Les IADE censurés?

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La Grosse Bertha
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Les IADE censurés?

Message par La Grosse Bertha » mer. mars 15, 2017 6:13 pm

IADE: CENSURE ou AUTO-CENSURE?

selon certaines sources le mouvement actuel des IA se verrait confisquer les remontées (d'huile :oops: ) statistiques du pourcentage de grévistes... :?: :idea:

...jusque là, je dirais que plus rien ne m'étonne dans ce pays...

"il ne sera pas demandé aux établissements de communiquer leurs chiffres de grève à la DGOS"

Outre la formulation qui laisse franchement à désirer pour des hauts fonctionnaires, ce sont les ARS, Préfectures de la santé, voire préfectures tout court, qui se chargent en principe de remonter le pourcentage d'agents déclarés grévistes...

Ordre leur aurait été donné de s'abstenir de remonter toute statistique sur le mouvement de grève IADE, dans un phrasé peu académique qui laisse légitimement planer un doute...

Finalement le Ministère acculé, géné aux entournures, botterait en touche avec des arguties ou pirouettes peu convaincantes...

ma foi

Dans un sens le Ministère a probablement compris que ce mouvement social c'est de l'ordre de la grevouillette sans impact sur l'offre de soins, sans parler des assignations où lorsqu'elles sont grotesquement abusives, parfois travaillent plus d'IADE en période de grève qu'en temps normal!

Cela fait 30 ans que le manège tourne de cette façon, à quelques exceptions près, sans que nos syndicats s'y attellent sérieusement.

Rappelons-nous la crise de confiance des salariés vis à vis des syndicats dans les années 80-90, créant des coordinations à tour de bras!


Dans notre pays chacun sait que tout salarié, privé du droit de grève, statutairement ou dans les faits (assignations), n'a pas force de conviction ni persuasion, et le mouvement initié, quelque soit sa légitimité, trépassera dans les dédales et circuits alambiqués du dialogue social, ce mouroir à revendications mis au point par la droite sociale...qui s'est elle-même inspirée des ficelles de management dans le privé pour tuer dans l’œuf toute forme de revendication et largement utilisées au pays du soleil levant, dialogue auquel croient encore malheureusement certains de nos syndicalistes..ou font semblant d'y croire!?

on pourrait à force se poser la question!


Les "chiffres de grève " -selon la formule dorénavant consacrée - je ne crois pas que des débrayages de 59 minutes compensés sur la plage de temps restant, il faut bien le signaler pour ceux qui l'ignoreraient encore, émeuvent qui que ce soit dans ce pays, habitués à présent aux violences extrêmes et autres casseurs...

Les énarques de la DGOS en font probablement partie...surtout avant le grand ménage de printemps-été. Ils ne s'emballent pas pour si peu, désolé de le penser!

On pourrait parler du coup d'auto-censure par des choix d'actions dérisoires, que valent des % de grévistes de 59 minutes rattrapées sur le reste à bosser...autant demander la charité qui nous va si bien ou se rabattre sur le revenu universel de solidarité de Benoît HAMON?

Ne croyez-vous pas?



NB ...."[...]AFIADE, principal syndicat de la profession[...]"...

ouhlala!vérifiez un peu vos sources!
Ouf suis A la retraite! Avec 1688 balles! Snif!
Un petit qu'à fait le matin est une bonne entrée en matière pour la journée...
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Arnaud BASSEZ
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Re: Les IADE censurés?

Message par Arnaud BASSEZ » ven. mars 17, 2017 12:50 pm

NEWSLETTER, VIE PROFESSIONNELLE
IADE : entre revendications et censures…
16 mars 2017 | Malika Surbled source : actusoins


De nouveau mobilisés depuis le 9 mars, les IADE arrivent aujourd'hui au bout de la période de grève fixée dans leur préavis. Retour sur un mouvement contestataire, qui dure depuis plus d'un an.

IADE infirmiers anesthésistes : entre revendications et censures...


Une reconnaissante "insuffisante"

Depuis le 9 mars, et jusqu'à ce soir, les IADE sont en grève. Après des mois de tractations politiques, de mobilisations en tous genres et après avoir obtenu un nouveau décret relatif aux actes infirmiers relevant de leurs compétences, ils réclament des mesures supplémentaires pour la juste reconnaissance de leur statut.
Parmi les revendications principales : une grille indiciaire correspondant à leur niveau d'études (bac +5). "Les IADE sont le symbole de la discrimination de genre - les infirmiers étant principalement des infirmières - , et sous prétexte qu'ils sont soignants, on refuse de les faire passer en vraie catégorie A "- estime Simon Taland, secrétaire général du SNIA.

Ils demandent aussi la reconnaissance d'une filière propre "incluant les IADE, les cadres IADE et les cadres supérieurs IADE". "Nous avons franchi une grande étape car nous avons obtenu l'appartenance à un corps de métier pour les IADE - décret à paraître, ndlr -. Maintenant, il faut aussi intégrer les cadres IADE à cette filière" explique Simon Taland. "Si seuls les IADE sont revalorisés, le différentiel entre IADE et cadre IADE va s'affaiblir et plus personne ne souhaitera passer cadre" ajoute-t-il.
Troisième cause de la grogne : l'exercice partiel de la profession, autorisé depuis l'ordonnance du 20 janvier 2017. "Pour notre profession, il faut des gens bien formés et réflexifs. On ne peut pas envisager un tronçonnage des actes avec la venue de professionnels étrangers bien moins qualifiés. C'est une régression totale et cela nuira à la qualité des soins" ajoute Simon Taland.

Des Assignations et une lettre mal accueillie

Alors que les IADE ont suivi le mouvement un peu partout en France cette semaine, ils estiment avoir été victimes d'un abus d'assignations.
"Il y a eu un taux énorme d'assignations" assène Simon Taland. "Une circulaire mentionne qu'en cas de grève, le taux de personnel assigné devait être le même que le week-end et les jours fériés. Le problème, c'est que cette circulaire n'est pas du tout respectée depuis la loi HPST, le directeur d'établissement pouvant mettre en avant la continuité du service public... Résultat : il y a des taux d'assignation de l'ordre de 100%. Les personnels ne peuvent plus faire grève".
Par ailleurs, les professionnels s'offusquent d'une lettre de la DGOS à l'attention des ARS, que les différents syndicats ont pu se procurer et communiquer à la presse.
On y lit clairement qu'il est demandé aux ARS de contacter les directeurs d'établissements pour leur signaler qu'ils n'auront pas "à communiquer leurs chiffres de grève à la DGOS". "C'est un scandale. Notre droit de grève est déjà bafoué par des assignations abusives et on s'aperçoit qu'en plus, les données sur le nombre de grévistes s'arrêtent aux portes de l'hôpital " martèle Simon Taland. "Pourquoi vouloir passer sous silence l'ampleur du mouvement?" interroge-t-il. "Nous le prenons vraiment comme un manque de considération".

La DGOS, contactée par le magazine en ligne Street Press a confirmé qu'il y a bien eu un message, mais que le ministère n'aurait pas cherché à dissimuler le mouvement. "Il n'y a pas eu la volonté de cacher quoi que ce soit. Nous n'avons simplement pas ressenti la nécessité de faire remonter les chiffres de cette grève" a expliqué l'institution.

"Dans la majorité des cas, c'est vrai qu'on requiert les statistiques. Il n’y a qu’une infime partie des mouvements sociaux où l’on estime qu’il n’est pas nécessaire de faire remonter les chiffres. Mais vous savez, les infirmiers-anesthésistes sont des professionnels qui expriment leurs griefs de manière très régulière" a ajouté la DGOS.
Une décision importante aujourd'hui

Le sort des IADE sera peut-être fixé aujourd'hui après la réunion du Conseil Supérieur de la Fonction Publique hospitalière.
S'ils n'obtiennent pas gain de cause, les IADE se disent prêts à durcir le mouvement. A suivre...
M.S
La santé est un état précaire qui ne laisse augurer rien de bon.

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formateur AFGSU PARIS
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