Popularité et reconnaissance

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Éric DELMAS

Popularité et reconnaissance

Message par Éric DELMAS » mar. mai 28, 2013 7:38 am

La popularité est inversement proportionnelle à la reconnaissance. En voulez-vous une preuve ? La voila.
Éric DELMAS

Message par Éric DELMAS » jeu. juin 13, 2013 11:53 am

Je viens de recevoir une invitation à répondre au questionnaire de la SFAR concernant les non médicaux de l'anesthésie réanimation, urgence.
Si vos médecins anesthésiste ressentent des acouphènes prononcés ne vous inquiétez pas, c'est certainement que la SFAR vient de lire ma réponse.
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Arnaud BASSEZ
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Message par Arnaud BASSEZ » ven. juin 14, 2013 5:16 pm

En effet le mail circule.
Une idée du questionnaire après avoir répondu.
La santé est un état précaire qui ne laisse augurer rien de bon.

https://www.facebook.com/SOFIA-soci%C3% ... _todo_tour

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Éric DELMAS

Message par Éric DELMAS » ven. juin 14, 2013 8:24 pm

J'aimerai voir la tête du gars qui lira mes réponses.
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Message par Arnaud BASSEZ » dim. juin 16, 2013 10:08 am

Tu les as envoyé chier ?
La santé est un état précaire qui ne laisse augurer rien de bon.

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Message par Arnaud BASSEZ » ven. déc. 13, 2013 5:54 pm

Suite à l'article sur un journal du Tarn et Garonne, voici une réponse. (source actusoins)

Les Infirmiers Sapeurs-Pompiers accusés de tous les maux …


[Le syndicat Samu-Urgences de France publie régulièrement des charges virulentes contre les infirmiers sapeurs-pompiers. L'association nationale des infirmiers sapeurs pompiers (ANISP) répond dans nos colonnes.]
Infirmier Sapeur PompierMarc Giroud, praticien hospitalier retraité et président de l’association Samu-Urgences de France (SUdF) vient de jeter une nouvelle fois un pavé dans la mare à l’encontre des ISP.
En effet, ce médecin dénonce une nouvelle fois dans plusieurs articles les pseudos-dysfonctionnements que provoque l’existence des ISP dans le système des secours français.

Plus que les ISP, c’est l’ensemble des infirmiers Français qu’il critique à travers des propos tels que : « les infirmiers n’ont pas les outils, les compétences ni la mission de faire des analyses de besoin en matière de santé »1.

Aujourd’hui, l’Association Nationale des Infirmiers de Sapeurs- Pompiers (ANISP) avec l’appui de l’Ordre National Infirmier (ONI), dénonce l’ensemble de ces propos. Plutôt que de rentrer en conflit avec cette organisation, nous allons clairement expliquer à l’ensemble des professionnels de santé et politiques, quel est le vrai visage de ces ISP et quelles sont leurs missions.
Nous expliquerons pourquoi ils deviendront demain, la réponse adaptée à la prise en charge des blessés et malades en dehors de l’hôpital, dans un gain de rapidité, de coût et de qualité.

Qui sont les Infirmiers de Sapeurs-Pompiers (ISP) et quelles sont leurs missions ?

Les ISP peuvent êtres sapeurs-pompiers professionnels mais également volontaires. Pour la plupart, ils exercent leur art d’infirmier dans des structures hospitalières privées ou en libéral. Ces infirmiers ont choisi de chausser les rangers dans le but altruiste : mettre leur compétences de soignant au service des autres dans un cadre spécifique, celui de l’extrahospitalier. C’est un acte civique important qui mérite d’être souligné en ces temps de crise et d’individualisme.

Ils exercent plusieurs missions au sein des Service Départementaux d’Incendie et de Secours (SDIS) à savoir les activités de santé au travail, la formation, le soutien sanitaire opérationnel et interviennent dans les missions de secours d’urgence conformément au référentiel national SAP-AMU du 25 juin 2008. C’est sur cette dernière activité que les ISP sont attaqués aujourd'hui.

Lors de leurs interventions, ces professionnels de santé appliquent des protocoles de soins d’urgence conformément aux données de la science et à l’article R4311-14 du Code de la Santé Publique. Les pratiques professionnelles des Infirmiers de Sapeurs-Pompiers sont parfaitement encadrées et évaluées par des cadres de santé et les médecins-chefs des SDIS. Les infirmiers sont formés et recyclés annuellement et leurs interventions font l’objet d’un compte rendu étudié, gage d’un contrôle qualité efficace.

Que reproche t-on aux ISP ?

Pour notre détracteurs, les SDIS sont accusés de "créer du désordre" dans l'organisation de la réponse des secours médicaux et les ISP […] De plus, « l'infirmière crée un retard à l'intervention médicale car les pompiers appliquent des protocoles de soins définis en interne et qui ne sont pas ceux de la société française de médecine d'urgence qui, à nos yeux, est la référence." 1

Le médecin régulateur est le seul à pouvoir déclencher ou non un moyen médicalisé du SAMU qu’il y est présence ou non d’un ISP sur intervention. La non présence ou le retard à la prise en charge médicale ne peut donc, dans ces conditions, incomber qu’au seul médecin régulateur, responsable de l’envoi du « bon moyen au bon moment » . Le déclenchement des moyens sanitaires sapeurs-pompiers (dont les ISP) est géré par les centres d'appels 18 (CTA CODIS) avec information systématique et sans délai des centre 15, siège des SAMU.

Le rôle de l’infirmier sera bien de compléter les premières actions entreprises par des secouristes en attendant ou non une médicalisation décidée uniquement par le médecin régulateur du SAMU. Les ISP n’ont pas vocation à remplacer une médicalisation, mais les soins infirmiers sur rôle propre ou sur rôle prescrit apportent un bénéfice incontestable notamment dans la prise en charge de la douleur, dans la recherche des signes aidant à l’orientation diagnostique ultérieure du médecin ou encore dans la réanimation précoce de l’arrêt cardiaque.

"Personne ne peut décemment croire que les services d’urgence hospitaliers dysfonctionnent parce qu’1% des personnels y exerçant sont également pompiers volontaires pendant leur temps libre."

Cela ne peut qu’être un gage de sécurité supplémentaire et une amélioration de la qualité et la précocité de la prise en charge des victimes. Certaines critiques portent sur la qualité des protocoles de soins d’urgence établis depuis de nombreuses années par des spécialistes de l’aide médicale urgente et réactualisés en fonction des recommandations scientifiques. On peut penser que SUdF ne cautionne pas ces protocoles établis par les Médecins-chefs des SDIS mais quant à eux, ils n’ont pas pu, avec l’appui de la SFMU, obtenir de labellisation HAS, des protocoles infirmiers hors présence médicale.

L’exercice infirmier, qu’il soit réalisé dans les structures de soins, dans les SMUR, dans les structures d’urgences ou chez les sapeurs-pompiers est le même. Critiqué l’art infirmier chez les sapeurs-pompiers c’est critiquer l’exercice et les compétences de ses propres infirmiers !

Aujourd’hui, on peut voir fleurir des projets de la part des SAMU, appuyés par les ARS, sur la création de médecins et infirmiers correspondants de SAMU. Pour faire simple, la copie conforme des médecins et infirmiers de sapeurs-pompiers mais au sein du système hospitalier ! Les personnels de santé sous l’égide « SAMU » deviendraient donc d’un coup plus compétents et ne provoqueraient plus de retard à la prise en charge des victimes ? Tout cela est très ubuesque et risible…. Le service de santé des sapeurs-pompiers est donc un système dangereux et composé de personnels réalisant des missions et des gestes qui ne sont pas de leur ressort mais… le SAMU va créer la même entité de son côté !

Les infirmières bonnes sœurs dévouées au dieu docteur font partie d’un passé aujourd’hui révolu

L’infirmier sapeur-pompier volontaire constitue une force d’action rapide d’un professionnel responsable et compétent, intégré dans un maillage territorial serré. Personne ne peut décemment croire que les services d’urgence hospitaliers dysfonctionnent parce qu’1% des personnels y exerçant sont également pompiers volontaires pendant leur temps libre.
Le corporatisme médical de cette association syndicale nie volontairement les compétences des infirmiers et des sapeurs-pompiers. Il entretient un leurre sur la suprématie du dogme médical que notre société n’a plus les moyens d’entretenir. Le temps du médecin au pied de l’arbre qui a fait la part belle de tous les SMUR est fini. Que ce soit en SMUR, aux urgences ou au sein des sapeurs-pompiers, les infirmiers appliquent les mêmes règles professionnelles en parfait respect du périmètre de l’art médical.

Il serait grand temps que ces médecins soient conscients de leurs limites, reconnaissent les valeurs de leurs collaborateurs infirmiers et les respectent à leur tour. Avec de tels propos, ce temps n’a pas l’air d’être pour demain et c’est effrayant. Les infirmières bonnes sœurs dévouées au dieu docteur font partie d’un passé aujourd’hui révolu et la modernisation des pratiques infirmières vers des pratiques avancées est une réalité pour mieux répondre aux besoins d’aujourd’hui et aux enjeux de demain.

Parmi ces enjeux, les dépenses de santé doivent être maîtrisées et la profession infirmière constitue l’une des clés de voute d’une nouvelle répartition interprofessionnelle plus rationnelle et plus économique. Le tout médical est un luxe que notre société ne peut plus s’offrir y compris en médecine d’urgence. La réponse paramédicale est 5 à 10 fois plus économique qu’un SMUR. Pour indication, le coût d’1 heure de SMUR peut aller jusqu’à 2400 euros contre 300 euros pour une VLI (source France Info). Tous les autres pays développés l’ont compris avant nous.

Quel est l’avenir des secours paramédicaux et médicaux en France ?

« Les soins sont médicaux et doivent le rester ! »2. Avec une telle affirmation, nous pouvons avoir peur de l’avenir des soins infirmiers pour le futur. Il nous paraissait logique de réaliser les prise en charge telles qu’elles se font aujourd’hui avec un maillage secouriste (et ambulanciers privés), une réponse adaptée avec la présence d’un ISP en fonction des besoins et éventuellement la médicalisation par un SMUR ou un médecin de sapeurs-pompiers.

Il est peut être le moment de passer à un autre système. De notre côté, nous réfléchissons à un système qui permettra d’assurer une meilleur prise en charge des victimes, dans les meilleurs délais et à un coût raisonnable. La solution n’est clairement pas un médecin auprès de chaque victime. Nous n’avons pas les moyens d’une telle proposition et est-ce utile ? Nous le pensons pas.

"On mélange deux choses différentes, le secourisme et la médecine d'urgence"3. En effet, les SDIS ont su proposer cette réponse adaptée composée de l’équipe secouriste, l’ISP et les vecteurs médicalisés le cas échéant. C’est un système peu coûteux, composé de personnels compétents, formés, recyclés, et riche d’un maillage géographique proche de la population.

Chers lecteurs, ne vous laissez pas duper par cette association qui donne une vision néfaste de l'activité des ISP pour en tirer bénéfice afin de développer une organisation similaire, où le dogme médical règnera en maitre et où les infirmiers seront cantonnés à n'être que des simples exécutants écervelés.

1 Le petit Journal du Tarn et Garonne – Propos du Dr Giroud - Novembre 2013 (http://www.lepetitjournal.net/Tarn-et-G ... nce.html_1)

2 Le petit Journal du Tarn et Garonne - Novembre 2013 (http://www.lepetitjournal.net/Tarn-et-G ... nce.html_1)

3 Le petit Journal du Tarn et Garonne – Propos du Pr Pierre-Yves Gueugniaud Novembre 2013 (http://www.lepetitjournal.net/Tarn-et-G ... nce.html_1)
La santé est un état précaire qui ne laisse augurer rien de bon.

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