Pratiques avancées et VAE IADE

Éric DELMAS

Pratiques avancées et VAE IADE

Message par Éric DELMAS » dim. mars 14, 2010 12:43 pm

J'entends certains se poser des questions sur la légitimité de la reconnaissance de nos pratiques avancées quand nous luttons contre une éventuelle VAE IADE.
Je voudrais rappeler quelques points essentiels.
Nos pratiques avancées sont le fait de l'inadéquation d'un décret de compétence qui ne tient pas compte des particularités de l'anesthésie de terrain et de la volonté médicale de se décharger de certaines fonctions jugées peu valorisantes, voire carrément ennuyantes.
Une VAE IADE ne serait en aucune façon une demande de notre part ou la reconnaissance d'un état de fait.
Donc, si la demande de validation de nos pratiques avancées actuelles est légitime, la lutte contre une VAE qui n'est qu'une réaction corporatiste médicale visant à faire taire des collaborateurs un peu trop remuants est tout aussi légitime.
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Arnaud BASSEZ
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Re: Pratiques avancées et VAE IADE

Message par Arnaud BASSEZ » dim. mars 14, 2010 6:19 pm

Éric DELMAS a écrit : Donc, si la demande de validation de nos pratiques avancées actuelles est légitime, la lutte contre une VAE qui n'est qu'une réaction corporatiste médicale visant à faire taire des collaborateurs un peu trop remuants est tout aussi légitime.
J'avoue avoir un peu de mal à te suivre
Éric DELMAS a écrit :Contrairement à ce que je lis ailleurs, la VAE n'est pas un risque majeur pour notre spécialité.
D'abord, si elle est mise en œuvre de façon correcte (vis-à-vis de ce que la loi prévoit), elle n'est pas possible actuellement pour l'accès à la profession IADE. Tout au plus peut-elle servir à réduire une formation spécialisée pour certains collègues déjà compétents en matière de réanimation ou de médecine d'urgence qui sont une part minoritaire de notre formation.
Ensuite, si nous accédons un jour à une reconnaissance universitaire, vu que l'anesthésie est déjà une spécialité médicale, je ne vois pas comment une profession de santé quelconque pourrait utiliser la VAE pour devenir IADE sans suivre la formation.
Maintenant, si la VAE est détournée de son objectif initial, tout est possible.
Mais en fait, à bien y regarder, cela est vrai à d'autres niveaux également.
La seule protection relativement efficace est d'accéder à une reconnaissance universitaire de niveau européen.
Car notre DE obtenu en 91 n'est rien d'autre qu'un joli hochet qui ne nous protège pas davantage que ne le faisait le certificat d'IAA qu'il a remplacé. Un texte de loi l'a créé, un texte de loi peut le supprimer.
Quand nous aurons en Europe une reconnaissance de la formation des assistants en anesthésie qui relèvera d'une formation Master 2, aucun état ne pourra alors brader sa formation locale. C'est donc là qu'il faut faire porter notre effort.
La VAE alors ne pourra en aucune façon dégrader nos compétences qui devront toujours demeurer au niveau Master. Elle sera, comme c'est le cas pour la VAE ASD, simplement une voie plus compliquée pour accéder au niveau requis.
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Message par Éric DELMAS » dim. mars 14, 2010 6:40 pm

Et pourtant c'est plutôt simple.
Comme je l'explique dans le texte du dessous, une VAE honnête est sans intérêt car impossible à mettre en œuvre vu la somme de formation spécifique que nécessite notre exercice.
Par contre, comme je le dis, il y a une possibilité de détourner la VAE pour former de l'IADE à bas coût. Le projet de DU d'anesthésie à l'intention des IDE pourrait bien en être un exemple.
En effet, une fois son DU en poche, une IDE pourrait se voir proposer une VAE IADE où son bagage infirmier (réa, méd. d'urgence) associé à son DU serait considéré comme constituant la part essentielle des compétences à acquérir.
Il suffirait d'un complément dérisoire destiné à satisfaire les exigence de la VAE et elle se retrouverait ipso facto munie d'un véritable DE d'infirmière anesthésiste.
C'est contre cela qu'il est légitime de se battre car, cette personne n'aura pas servi à remplacer des IADE désireux de se consacrer à autre chose mais à fournir du sous personnel, sous qualifié mais polyvalent et bon marché.
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Message par yanis » dim. mars 14, 2010 7:02 pm

c'est en effet ce que je pensais !
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Arnaud BASSEZ
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Message par Arnaud BASSEZ » dim. mars 14, 2010 7:53 pm

Éric DELMAS a écrit : du sous personnel, sous qualifié mais polyvalent et bon marché.
Peut-on être polyvalent en étant sous qualifié ?
Une discussion avec Bruno Franceschi sur la VAE le laissait dubitatif.
Lui ne croit pas à la VAE IADE.
Trop compliquée pour y parvenir d'après lui.
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Message par yanis » dim. mars 14, 2010 8:50 pm

en effet trop compliqué, le passé nous à montré que la polyvalence diminuait les qualifications. pour cela il faut remonter au nouveau diplôme d'infirmier avec un pot commun pour le psyché et le soma .
résultat : une diminution des compétences en psychiatrie ainsi qu'à l'hôpital général . déjà vérifié mais un tel confort pour l'état car une seul école et des professionnels qui peuvent travailler dans les deux domaines ( enfin , sur le papier seulement , la réalité est autrement moins convaincante.
Alors oui la polyvalence amène à mon avis de la sous qualification.
Éric DELMAS

Message par Éric DELMAS » dim. mars 14, 2010 8:54 pm

La polyvalence garantit la mobilité forcée et la qualification n'est pas un objectif politique car elle contredit - du moins superficiellement - la rentabilité.
La VAE IADE on y croira quand elle nous sera annoncée avec les bricolages dont je parle.
Déjà, la plus grosse arnaque c'est que la VAE donne accès au même diplôme que la formation classique.
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Message par Patrick GRIVIAUD » lun. mars 15, 2010 3:16 pm

Il me semble aussi qu'une VAE IADE est trop compliquée à mettre en œuvre.

D'ailleurs le référentiel de compétence a été rédigé dans le but (en partie) de démontrer que notre métier s'articule autour de connaissances et de compétences solides et complexes qui ne sauraient s'acquérir via une VAE, du moins pour sa plus grande partie. Cette validation devient alors longue et tellement lourde à conduire qu'elle devient de fait non pertinente face à une vraie formation de 24 mois.

Je veux bien croire qu'il faille rester très vigilant malgré tout.
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Message par Arnaud BASSEZ » mer. mars 31, 2010 8:20 pm

En discutant hier avec les collègues de Lyon neuro, l'un d'entre eux, m'a dit que le professeur DEbaene de Poitiers, aurait participé à un congrès du GIFE (groupement infirmier pour la formation en endoscopie)

Il "aurait" avancé l'idée que les IDE pourraient parfaitement être autorisés à faire des sédations au propofol pour les gestes endoscopiques.

Si vous avez des informations sur ça...

Ou comment faire de la France des nids à Thriller...
beat it ouh ouh... Image

How does it feel

To know that woman

Is about to kill
(extrait de blood on the floor)

Because I'm Bad, I'm Bad - come on
(Bad Bad - really, really Bad)
You know I'm Bad, I'm Bad - you know it
(Bad Bad - really, really Bad)

Who's bad ?
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Message par Éric DELMAS » mer. mars 31, 2010 9:19 pm

Pas étonnant vu que les endo sont les plus anciens ennemis des MAR concernant l'anesthésie en endoscopie.
Comme les IADE n'ont pas répondu à leurs appels du pied répétés, normal qu'ils cherchent d'autres partenaires.
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Message par Arnaud BASSEZ » lun. juil. 05, 2010 4:53 pm

Réunion du 5 juillet 2010 ministère de la santé reingenierie IADE

Présence Ministère de la Santé (DGHOS) ; Madame Quillet, Madame Monguillon
Ministère de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur (MRES) ; Monsieur Couro

Présence IADE ; CEEIADE, SFAR, SNIA, CGT, SUD, CFTC, CGC, FO , en retard SNCH
Excusé CFDT
Présence UNAIBODE, dans le cadre des groupes de travail reingenierie.

Représentant MRES : Monsieur Couro, conseiller scientifique professeur des université attaché MRES auprès de Madame Pécresse, dans le civil PU-PH en biologie à la Pitié.

Début officielle de la réunion 10h00, attente 30 minutes de Monsieur Couros

Début de séance 10h30.

Le représentant du Ministère de l’enseignement supérieur nous expose les conditions générales d’élligibilté au grade Master, valable pour tous « prétendant » au grade Master.

Critères d’habilitation :


* L’université assure la délivrance du diplôme et en assume la responsabilité +++++ (plusieurs formes d’association possible entre les instituts de formation).
Dans tous les cas, c’est l’université qui organise et délivre le diplôme, assure une évaluation régulière par AERS (Agence d’Evaluation de la Recherche et de l’enseignement Supérieur)
* Adossement à la recherche obligatoire (formation individuelle d’un étudiant à la recherche, type mémoire.)
* Niveau de formation théorique



Les représentants IADE Ufmict-CGT orientent rapidement la discussion sur le thème de la gestion du stock.

Monsieur Couros déclare alors qu’il existe une dissociation entre une reconnaissance professionnelle en terme de diplôme (DE.IADE) et la reconnaissance de la qualification Master.Il n’y aura pas de systématisation de mastérisation pour les IADE en poste.
Il évoque alors comme moyen potentiel pour que le « stock » accède au Master, le processus de la VAE, démarche individuelle que l’on pourrait au vu des effectifs de notre profession transformer en démarche généralisée à tout le moins homogène sur le territoire.

Annonce de la mise en place en septembre (date et fréquence des réunions ?), d’un groupe de travail piloté par la Direction Générale de l’Enseignement Supérieur (DGESUP) pour aboutir en décembre à l’obtention du grade master
Ce groupe de travail paritaire, MRES : Ministère de la santé / représentant de la profession, devra traiter et régler l’ensemble des problématique posé par la mastérisation.

20 personnes en tout, soit 10 pour les représentants IADE ; 3 CEEIADE, 7 pour les représentants IADE, soit un par organisation.
11 H 30 départ de Monsieur Couros attendu dans un autre groupe de travail (sage femme)

Fin des débats sur Master et reprise du travail sur référentiel de formation stoppé fin 2009.


Nos commentaires et remarques durant ces débats ont porté sur :

· L’incapacité et / ou la non-volonté et / ou l’incompétence du ministère de la santé à préparer cette réunion annoncée pour rappel le 12 mai. Monsieur Couros « lachant » qu’il a été sollicité vendredi pour lundi, chacun appréciera…..Monsieur Couros avoue qu’il n’est pas au courant de notre formation qu’il découvre….
· La lettre promise Bachelot/Pecresse n’est toujours pas arrivée, on comprend pourquoi. Idem du courrier Bachelot également promise sur exclusivité de compétence. Y-a-t-il un pilote dans l’avion ?
· le débat à venir qui sera dur sur la gestion du « stock »
· L’importance du groupe de travail avec le MRES, qui sera « décisionnaire » sur mastérisation pour les futurs diplômés et sur le processus d’obtention par un « moyen » à déterminer si cette option est retenue, pour le stock
· Une nouvelle démonstration, du ministère de la santé sur la gestion de notre dossier ; un peu « plus » de mépris, un zest de langue de bois et un soupçon de
freinage en règle


Philippe Lamarche, Bruno Franceschi
Pour le collectif IADE UFMICT-CGT
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Message par Thomas WUEST » lun. juil. 05, 2010 5:23 pm

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Oui je sais ce n'est pas très argumenté mais ça résume bien mon état d'esprit...
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Message par Arnaud BASSEZ » lun. juil. 05, 2010 5:33 pm

Ah mais moi je reçois bien l'argumentation.
J'en ai une autre, mais elles se rejoignent...
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Message par Arnaud BASSEZ » mar. juil. 06, 2010 5:27 pm

Monsieur Couros déclare alors qu’il existe une dissociation entre une reconnaissance professionnelle en terme de diplôme (DE.IADE) et la reconnaissance de la qualification Master.Il n’y aura pas de systématisation de mastérisation pour les IADE en poste.
Il évoque alors comme moyen potentiel pour que le « stock » accède au Master, le processus de la VAE, démarche individuelle que l’on pourrait au vu des effectifs de notre profession transformer en démarche généralisée à tout le moins homogène sur le territoire.
plusieurs questions :
- le stock n'a pas le niveau licence, peut-il obtenir d'emblée le niveau master ?
- le stock n'étant pas master, peut-il encadrer et former des étudiants destinés eux à avoir ce master qu'on nous refuse ?
- Est-il licite de considérer que nous ne sommes pas en état légal de former "plus élevé" que nous en terme de diplôme, et ce, malgré notre expérience de 5, 15, 20 ans ou plus...?
- Pouvons-nous refuser d'encadrer ces futurs collègues et déléguer ceci à l'encadrement médical, seul capable en terme de diplôme supérieur, à coiffer les futurs masterisés.
- Que se passera t-il si nous n'encadrons plus ces futurs master ?
est-ce qu'on se coupe la branche sur laquelle nous sommes assis ?
est-ce que l'on a un moyen de pression par ce biais ?
est-ce c'est jouable ?
est-ce que c'est viable à long terme ?
est-ce illégal, sachant que notre Décret de compétence prévoit bien que les IADE encadrent les étudiants en anesthésie, et pas les MAR ?
est-ce que les étudiants comprendront cette action qui paradoxalement les défend dans leur futur métier ?

Allez-y la discussion est open bar.
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Message par Arnaud BASSEZ » mer. juil. 07, 2010 12:20 pm

Communiqué du SNIA

Première réunion de travail sur le référentiel de formation après l’interruption sur les pratiques avancées, celle-ci devait initier la coopération avec des représentants de l’enseignement supérieur afin de formaliser la structure du référentiel de formation en accord avec celle d’un master.

Ce groupe de travail devait être initialement important puisque la salle réservée pouvait contenir jusqu'à 45 personnes. En fait nous ne nous sommes retrouvés qu’à 16 professionnels dont 3 MAR et une IBODE.

M. le Professeur Courreau, PU-PH de biologie à la Pitié-Salpétrière et conseiller scientifique auprès du ministère de l’enseignement supérieur en charge des niveaux master n’a pu nous accorder qu’une petite heure.

Il a posé néanmoins les bases nécessaires selon l’Enseignement Supérieur à la reconnaissance d’un grade de Master, précisant bien qu’il ne connaissait pas le programme de formation des IADE et qu’il ne se sait en charge du dossier que depuis le 3 juillet :

*
L’habilitation à délivrer le grade universitaire est de la compétence exclusive du ministère de l’Enseignement supérieur.
*
Modalités et conditions :

- participation et contrôle de l’université pour le programme d’étude et la délivrance du diplôme, l’institution en charge de l’organisation des études doit être périodiquement évaluée par l’AERES (agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur).

- Nécessité dans le programme de formation d’un « adossement à la recherche », soit une formation individuelle à la recherche ;

- Une partie du corps enseignant doit être chercheur et universitaire.

A la question sur la délivrance du grade de master pour ceux qui sont déjà diplômés, sa réponse a été que cela ne serait possible que si le programme de formation actuel n’a pas besoin d’être modifié pour avoir le niveau master. L’évaluation ne pourra se faire qu’au cas par cas avec cependant des possibilités de généralisation des modalités. Tout cela reste à discuter.

A titre d’exemple il a fait la comparaison avec les études de médecine pour lesquelles le grade de master est en discussion pour la 6ème année.

Ensuite, il a précisé que les réunions avec les représentants de l’Enseignement supérieur devaient surtout porter sur les modalités pratiques de conventionnement entre écoles et universités, modalités de validation du master pour le stock, etc…Il a également rappelé que chaque université est autonome et sera maître de la validation des études.

Ces groupes de travail devront se faire en parallèle avec les réunions de travail sur la construction du référentiel de formation. Autant dire que la fin de l’année risque d’être très chargée…

Il demeure une confusion entre le diplôme d’Etat du ressort de la Santé qui donnera l’autorisation d’exercer et le grade master délivré par l’enseignement supérieur qui donnera le niveau de reconnaissance. Cette « co-délivrance » de certification soulève quelques ambigüités que le groupe de travail bipartite devra éclaircir.

Par ailleurs, aucun des courriers promis lors de la réunion du 14 juin dernier n’a été envoyé par le Cabinet Bachelot:

- la lettre engageant les 2 ministères de l’ES et de la Santé à élever le DEIA au grade de Master,

- le courrier de R. Bachelot garantissant la non accessibilité du DEIA par le VAE.

Une fois de plus il apparaît que beaucoup de choses se font dans la précipitation et sans cohérence. Il est absolument « déroutant » d’entendre que le ministère de l’Enseignement Supérieur commence seulement à prendre en main son partenariat avec la Santé. Nous n’avons cessé de réclamer la participation de l’Enseignement Supérieur aux réunions sur la formation depuis plusieurs mois et ce n’est qu’à partir de cette semaine qu’un représentant de l’ES découvre le dossier.

Conclusion : La communication avec les ministères de la fonction publique et du budget devant en être aussi à ce stade, la persévérance et la détermination des IADE seront plus que nécessaires pour obtenir la grille indiciaire spécifique à un niveau master. Il reste encore du pain sur la planche et les solutions ne sont pas aussi simples que certains pourraient l’espérer ou le laisser croire.

Il reste encore du pain sur la planche et les solutions ne sont pas aussi simples que certains pourraient l’espérer ou le laisser croire.
Et le ministère ne tient pas ses engagements comme certains pouvaient l'espérer ou le croire. Au point d'avoir demandé une suspension du mouvement de grève.
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