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par Arnaud BASSEZ » mer. mars 12, 2008 7:42 pm
je l'ai déjà posté sur un autre site, mais comme je fais ce que je veux :
vu sur le site du JIM
Au lendemain du second tour des élections municipales, Gérard Larcher, ancien ministre du travail et élu dès dimanche maire de Rambouillet, sera en Lorraine pour débuter les concertations sur le terrain autour de son rapport préliminaire sur les missions de l’hôpital. Cette visite inaugurera une série de rencontres régionales qui passeront par le Pays de Loire, le 18 mars, la Basse Normandie, le 20, l’Aquitaine, le 21, le Nord-Pas-de-Calais, le 25 et le Languedoc Roussillon, le 31. Après cette dernière séance de discussion, il sera temps pour Gérard Larcher de mettre la dernière main à son rapport avant de le remettre avant la fin du mois d’avril au Président de la République.
On le voit, l’équipe de l’ancien ministre du Travail doit faire face à un calendrier très serré, ce qui se révèle d’autant plus ardu, à l’heure où un grand nombre de points sensibles n’ont pas encore été tranchés. Parmi les dossiers les plus à risque que la mission Larcher, installée par Nicolas Sarkozy le 17 octobre dernier, est invitée à étudier, figure l’attractivité de la carrière des praticiens hospitaliers (PH), l’éventuelle refonte de la carte hospitalière et encore la question de la gouvernance.
En décembre dernier, à l’occasion de la présentation « de la première phase des travaux » de sa mission, Gérard Larcher a tenu à indiquer que « la difficulté que rencontrent les hôpitaux publics à pourvoir les postes médicaux dans certaines spécialités » avait été évoquée par « toutes les personnes auditionnées ». Face à cette situation, Gérard Larcher a énuméré les pistes de réflexion apparemment incontournables : la nécessité de « concevoir une politique de rémunération qui soit incitative, en organisant un lien étroit entre l’individuel et le collectif » et l’importance de « favoriser la mobilité professionnelle, tant pour les médecins que pour les autres professionnels ». De façon plus concrète, on sait que la perspective d’offrir aux hôpitaux publics la possibilité de recruter des médecins par contrat local à la rémunération libre est une option retenue par la commission Larcher et soutenue par Roselyne Bachelot. Le président de la mission et le ministre n’ignorent cependant pas que leur marge de manœuvre est étroite : la mise en place d’un tel dispositif ne doit en effet pas être perçue comme une remise en cause du statut des PH.
Pour le président de la Conférence des présidents de commissions médicales d’établissement (CME) de centre hospitalier, le docteur Francis Fellinger, interrogé par le Quotidien du médecin, hier, cette possibilité apparaît envisageable et ne correspond pas à une suppression du statut des PH. Le docteur Francis Fellinger n’est cependant pas dupe : « La Conférence s’attend à ce qu’une telle disposition agite le monde médical, mais nous pensons que nous n’aurons pas le choix ».
Part complémentaire variable
Parmi les autres solutions envisagées pour renforcer l’attractivité des carrières hospitalières figure l’augmentation des revenus en couplant une part fixe à une part variable, liée à l’activité et à la performance. Ce sujet reste sensible et divise les syndicats et organisations. Si la Fédération hospitalière de France (FHF) et la Coordination médicale hospitalière (CMH) y sont favorables, la Confédération des praticiens hospitaliers (CPH) est plus réticente, tandis que l’Intersyndicat national des praticiens hospitaliers (INHP) se montre sans appel en affirmant, cité par le Panorama du Médecin que, tel qu’il est actuellement défini, « le dossier de la part complémentaire variable (PCV) n’atteindra aucun des objectifs qui lui sont fixés ».
Organisation du territoire
« La recherche d’une plus grande cohérence dans l’organisation territoriale suppose de repenser les cadres institutionnels et notamment l’organisation des structures hospitalières publiques au niveau des territoires, les coopérations public/privé et les évolutions qu’elles pourraient connaître » avait par ailleurs indiqué, de façon assez évasive, Gérard Larcher en décembre dernier. De façon moins théorique, il semble que l’idée de créer des « établissements de territoire » retient aujourd’hui l’attention de la mission Larcher. Les Echos en dessinent dans l’édition du 12 mars le possible profil : dans chaque territoire de santé, équivalant à un département, « il y aurait (…) un seul établissement public chapeautant plusieurs sites ». Les modalités de ces regroupements restent encore à définir mais la perspective inquiète dores et déjà le docteur Francis Fellinger. En ce qui concerne l’évolution des hôpitaux publics en PSPH (privé participant au service public hospitalier), mesure plébiscitée notamment par Jacques Attali, la mission Larcher, selon le Quotidien du médecin, ne devrait pas retenir cette option.
Enfin, alors qu’est à peine installée la nouvelle gouvernance des établissements hospitaliers, on sait que Nicolas Sarkozy a souhaité qu’il n’y ait « qu’un seul pilote à l’hôpital ». Pour Francis Fellinger l’idée de se passer du « tandem complémentaire directeur-président de CME » n’est pas envisageable. La mission Larcher pourrait lui donner raison : elle a déjà abandonné l’idée, explosive, de confier la totalité des recrutements médicaux aux directeurs des établissements.
C'est moi ou je ne vois rien qui concerne le renfort de l'attractivité de la profession infirmière par des mesures financières incitatives ??
Ben non, comme d'habitude comme dirait un chanteur blondinet qui aurait 69 ans s'il ne s'était offert une dernière gerbe avec un objet mal isolé...