne le meilleur de lui-même et se sente soutenu dans ses efforts, surtout lorsque le contexte n’est pas simple.

Nous ferons la preuve de notre capacité à nous retrouver dans un projet collectif, qui porte haut et fort les valeurs du service public hospitalier auquel nous sommes tous et toutes si profondément attachés et du progrès médical auquel l’AP-HP, dans ses composantes de soin, de recherche et d’enseignement, apporte une contribution irremplaçable. C’est notre combat commun, celui que je veux mener avec vous, avec vos instances, avec vos représentants, avec nos partenaires, notamment les universités, les collectivités, les associations de malades, ouverte à son environnement dans les territoires de l’Ile-de-France, dans un esprit constant de dialogue.

Sachez que je ferai le maximum pour que le cap soit tenu, sur la base d’orientations partagées.

Martin HIRSCH

Directeur général de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris

Tél : 01 40 27 32 79

secretariat.dg@sap.aphp.fr.
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Message par Arnaud BASSEZ » sam. nov. 23, 2013 9:00 pm

Patriiiiiiiick (pas sûr qu'il simule)... :D
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Message par Arnaud BASSEZ » dim. nov. 24, 2013 9:19 am

JFK, ces maladies qui ne l’ont pas tué

Il y a 50 ans, les Etats-Unis restaient sidérés par l’assassinat de leur 35ème président, l’un de ceux qui avaient suscité le plus d’enthousiasme lors de son élection, en raison de son dynamisme, sa jeunesse, son charisme. Auréolé de cette popularité, John Fitzgerald Kennedy saluait avec son éternel sourire les badauds venus se presser sur le chemin du parcours de sa décapotable à Dallas le 22 novembre 2013 quand les coups de feu retentirent. Depuis ces quelques secondes qui ont fait trembler l’Amérique, le mystère Kennedy continue à alimenter les esprits, à nourrir les hypothèses les plus folles, à faire l’objet d'innombrables romans, films, ouvrages à thèse.

Un bronzage dû à l'activité au grand air... et à la maladie d'Addison

C’est non seulement sa mort, mais également la vie de JFK qui fascine. Son parcours médical a notamment fait couler beaucoup d’encre. Ainsi, en novembre 2002 le dossier du Président était rouvert durant deux jours en présence du docteur Jeffrey Kelman. Quelques années plus tard, en 2009, les Annals of Internal Medecine dévoilaient en partie l’itinéraire médical du Président. Les Américains et le monde entier ont ainsi peu à peu découvert les multiples souffrances de celui qui tout au long de sa courte vie a pourtant symbolisé la force et la jeunesse.

Les dix caisses de radio, les huit ans d’ordonnance et les centaines de compte-rendu que le docteur Jeffrey Kelman avait eu la chance de pouvoir consulter en 2002 retraçaient les multiples symptômes et pathologies du président, dominés par sa maladie d’Addison diagnostiquée en 1947 alors qu’il n’a que trente ans. A cet âge le Président lutte déjà depuis son plus jeune âge contre des douleurs lombaires chroniques, qui vont être accrues par une chute violente lors de l’attaque de son bateau patrouilleur par un destroyer japonais au large des îles Salomon pendant la seconde guerre mondiale. Sa colonne vertébrale fragile mise à rude épreuve par cet accident va le contraindre à porter régulièrement un corset et à utiliser des béquilles.

De la procaïne avant les conférences de presse

Les séjours à l’hôpital et les interventions seront également nombreux : il a notamment été hospitalisé à neuf reprises à New York et à Boston, entre 1955 et 1957 alors qu'il était sénateur du Massachusetts. Il faut dire qu’outre ses douleurs lombaires, sa maladie d’Addison et son ostéoporose consécutive à son traitement, JFK souffrait également d'une insuffisance rénale chronique, d'une hypotension artérielle, d'un taux de cholestérol élevé et de troubles gastriques. Pour faire face à ces multiples pathologies, l’arsenal médicamenteux du Président était très développé. Dans sa biographie publiée en 2003, l’historien américain Robert Dallek observait à titre d’exemple que pendant la crise des missiles de Cuba, le traitement du président se composait d'antispasmodiques, d'antibiotiques pour une infection urinaire, d'hydrocortisone et de testostérone en très grande quantité. Contre la douleur, des injections de procaïne lui étaient également fréquemment prodiguées, par exemple avant une conférence de presse.

« Il n’est plus avec nous »

Si cette prise en charge médicale a permis à John Fitzgerald Kennedy de poursuivre sa carrière politique sans jamais (ou rarement) éveiller les soupçons sur sa véritable condition physique, la médecine ne lui fut d’aucun secours lorsqu’il arriva à l’hôpital de Parkland le 22 novembre 1963. Ce jour là c’est le jeune Docteur Robert McClelland, âgé d’à peine 30 ans, qui l’accueille dans l’établissement. Le praticien a été interrogé cette semaine par plusieurs journaux, américains et européens, pour raconter la tentative vaine de réanimation du Président. « En entrant dans la salle, j’ai été horrifié par ce que j’ai vu. Le président Kennedy était allongé sur le dos sur un chariot, avec la tête en sang. Je me suis placé à la gauche du président, le Dr. Perry à sa droite. Il m’a dit : "Bob, il y a une blessure ici dans le cou, juste au-dessus de l’os et tout près de la trachée". Nous craignions que sa trachée soit atteinte mais aussi les artères qui irriguent le cerveau. Nous avons pratiqué une incision pour faire une trachéotomie. Le Dr Perry m’a alors demandé de me placer à l’arrière de sa tête, de me pencher afin de placer le rétracteur dans l’incision. Le Président tentait encore à ce moment là de respirer et l’électrocardiogramme montrait une excellente activité cardiaque. Il n’était pas mort. Lorsque je me suis mis derrière le chariot, c’est là que j’ai vu l’énorme blessure qu’il avait derrière la tête. Un tiers de son crâne, à l’arrière droit, était totalement ouvert. Alors que j’étais là à regarder, son cerveau a commencé à couler hors de son crâne, sur la table. J’ai dit : "Mon Dieu, avez-vous vu sa blessure à l’arrière du crâne ? " et ils ont répondu " non ". Après 4 ou 5 minutes, le Dr. Clark, notre professeur de neurologie, est entré dans la pièce et a regardé l’électrocardiogramme. Il a dit que l’activité cardiaque avait cessé. Il nous a dit : "Vous pouvez arrêter, car il n’est plus avec nous ". C’est ainsi que le président a été déclaré mort ».

source JIM
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Message par Arnaud BASSEZ » mer. nov. 27, 2013 6:31 pm

Une journée de débat avec Samu Urgences de France

Garantir un accès aux soins urgents en moins de 30 minutes d’ici 2015 figure parmi les engagements phares du pacte territoire santé et il est également l’une des priorités du président de la République et du gouvernement.
A l'initiative du docteur Marc Giroud, président de SAMU Urgences de France et du docteur Pierre Mardegan, chef du service des urgences et du SAMU 82, une journée de débat autour de ce thème vient de se dérouler à Montauban. Une soixantaine d'experts urgentistes se sont réunis pour faire le point sur les réflexions actuelles et les solutions déjà mises en place. Parmi les nombreux points abordés, certains sont apparus particulièrement préoccupants !

Les soins sont médicaux et doivent le rester !

Depuis quelques temps, les SDIS (Services d'Incendie et de Secours) se sont mis à recruter des professionnels de santé à vocation d'urgences, des infirmières par exemple. Cela crée des doublons avec le Samu, coûte cher et se révèle en définitive contre-productif ! actuellement, il y a dans toute la France, environ 2 à 3000 personnels infirmiers qui sont employés par les SDIS. Or, pour le docteur Giroud, "ces derniers n'ont pas les outils, les compétences ni la mission de faire des analyses de besoin en matière de santé. Tout ceci se fait dans le désordre et aujourd'hui, le désordre n'est plus acceptable ! l'infirmière crée un retard à l'intervention médicale car les pompiers appliquent des protocoles de soins définis en interne et qui ne sont pas ceux de la société française de médecine d'urgence qui, à nos yeux, est la référence.". Et il poursuit : " Laisser faire des choses aux infirmières qu'elles n'ont en réalité pas le droit de faire, cela peut faire perdre du temps mais aussi des chances au patient.". Le Professeur Pierre-Yves Gueugniaud va plus loin : " on mélange deux choses différentes, le secourisme et la médecine d'urgence". Il est vrai qu'avec une infirmière dans un VSAB, on ne sait pas qui fait le diagnostic alors qu'il doit impérativement être effectué par un médecin et dans les plus brefs délais.

D'autre part, ces infirmiers sont recrutés dans les hôpitaux alors que c'est là que l'on en a le plus besoin. Enfin, ces recrutements (15 en Tarn-et-Garonne) représentent beaucoup d'argent pour les départements qui sont par ailleurs en difficulté par rapport au budget des SDIS.

Les Héli-SMUR

Pour le docteur Braun, secrétaire du Samu Urgences de France, " les hélicoptères sanitaires doivent dépendre des Agences Régionales de Santé. Dès lors qu'ils ont une mission de Smur ou de Samu, cette mission doit être impérativement encadrée par des professionnels de l'aide médicale d'urgence ". Or, depuis quelques temps, l'on assiste à une floraison de structures qui ne dépendent pas de la santé et qui apportent une réponse loin d'être satisfaisante. Par exemple, un hélicoptère de la Sécurité Civile qui n'est pas basé à l'hôpital va avoir des délais de déclenchement augmentés car il faut qu'il aille chercher l'équipe médicale spécialisée. Dans ce cas précis, une enquête nationale a estimé à quinze minutes le temps perdu par rapport à l'utilisation d'un appareil basé à l'hôpital.

Les structures de médecine d'urgence de proximité relatives aux 30 minutes
Le docteur Giroud a tout d'abord tenu à souligner le caractère exemplaire du réseau territorial des urgences en Tarn-et-Garonne. Ici, à partir d'une seule équipe médicale, un seul projet médical, une formation et une recherche clinique commune, on voit se dessiner des solutions plus efficaces pour répondre aux fameuses "trente minutes".

Le docteur Mardegan, nous explique de quelle façon cette structure a été mise en place :
" L'objectif était de proposer un même niveau de compétence en médecine d'urgence à tous les habitants du département. C'était un projet avant tout sanitaire et non pas économique. On a souhaité donner envie aux médecins de Moissac de venir travailler à Montauban en se disant que ce n'était pas le même plateau technique et qu'ils pouvaient ainsi augmenter leur niveau de compétence."

Il a ensuite été question du médecin correspondant de Samu. Ce sont des généralistes qui sont volontaires pour travailler avec les services d'urgences dans le sens qu'ils interviennent dans l'attente de l'arrivée du Samu. Ils ont été formés en conséquence et sont utilisés essentiellement en milieu rural mais ils sont aussi une réponse aux engagements du président de la République sur les trente minutes.

La région Midi-Pyrénées à la traîne

Notre région qui a pourtant été à l'origine de la création des Samu fait actuellement figure de dernier de la classe en matière de médecine d'urgence. C'est la seule région française à ne pas s'être mobilisée pour obtenir une plus grande efficacité au niveau de ses services des urgences, ce qui fait dire au docteur Giroud : " Tout le monde a amélioré son système d'urgences sauf Midi-Pyrénées et ici, l'hiver va être très difficile. Il va y avoir des drames mais aussi des responsabilités à chercher et ... ce ne sera pas compliqué à trouver, ce sont les directeurs qui n'auront pas fait leur travail ! "

Le foutage de gueule continu. Nous ne sommes bons à rien et mauvais à tout. Et si possible on devrait rester à l'hôpital où on manque de nous. Non mais de quoi je me mêle ? Heureusement que les urgentistes sont là pour gérer correctement les affaires...
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Message par Arnaud BASSEZ » mar. déc. 03, 2013 11:59 am

ça devient une habitude. Le classement des hôpitaux et clinqiues de France. un coup l'express, un coup le nouvel observateur. Bref, entre ça et l'accréditation et les procédures qui s'amoncellent, les établissements de soins sont constamment observés. Qui peut en dire autant ?

source le nouvelobs

Les prouesses de nos blouses blanches sont présentes à toutes les pages de notre nouveau palmarès des meilleurs établissements de santé. Jacques Marescaux forme des milliers de chirurgiens. C'est lui qui, devant une Amérique bluffée, a réalisé l'ablation d'une vésicule sur une patiente endormie à Strasbourg... alors qu'il était devant un écran à New York. Le cardiologue bordelais Michel Haïssaguère a ouvert la voie à un traitement des fibrillations auriculaires (un trouble du rythme cardiaque) désormais pratiqué dans le monde entier. Et le problème des morts subites, sur lequel il travaille aujourd'hui, ne sera peut-être plus un jour une fatalité.

Spectaculaires ou obscurs, les exploits des professionnels de santé contribuent à la confiance à toute épreuve que continue d'inspirer l'hôpital en France. Malgré les restructurations douloureuses et les révoltes de soignants…

Image

Méthodologie

Ce palmarès des hôpitaux et cliniques du "Nouvel Observateur" est le premier classement basé sur les données d'hospitalisation issues du Programme de Médicalisation des Systèmes d'Information (PMSI) de l'année 2012, qui sont disponibles seulement depuis cet été. Il est aussi le seul à prendre en compte à la fois le public et le privé dans les mêmes tableaux, de manière à répondre davantage aux attentes de nos lecteurs. Dans le choix des indicateurs, nous avons privilégié, pour chaque pathologie, ceux qui étaient le plus significatifs de l'innovation médicale, comme la coelioscopie, la chirurgie ambulatoire ou encore les nouvelles techniques permettant d'éviter des actes lourds. La note globale résulte de la combinaison des neuf indicateurs suivants :
- Volume d'activité : nombre de séjours et valeur des soins selon une tarification unique par GHS. Ce volume d'activité a été plafonné : au-delà d'un certain seuil, la quantité d'actes pratiqués ne constitue plus un bonus pour la qualité.
- Durée moyenne de séjour en hospitalisation complète (DMS HC) : pour un même groupe de malades, les établissements les plus organisés enregistrent les durées moyennes les plus courtes.
- Part de l'ambulatoire : fréquence de malades hospitalisés sans nuitée dans l'établissement.
- Part de la chirurgie : part relative de la chirurgie dans la prise en charge globale au sein de la spécialité.
- Part de la coelioscopie : fréquence des interventions chirurgicales réalisées par des petites incisions grâce à des instruments miniatures.
- Diversité : éventail de cas traités au sein d'une spécialité.
- Complexité (ou gravité) : elle est fonction de la présence de polypathologies, de complications ou de l'âge avancé des patients.
- Lourdeur : niveau de ressources consommées (équipements, personnels...) pour traiter la pathologie.
- Attractivité et notoriété : fondées sur les distances qui séparent le malade de l'établissement. L'attractivité est appréciée par la proportion de malades habitant au-delà de 50 kilomètres. La notoriété rend compte de l'éloignement progressif des malades : plus ils viennent de loin, plus elle est importante.
Malgré la rigueur de notre travail et les analyses des experts auxquels nous faisons appel, nous devons prévenir nos lecteurs que ce classement n'est qu'indicatif. Il doit être relativisé, car plusieurs éléments ne peuvent encore être comptabilisés : la qualité du codage des données médicales, forcément variable d'un établissement à un autre ; l'importance des consultations externes par rapport à l'ambulatoire (hors chirurgie) ; le nombre de chirurgiens par spécialité ; l'implication des équipes dans la recherche médicale.

Mohammed Qafli (Santé Value) et Philippe Presles (Institut Moncey)
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Message par Arnaud BASSEZ » sam. déc. 07, 2013 1:12 pm

Des infirmiers payés par des labos ?

Faire entrer le loup dans la bergerie ? C’est ce qui a manqué de se produire dans trois maisons de santé pluriprofessionnelles (MSP) des Pyrénées-Orientales. Le projet : embaucher une infirmière coordinatrice des soins, payée par le laboratoire Bayer.

infirmièreCette expérimentation sur dix-huit mois aurait coûté 110 000 euros au laboratoire pharmaceutique en échange, pour Bayer, d’un accès gratuit à des données anonymisées des patients pour une analyse médico-économique et d’un droit de présence à des réunions interprofessionnelles tous les six mois.

Face à une levée de bouclier de l’URPS infirmiers locale, de la Fédération nationale des infirmiers (FNI) et de professionnels de santé locaux, ce projet est désormais écarté et l’URPS ML a décidé de prendre « le temps pour la concertation »

Présentée lors d’une réunion en présence de représentants de l’ARS et de l’URPS ML (médecine libérale), elle aurait concerné trois MSP (Saint Paul de Fenouilet, Tuchan et Axat). Il était ensuite prévu de l’étendre à des MSP en cours de réalisation (Durban-Corbières et Latour de France).

« Nous sommes venus à la réunion suivante pour faire part de notre colère. Non seulement un tel projet doit prendre l’avis des membres des MSP, engager une réflexion avec des institutions comme l’URPS infirmier. Tout avait été fait en catimini. Et sur le fond, permettre à un laboratoire d’obtenir des données sur les patients, les parcours de soins, d’étudier des usagers à la loupe, c’est dangereux. Il y a de quoi s’interroger sur le caractère anonyme des données quand on sait que cette infirmière coordinatrice payée par ce laboratoire aurait été chargée d'élaborer les protocoles de prise en charge en lien avec les médecins », insiste Jean- François Bouscarain, responsable de l’URPS infirmiers Languedoc-Roussillon.

L’intérêt de Bayer ? Evaluer les parcours de soins sur les accidents vasculaires cérébraux, le suivi post-chirurgie orthopédique, le cancer colorectal ou encore l'hypertension artérielle pulmonaire (HTAP). Bayer commercialise notamment l'anti-thrombotique Xarelto® (rivaroxaban) et le traitement du cancer colorectal Stivarga®.

Ce projet « ne fait qu'illustrer le virage qui s'opère dans notre système de soins, à savoir l'abandon par les pouvoirs publics de pans entiers de la prise en charge des patients en premier recours au profit de firmes de santé dont les intérêts à terme sont plus financiers que philanthropiques », déplore la FNI.
Une transparence plutôt opaque

Les quelques 400 MSP existantes « ont aujourd'hui de nouvelles missions, qui leur donnent un rôle-clé dans le parcours de soins et la prise en charge des patients dans les territoires concernés (…) Dans ce contexte, des partenariats ont été recherchés auprès d'opérateurs du monde de la santé, en l'absence de financement par les ARS », explique l’URPS ML locale. « Le débat actuel fait apparaître l'absolue nécessité du développement de nouveaux modes de rémunérations et leur attribution à toutes les structures concernées », ajoute l'URPS médecins.

Le président de la Fédération françaises des maisons et pôles de santé (FFMPS), Dr Pierre de Haas, prône aussi une ouverture à des financements privés et est prêt à « orienter les professionnels vers les bons investisseurs », comme il l’a récemment indiqué dans une note interne de la FFMPS. « En moyenne, une maison de santé composée de trois ou quatre médecins et de six à huit autres professionnels, c’est un chiffre d’affaires cumulé d’un million d’euros par an. (….) Les nouveaux modes de rémunérations (expérimentés pour financer le travail en équipe, ndlr) pèsent à peine 50 000 euros par an par structure », a-t-il récemment expliqué.

« Nous avons été mis au courant de cette expérimentation, désormais bloquée mais il n’est pas exclu que cela se pratique ailleurs avec d’autres laboratoires comme Sanofi », s’inquiète Jean- François Bouscarain. Alors que le décret sur la transparence entre industriels et professionnels de santé vient à peine d’être signée, c’est plutôt l’opacité qui règne, avec l’accord tacite des ARS.

Cyrienne Clerc actusoins


Bah, tant que ce n'est pas un professionnel de santé qui fricote scandaleusement avec les labos pour qu'ils lui donnent un stylo ou un croissant avec un verre de jus d'orange, tout va bien.

§§§

Le père du DMP quitte le bateau avec une prime de 190 000 €

Jean-Yves Robin a été remercié de son poste de patron de l’Agence des systèmes d’information partagés de santé (ASIP) par le ministère de la Santé, avec un chèque de 190 000 euros à la clé, révèle le Canard Enchaîné.

Pourtant, la mise en place du Dossier médical personnel, dont était chargé l’intéressé, est loin d’être un succès. Les dernières données de l’ASIP font en effet état de 370 475 DMP ouverts au 25 août 2013, auprès de 4 965 professionnels de santé et 357 hôpitaux. On est loin d’avoir atteint l’objectif d’un DMP généralisé et la vitesse de progression n’est guère de bon augure : moins de 180 000 DMP ont en effet été ouverts en un an. Par ailleurs, la plupart de ces dispositifs sont en réalité des coquilles vides puisque 53 % ne contiennent aucun document.

L’homme était pourtant un spécialiste puisqu’il a été le directeur général de Santéos, spécialisée dans les systèmes d’information. Ce passé lui permettait de bien connaître le sujet et de maîtriser notamment les questions techniques, mais il présentait un risque de conflit d’intérêt. Risque qui n’a pas été évité comme le rappelle le Canard Enchaîné puisqu’en 2010 un marché de 40 millions d’euros sur quatre ans a été attribué au géant de l’informatique Atos et à sa filiale dédiée aux systèmes de santé : Santeos.

Si les clauses du contrat entre l’ASIP et Santéos apparaissent très favorables à cette dernière, Jean-Yves Robin nie tout conflit d’intérêt. ‘’Je n’avais plus aucun lien avec mon ancienne entreprise quand je suis entré à l’agence’’, déclare-t-il au Canard Enchaîné.

L'hebdomadaire satirique ajoute que Jean-Yves Robin serait actuellement "en pourparlers" pour rejoindre Atos-Santeos. Il cite l'intéressé "qui ne confirme pas" mais reconnaît qu'il n'a "pas d'interdiction particulière" liée à son précédent contrat. Reprendre les rênes de Santéos est un projet séduisant puisque celle-ci conserve toujours en grande partie la gestion du DMP à raison de 10 millions d’euros par an, quel que soit le nombre de dossiers effectivement créés…

§§§

Hirsch renonce : le siège de l’AP-HP ne bougera pas

Le nouveau directeur général des hôpitaux parisiens (AP-HP), Martin Hirsch, rouvre le dossier de l'Hôtel-Dieu en renonçant au transfert de l'AP-HP dans cet établissement, mais ne s'engage pas à rétablir les urgences, a-t-il déclaré jeudi à l'AFP.

Le transfert du siège de l'AP-HP à l'Hôtel-Dieu "ne me paraît pas une bonne idée, ne me paraît pas nécessaire", a dit M. Hirsch. "Je préfère avoir une logique médicale sur l'Hôtel-Dieu qu'une logique administrative", a-t-il ajouté. La vente du siège actuel de l'AP-HP devait financer la reconversion de l'hôpital, évaluée à 150 millions d'euros par l'ancienne direction. "C'est une ressource très hypothétique. On a d'autres opérations à régler avant de s'occuper de ça", a éludé Martin Hirsch.

Il a annoncé par ailleurs l'ouverture, à côté du centre de consultations, d'une "salle de repos" contenant des lits pour "des gens qui ont besoin de se reposer, d'être dans une position couchée". L'équipe paramédicale doit être renforcée avec quatre infirmiers supplémentaires. Si la CGT veut y voir une préfiguration du retour des urgences à l'Hôtel-Dieu, le directeur général a affirmé ne s’être : "engagé à rien à ce stade-là".

egora.fr
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Message par Arnaud BASSEZ » jeu. déc. 12, 2013 7:11 pm

Les essais cliniques randomisés en chirurgie sont-ils assez rigoureux ?

Les essais cliniques randomisés (ECR) représentent l’étalon-or quand il s’agit de comparer l’efficacité de différentes méthodes. Mais, dans certaines spécialités, la qualité des données fournies est médiocre et, sans information suffisante, il est malaisé d’évaluer le risque de biais. Aussi, un groupe de chercheurs a-t-il mis au point un catalogue d’items au nombre de 22 pour un ECR idéal, sous l’acronyme princier de CONSORT. La recherche chirurgicale a été moquée et désignée sous le nom d’ « opéra comique » du fait de la pauvreté (12 %) des ECR dans les publications la concernant.

Les auteurs ont étudié 150 ECR récents (2008-2009) concernant des interventions chirurgicales comparées entre elles ou à d’autres méthodes thérapeutiques. Ils les ont soumis aux critères de CONSORT et ont établi un score, dont le maximum était de 22, donné en % de ce nombre. (ex. 11 = 50 %), un item obtenant la note 1 quand il était adéquat, et 0 s’il était inapproprié. D’autres critères ont été introduits ultérieurement, intéressant soit la validité de l’ECR (justification des critères d’éligibilité des patients, détails peropératoires, type d’anesthésie, etc.), soit sa méthodologie (les auteurs, leur expertise en bio-statistiques, la qualité du journal, le caractère multicentrique de l’essai, la longueur de l’article, etc.)

Les 150 articles (dont 25 % rapportaient des essais multicentriques) intéressaient surtout la chirurgie générale (29 %) et la chirurgie orthopédique (23 %). La description de la méthodologie était souvent pauvre (calcul des échantillons, du nombre de malades dans chaque bras, méthode de tirage au sort, difficulté spécifique à la chirurgie de masquer la technique à l’opérateur, etc.) Le score CONSORT moyen a été de 12,2 (55 %), les meilleurs scores étant obtenus pour le titre, le résumé ou la justification de l’étude, les plus mauvais pour la répartition des malades ou le masquage de la technique. Les essais pèchent aussi par l’insuffisante description des soins pré et postopératoires, ou des méthodes d’inclusion des opérés. L’ordre du tirage au sort ou la longueur de l’article en nombre de mots sont également corrélés à un meilleur score CONSORT.

Il y a encore fort à faire pour améliorer la qualité des essais randomisés chirurgicaux ; le meilleur moyen d’y parvenir serait d’appliquer les directives existantes et d’en développer qui soient spécifiques aux difficultés rencontrées en chirurgie.


Dr Jean-Fred Warlin (JIM)

Adie S et coll. : CONSORT Compliance in surgical randomized trials.

Ann Surg., 2013; 258: 872-878.
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Message par Arnaud BASSEZ » mar. déc. 17, 2013 4:27 pm

La pénurie de médecins, ça coûte une fortune.

Dans un rapport qu’il va présenter à ses pairs ce midi et que nous avons pu consulter, le député socialiste de l’Isère, Olivier Véran, dresse un état des lieux alarmant du recours des hôpitaux à des médecins remplaçants pour faire tourner la machine.

Six mille médecins, selon ce rapport, exerceraient de manière régulière à l’hôpital en tant qu’intérimaires ou en ayant signé un contrat de gré à gré (hors fonction publique) avec l’établissement. Au total, ce phénomène représente près d’un médecin sur dix travaillant à l’hôpital public…

Des tarifs de rémunération jusqu’à six fois plus élevés

Voilà qui constitue une très mauvaise nouvelle pour les patients. Olivier Véran évoque des « risques graves pour la qualité et la sécurité des soins », ces médecins remplaçants n’ayant pas toujours la compétence requise, la connaissance des pratiques et des protocoles locaux. Quant à leur investissement personnel, il n’est pas toujours au rendez-vous, comme le témoignage sans langue de bois que nous avons recueilli auprès d’un directeur d’hôpital en atteste.

Autre problème, et pas des moindres à l’heure de la course aux économies : ce recours à l’intérim occasionne pour l’assurance maladie un surcoût de 500 M€ au minimum. C’est plus de trois fois le déficit des hôpitaux publics en 2012 (147 M€)! Cet état des lieux confirme ce que notre enquête publiée le 10 mai dernier dénonçait déjà comme un scandale à plusieurs étages.

Les sociétés d’intérim profitent de la pénurie pour imposer des tarifs de rémunération jusqu’à six fois plus élevés que le salaire normal d’un médecin titulaire. Selon les cas et les besoins, une journée de travail peut être payée entre 600 et 1500 €, auxquels il faut ajouter une prime de fin de mission (10%), voire le gîte, le couvert et même le transport. A comparer aux 250 € net (RTT et congés compris) que coûte en moyenne un titulaire. Le député évoque des sociétés d’intérim aux tarifs quasi alignés, dont certaines sont installées au Luxembourg. Et dans leurs fichiers d’intérimaires, on trouve en particulier des radiologues, des anesthésistes-réanimateurs et des chirurgiens, les trois types de spécialistes qui font le plus gravement défaut à l’hôpital.

Or, ces spécialités figurent également parmi les mieux payées. Selon une enquête de l’Igas publiée en 2010, ces médecins ont touché en 2008 entre 127500 et 156700 € annuels. Quant aux établissements hospitaliers qui pâtissent le plus des dérives de ce système, ce sont en premier lieu les établissements de petite et moyenne tailles.

Pour tenter d’endiguer l’inflation des tarifs de ces intérimaires payés à prix d’or, le député Olivier Véran a listé 14 propositions. Son rapport devrait inspirer le futur texte sur la « stratégie nationale de santé » voulue par Marisol Touraine. Les directeurs d’hôpitaux en tout cas, se sentant bien seuls face à ce problème, en attendent beaucoup.

Document: le rapport Véran

Et à l'embauche de IADE on entend les DRH ou les IG qui disent que les IADE coûtent cher !

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Des médecins colombiens ont retrouvé un fœtus mort depuis 40 ans dans le ventre d'une octogénaire.

La découverte est très rare. Des médecins colombiens ont retrouvé un fœtus mort depuis 40 ans dans le ventre d'une femme, âgée de 82 ans, rapporte El Tiempo.

Elle se présentait pour des maux de ventre. L'octogénaire s'était présentée le 9 décembre à l'hôpital Tunjuelito, à Bogota pour des maux de ventre et des diarrhées. Les praticiens ont alors pensé que la vieille dame souffrait de calculs biliaires ou d'une gastro-entérite.

Un fœtus vieux de 40 ans. Mais après des analyses plus poussées, ils ont découvert la présence d’un fœtus de 32 semaines dans l'abdomen de la patiente. Après plusieurs dizaines d'années passé dans l'abdomen de la colombienne, le fœtus s'est calcifié et est devenu un fossile.

Un phénomène très rare. Ce phénomène, appelé "lithopédion" ou "bébé pierre", se produit lorsque le fœtus se développe dans l’abdomen au lieu de se développer dans l’utérus, rapporte La Dépêche du Midi. Seulement 290 cas ont été recensés dans le monde.


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Les autorités sanitaires américaines demandent aux fabricants de gel antibactérien de prouver que ces produits sont vraiment efficaces et inoffensifs.

Des études ont évoqué des risques pour l'homme.
BRESCIANI/SCANPIX SUEDE/SIPA Sur le même thème« Une puce pour surveiller le lavage des mains des hospitaliers »
« Journée du lavage des mains : l'hygiène à l'école montrée du doigt »
« Sauver des vies en se lavant les mains » Les gels antibactériens utilisés par des millions d'usagers en Europe et aux Etats-Unis sont-ils sans danger ? C'est en tout cas la question que se posent les autorités sanitaires américaines qui ont demandé ce lundi aux fabricants de démontrer que leurs produits sont vraiments efficaces et inoffensifs pour la santé. Des études récentes ont en effet alerté l'Agence américaine des produits alimentaires et pharmaceutiques (FDA sur les dangers potentiels de ces produits.



Les fabricants obligés de prouver la sûreté de leur gel
Selon les nouvelles règles proposées par la FDA, les fabricants qui ne parviendront pas à satisfaire ces demandes devront modifier la formule de leurs antibactériens ou leur étiquetage pour pouvoir rester sur le marché. Cette décision, qui ne concerne ni les désinfectants pour les mains ni les antibactériens utilisés chez les médecins et en milieu hospitalier, fera l'objet d'une période de consultation publique de 180 jours avant d'entrer, le cas échéant, en vigueur.


Des gels suspectés de provoquer des dérèglements hormonaux
Bien que les savons antibactériens soient considérés comme sûrs et efficaces par des millions de consommateurs américains, « il n'existe à ce jour aucune preuve qu'ils soient plus efficaces que les savons ordinaires », affirme la FDA. Pire, comme le rappelle l'autorité américaine, des études récentes ont indiqué qu'un usage régulier et prolongé de certains agents contenus dans des antibactériens, comme le triclosan et le triclocarban, pourrait entraîner une résistance bactérienne ou provoquer des dérèglements hormonaux.

« Les savons antibactériens et d'autres produits similaires sont très fréquemment utilisés dans chaque foyer, sur le lieu de travail, à l'école et dans des lieux publics, où les risques d'infection sont relativement bas », a souligné le Dr Janet Woodcock, directrice du centre de recherche et d'évaluation des médicaments de la FDA. « Du fait de cette exposition très importante aux agents qui se trouvent dans les savons antibactériens, nous pensons que leur bienfait doit être clairement établi par rapport à tous les risques potentiels », a-t-elle expliqué.

Le lavage des mains avec un savon reste le plus sûr
En 2009, pendant la pandémie de grippe H1N1, l’Agence de sécurité du médicament (Afssaps) avait émis des recommandations sur les conditions d’utilisation de ces produits de désinfection. Elle indiquait d'ailleurs à cette occasion « de privilégier le lavage des mains lorsqu’un point d’eau potable est disponible. Et d'utiliser des solutions et gels hydro-alcooliques en l’absence de point d’eau disponible. »
De plus, après évaluation, l’Afssaps recommandait de privilégier les produits hydro-alcooliques présentés sous forme de solutions ou de gels testés selon la norme NF EN 14476. Cette informations doit figurer explicitement sur l’étiquetage. En l'absence de référence à cette norme sont également recommandés les produits à base d’alcool éthylique (ou éthanol) ou d'alcool propylique (propane-1-ol ou n-propanol) ou d'alcool isopropylique (propane-2-ol ou isopropanol) dont la concentration optimale est comprise entre 60% et 70% (volume/volume). La concentration en alcool doit figurer visiblement sur l'étiquetage, rappelait l'Agence.

De son côté, l'Organisation mondiale de la Santé indiquait récemment que pratiquer l'hygiène des mains par friction hydro-alcoolique est une procédure plus rapide, plus efficace mais moins tolérée qu'un lavage avec de l'eau et un savon antiseptique car l'alcool peut être irritant au contact de la peau. « Elle permet néanmoins d'améliorer l'observance par les usagers et leur permet de respecter les recommandations relatives aux bonnes pratiques d'hygiène », concluait l'Organisation.

Pour en savoir plus sur les SHA
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Message par Arnaud BASSEZ » sam. déc. 21, 2013 3:06 pm

Surcharge de travail à l'hôpital : l'Europe menace la France

Médecins et soignants des hôpitaux français travaillent trop, selon la Commission européenne. La France a deux mois pour se mettre en conformité avec la législation sur la durée du travail.

Surcharge de travail à l'hôpital : l'Europe menace la France

La Commision européenne lance un ultimatum à la France. Elle laisse deux mois au gouvernement français pour qu'il fasse en sorte que ses hôpitaux respecte la loi sur le temps de travail. La législation européenne fixe une durée maximale de travail de 48h aux soignants, et impose des périodes de repos minimales, à ces derniers, après la prestation d'heures supplémentaires de nuit. Une législation qui semble peu respectée en France, d'après les témoignages de nombreux soignants dans les hôpitaux.

Le ras-le bol des infirmiers
« Des semaines de 60 heures, des cadences infernales, une pression de plus en plus forte, et au bout de cet enfer quotidien, le burn-out. » Ce cri de colère, c'est le témoignage d'une infirmière, membre du collectif « Ni bonnes, ni nonnes, ni pigeonnes », très actif dans les médias, et qui sert de porte-voix au ras-le-bol d’une profession.
Face à cette situation, elle confie aussi sur le réseau social Facebook que la qualité des soins s’en ressent. « Dans les couloirs des urgences, les brancards s’entrechoquent. Je n’ai plus le temps de parler aux malades, alors que, parfois, en pleine nuit, quand le patient est stressé, quelques minutes d’échange seraient plus efficaces qu’un cachet. On se met en danger et, en même temps, on met en danger la vie des patients », conclut-elle.

Un tiers des chirurgiens et des anesthésistes menacés par le burn-out
Mais les infirmières ne sont malheureusement pas les seuls soignants victimes de cette surcharge de travail à l'hôpital. Selon une étude de l’association Asspro scientifique menée fin 2012 auprès de 1024 spécialistes (chirurgiens orthopédistes, anesthésistes ou gynécologues), 30% des spécialistes de bloc opératoire (en établissements privés ou publics) ont un niveau de stress supérieur à 8 sur 10.
Cette situation de stress est évidemment lourde de conséquence, tant pour les soignants que pour leurs patients. Alors que l’on dénombre chaque année de 60 000 à 95 000 « événements indésirables graves » sur un total de 1,5 million d'interventions chirurgicales (soit 4 à 6 %), le stress des professionnels de santé est « un signal susceptible d'alerter sur un risque potentiel d'augmentation des accidents ». La peur de se retrouver dans une situation délicate, notamment sur le plan juridique, fait fuir les plus jeunes et menace de désaffection les spécialités les plus à risque (obstétrique, anesthésie).

Les conséquences d’un burn-out sont tout aussi ravageuses sur la santé du médecin lui-même : des études américaines font état d’un taux impressionnant de mises en invalidité pour cause de troubles psychiques parmi les professionnels de la santé, dont le taux de suicide (6%) est presque deux fois plus élevée que celui du reste de la population. « Les médecins ont parfois le sentiment d’être des surhommes, mais ils doivent admettre qu’ils sont des hommes comme les autres, et qu’ils doivent parfois se faire soigner eux aussi », soupirait Vincent Travers, chirurgien de la main et secrétaire général de l'association Asspro scientifique, contacté récemment par pourquoidocteur.

Les hospitaliers réclament l'accès au compte-épargne pénibilité
Pour toutes ces raisons, plusieurs syndicats de praticiens hospitaliers demandent d'ailleurs que la pénibilité de leur profession soit prise en compte au moment de partir en retraite. Ils souhaitent ainsi être directement concernés par le compte-épargne pénibilité qui sera créé par le gouvernement en 2015. Les hospitaliers en sont pour le moment toujours exclus, à cause de leur statut d'agent du service public.
Quoi qu'il en soit, la France devra réagir rapidement dans ce nouveau contentieux avec l'Europe. En effet, en vertu de la procédure d'infraction engagée par Bruxelles, la France dispose de deux mois pour communiquer à la Commission les mesures prises pour se mettre en conformité avec le droit de l'Union, à défaut elle pourrait être assignée devant la Cour de justice de l'Union européenne basée à Luxembourg

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Un premier coeur totalement artificiel implanté en France

Pour la première fois dans le monde, un malade a bénéficié d'une implantation d'un coeur totalement artificiel, à l'hôpital européen Georges Pompidou. Trois autres patients devraient en profiter.

Lire la suite et voir la vidéo

Interview du chirurgien que j'ai connu jeune chef de clinique et qui est maintenant professeur (qui a dit le temps passe...?)

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Sages-femmes praticiens hospitaliers : grincements de dents chez les médecins

C’est la marque de fabrique du ministre de la Santé et il n’y aura pas eu de miracle de Noël. Censée rendre aujourd’hui son arbitrage sur la question qui est au cœur de la mobilisation des sages-femmes depuis la mi octobre, doivent-elles ou non accéder au statut de praticien hospitalier, Marisol Touraine a décidé de ne pas décider et de poursuivre la concertation. « Le statut des sages-femmes évoluera, mais il n'y a pas de consensus sur la forme que doit prendre ce statut, je crois que nous devons encore travailler » a-t-elle déclaré ce matin à l’issue d’une réunion à laquelle elle assistait personnellement.

Accouchement retardé

On le sait, Edouard Couty chargé de mener la concertation a fait deux propositions en la matière : soit la création d’une filière médicale sages-femmes au sein de la fonction publique hospitalière « qui permet de conserver les avantages et attributs de la fonction publique », soit la création d’un statut de praticien en maïeutique, offrant plus de « flexibilité » et permettant d’exercer à l’hôpital et en libéral. Marisol Touraine devait indiquer quelle option a sa préférence mais elle a semblé préférer ne pas attiser plus encore les dissensions syndicales. Le Collectif des sages femmes à l’origine du mouvement de grève entamé le 16 octobre a en effet manifesté sa colère face à un choix qui ne répond nullement à sa revendication : permettre aux sages femmes de devenir des praticiens hospitaliers.

Qu’en pense le ministre du travail ?

En dépit de la décision de Marisol Touraine de botter en touche, il est peu probable que le gouvernement satisfasse cette demande. D’abord parce qu’elle n’est pas soutenue par les grandes centrales syndicales, que les pouvoirs publics pourraient avoir à cœur de contenter en raison de leurs poids plus important dans la société. Ensuite, parce que le gouvernement pourrait redouter l’hostilité des médecins. Déjà l’intersyndicale Avenir hospitalier a jugé « exagérée » la volonté des sages-femmes d’accéder au statut de praticien hospitalier. Il existe selon cette organisation un risque de « déstabiliser l’organisation dans les salles d’accouchement ». Cette appréciation de la situation semble avoir trouvé un écho chez le ministre du Travail, Michel Sapin, qui tout en déclarant que le dossier était entre les mains de sa collègue Marisol Touraine n’a pas hésité à exprimer son sentiment sur la question. Sur les ondes de Radio Classique ce matin, il s’est en effet interrogé : « Quand on est sage-femme, on fait des choses extraordinaires, exceptionnelles, mais est-ce le même métier que celui des médecins ? » avant d’ajouter : « les médecins eux-mêmes trouveraient étrange qu'on considère que c'est exactement la même formation et les mêmes qualifications ».

Des modes d’action désavoués

Ne partageant pas totalement leurs revendications (et apparemment soutenus par le ministre du Travail), les médecins se désolidarisent également aujourd’hui des sages femmes quant aux méthodes qu’elles utilisent. Depuis mercredi en effet, le mouvement s’est durci : dans plusieurs maternités, les sages femmes ont utilisé des arrêts de travail pour ne pas se rendre à leur poste, tandis que d’autres ont attendu chez elles que les réquisitions leurs soient présentées en main propre. Des agissements que le Comité national des gynécologues-obstétriciens Français (CNGOF) réprouve aujourd’hui. A propos de « l'usage massif et abusif de l'arrêt de travail comme moyen d'échapper aux réquisitions », le CNGOF indique en effet qu’il se « désolidarise clairement de ce mode de revendication et d'action ».

Les SF sont les IADE des gynécologues. Et ça, elles ne l'apprécient pas. Pour autant, si on compare, il y a peu de différence entre elles et nous. Les consultations ? Il y a des IADE qui consultent. L'échographie ? il y a des IADE qui l'utilisent pour piquer des voies veineuses.
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Message par Sylvain COELHO » sam. déc. 21, 2013 3:38 pm

Salut a tous

Oui.....Mais les SF se targuent de faire la 1ere année de médecine et que dans les textes elles sont déjà considérées faisant partie du corps médical !

Bientôt c'est elles qui feront les péri obstétricales (j'ai déjà entendu plusieurs MAR dire que cela ne les derrangerai pas de leur confier cette tache) et nous on pourra se consoler.....avec le remplissage du chariot et la surveillance après pose :!:

A +
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Message par Arnaud BASSEZ » jeu. janv. 02, 2014 7:14 pm

Le chirurgien, autre victime de la complication opératoire

L’erreur est humaine, mais ses conséquences sont variables suivant l’environnement ; celles du pilote de ligne ou du chirurgien ont parfois des conséquences catastrophiques, sur les victimes, mais aussi sur ceux qui se sentent responsables de l’accident (et notamment les chirurgiens, qui y survivent en général plus souvent que les pilotes !). Une récente étude sur 7 900 chirurgiens a montré que ceux qui avaient été confrontés au cours des 3 mois précédents à une erreur chirurgicale avaient une qualité de vie altérée, et étaient plus menacés d’épuisement ou de dépression, lesquels retentissent à leur tour sur leurs familles …et leurs patients. Les auteurs anglais se sont penchés sur les réactions des chirurgiens concernés et sur le soutien à leur apporter.

La méthode des entretiens informels a été choisie car elle permet les récits les plus détaillés. Ont été invités à participer des chirurgiens expérimentés en chirurgie générale ou vasculaire, réputées risquées, travaillant dans 2 hôpitaux universitaires londoniens, et qui ont consenti à ce type d’entretien (45-60 mn), enregistré et transcrit mot à mot (mais de manière anonyme et confidentielle).

A partir d’un guide support pour assurer la pertinence et l’intelligibilité des questions, l’entretien a été piloté en privé par un enquêteur ayant une formation en psychologie qui investiguait sur l’impact des complications sur le chirurgien, comment il y faisait face, et comment on pouvait l’aider. L’analyse phénoménologique interprétative qui en a été faite s’est concentrée sur le vécu des expériences traumatisantes, permettant au final d’établir un arbre hiérarchique des sujets les plus prégnants.

Sur les 27 chirurgiens ayant consenti à l’exercice (22 hommes), tous ont fait état d’au moins une complication qui les a affectés, surtout sur le plan émotif : sentiment de culpabilité, perte de confiance en soi, souci pour l’opéré, mais aussi pour sa propre réputation, anxiété, déception, colère, crainte de la réaction des supérieurs… le souvenir de ces incidents peut durer des années. De plus, le comportement opératoire en a été souvent modifié, avec une tendance à une chirurgie plus conservatrice et moins risquée.

L’impact est maximal quand l’erreur était évitable, au cours d’une intervention réglée, à froid ; la personnalité du chirurgien joue beaucoup, certains sont plus résilients, d’autres plus affectés, ces derniers se rencontrant surtout parmi les jeunes, dont « le cuir est moins tanné ».

L’impact est aussi d’autant plus lourd que la complication a été plus sévère et définitive, la réaction du patient ou de sa famille plus hostile, la réprobation des collègues plus sensible, et notamment à l’occasion des « staffs » où sont discutées, mais surtout critiquées, les complications de la semaine.

La réaction la plus habituelle devant une complication a été la discussion avec des pairs pour solliciter un conseil, en tirer les leçons, se repasser le film du mauvais geste, afin de mettre en perspective la responsabilité du chirurgien ; d’autres parlent franchement au patient ou à sa famille dans le but de terminer l’affaire.

C’est au niveau de ses collègues que le chirurgien cherche d’abord du réconfort, au cours de discussions informelles, puis auprès de ses maîtres, qui le consolent en exposant leurs propres expériences. Quant à l’hôpital lui-même, il réagit souvent de manière punitive en suspendant le responsable…

La plupart des participants souhaitent la mise en place d’une structure dans la quelle un « grand frère », un peu plus senior que le chirurgien en cause, s’entretiendrait avec lui et l’aiderait à assumer sa responsabilité, ou, encore mieux, un véritable travail d’équipe pour tenter de comprendre sans blâmer et « réintégrer le coupable » dans sa communauté et sa dignité.

Dr Jean-Fred Warlin
Références
Surgical complications and their implications for surgeons’ well-being Pinto A. et al. Brit.J.Surg. 2013;100:1748-1755.


§§§

La peste de retour ?

La peste, l’un des plus grands fléaux de l’Histoire, sévit toujours de nos jours et fait partie des maladies actuellement ré-émergentes dans le monde. Au cours du XXème siècle, l’utilisation de traitements antibiotiques et le renforcement des mesures de santé publique ont réduit très fortement la morbidité et la mortalité dues à cette maladie, mais n’ont pas permis de la faire disparaître. Yersinia pestis, l’agent de la peste peut être considéré comme l’une des bactéries les plus pathogènes pour l’homme. Cette zoonose est transmise à l’homme après piqûre par des puces de rongeurs infectés.

L’augmentation significative du nombre de cas humains depuis le début des années 90 et la réapparition de la maladie dans des zones où elle était silencieuse depuis des décennies font considérer la peste comme une maladie actuellement ré-émergente dans le monde : ainsi, en Algérie, elle s’est à nouveau manifestée en 2003 puis en 2008, bien qu’absente depuis la grande épidémie de 1945 (décrite par Camus). En 2009, l’Organisation Mondiale de la Santé comptabilisait 21 725 cas de peste (dont 1 612 mortels) dans 16 pays (97 % des cas provenant du continent africain). Madagascar, après avoir été leader dans la décennie précédente, a cédé cette place peu enviable à la République Démocratique du Congo (plus de 1 000 cas par an), qui a connu deux épidémies en 2005 et 2006 dans des mines d’or et de diamant, et pour qui la guerre civile et les déplacements de population ont favorisé l’endémie.

De nombreux pays développés, rapportent régulièrement de nouveaux foyers épidémiques, tels que la Russie ou les Etats Unis, notamment dans les parcs nationaux de l'Ouest.

La France est épargnée depuis 1945 (dernier cas en Corse) et la maladie a disparu de l'Union européenne.

Par chance, les antibiotiques d’intérêt restent actifs sur le bacille. Des essais vaccinaux sont en cours, qui permettent d’espérer pour la prochaine décennie un vaccin à destination des militaires, personnels exposés (en laboratoire ou professionnels de la vie sauvage), et voyageurs en zone d’endémie.

Dr Muriel Macé
Références
Butler T et coll. Plague gives surprises in the first decade of the 21st century in the United States and worldwide. Am J Trop Med Hyg. 2013; 89: 788-93. doi: 10.4269/ajtmh.13-0191. Epub 2013 Sep 16.
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Message par Arnaud BASSEZ » sam. janv. 04, 2014 7:03 pm

Cœur artificiel : la fuite médiatique, les plombiers et le dernier des mandarins.

La couverture médiatique de la pose du premier cœur artificiel Carmat ne s’est apparemment passée comme l’avaient prévu les différentes partie prenantes de l’aventure. Petite tentative d’explication.

A quatre-vingts ans, le professeur Alain Carpentier, père du premier cœur artificiel digne de ce nom, reste un infatigable travailleur et un critique féroce sans oublier ce côté ‘mandarin’ qui caractérisait les grands de la médecine il y a encore vingt ans. Des mandarins dont la gloire le devait plus à leur savoir et à leur technique qu’au nombre de leurs passages télévisés.

Alain Carpentier donc a du mal à comprendre toute l’agitation qui a débuté le 20 décembre 2013, à peine deux jours après la pose du cœur artificiel Carmat, dont il fut à l’origine. ‘ On aurait du attendre au moins une dizaine de jours, que le malade sorte de réanimation au moins’ dit le chirurgien qui a toujours son bureau à l’hôpital.

On ne peut que souscrire à cette logique au plan purement médical. Rien n’est en effet plus aléatoire que la situation des toutes premières heures suivant une lourde intervention comme celle qui a mené un septuagénaire au cœur incapable de pomper le sang sans aide de dobutamine et autres drogues, à entrer de plain-pied dans l’histoire de la médecine du XXIème siècle.

Mais les choses sont ainsi faites aujourd’hui qu’il pouvait difficilement en être autrement.

Il y a d’abord la question du secret médical. Il est théoriquement fait pour protéger le malade et ne doit pas être rompu. Mais il y a beaucoup de monde dans un bloc opératoire, encore plus de monde dans un service de réanimation et toujours plus au sein de l’hôpital.

Imaginer que chacune et chacun jouera selon les règles est un pari risqué ! Il y a des gens qui parlent à un ou une amie journaliste, d’autres juste à des amis mais suffisamment fort pour que des oreilles indiscrètes écoutent. Il y a aussi, parfois, des secrets qui se monnayent d’une façon ou d’une autre et ce ne sont pas les plus petits salaires qui craquent à la tentation

Très vite, dans notre affaire, l’existence d’une fuite potentielle a été identifiée. Pas sur le cœur mais sur le secret !
Un membre du personnel s’est semble t-il ouvert à une amie journaliste. On peut imaginer que les questions posées aux médecins ou à l’administration hospitalière ont éveillé les soupçons.

Visiblement, dehors on savait !

Le problème c’est que Carmat, fabricant de la bioprothèse est une société cotée en Bourse et que rien ne fait mieux varier le cours d’une action qu’une rumeur bien étayée.

Et quand une action bouge de façon importante, à la baisse ou à la hausse, cela attire l’attention du ‘gendarme de la Bourse’ qui suspecte un délit d’initiés.
C’est-à-dire que des personnes ont pu bénéficier d’informations confidentielles pour gagner de l’argent ou éviter d’en perdre.

Les dirigeants des sociétés cotées en Bourse craignent plus que tout ces suspicions de délits d’initiés qui conduisent à des sanctions financières et pénales.
Aux Etats-Unis, les peines prononcées sont lourdes, parfois plusieurs années d’emprisonnement.
A partir donc du moment où la certitude de la fuite était établie, les équipes médicales et la société Carmat n’avaient donc plus vraiment le choix : il fallait parler. Ce que fit Carmat, à la clôture des marchés financiers comme le veut la règle.
Cela évitait en effet des manipulations de cours entre la clôture le vendredi et l’ouverture le lundi suivant.

Petite anecdote en passant : En 1998, Gina Kolata, journaliste spécialisée en sciences et médecine au New York Times publie un article sur les travaux d’un médecin et chercheur de Harvard, à Boston. Judah Folkman, le chercheur en question, a une hypothèse concernant le cancer qui est révolutionnaire. Il dit que les tumeurs sont capables d’entrainer la fabrication de nouveaux vaisseaux sanguins afin d’être mieux nourries et de pouvoir étendre leur domaine grâce aux métastases.

Il a découvert, chez la souris, deux substances, capables dit-il de freiner la pousse de ces vaisseaux et, partant, de détruire la tumeur par asphyxie.
Ses travaux sont relayés par une petite société de biotechnologie, Entremed.

L’article de Kolata, qui ne s’appuie sur aucune publication scientifique récente de Folkman, parait le samedi. La veille, le titre Entremed a clôturé à 7 dollars.

Le lundi matin, à l’ouverture de Wall Street, l’action est à 84 dollars !
En un week-end, certains ont vu leur mise multipliée par 12.
De rapides prises de bénéfices s’en suivront et l’action redescendra vers des cours très inférieurs.

Pour en revenir à notre cœur artificiel, voila donc en partie, les raisons qui ont fait que la prudence que justifie une telle nouveauté chirurgicale a été quelque peu battue en brèche.

Mais les choses se sont calmées car le Pr. Carpentier a repris la main ! Alors que l’homme est retraité, qu’il n’a plus aucune fonction officielle au sein de l’hôpital, sa seule autorité et le respect que lui témoignent les équipes administratives et médicales font que c’est lui, désormais, qui gère la situation !

Il a donc décidé que c’en était, pour l’instant, fini des caméras et des journalistes dans le service de réanimation où séjourne le patient. Personne ne parlera sans son accord, lui-même étant très en retrait.

Il a même interdit l’accès du service à un membre très haut placé de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris, par ailleurs élu de la nation !

Tout est verrouillé, du moins théoriquement.
On revient aux méthodes à l’ancienne. Le ‘patron’ est de retour !

C’est vrai que cette situation me dérange un peu en tant que journaliste mais que je l’approuve pleinement en tant que médecin !

PS : Au passage, je fais remarquer qu’Alain Carpentier a quitté ses fonctions lorsque l’age de la retraite est venu. Il a formé des élèves qui lui ont succédé. Il a continué inlassablement, depuis, à travailler pour ce qui est l’oeuvre de sa vie. Il n’a pas crié au scandale, ne s’est pas exilé aux Etats-Unis ni joué sur la ‘fuite des cerveaux’. Un grand ‘Monsieur’

source http://www.docteurjd.com/

Indubitablement, Alain Carpentier est un grand chirurgien. Mais lorsqu'il était le chef de service, il était tout de même parfaitement imbuvable, imposant un silence total lorsqu'il opérait, avait un sens de l'humour très faible. Certainement un des derniers mandarins que j'ai connu. L'espèce est en voie d'extinction. Est-ce une bonne chose ? Sur le plan relationnel sans doute. Sur le plan chirurgical, il faut voir.
Reste que dans son service, considéré comme le "temple" de la chirurgie cardiaque en France (et même aux USA, qui se souvient du club mitral dans l'amphi juste à côté du bloc) les anesthésistes et les chirurgiens se la pétaient grave en parlant anglais entre eux. Bien évidemment le "petit" personnel n'était pas censé comprendre une broque... Il n'y a que l'élite pour parler anglais. Pour autant, sur le plan technique, la base que j'ai apprise là, me sert encore aujourd'hui. Rien que pour ça, ça valait la peine de passer 3 ans dans ce service.
AB


Pour savoir qui fait quoi dans la société carmat (Carpentier Matra)
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Message par Arnaud BASSEZ » dim. janv. 05, 2014 1:22 pm

Michael Schumacher, médecine de compétition pour patient hors norme

Grenoble, le vendredi 3 janvier 2014 – Alors qu’aux abords du CHU de Grenoble, un terrain vague a été aménagé en parking pour accueillir la foule de journalistes qui depuis dimanche soir se pressent dans l’espoir d’obtenir des nouvelles sur l’état de santé du plus grand champion du monde de Formule 1, Michael Schumacher, son entourage a décidé de limiter les informations. « Nous ne donnerons des conférences que lorsque l’évolution de l’état de santé de Michael le justifiera, c'est-à-dire quand les médecins auront des nouvelles significatives à donner. Devoir communiquer un rapport chaque matin gênerait le travail des médecins et tout le monde souhaite qu’ils puissent travailler en paix » a déclaré hier matin l’agent du coureur, Sabine Khem.

Parmi les meilleurs services des urgences de France

Le message laisse deviner un accord clair entre l’équipe soignante et la famille de Michael Schumacher sur la conduite à tenir face à la presse. Depuis l’accident du pilote, une remarquable cohésion semble exister entre l’hôpital de Grenoble et l’entourage du champion du monde. Il faut dire que ce dernier bénéficie au sein du Trauma-Centre de l’hôpital de Grenoble d’une médecine de pointe parmi la meilleure de France et du monde. Cette structure a été créée il y a sept ans et est spécialisée dans la prise en charge des victimes d’accidents de montagne. Elles représentent 20 % des 1 200 blessés reçus par cette unité située au pied des Alpes. Le Trauma-Centre s’appuie sur « la synergie d’équipes pluridisciplinaires » indique le CHU de Grenoble, équipes qui comptent des anesthésistes, des chirurgiens digestifs, orthopédiques, cardiaques ou encore des neurochirurgiens présents en permanence. Ces urgences traumatologiques sont régulièrement classées parmi les meilleures de France lors des différents palmarès établis par les news magazines.

Un réseau pas à la traîne

Le Trauma-Centre fait partie du réseau Nord-Alpin des Urgences (TRENAU) qui regroupe une vingtaine d’établissements. Le réseau permet d’offrir une prise en charge plus rapide et plus adaptée aux patients victimes d’accidents graves, tel Michael Schumacher. Le réseau a été entre autres fondé par le professeur Jean-François Payen (56 ans), responsable du pôle d’anesthésie-réanimation du CHU de Grenoble. Ce praticien qui fait partie de l’équipe qui soigne aujourd’hui le septuple champion du monde est un spécialiste en traumatologie crânienne reconnu dans le monde entier. Il mène notamment des travaux sur ce sujet à l’Institut des neurosciences de Grenoble au sein d’une équipe de l’INSERM qui se concentre en particulier sur la prédictibilité de l’évolution d’un traumatisme à partir de l’imagerie cérébrale.

Triumvirat

Parmi les membres éminents du TRENAU, on compte également le professeur Emmanuel Gay (51 ans). Le chef du service de neurochirurgie du CHU de Grenoble qui est associé au Trauma-Centre a dirigé la seconde opération subie par Michael Schumacher lundi 30 décembre au soir. Venu de Strasbourg, ce praticien qui connaît une très belle carrière en France a, comme Jean-François Payen, travaillé quelques temps aux Etats-Unis. Enfin, ce triumvirat d’exception est complété par le professeur Stephan Chabardés (46 ans). Il a été le premier à prendre en charge le champion de Formule 1 et a notamment pratiqué la première intervention réalisée dimanche 29 décembre. Ce praticien qui a fait ses études à Montpellier et qui travaille dans le service du Professeur Gay n’est pas uniquement connu pour sa prise en charge des traumatisés crâniens, il se passionne également pour la stimulation cérébrale profonde. Il est ainsi au côté du professeur Alim-Louis Benabid, père de cette technique, l’auteur de recherches reposant sur l’utilisation de la stimulation cérébrale profonde chez des sujets atteints de troubles obsessionnelles compulsifs (TOC).

Un stress intense pour les équipes

Dans la prise en charge de leur célébrissime patient, l’excellence chirurgicale des trois hommes n’est pas leur unique qualité. Ces praticiens se sont également illustrés par une maîtrise parfaite de la communication, exercice délicat s’il en est (mais qui n’effraie guère ces spécialistes de la neurochirurgie). Au cours de deux conférences de presse, ils sont ainsi apparus particulièrement à l’aise devant les caméras et ont su donner des informations précises tout en préservant l’intimité du champion. Les interventions du professeur Jean-François Payen ont ainsi été qualifiées comme « parfaitement cadrées » par le professeur Emmanuel Hirsch, directeur de l’Espace éthique au sein de l’AP-HP interrogé sur ce sujet par le Quotidien du médecin. « Le chef de service a communiqué sur des données purement techniques, qui n’ont pas mis en question le secret médical, ni cédé aux dérives d’héroïsation qui sont toujours à craindre lorsqu’il s’agit d’une personnalité d’une telle notoriété » ajoute-t-il encore. Cette maîtrise est importante à plus d’un titre pour faire face à la pression des journalistes et pour permettre de protéger la tranquillité de la famille mais aussi des équipes soignantes. La direction de l’établissement a également mis en place des dispositifs spécifiques pour assurer la sécurité de l’hôpital et de son personnel. Cependant, le chef du service d’urologie de Cochin, le professeur Bernard Debré qui en son temps a opéré le président de la République François Mitterrand se souvient pour le Quotidien : « Même sous protection rapprochée, ces situations ne sont pas sans susciter un effet de stress sur les équipes médicales et soignantes ».

Il nous est arrivé de soigner des patients célèbres. Politiques, spectacles, sportifs... A aucun moment, je n'ai fait différer mes pratiques en ajoutant quoi que ce soit à ma prise en charge. Nous faisons tous ainsi. Et c'est la moindre des choses que de pratiquer l'équité. Même si je me souviens d'un MAR me disant que le lendemain nous allions faire un patient trèèèèès connu, et qu'il fallait faire "bien".
-pourquoi on fait mal d'habitude ?
-...


§§§

IVG : l’Europe suivra-t-elle la voie espagnole ?

Madrid, le lundi 30 décembre 2013 –Jusqu’en 2010, l’interruption volontaire de grossesse (IVG) n’était possible en Espagne qu’à trois conditions : avant 12 semaines d’aménorrhée en cas de viol, avant 22 semaines si une malformation fœtale était dépistée et jusqu’à la fin de la grossesse si la santé physique ou psychique de la mère semblait en jeu (et en cas de malformation fœtale engageant le pronostic vital). Cette notion de danger pour la santé psychique de la mère connut au fil des ans une interprétation de plus en plus large, si bien que l’Espagne présenta bientôt un taux d’avortement comparable aux pays européens autorisant cette pratique sans restriction (si ce n’est de délai). Par ailleurs, certaines IVG se pratiquaient très tardivement (au-delà des cas de malformation fœtale engageant le pronostic vital), soulevant régulièrement l’émotion de la population. La loi portée par le gouvernement socialiste de Zapatero contribua à mettre fin à cette hypocrisie en autorisant pleinement l’avortement jusqu’à 14 semaines d’aménorrhée et ne le permettant jusqu’à vingt-deux semaines qu’en cas de malformation du fœtus ou de danger pour la santé de la mère. Cette législation eut un effet contraire à l’explosion du nombre d’IVG tant redoutée par ses détracteurs: on compta 5 % d’avortement en moins sous son égide !

Des interruptions médicales de grossesse pour malformations du fœtus très restreintes

Cependant, le débat restait vif en Espagne et longtemps après l’adoption de la loi libéralisatrice de 2010 le sujet demeurait au cœur des préoccupations politiques. L’engagement de revenir sur la législation de Zapatero compta même parmi les propositions phares les plus discutées du parti populaire aujourd’hui au pouvoir. Le gouvernement de Mariano Rajoy n’a pas oublié sa promesse de campagne : vendredi, il a adopté en conseil des ministres son projet de loi de réforme de la loi autorisant l’avortement. S’il est adopté, l’IVG ne sera désormais plus possible qu’en cas de viol et si la santé mentale et physique de la mère est en danger. Afin d’éviter les dérives observées avant la loi de Zapatero, la menace psychique devra être attestée par l’avis concordant de deux psychiatres n’ayant aucun lien avec la clinique où aura été déposée la demande d’avortement. Concernant les malformations du fœtus, elles ne pourront donner lieu à une interruption médicale de grossesse que s’il s’agit d’une maladie mortelle à très court terme.

Un exemple pour l’Europe ?

La majorité parlementaire étant acquise au parti populaire, l’adoption du texte fait peu de doute. Les appels du parti socialiste contre le texte ont en effet peu de chance d’être entendus, même chez les élus de droite peu favorables au texte qui ne prendront pas le risque de désavouer le gouvernement sur un des engagements les plus marquants de son programme. Cette victoire annoncée du parti populaire n’empêche pas les opposants de se mobiliser activement. Les manifestations sont nombreuses dans la rue et sur internet (où l’on scande « plus jamais ça » en présentant des images de cintre ou d’aiguille à tricoter) et dépassent les frontières espagnoles. Outre la solidarité exprimée par les groupes féministes du monde entier, ces actions témoignent d’une crainte que cette loi espagnole initie un mouvement de retour sur les lois favorables à l'IVG dans l’Europe entière. Telle est d’ailleurs la volonté du gouvernement espagnol lui-même. « Nous avons fait la première loi qui reflète l'opinion majoritaire des citoyens européens (…) et je suis convaincu que cette initiative aura des prolongements dans les Parlements d'autres pays européens » a ainsi déclaré le ministre de la Justice espagnol, Alberto Ruiz-Gallardon qui a indiqué qu'il se rendrait à Bruxelles en février pour présenter le texte. Le ministre espagnol espère s’inscrire dans le sillage du rejet par le Parlement européen, il y a quelques semaines, du rapport du député portugais Edite Estrela qui souhaitait obtenir une reconnaissance européenne de la liberté de choix des femmes et plus largement du droit à l’IVG.

Une évolution contraire...en Irlande

Le vote très serré du Parlement européen (334 voix contre 327) révèle les tensions qui existent encore sur ce sujet au sein de l’Europe. Pour les associations telle que le Planning familial, l’année 2013 a d’ailleurs été marquée par le durcissement de plusieurs lois encadrant l’IVG. Son accès a ainsi été restreint en Biélorussie et en Macédoine. Par ailleurs, dans les pays où il est autorisé, les conditions sont souvent difficiles : en Hongrie, il n’y a désormais plus aucune clinique pratiquant gratuitement l’avortement médicamenteux, tandis qu’en Italie plus de 85 % des médecins font jouer leur clause de conscience pour refuser de pratiquer des avortements. Le Planning familial voit également comme un signe inquiétant le fait que la Suisse doit se prononcer en février 2014 sur un projet de loi d'initiative populaire, demandant l'arrêt du remboursement des IVG. Faut-il y voir une réelle menace sur le droit à l’avortement en Europe ? Ces craintes sont récurrentes mais ne doivent pas faire oublier certains mouvements contraires. Ainsi, en Irlande, qui connaît la législation la plus stricte en la matière puisque l’avortement n’est possible qu’en cas de danger pour la santé de la femme, le décès de Savita Halappanavar, une jeune dentiste morte de septicémie faute d’avoir vu sa grossesse interrompue alors qu’elle était en train de faire une fausse couche, a relancé le débat.

Le retour en arrière...à éviter le plus possible.

source JIM
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