Demain se prépare aujourd'hui

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Arnaud BASSEZ
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Demain se prépare aujourd'hui

Message par Arnaud BASSEZ » lun. juin 28, 2010 8:13 pm

Je vous transmets un mail de Bruno Franceschi, que je laisse à votre sagacité.


Pour les IADE c’est déjà demain.



Premier round, trêve estivale…..



Dernières insultes à la profession le 25 juin lors de l’ultime séance de négociation, concertation, table ronde, on ne sait plus comment qualifier la mascarade ou plutôt si, négation ; négation de nos revendications, de la réalité de nos vies professionnelles respectives, du mouvement sans précédent que nous avons chacun vécu, construit, parfois dans la douleur, mais souvent dans de très spontanés et beaux élans de fraternité et d’union. Nous nous sommes rapprochés les uns des autres au sein d’une équipe, d’un hôpital d’une région pour nous retrouver tous ensemble à Paris pour nos mémorables journée d’actions nationales, sans oublier « les assignés » qui nous ont permis de faire tout cela ; je pense à eux car je sais qu’ils auraient eux aussi aimé être de la « fête ».

Nous avons appris à nous connaître, dans l’adversité et la solidarité, l’écoute et l’humilité, cela forge et noue des liens solides.

Plus rien ne sera comme avant.



Si nous ne devons retenir qu’une seule chose c’est cela, nous ne sommes qu’un, la profession est une et indivisible toute entière mobilisée contre Madame Bachelot et son système, contre son cynisme et son mépris ; si certains (minoritaires) ont décidé de quitter « la famille », pendant la bataille, ils mesurent aujourd’hui l’étendue de leurs erreurs, et de leur manque de lucidité face à une administration passée maître dans l’art de ne pas tenir ses engagements, experte en division. Nous sommes trop intelligents pour les bannir à jamais, leur avenir est entre leurs mains, si tant est que la vanité les abandonne.

Ce mouvement n’appartient à personne, je l’ai déjà dit, mais à tous.

En trois mois, certains se sont investis tant et tant que je me dois de les saluer et de leur témoigner mon admiration, certains dans la lumière, d’autres dans l’ombre, tous ont apportés leur pierre à cet édifice.

Ce combat, car c’est un combat, est dur et long (je vous l’avais dit dès le début) ; c’est un affrontement bloc contre « bloc » si j’ose dire.



Je profite donc de ce post pour vous saluer tous et vous dire bravo. Chapeau bas à ma « famille ».



Madame Bachelot pour les IADE c’est déjà demain ; reposez-vous, Madame, votre rentrée sera marquée par le début du deuxième round des IADE, et ce sera comme toujours grand, tonitruant, et coloré. A un petit détail près, nous sommes déjà opérationnel; alors c’est quand vous voulez et ou vous voulez, ou plutôt l’inverse c’est quand nous voulons et où nous voulons, car contrairement au apparences c’est vous qui avez le dos au mur.

Nous sommes mobilisés, unis, fort et d-é-t-e-r-m-i-n-é-s.

Mieux vaut mourir debout, que vivre à genoux !



Pour les IADE c’est déjà demain, en perspective l’AG du 11 septembre, et la journée de mobilisation nationale du 23 septembre veille des journées IADE de la SFAR, soit 700 IADE d’ores et déjà à Paris (remerciements au labos et aux formations locales pour cette économie de frais de transport).



Je vous soumets mes propositions pour la rentrée, elles ne sont que des idées que je verse au débat et n’ont que cet objectif.



Chaque collectif doit préparer cette AG pendant l’été.

Cette AG doit être une AG de réflexion (sur les revendications), de décisions et d’élaboration d’actions à venir notamment, 23 septembre.

Je propose pour être efficace un travail en commissions puis une mise en commun/restitution, avant d’arrêter nos positions revendicatives et « événementielles ».

Tout doit être bouclé le 11 au soir il y a donc un gros travail de préparation en amont à fournir.



Après les EGAR (Etats Généraux de l’anesthésie Réanimation) de la SFAR en juin, faisons de cette journée les EGIADE (Etats généraux des IADE) en septembre.



Nous connaissons nos revendications mais ne faut-il pas les travailler plus en profondeur ?



Pour cela chaque collectif doit déterminer assez rapidement les représentants qu’il enverra à cette réunion nationale ; ces représentants sollicitent pendant l’été les IADE qu’ils représentent, pour colliger leurs avis sur les sujets qui seront traités.

Ils seront ainsi LA voix des IADE qu’ils représentent.

Pour ceux qui se porteront volontaires pour cette mission, il y a donc du pain sur la planche, qu’on se le dise…..



Voici les sujets que je mets en débat, ils regroupent nos revendications, et l’action, j’envisage donc 6 commissions auxquelles devront participer au moins un IADE des gros collectifs régionaux.

• Commission qualification professionnelle : master pré et post 2012 ; comment gérer le stock notamment…

• Commission grille salariale : niveau à obtenir et sur quelle architecture de grille, sur quelles reprises d’ancienneté….

• Commission IADE post 2002 : bien sûr en relation avec la commission grille précédente, car tout doit être articulé et cohérent

• Commission pénibilité et conditions de travail

• Commission exclusivité de compétence : mais pas seulement, il faut traiter la menace des coopérations entre professionnels de santé sous l’angle sécurité en anesthésie

• Commission action qui traitera du 23 mais aussi du quotidien dans les blocs (mode d’action sur le lieu de travail)





Je répète que ces idées sont mises en débats et n’ont pour objectif que de construire ensemble NOTRE rentrée. Alors à vos neurones, dendrites et autres axones car le mouvement c’est vous.



Passez tous de bonnes vacances, reposez vous, ressourcez-vous, pensez à vos proches car ils sont votre force au quotidien, revenez en forme, nous aurons de l’énergie à dépenser ensemble.

Je sais qu’elle ne nous fait jamais défaut.



Amicalement à tous


Pour le collectif IADE de l'UFMICT-CGT
Bruno Franceschi
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Message par Arnaud BASSEZ » lun. août 23, 2010 7:39 pm

Le 11 septembre, les IADE vont s'engueuler, s'étriper sur la meilleure façon de faire pression sur le gouvernement.
Il y aura les freine dur, les passe mou et les fonce dedans.
Certains penseront qu'il ne faut en aucun cas gêner le public, car celui-ci nous est acquis soit disant.
D'autres penseront qu'il faut au contraire bloquer le public, qui ne s'embarrasse pas de ces considérations lorsque ce dit public exerce à la SNCF ou à la RATP (pour les parisiens)

Un sujet qui revient est "faut-il encadrer les stagiaires qui seront mastérisables ?"

Certains sont hostiles, d'autres pour.
Certains sont contre mais si un mot d'ordre national leur dit de le faire, ils s'y plieront, prouvant par là, une capacité et une puissance dans leurs convictions, édifiantes.

Pour autant, seul le décret est digne de foi.
Que dit-il ?
Décret n° 2004-802 du 29 juillet 2004 relatif aux parties IV et V : ANNEXE
Article R. 4311-12
L'infirmier ou l'infirmière, anesthésiste diplômé d'Etat, est seul habilité, à condition qu'un médecin anesthésiste-réanimateur puisse intervenir à tout moment, et après qu'un médecin anesthésiste-réanimateur a examiné le patient et établi le protocole, à appliquer les techniques suivantes :

1. Anesthésie générale ;
2. Anesthésie loco-régionale et réinjections dans le cas où un dispositif a été mis en place par un médecin anesthésiste-réanimateur ;
3. Réanimation peropératoire.Il accomplit les soins et peut, à l'initiative exclusive du médecin anesthésiste-réanimateur, réaliser les gestes techniques qui concourent à l'application du protocole.En salle de surveillance postinterventionnelle, il assure les actes relevant des techniques d'anesthésie citées aux 1°, 2° et 3° et est habilité à la prise en charge de la douleur postopératoire relevant des mêmes techniques.Les transports sanitaires mentionnés à l'article R. 4311-10 sont réalisés en priorité par l'infirmier ou l'infirmière anesthésiste diplômé d'Etat. L'infirmier ou l'infirmière, en cours de formation préparant à ce diplôme, peut participer à ces activités en présence d'un infirmier anesthésiste diplômé d'Etat.


Si vous trouvez une obligation d'encadrement dans ces lignes, merci de m'en avertir. car je ne vois que ça sur les stagiaires "L'infirmier ou l'infirmière, en cours de formation préparant à ce diplôme, peut participer à ces activités en présence d'un infirmier anesthésiste diplômé d'Etat."

ce qui veut dire que le stagiaire ne peut pas faire ces activités sans le IADE. Mais n'indique pas, à priori, que le IADE a obligation à encadrer les EIA.
Ni le MAR d'ailleurs.
Alors lançons le débat avant le 11 septembre.
Ai-je bien interprété le texte ?
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Message par Arnaud BASSEZ » mer. août 25, 2010 7:04 pm

on commence à parler de nous. (source JIM)

La dernière grande manifestation d’infirmières anesthésistes à Paris le 8 juin dernier avait pratiquement tourné à l’affrontement physique. Le blocage de la circulation autour de l’Arc de Triomphe et quelques rares violences aux abords du ministère de la Santé avaient même été sévèrement dénoncés par le ministre. Pourtant, depuis, l’été a permis d’apaiser les esprits. Au début du mois de juillet, les syndicats d’infirmières anesthésistes ont reçu la lettre tant attendue confirmant que le dispositif de validation des acquis de l’expérience (VAE) ne pouvait en aucun cas permettre à des infirmiers en soins généraux de réaliser des actes techniques d’anesthésie-réanimation. « Toute expérience acquise dans ce domaine par un infirmier en soins généraux constituerait (…) un exercice illégal qui ne pourrait être validé par le dispositif de VAE » écrivait Roselyne Bachelot, offrant ainsi aux infirmières anesthésistes l’assurance de la protection de leur champ de compétence.

Des infirmières moins revalorisées que d’autres

Un mois plus tard, une autre missive fortement espérée était envoyée aux représentants des infirmières anesthésistes. Signée de Roselyne Bachelot et du ministre de l’Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, elle confirmait que la formation des infirmières anesthésistes serait élevée au niveau master avant la fin de l’année. Si cette nouvelle garantie des deux ministres ne pouvait qu’apporter du baume au cœur aux infirmières anesthésistes, elle ne pouvait finir de totalement apaiser leur malaise.
Plusieurs questions restent en effet en suspens et notamment le devenir et la reconnaissance des 8000 infirmières anesthésistes déjà en poste. En la matière, ces dernières ne veulent se contenter des revalorisations salariales promises par le protocole Bachelot du 2 février 2010 concernant le changement de statut des infirmières. Elles affirment en effet que leur corps est le plus lésé de toute la profession. De fait, alors que les infirmiers de blocs opératoires et puéricultrices connaîtront à la fin du processus de revalorisation des augmentations atteignant 3 366 euros net par an en début de carrière et 3 312 en fin de carrière, les infirmières anesthésistes devront se « contenter » de 2 879 euros et 2 064 en début et fin de carrière.

Une grève qui en provoquera d’autres ?

Confirmant que cette question salariale ainsi que celle du statut des infirmières anesthésistes actuellement en poste demeurent des préoccupations majeures, ces professionnelles préparent une rentrée mouvementée.

Déjà, le 18 août, lors d’une visite à l’hôpital de Vannes, le ministre de la Santé a été vivement pris à partie par une dizaine d’infirmières anesthésistes. « J’entends vos arguments. J’ai pris des engagements et votre situation sera réglée avant la fin de l’année », a-t-elle assuré. Des paroles qui n’ont guère convaincu la poignée de manifestants qui ont soufflé, cité par le quotidien Ouest France : « Il n’est pas sûr qu’elle participera aux négociations en septembre ». Ces infirmières anesthésistes vannetaises, déçues et inquiètes, feront sans doute partie des premières à participer au mouvement national de grève prévu le 23 septembre. Une manifestation qui sera sans doute observée avec attention par le ministère de la Santé qui redoute qu’à l’heure où les infirmières doivent faire le choix crucial entre passage en catégorie A de la fonction publique hospitalière en renonçant à un départ à la retraite à 55 ans ou maintien en catégorie B, la colère des infirmières anesthésistes ne provoque un mouvement d’entraînement.


On peut d'ailleurs de demander si Mme Bachelot sera toujours ministre de la santé d'ici le remaniement en octobre. Il serait pénible de recommencer les explications à un nouveau venu.
A moins que les fistons omnipotents prennent le relais.
Soit Jean s'enterre (Jean Sarkozy)
Soit Pierre qui roule (Pierre Bachelot)

Au vu de leur compétence reconnue par leur géniteurs, nous serions sauvés. Enfin...pas si sûr tout compte fait.
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Message par Arnaud BASSEZ » sam. août 28, 2010 1:00 pm

Le 11 septembre approche. Quelle sera votre attitude ?
-Partant pour un nouveau tour de manège ?
-Dubitatif (et non pas éjaculateur précoce)
-Résolu à n'y pas prendre part pour diverses raisons ?

A vous de dire !
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Message par Éric DELMAS » dim. oct. 10, 2010 3:49 pm

Je profite du titre de ce fil de discussion pour répondre à des collègues qui ont publiés sur Laryngo (comme Nozinan puisque nous sommes de la même région), car je ne peux pas leur répondre en direct. En effet, je suis interdit à vie sur Laryngo et Maxime à qui j'ai proposé de publier mes textes (y compris anonymement pour que mon nom ne vienne pas souiller son cher forum) n'a toujours rien fait ce qui me confirme dans le fait que nous n'exerçons vraiment pas le même métier.
Oui, nous ne pouvons pas empêcher cette prime de s'appliquer. mais nous pouvons la dénoncer comme une mascarade entre gouvernement et syndicats complices pour empêcher l'expression populaire des travailleurs de l'anesthésie. Cela fera bien sur la carte de visite des syndicats en question.
De plus nous pouvons symboliquement nous défaire du premier versement de cette prime au profit des collègues menacés de condamnation (même si elle me semble difficile à imaginer en terme de droit, quoique après Outreau tout est possible), de ceux qui dans nos équipes souffrent le plus des retraits sur salaire et pour la réalisation de projets médiatiques ou le remboursement de frais de transport. Dites-moi où envoyer cet argent ?
Contrairement à ce que dit Nozinan, je ne crois pas que les choses soient intouchables avec une relative simplicité pour le reste.
La VAE ? Très simple, si vous lisez l'article 3 du 6e point du protocole Bachelot de rajouter dans la phrase : ",à l'exception de la réalisation des actes d'anesthésie réanimation peropératoires qui doivent faire l'objet d'une formation spécifique complète, ". Cela suffira à garantir durablement que personne ne pourra se faire embaucher au titre d'une compétence acquise Dieu sait où pour suivre une formation au rabais et héritier de notre titre professionnel. Cela permettrait aussi à Bachelot de nous prouver sa bonne foi tout en laissant la place à une VAE sur les points qu'elle évoque dans le cadre du Master (langue, informatique, etc.).
Concernant le Master. Ce que demandent les diplômés actuels, ce n'est pas un Master 2 en vue d'une réorientation vers un doctorat de sciences éco ou je ne sais quoi. Ce que nous demandons c'est une équivalence, comme ce fut le cas avec le DE. Donc, le droit de se dire Master 2 avec les avantages statutaires et financiers, et si cela peut rassurer la ministre, je veux bien qu'on précise que cette équivalence n'a pas de valeur de Master dans le cadre universitaire. Par contre, elle pourrait ouvrir droit à suivre les UV (langue, informatique, recherche, etc.) permettant à ceux qui le veulent de transformer cette équivalence en vrai Master 2.
Concernant la pénibilité, je me souviens du cinéma que l'on nous faisait en 2000. Pas possible de vous augmenter car la grille B' ne le permet pas et si vous passer en A vous allez devenir cadres avec les inconvénients inhérents à ce statut. Au total, on est passé en catégorie A sans les inconvénients sus-dits. Comme quoi nous maintenir en A actif avec une augmentation comparable à celle des psychologues de la FPH est tout à fait possible. Je me verrai bien au dernier échelon du second grade psychologue. Cette grille existe dans la FPH, ils travaillent 32 heures par semaine plus trois heures d'étude personnelle et de culture professionnelle, leur formation est un Master2 et leurs responsabilités n'ont jamais fait frémir grand monde. Pourquoi ont-ils droit à 50% de salaire de plus que nous ?
Si vous pouvez publier mon message sur Laryngo sans vous faire tuer, mettez-le en réponse à Nozinan. Merci.
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Message par Arnaud BASSEZ » jeu. févr. 24, 2011 7:05 pm

Olivier Youinou et Jerôme Guy nous envoie une lettre ouverte aux IADE.

Comme toujours, la SOFIA est un lieu de libre expression. Si vous voulez répondre ou réagir, vous pouvez envoyer votre texte qui sera mis en ligne. sofianesth chez gmail.com

Puisqu’elle fait référence au point que toute nouvelle initiative semble inenvisageable, puisqu’elle a défini en son temps la plate forme revendicative d’un mouvement aujourd’hui moribond à grand renfort de pauses, de trêves, et autres prétextes, puisque tout cela, revenons- y…. à Dijon.

Revenons sur ce qui fit notre aspiration au lendemain de cette fameuse assemblée générale nationale, revenons sur ces fondamentaux de notre mouvement que sont toujours pour nous, le maintien de l’exclusivité de fonction, la reconnaissance d’un grade master au diplôme et aux diplômés, la revalorisation salariale indiciaire à la hauteur de nos compétences, la reconnaissance
de la pénibilité de notre fonction. Mais au-delà même de cette simple énumération, ne nous étions nous pas engagés, les uns comme les autres, syndicats généralistes et professionnel, collectifs régionaux, engagés dans le caractère indissociable des 4 points de la plate-forme, comme un pacte donc qui en plus de nous lier, garantissait les suites du mouvement ?

Le risque aujourd’hui et vous le mesurez bien, n’est pas tant de refaire l’AG de Dijon aux JEPU, à Créteil ou ailleurs, mais bien de la défaire en acceptant le seul jeu institutionnel, proposé notamment à travers le groupe de travail sur « master ».
Constatons ensemble pour mieux comprendre notre réflexion et avant d’en venir au fond, que si le dossier avance sur master, cette avancée n’entraîne pas pour autant l’ouverture des autres volets, je pense au volet salarial présenté en son temps comme le pendant de cette reconnaissance master.

Qu’en est-il aujourd’hui de cette logique ?
Indéniablement le saucissonnage de notre plate-forme revendicative nous éloigne de l’esprit de Dijon et l’absence de mobilisation inscrit vos syndicats dans un rôle plus institutionnel puisque ne pouvant plus se prévaloir d’être des
porte-parole de la profession en mouvement… Nous devons à la fois retrouver l’esprit, et réactiver le rapport de force si l’avenir du stock reste une priorité, si la revalorisation salariale indiciaire reste une revendication, si l’exclusivité de fonction reste l’essence même de notre combat, et si la pénibilité et sa reconnaissance restent une exigence. Nous sommes bien persuadés que tout cela vous préoccupe encore, que vous partagez en grande partie cette analyse et que, comme nous, vous jugez essentiel de nous retrouver. Vous aviez mandaté l'intersyndicale pour organiser une assemblée générale nationale, le temps semble effectivement venu des retrouvailles, l'actualité, l'avancement des dossiers poussent les représentants syndicaux que nous sommes à revenir vers vous pour aller ensemble au fond de la problématique car ceci ne doit pas rester l'apanage de quelques uns.

Nous devons pour l’avenir de la profession remettre le train sur les rails. Typiquement, le travail sur « master » nous démontre combien pour un seul objectif les pièges sont nombreux, à tel point d’ailleurs qu’en toute honnêteté, nous ne savons plus si le jeu en vaut la chandelle ! La reconnaissance d’un grade master à notre diplôme ne se fera pas sans une refonte de la formation tant sur la forme que sur le fond.
A titre d’exemple, le ratio cours théoriques versus enseignement pratique devra être doublé. Cette emprise de la théorie sur l’enseignement, qu’il conviendra désormais d’appeler clinique, vous le comprenez bien, au-delà de modifier le contenu même du cursus, va changer à l’évidence le profil des professionnels ainsi formés… Est-ce un bien ? Nous pourrions là encore à titre d’exemple soulever la question de la gouvernance des écoles. Le sujet est à ce point
brûlant qu’il a occupé vos représentants au ministère de l’enseignement supérieur la totalité de la dernière réunion. L’emprise de l’université est réelle et pour s’en persuader, regardons vers les IFSI et les restructurations qu’ils
connaissent dans la mise en place de la reconnaissance licence au diplôme d’état infirmier…. Dans cette réflexion, qu’à notre sens nous n’avons pas suffisamment approfondie, posons-nous la question centrale de l’intérêt profession-
nel à cette reconnaissance « master » et interrogeons nous sur le but d’une harmonisation des diplômes européens sur le modèle LMD ? Les réponses à ces questions nous éclaireront quant à la véracité de notre démarche ou la nécessité d’y revenir.

Quoi qu’il en soit, même gagnée, cette reconnaissance master reste loin d’être effective pour les diplômés, et n’entraînera pas la revalorisation indiciaire espérée. Nous devrions donc nous contenter de cette prime qui nous est proposée.
Nous éviterons volontairement ici les termes déjà employés pour qualifier cette prime. S'il est vrai que ces 120€ ne représentent pas une aumône au regard de ce que gagnent certains de nos collègues hospitaliers, ils ne sont pas plus une réponse à la reconnaissance de nos qualification et compétences.
Indéniablement une position collective à cet affront aurait, vous n’en disconviendrez pas, de la « gueule », mais est-elle seulement envisageable ?
Quand on mesure la vitesse à laquelle s’applique la loi HPST dans son volet «
regroupement hospitalier », les restructurations qu’elle impose, les fermetures de services, parfois même d’hôpitaux, qu’elle entraîne, souvent contre toute logique de santé publique, toujours sans souci ni des personnels ni des patients, nul doute dans ce contexte que cette loi sera appliquée de la même façon dans son ensemble, y compris concernant les fameuses coopérations in-
terprofessionnelles de santé qui à juste titre nous font tant craindre. Là encore rien de nouveau ces derniers mois pour nous rassurer quant à la pérennité du binôme médecin/infirmier anesthésistes comme le seul habilité dans l’avenir à pratiquer tout ou partie de l’acte anesthésique. Rien, sauf des contacts avec
des organisations médicales que l’on a cru sérieux, mais qui sont restés sporadiques et sans lendemains. Ils ont toutefois eu l’intérêt de faire partager nos craintes et le diagnostic d’un contexte démographique défavorable. Ce n’est donc pas rien, mais ce n’est pas suffisant ! Sur ce dossier là encore nous devons être les fers de lance parce que, nous le mesurons quotidiennement,
nous serons les premiers à trinquer.

Les raisons de la colère restent pour nous d’actualité, les craintes d’une déréglementation des pratiques anesthésiques au vu de la politique menée en matière de santé, au vu des différents rapports s’agissant de l’émergence de nouveaux métiers, au vu de la démographie médicale, sont toujours présentes…

Nous devons nous retrouver, relancer la machine pour redonner à l’intersyndicale toute sa force représentative, comme lorsqu’elle encadre, elle aiguille un mouvement qui part des professionnels … Sans quoi nous pourrions, à SUD-Santé comme ailleurs, nous contenter du rôle de partenaire social, accompagnateur au mieux vigilant des réformes du gouvernement, mais il s’agirait là
d’une autre histoire, pas de celle que nous avons commencé à écrire ensemble.

Fédération SUD Santé Sociaux
Solidaires - Unitaires - Démocratiques
70, rue Philippe de Girard
75018 Paris



Tél : 01 40 33 85 00
fax : 01 43 49 28 67
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Message par Éric DELMAS » jeu. févr. 24, 2011 9:47 pm

Si je partage l'opinion des collègues concernant la nécessité de ne pas nous contenter de cette aumône, je suis d'un avis différent concernant le master.
Le problème n'est pas que le master impose une augmentation de la théorie par rapport à la pratique, ce qui serait même plutôt un mieux car les études actuelles me semblent un peu courtes de ce point de vue.
Ce qui me pose problème c'est la perte de contenu de formation théorique et pratique que nous subissons à l'occasion de la formation infirmière.
Nous pourrions aisément récupérer du temps de formation théorique et pratique de nature à donner à notre diplôme une réelle qualité différentielle si nous en expurgions une partie de la formation infirmière qui est sans utilité ou redondante.
Ainsi, via des système d'UV on pourrait décliner tout un tas de formations soignantes disposant de troncs communs et d'espaces spécifiques qui détermineront également les compléments nécessaires pour changer de filière et qui nous donneront un master protégé sur le plan des passerelles.
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Message par Arnaud BASSEZ » sam. oct. 20, 2012 8:04 pm

Les infirmiers anesthésistes craignent une pénurie

Alors qu’un pic de départs à la retraite est prévu en 2014, les écoles spécialisées peinent à faire le plein, notamment par manque de financement pour les formations. Le congrès de la Sfar, organisé fin septembre à Paris, a été l’occasion pour les Iade de tirer la sonnette d’alarme

S’agissant de la démographie des infirmiers anesthésistes, les données du répertoire Adeli pourraient, certes, paraître rassurantes. Au 1er  janvier 2012, 8 758 Iade étaient enregistrés, soit une progression du nombre de diplômés d’environ 50 % en dix ans. « Mais, ces chiffres ne tiennent compte ni des sorties de la profession, ni des mobilités », a prévenu Jean-Pierre Anthony, président du Comité d'entente des écoles d'infirmiers anesthésistes (CEEIADE) et directeur de l’école d’Iade de Strasbourg, lors du congrès de la Société française d'anesthésie et de réanimation (Sfar), fin septembre, à Paris.

Des tensions sur le marché du travail pourraient apparaître très vite, au regard de la pyramide des âges des infirmiers anesthésistes. Près du quart des professionnels en exercice doivent partir en retraite d’ici cinq à dix ans ; un pic de départ est prévu en 2014.

Cantonnés au bloc

Or, le nombre de candidats au concours d’entrée des écoles ne cesse de diminuer. Il est passé de 1 800 en 2008 à 1 400 en 2011. En raison de cette baisse des candidatures, les écoles ne remplissent plus leur quota. « En 2011, nous avons formé seulement 466 professionnels, alors que nous disposions d’un agrément pour 710 étudiants », s’est inquiété Jean-Pierre Anthony. Ce sont les difficultés rencontrées par les IDE pour obtenir le financement de leurs études qui seraient en cause. En 2011, près de 160 infirmiers admis ont demandé un report de formation pour cause d’absence de financement. Les fonds ne sont pas toujours accordés l’année suivante ; des dizaines d’IDE ont, ainsi, dû renoncer à leur projet, alors qu’ils avaient, pourtant, passé le concours avec succès. « Les plans de retour à l’équilibre des hôpitaux se répercutent directement sur les crédits de la formation continue », a précisé le président du CEEIADE.

Le risque de pénurie est bien réel, puisque les entrées dans la profession ne semblent plus suffisantes pour pallier les départs. Actuellement, les Iade sont principalement affectés à l’anesthésie, en bloc opératoire. Les postes en Samu-Smur, en réanimation ou dans les centres d’évaluation et de traitement de la douleur sont de plus en plus rares, alors qu’ils entrent dans le domaine de compétences des infirmiers anesthésistes. C’est tout un pan de la qualité des soins à l’hôpital qui risque de pâtir du manque d’Iade.

Joëlle Maraschin


Article paru dans L'infirmière magazine daté du 15 octobre.
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Message par Arnaud BASSEZ » mer. janv. 15, 2014 12:48 pm

Flash infos
L'anesthésie sans la réanimation ?
15/12/2013 (site du snphar-e)

La création d’un DES de réanimation exclusif pour lequel se mobilisent depuis plusieurs mois certains réanimateurs « médicaux » aura pour conséquence la suppression du versant réanimation de la spécialité d’anesthésie-réanimation, et son exclusion des unités de réanimation polyvalente ou chirurgicale et des USC où exercent pourtant de nombreux médecins anesthésistes-réanimateurs.

Le SNPHAR-E plaide en faveur du maintien du DES d’anesthésie-réanimation ainsi que du DESC de réanimation médicale et s’opposera avec la plus grande fermeté à tout projet de création d’une filière distincte et exclusive de formation à la réanimation (DES de réanimation médicale qui se substituerait à l’actuel DESC) qui compromettrait fortement l’attractivité de l’actuel DES d’Anesthésie et Réanimation en amputant brutalement de 50% les compétences du métier d’anesthésiste-réanimateur.

Plus de la moitié des médecins anesthésistes-réanimateurs (4738/9930) en public ou en privé exercent une activité de réanimation, dont plus de 1600 effectuant le principal de leur activité en réanimation. La réanimation fait donc partie intégrante de la spécialité d’anesthésie-réanimation et de notre métier, et c’est justement cette polyvalence qui attire les jeunes médecins. Le DES d’anesthésie réanimation, en 5 ans avec 4 semestres de réanimation, 4 semestres d’anesthésie, et 2 libres, est très bien choisi par les internes, l’ensemble des postes étant pourvu par des étudiants classés dans la 1ère moitié du classement à l’ECN. La spécialité est donc très attractive pour les jeunes médecins.

La formation actuelle des DESAR est en cohérence avec la maquette de formation européenne (Diplôme Européen d’Anesthésie et de Réanimation) : cette double compétence est reconnue par tous les pays européens (19) sauf le Royaume Uni, l’Espagne et le Portugal, et ce plus pour des raisons conjoncturelles locales que relevant d’une réelle réflexion politique.

Outre l’attractivité, la compétence médicale actuelle des médecins anesthésistes-réanimateurs (MAR) est liée à cette expertise globale, qui a permis les progrès techniques chirurgicaux par la création d’une filière ou d’un parcours de soins du patient subissant un acte technique en pré, per et post interventionnel et la prise en charge des patients multi-défaillants. La réanimation s’est aussi nourrie de l’expertise en anesthésie qui a amené des avancées notables en terme de prise en charge de la douleur ou de la sédation des avancées notables en réanimation. C’est l’interaction entre ces deux expertises qui fait sa qualité et son caractère irremplaçable. La réanimation n’est pas un plus ni un complément, mais une partie prenante de notre exercice.

Le grand nombre de MAR sur le territoire, en privé comme en public, permet d’assurer une permanence des soins dans les réanimations et les unités de surveillance continue sur l’ensemble du territoire et de ne pas faire supporter cette permanence par les seuls médecins présents la journée dans ces structures. La double compétence permet donc de faire fonctionner ces unités en sécurité avec des médecins formés tout en maintenant des effectifs raisonnables pendant la période diurne ce qui devrait nous être reconnu en ces temps de rigueur budgétaire.

La démographie actuelle des MAR leur permet de faire vivre toutes les structures de réanimation, et même pour 400 d’entre eux les services de réanimation médicale. Le creux démographique actuel, qui n’épargne aucune spécialité, est lié à l’inadéquation du numerus clausus et des effectifs de notre filière lors de sa création. Le seuil de 350 internes AR à former par an pour assurer le remplacement des départs en retraite est dépassé, (383 en 2011, 411 en 2012), sans compter l’arrivée des médecins hors UE (40 par an). Le cap le plus difficile de la démographie est donc en voie d’être franchi : les mesures correctrices ont été prises sous l’influence de la spécialité elle-même.

Il serait coupable de déstabiliser à nouveau notre spécialité en réintégrant par la force les médecins anesthésistes-réanimateurs exerçant principalement en réanimation dans les blocs opératoire. Cette mesure, apparemment séduisante à court terme, aurait pour effet immédiat de provoquer une baisse d'attractivité de la filière pour les jeunes et un départ massif des anesthésistes-réanimateurs vers les structures privées, financièrement bien plus attractives. Possiblement aussi, la remise en cause du métier d’infirmier anesthésiste diplômé d’état dont l’utilité deviendrait alors incertaine. L’effet à moyen terme serait probablement le contraire de celui recherché et nous ne l’accepterons pas.

Nous ne pouvons accepter cette amputation de notre spécialité et appelons tous nos collègues à bien réfléchir aux conséquences que cela pourrait avoir pour leur formation ou leur exercice. Les spécialistes médicaux, néphrologues, cardiologues, pneumologues qui se retrouveraient ainsi enfermés dans une spécialité exclusive et ne pourraient prétendre à un retour dans leur spécialité originelle mais également les chirurgiens dont nous prenons en charge les patients avec la même rigueur avant, pendant, après l’intervention et dans nos réanimations que nous serions contraints d’abandonner.

Nous avons donc alerté avec force et constance les pouvoirs publics sur le caractère inapproprié et irréfléchi de cette démarche dont le postulat initial est tendancieux et partial. C’est avec la plus grande fermeté et la détermination que chacun peut nous reconnaître que nous défendrons l’unicité de notre spécialité aujourd’hui menacée.

En attendant, dans les blocs, les USC et les réanimations, l’anesthésie-réanimation, elle, fait le job !


Nous dénonçons fortement la stratégie mise en place par nos collègues réanimateurs dits médicaux : d’abord une enquête publiée en décembre 2012 (Réanimation) qui a « oublié » les services de réanimation au sein des département d’AR, ainsi que les USC, puis un référentiel USC élaboré dans son coin par la « Fédération de la Réanimation » qui ne cite les MAR que pour prendre les gardes la nuit dans les petites structures d’USC non rattachées à une unité de réanimation !

Sans compter un conflit d’intérêt majeur au sein du Ministère de la Santé, avec la nomination comme Conseiller d'un des plus ardents défenseurs de l’individualisation de la filière réanimation au sein d’un DES spécifique.

Attaquer notre spécialité, c’est à court terme amputer toutes les spécialités utilisatrices de notre expertise de toutes les avancées qu’elle ont pu faire grâce à notre prise en charge globale : un médecin anesthésiste qui n’aura plus de formation en réanimation ne sera forcément plus aussi compétent devant des situations nouvelles ou à risque.

Les PHAR représentés par le SNPHAR-E sont prêts à se mobiliser pour défendre l’unicité de leur spécialité, la qualité de sa formation, la qualité de son exercice mixte avec passerelles au cours d’une carrière, chacune des composantes enrichissant l’autre, la qualité de leur exercice, l’attractivité de leur spécialité pour les jeunes médecins. Nous sommes fiers de notre spécialité, de comment elle s’est constituée, de ses valeurs, et de comment nous l’exerçons.


Nous sommes prêts, si les menaces se confirment, à engager la spécialité dans un mouvement ferme, et savons que nous serons suivis.

§§§

Est-ce qu'enfin le GPAR va sortir ses griffes ? A mon avis, impliquer les IADE dans une disparition programmée, sent l'enfumage. Je ne vois pas trop le rapport de cause à effet. Ce doit être pour nous mobiliser avec eux et faire du monde.
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Message par Arnaud BASSEZ » mar. févr. 11, 2014 6:40 pm

Sages-femmes : Touraine promet une revalorisation

La ministre de la Santé Marisol Touraine s'est dite convaincue que les négociations avec les sages-femmes, en grève et qui appellent à manifester le 19 février, "vont déboucher sur une revalorisation salariale et un statut à l'hôpital qui prenne pleinement en compte leur caractère médical".

"J'ai indiqué que les négociations qui sont aujourd'hui en cours déboucheraient. Elles vont déboucher sur une revalorisation salariale des sages-femmes et un statut à l'hôpital qui prenne pleinement en compte leur caractère médical", a déclaré la ministre sur la chaîne parlementaire LCP.

"Il y a des moyens qui seront affectés à cela. Ce sont des choix. Maintenant chacun doit faire preuve de responsabilité et c'est tout l'enjeu des discussions et des négociations", a ajouté la ministre, qui estime "légitime" la demande de reconnaissance des sages-femmes.

En décembre, Marisol Touraine avait indiqué que les travaux de concertation sur le rôle et le statut des sages-femmes se poursuivraient jusqu'à fin mars. Depuis près de quatre mois, une partie des sages-femmes sont en grève à l'appel d'un collectif pour une meilleure reconnaissance au sein du système médical. Ce collectif a appelé à manifester le 19 février.

Les grévistes, assignées pour assurer la continuité des soins, réclament notamment que celles qui travaillent à l'hôpital puissent avoir un statut hors fonction publique, sur le modèle des praticiens hospitaliers (médecins, pharmaciens, dentistes). Elles veulent également être reconnues comme professionnelles de premier recours, c'est-à-dire comme le praticien vers lequel les femmes peuvent être orientées en premier pour leur suivi gynécologique, qu'elles soient enceintes ou non.

[Avec AFP]

§§§

Alors moi je veux bien tout, mais les responsables qui se sont arc boutés au mot infirmier vont nous faire payer cher cette nostalgie, car il nous aurait été facile de réclamer la même chose que les SF.
-Que l'on nous démontre que nous ne faisons pas de gestes médicaux (injection, induction, intubation, adaptation de l'anesthésie, délivrance de médicaments sans prescription (halogénés, curares, stup, antibio...)
-Que notre responsabilité ne peut être engagé lors de notre exercice quotidien.
Bref, le changement de nom qui a bel et bien été proposé (il faut que je retrouve le post) n'est pas une vue de l'esprit. Il nous aurait permis de réclamer la même reconnaissance que vont obtenir les SF.

Tout ça pour rester dans le corps infirmier qui nous castrent, nous empêchent d'avancer et nous lient définitivement à une profession que nous n'exerçons plus. L'anesthésie ce n'est plus du soin infirmier. Et expliquer, rassurer et parler aux patients n'est pas l'apanage du soignant. Mais celui de tout bon professionnel de santé. Que nous sommes.
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Message par Gaetan CLEMENCEAU » mer. févr. 12, 2014 9:49 am

Bonjour Arnaud,

Je me souviens d'une discussion au début la création du site (fin 2007- 2008) sur ce forum, sur un nouveau nom pour un nouveau statut: j'avais proposé Oxyologue comme les inahlotherapeutes au Canada.

Mais 2 inconvénients viennent contre-argumenter ton souhait pour la profession:

- il faudrait alors que notre formation" médicale" puisse être accessible dès le baccalauréat pour un master 2 (et non pas 1- RCNP II) comme va nous l'imposer les 2 ministères en charge de ce dossier , et la 1ère année de médecine commune (et son concours de fin d'année) .

- dis-moi alors pourquoi les nurses anesthésists américain(e)s ont gardés leur préfixe infirmier ? (tout en augmentant leur compétence et la reconnaissance qui va avec !).

Comme pour le pré-hospitalier, argumentons et proposons avec insolence la réponse graduée en adaptant notre demographie avec celle des MAR (1 seul MAR pour 3 ou 4 salles- dans le public comme dans le privé ! ) et des sorties SMUR I et II seules , pour une nouvelle grille indiciaire unique, et une BAISSE alors du coût de la santé à notre société.
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Arnaud BASSEZ
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Message par Arnaud BASSEZ » mer. févr. 12, 2014 6:13 pm

Gaetan CLEMENCEAU a écrit : Je me souviens d'une discussion au début la création du site (fin 2007- 2008) sur ce forum, sur un nouveau nom pour un nouveau statut: j'avais proposé Oxyologue comme les inahlotherapeutes au Canada.
Le terme oxyologue a une forte connotation "médecine d'urgence". Il occulte l'anesthésie. Anesthésiothérapeute, pour faire écho à inhalothérapeute, sommeillothérapeute, anesthésiologue, gaziologiste, zz top, ou tout autre nom pourvu qu'il soit bon. Je n'ai pas trop d'idées actuellement.
Gaetan CLEMENCEAU a écrit : - dis-moi alors pourquoi les nurses anesthésists américain(e)s ont gardés leur préfixe infirmier ? (tout en augmentant leur compétence et la reconnaissance qui va avec !)..
Peut-être parce que les CRNA ont des standards qualitatifs plus élevés que nous, avec tous les 5 ans une recertification à valider, 33 000 affiliés à l'association nationale (soit plus de 90 % de la profession), une association par État, (comme si on en avait une par département, voire région), que la reconnaissance s'est faite au plus haut niveau par le président Obama, la liberté d’action de certains États permettant l’exercice sans supervision des médecins anesthésistes ou chirurgiens... Des salaires en rapport.

Par exemple, pour l'Etat de l'lOHIO, CNN Money a classé la carrière d’infirmière anesthésiologistes au numéro 15 sur sa liste de 2009 des meilleurs emplois en Amérique et numéro 4 sur sa liste des emplois les plus rémunérés dans l'OHIO avec un revenu annuel moyen de 153 899 $ (113 236 euros, au cours de ce jour) et plus de 199 484 $ (146 776 euros) par année, pour les CRNA cadre.

Au niveau national, le salaire moyen en 2010, était de 166 833 $.(122 752 euros) Avec pour les hommes 175 164 $ (128 882 euros) annuellement et pour les femmes (!) 156 147 $. (114 890 euros). (Avec moins de cinq ans d’expérience, un salaire moyen de 161 860 $. (119 093 euros) Infirmières avec plus de 10 ans d’expérience, 168 170 $ par année. (123 736 euros soit 10 311 euros par mois.)

Dans ces conditions, pourquoi changer de noms ?

Mais pour les SF, on va leur accorder, au principe qu'elles ont des gestes médicaux. Qui peut dire que nous n'en faisons pas ?

Pour mémoire, les médecins anesthésistes US, gagnaient en 2010, un salaire annuel moyen de 362 450 $. Les anesthésiologistes hommes gagnaient 368 654 $ par rapport à leurs homologues féminins qui gagnaient 313 529 $ par année.
Les anesthésiologistes avec moins de cinq ans d’expérience gagnaient 339 055 $ et les médecins avec six à dix ans d’expérience : 330 192 $ annuellement. soit le double des CRNA.


source privatefinance-i.com

* cours du change le 12 février 2014
1.00 USD = 0.735782 EUR

ps : Pour le plaisir, la recherche Infirmière anesthésiste sur le site http://www.rncp.cncp.gouv.fr
Recherche sur les certifications enregistrées au répertoire

0 fiche(s) trouvée(s)
Critères de recherche :

Métier : Soins infirmiers spécialisés en anesthésie

Aucune fiche ne correspond à votre recherche.
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Message par Gaetan CLEMENCEAU » lun. févr. 17, 2014 11:03 am

Communiqué SNIA : Le grade Master remis en cause ?!

16/02/2014

Photo
Le 14 février dernier, le comité de suivi de la nouvelle formation d'infirmier anesthésiste diplôme d'état (IADE), piloté par la direction générale de l'offre de soins (DGOS), s'est réuni en présence de toutes les délégations syndicales et d'une représentante du ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche (DGESIP). La première question concernait le cas des professionnels diplômés antérieurement à 2014, dit "le stock". Il s'agissait de savoir s'il était prévu une possibilité de validation du grade Master comme il avait était envisagé au lendemain du mouvement de 2010/2011.

La réponse que nous connaissions déjà fut qu'il n'existe aucun dispositif pour valider un grade. Les professionnels désireux d'intégrer un Master ou une filière doctorale devront effectuer individuellement les démarches de validation des acquis de l'expérience et professionnels (VAE/VAP). Nous regrettons qu'un dispositif plus adapté ne soit même pas envisagés pour l'ensemble des professionnels actuellement en exercice.

L'autre importante question formulée par les représentants professionnels fut celle du délai de publication du texte législatif attribuant le grade de Master aux prochains DEIA[1] issus de la nouvelle formation.

La réponse attendue n'est pas arrivée !

En effet, il nous est désormais opposé une condition préalable à la publication des textes : celle du conventionnement effectif de toutes les écoles d'IADE avec leurs universités locales !

Il faut savoir que le conventionnement n'est pas finalisé.

À ce jour seules 15 écoles sur les 28 sont conventionnées ou en processus de finalisation. Les 13 autres connaîtraient de grandes difficultés dont la source, apparemment identifiée, serait une réticence des universités à signer les conventions sans avoir l'assurance d'une compensation du surcoût engagé (honoraires des universitaires intervenant dans la nouvelle formation).

Cette condition préalable est inacceptable !

En effet lors de l'attribution du grade Licence aux DEI[2], les textes avaient étaient publiés alors que très peu d'IFSI[3] et d'universités étaient conventionnés! [4]

Pourquoi la règle a-t-elle changée ?

Les conseillers ministériels, nouvellement installés au ministère de la santé en 2012, avaient accueilli notre délégation[5] avec des mots victorieux pour notre profession, nous expliquant que le grade Master était acquis après l'avis positif de l'AERES[6], ce à quoi nous avions répondu qu'il serait acquis une fois le texte publié au journal officiel. Ces derniers, balayant notre contradiction en ajoutant que les textes étaient "dans les tuyaux"...

Le SNIA, soucieux de ne pas voir les textes arriver, contacta à plusieurs reprises la DGOS et le MESR depuis 2012. Il nous fut répondu que tout cela n'était "qu'une affaire de temps".

Le SNIA interpelle donc immédiatement Mme la Ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, Madame Geneviève Fioraso, afin qu'elle puisse prendre la mesure de l'inquiétude de notre profession et qu'elle fasse en sorte que soit publié le décret attribuant le grade de Master au DEIA avant la prochaine sortie des écoles prévue fin septembre 2014.

Dans un climat de défiance vis à vis de l'administration, notre filière, déjà mal reconnue statutairement depuis les réformes successives des années 2000 et 2010, interprétera cette nouvelle condition "sortie du chapeau" comme une nouvelle provocation.

Sans réponse satisfaisante, le SNIA, syndicat professionnel des infirmiers anesthésistes de France prendra toutes ses responsabilités. Le SNIA s'engage d'ores et déjà à se rapprocher des organisations syndicales présentes au comité de suivi pour discuter d'éventuelles actions concertées. Le déclenchement d'un nouveau mouvement social au sein de la filière IADE serait alors de l'entière responsabilité de l'administration et de ses représentants politiques pourtant favorables à nos revendications légitimes lorsqu'ils étaient dans l'opposition...


Paris le 15 Février 2014, Le conseil du SNIA

Syndicat National des Infirmiers Anesthésistes (SNIA) 157, rue Legendre 75017 Paris
Tel : 01.40.35.31.98 - Fax : 01.40.35.31.95
Email : contact@snia.net
Site : http://www.snia.net
FB : https://fr-fr.facebook.com/iade.snia

REFERENCES

[1] Diplôme d'État d'Infirmier Anesthésiste, Arrêté du 23 juillet 2012 relatif à la formation conduisant au diplôme d'Etat d'infirmier anesthésiste : http://www.legifrance.gouv.fr/affichTex ... rieLien=id

[2] Diplôme d'État d'Infirmier, reconnu au grade de Licence après publication du décret n° 2010-1123 du 23 septembre 2010 : http://www.legifrance.gouv.fr/affichTex ... 0022851331

[3] Instituts de Formation en Soins Infirmiers.

[4] "La ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, Valérie Pécresse a indiqué que dans trois régions seulement (Midi-Pyrénées, Limousin et Rhône-Alpes) des conventions ont été signées entre les Ifsi et les universités"
source: http://www.infirmiers.com/actualites/ac ... cence.html

[5] Compte rendu de l'audience SNIA au ministère de la santé 12/09/2012 : http://www.snia.net/uploads/7/7/8/5/778 ... 9.2012.pdf

[6] Agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur, Évaluation de la formation IADE en vue de l'attribution du grade de Master : http://www.aeres-evaluation.fr/content/ ... 3-IADE.pdf



http://www.snia.net/


http://www.snia.net/uploads/7/7/8/5/778 ... 2014_2.pdf



Messagede Libecciu » 17 Fév 2014, 04:53
.

Réunion du comité de suivi de la formation IADE "grade master"
Le 14/02/2014 au Ministère de la santé

IADE du collectif UFMICT-CGT présents : Bruno FRANCESCHI et Vincent PORTEOUS

> Au début de la réunion, l'UFMICT-CGT en déclaration liminaire a interpellé la DGOS et l'ensemble du comité sur la nécessité de se positionner enfin clairement sur un parcours ( et son financement ) offrant pour les IADE déjà diplômés une possibilité " d'up graduer" leur DE au niveau master 2
La réponse donnée n'a pas été satisfaisante . La DGOS s'est déclarée dans impossibilité de nous proposer cette option qui reviendrait pour elle à passer deux DE, ce qui serait impossible.
Dans son analyse la seule possibilité pour la DGOS , via la voie VAE ou VAP , serait d'obtenir un niveau master par le passage .... d'un master .... !
( au delà de la lapalissade, aucun master dédié n'a été identifié ou proposé )

Il va de soit , et cela a été signifié, que nous ne souscrivons pas à cette vision bien éloignée du deal mis sur la table en 2010/2011 et que nous étudierons toutes les options en nous rapprochant également des autres organisations syndicales

> Par ailleurs le SNIA a soulevé le problème de l'absence à ce jour de sortie de l’arrêté proclamant le nouveau DE IA au grade master 2 ( cf communiqué du SNIA ci-dessus )
La encore donc , la réponse donnée est non satisfaisante.
Il est indispensable pour tous que la solution soit trouvée et mise en oeuvre avant la sortie de cette première promotion afin que ceux qui ont inauguré le nouveau parcours ne soient pas sacrifiés.

> Il a été relevé au cours de cette réunion le soutien et la forte implication des IADE déjà diplômés pour accueillir sur les terrains de stages ces nouveau étudiants de la nouvelle formation.

> Enfin, suite à l'affaire dite " de Roubaix ", la DGOS semble avoir saisi la nature et la dimension du problème. cependant l'UFMICT CGT a demandé une clarification de la composition des commissions d'équivalence du diplôme d'IADE pour les professionnels à diplôme étranger ... Face à un problème complexe où les tenants et aboutissants ne sont pas uniquement franco- français ( mise en oeuvre de formations dans d'autres pays, réglementations et lois européennes ) ces commissions ont un rôle déterminant et elle doivent être composées et agir en parfaite transparence .
Un autre élément est de veiller à ce que, sur le plan local comme national, le nombre de professionnels formés soit en phase avec les besoins.

Lille , le 17/02/2014

Vincent PORTEOUS
Collectif IADE de l'UFMICT CGT

Source laryngo.com

http://www.laryngo.com/forum/viewtopic.php?f=4&t=7345


Arnaud, où comment le SNIA est en avance des collectifs avec la CGT !
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Arnaud BASSEZ
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Message par Arnaud BASSEZ » lun. févr. 17, 2014 7:03 pm

Où l'on voit que le snia tente de reprendre la main...
Mais je croyais que Bruno avait passé le témoin ?
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Message par Gaetan CLEMENCEAU » lun. févr. 17, 2014 8:52 pm

Moi, je préfère.... la donner ma main ! à la profession dans son ensemble (mes collègues locaux, les collectifs, tous les syndicats voulant nous faire avancer)....sans rancoeur !
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