Articles sur la santé

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Arnaud BASSEZ
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Message par Arnaud BASSEZ » sam. févr. 16, 2013 1:15 pm

Élémentaire, mon cher Watson

Watson a bien changé depuis qu’il amusait le monde entier en devenant le champion du monde au jeu « Jeopardy » qui consiste à trouver la question qui correspond à une réponse donnée.

En 2011, il avait passionné les foules en s’y révélant imbattable. Son atout : sa capacité à compulser en quelques secondes 200 millions de pages d’informations sur le web. Mais à l’époque, Watson était composé de 90 serveurs IBM Power 750 nous rappelle le site Numerama. Difficile d’envisager qu’il puisse être facilement transportable !

Deux ans plus tard, la physionomie et la performance de Watson ont bien changé. Sa puissance est désormais contenue dans un unique serveur de taille traditionnelle ce qui n’a nullement nuit à sa célérité puisque sa vitesse dépasse désormais de 240 % celle qu’il atteignait en 2011. Mais surtout Watson est passé à des activités beaucoup plus sérieuses. De champion incontesté à Jeopardy, il est devenu assistant médical de haute technologie. L’idée : à partir des différentes informations concernant la situation médicale d’un patient (de la description des symptômes jusqu’aux entretiens et en passant par les suggestions des médecins) et en les comparant aux milliers d’informations se rapportant à un tel cas, le supercalculateur Watson pourrait devenir un allié incontournable pour les praticiens.

« L’ordinateur analytique peut engager avec le professionnel une discussion collaborative dans le but de déterminer le diagnostic le plus vraisemblable et les options de traitement » explique, docte, IBM. Bien sûr, il ne s’agit pas de remplacer le médecin, rassure-t-on mais de l’éclairer et de le soutenir face aux énigmes médicales. De jouer en quelque sorte le rôle du Docteur Watson aux côtés de Sherlock Holmes.


Des institutions américaines ont déjà été séduites par le dispositif. Le Center for Cancer Medicine dans le Maine, le WestMed dans le comté de Westchester, le Memorial Sloan-Kettering à New York (prestigieux centre de traitement et de recherche sur le cancer) et le réseau de la Cleveland Clinic se sont déjà rapprochés d’IBM pour utiliser Watson dans les semaines ou les années à venir. Pour ce faire, Watson aurait déjà, selon le magazine Forbes intégré deux millions de pages d’informations médicales, analysé 25 000 cas pratiques et subi 14 700 heures de calibrage !

Mais le supercalculateur n’intéresse pas seulement les établissements médicaux de pointe. L’assureur WellPoint est également sur les rangs pour l’utiliser. Pour cette compagnie, Watson pourrait permettre de déterminer les cas de prescription abusive d' examens ou de traitements. Alors Watson pourrait ne plus être nécessairement un aussi fidèle allié du corps médical !


Aurélie Haroche (JIM)
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Message par Arnaud BASSEZ » jeu. févr. 21, 2013 5:59 pm

Suppression du jour de carence des fonctionnaires

La ministre de la Fonction publique, Marylise Lebranchu, annonce que le gouvernement proposera la suppression du jour de carence des fonctionnaires dans le prochain budget, car c'est une mesure “injuste, inutile, inefficace et humiliante”.

Un geste en faveur des fonctionnaires au moment où leurs augmentations salariales sont gelées et où Matignon s'apprête à envoyer aux ministères leurs lettres de cadrage budgétaire avec pour consigne de faire des économies.Marylise Lebranchu, la ministre de la Fonction publique, a annoncé aux syndicats de fonctionnaires l'abrogation de la journée de carence qui avait été instaurée par le gouvernement précédent. Celle-ci privait de toute rémunération les fonctionnaires dès le premier jour d'arrêt maladie, notamment dans le but de réduire l'absentéisme. “Une mesure injuste, inutile et inefficace”, a jugé la ministre dans un communiqué.

“Injuste”car, dans le privé, deux tiers des salariés bénéficient d'une prise en charge des jours de carence, argumente le ministère. “Inutile” car l'absentéisme ne serait pas plus important chez les fonctionnaires que chez les salariés du privé. “Inefficace”, enfin, car, affirme le ministère, la non-rémunération du premier jour de congé maladie n'aurait pas d'effet sur l'absentéisme.

Le président de la Fédération hospitalière de France, Frédéric Valletoux, a déploré cette abrogation, car ce dispositif avait produit "des effets immédiats" en matière d'absentéisme dans les hôpitaux. M. Valletoux a indiqué sur Europe 1 que l'économie pour l'hôpital avait été "aux alentours de 70 millions d'euros" depuis l'instauration, par le gouvernement Fillon, de ce jour de carence, non indemnisé, pour les fonctionnaires en arrêt maladie.

Du fait de cette disposition, les remboursements sur le poste indemnités journalières de la caisse nationale d'assurance maladie (CNAM), sont orientés à la baisse depuis l'an passé.

Les services de Marylise Lebranchu ne nient pas l'existence d'arrêts abusifs. Ils indiquent que, pour lutter contre ce phénomène, les contrôles seront renforcés et alignés sur les conditions applicables au secteur privé. Après la carotte, le bâton: le communiqué évoque une retenue sur salaire en cas d'arrêt non justifié dans un délai de 48 heures.

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Labos : la fausse note du candidat français à l’Agence européenne du médicament

D’après un article publié dans le Canard Enchainé, le Dr Joseph Emmerich, cardiologue et membre de l’ANSM choisi par le ministère de la santé pour siéger à l’Agence européenne du médicament aurait “des intérêts dans l’industrie pharmaceutique”.

Niveau 3. C’est la note attribuée aux experts ayant “des intérêts dans l’industrie pharmaceutique”. C’est aussi la note reçue par le Dr Joseph Emmerich, cardiologue et membre de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM). Malgré cela, ce dernier a été choisi pour siéger au sein de l’Agence européenne du médicament. Le Dr Emmerich aurait réalisé des études et reçu une rémunération personnelle de la part de plusieurs laboratoires comme Bayer, AstraZeneca, Schering…

Le Dr Emmerich a promis d’arrêter toute collaboration avec l’industrie pharmaceutique. Une promesse qui peut laisser songeur lorsque l’on sait que 86 des 125 experts de l’ANSM n’ont toujours pas déclarés leurs liens d’intérêts, mesure pourtant obligatoire depuis le décret de mai 2012.

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Le patient se fait retirer le mauvais testicule

Un patient anglais de 48 ans, qui souffrait d'un cancer du testicule, s'est fait retirer la mauvaise glande génitale. C'est un médecin de l’hôpital où avait lieu l’intervention qui s'est rendu compte de l'erreur, quarante minutes après l’opération. Le testicule valide a été placé dans un sac plastique, le temps qu'un chirurgien tente de réparer les dégâts. En vain.

L'homme, qui avait déjà eu des enfants d'une précédente relation, s'est exprimé sur son incapacité à en avoir désormais avec sa nouvelle compagne. "On dirait que je ne suis plus capable d'avoir des enfants. Je suis très fatigué et dans un stress incroyable", a-t-il indiqué, précisant que "l'affaire est entre les mains de mon avocat." Le patient a décidé de poursuivre l'hôpital en justice.

L'établissement, qui a qualifié cet incident de regrettable, a dans le même temps tenu à présenter "une fois de plus, ses excuses les plus sincères au patient". "Il est évident qu'il doit y avoir une enquête menée par l'hôpital sur la façon dont cela s'est produit", a de son côté estimé un représentant du réseau de santé Wiltshire Involvement Network.

euh...les boules.
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Message par Arnaud BASSEZ » mar. févr. 26, 2013 6:27 pm

L’IGAS ausculte l’hôpital

Le rapport 2012 de l'Inspection générale des affaires sociales (IGAS) sur l’hôpital est tiré des conclusions d’une centaine de missions de contrôle, d’évaluation, d’appui et de conseil.

"L'hôpital sauve des vies" et c'est en cela qu'il y a à son égard un "haut degré d'exigence", souligne Pierre Boissier, chef de l'Inspection générale des affaires sociales (IGAS), en préface du rapport. Par ailleurs, 300 pages ne suffisent pas à balayer toutes les problématiques, prévient-il : "La réalité hospitalière ne se résume pas en quelques centaines de pages et la diversité des spécialités médicales, des territoires, des relations avec la médecine de ville, des statuts juridiques, fait qu'il n'existe pas plus de réalité unique de l'hôpital que de vérité unique sur l'hôpital".

Le chef de l'IGAS rappelle tout de même un principe : le lien permanent entre "préoccupations de gestion et l'exercice d'un professionnalisme de pointe". Avec cette vision globale, l'inspection pose dix questions qui montrent la mutation profonde de l'hôpital, et auxquelles elle tente de répondre en formulant pour chacune des pistes d'amélioration. Sur le plan financier par exemple, elle trouve deux causes principales aux difficultés des établissements : des surcapacités et des lacunes dans le management interne, notamment en matière d'outils de pilotage. Elle propose en outre de faire de la qualité un critère de régulation du système. Ou encore de gérer ensemble les démarches de qualité, de sécurité et de gestion des risques dans une approche globale d'appréciation de la performance.

Globalement, elle estime nécessaire la mise en place d'"une gouvernance adéquate", conclut-elle. Au niveau de l'établissement, elle insiste pour ne pas surestimer l'impact de la tarification à l'activité (T2A) sur les décisions stratégiques d'organisation des soins, et rappelle que le choix des activités est largement contraint par l'offre disponible sur le bassin de vie. Et de préciser dès lors que "la responsabilisation des acteurs ne peut se faire que sur les leviers d'action dont ils disposent".

Au niveau régional, elle soulève la question des marges de manœuvre des ARS, dont les objectifs eux-mêmes sont difficiles à concilier et nécessitent clarification : régulation, contrôle-inspection et redressement financier. Elle suggère aussi l'introduction d'une fongibilité complète des enveloppes sanitaires et médico-sociales. Quant au niveau national, l'IGAS s'attarde sur le rôle du Centre national de gestion (CNG), du conseil national de pilotage des ARS, et du secrétariat général des ministères en charge des Affaires sociales, évoquant entre autres le développement d'indicateurs stratégiques et un appui aux ARS en matière d'autorisations d'activités de soins.

Les dix questions de l’IGAS :

1- Quel rôle et quelle place pour l'hôpital dans le système de santé en France ?

2- Le tissu hospitalier est-il satisfaisant ?

3- L'exigence économique à l'égard des établissements de santé est-elle trop forte ?

4- La contrainte financière est-elle bien répartie ?

5- La tarification à l'activité pousse-t-elle les hôpitaux à délivrer trop de soins ?

6- Les réformes du financement et de la gouvernance ont-elles eu des effets bénéfiques sur les hôpitaux ?

7- Comment connaître et promouvoir la qualité des soins ?

8- Comment améliorer la sécurité et la maîtrise des risques dans les établissements de santé ?

9- Quelle place pour l'usager de l'hôpital ?

10- Sait-on mettre à profit tout le potentiel des ressources humaines hospitalières publiques ?
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Message par Arnaud BASSEZ » ven. mars 01, 2013 7:04 pm

Régime méditerranéen : ça baigne dans l’huile (d’olive) !

La bonne réputation du traditionnel régime méditerranéen n’est pas nouvelle. L’épidémiologie observationnelle ne cesse de montrer les bienfaits de la consommation de fruits, de légumes et légumes secs, de noix, de poissons, associés à de « bonnes matières grasses » dont l’huile d’olive, à une faible consommation de viande rouge et de sucres d’ajouts.

Mais jusqu’à présent, en dehors de « l’étude Lyonnaise », datant de 1999, et dont les résultats souvent jugés « trop spectaculaires » n’ont pas été reproduits, aucun essai clinique randomisé n’avait démontré l’efficacité de ce régime pour réduire l’incidence des maladies cardiovasculaires (CV). L’étude espagnole PREDIMED représente une véritable avancée puisqu’elle a comparé, chez des patients à haut risque CV (mais en prévention primaire) l’effet d’un régime méditerranéen (deux variantes testées) à celui d’un régime pauvre en graisses (« hypolipidique»).

Régime méditerranéen avec ou sans noix

Pour être inclus, les sujets inclus (n = 7 447, âge : 55 à 80 ans, 57 % de femmes) devaient présenter un diabète de type 2 ou au moins trois des facteurs de risque CV suivants : tabagisme, hypercholestérolémie, hypertension artérielle, hypoHDLémie, surcharge pondérale, antécédents familiaux coronariens précoces. Ils ont été tirés au sort pour suivre l’un des trois régimes suivants : régime méditerranéen riche en huile d’olive (≥ 4 cuillérées à soupe/j d’une huile riche en polyphénol et délivrée gratuitement), régime méditerranéen riche en amandes et autres noix (30 g/j délivrés gratuitement), régime pauvre en graisses. Aucun conseil n’était donné pour réduire l’apport calorique total ni pour la pratique d’activités physiques. Des conseils diététiques étaient dispensés au cours d’une consultation individuelle initiale puis lors d’ateliers collectifs tous les trois mois.

Les habitudes nutritionnelles ont été évaluées à l’aide d’un questionnaire de fréquence de consommation des aliments. L’adhésion au régime prescrit, contrôlée également par la mesure objective de biomarqueurs, a été considérée comme satisfaisante par les auteurs. La médiane de suivi des sujets a été de 4,8 années, 7 % d’entre eux ont été perdus de vue, 11,3 % dans le groupe « hypolipidique » et 4,9 % dans les groupes régime méditerranéen. La réduction du risque cardiovasculaire s’est révélée significative dans les groupes régime méditerranéen par rapport au groupe témoin: -30 % pour le groupe huile d’olive et -28 % avec les amandes.
Mille sujets au régime, ce sont trois événements cardiovasculaires majeurs évités

En clair, cette étude montre que le suivi d’un régime méditerranéen par 1 000 sujets à risque pendant un an permet d’éviter 3 évènements cardiovasculaires majeurs. Ces résultats paraissent robustes puisqu’ils sont confirmés dans des analyses de sous-groupes, notamment chez les diabétiques. Ce type d’étude est, bien entendu, fortement sujet au risque de biais, en particulier du fait de sa réalisation « en ouvert ». Néanmoins les résultats sont rassurants, notamment après les conclusions négatives de l’étude LOOK AHEAD qui n’a pas réussi à montrer l’intérêt des mesures nutritionnelles pour réduire le risque cardiovasculaire chez des volontaires diabétiques.

Sur le plan pratique, pour réduire le risque CV, il semble de plus en plus justifié d’insister sur la qualité des matières grasses plus que sur leur quantité et d’y associer le conseil de manger des noix en plus des traditionnels cinq fruits et légumes/jour !


Dr Boris Hansel (JIM)

Estruch R et coll. The PREDIMED Study Investigators. : Primary Prevention of Cardiovascular Disease with a Mediterranean Diet. N Engl J Med., 2013;
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Message par Arnaud BASSEZ » lun. mars 18, 2013 7:16 pm

Ces dernières années, les problèmes soulevés par les pénuries de médicaments sont devenus un sujet de préoccupation croissant des pouvoirs publics et des pharmaciens. A la fin février 2013, on comptait ainsi en France une soixantaine de médicaments en rupture de stocks ou en grand risque de l’être selon le recensement qu’en propose l’Agence nationale de sécurité du médicament, comme le rappellera David Simonet (responsable d’un laboratoire pharmaceutique) ce mercredi 20 mars à l’occasion d’une séance de l’Académie de pharmacie dédiée à cet enjeu majeur de santé publique.

Mieux structurer les remontées d’information

Alors que le « nombre de cas est en forte croissance » selon David Simonet, les pouvoirs publics ont de fait déjà été incités à agir pour améliorer les signalements et les réponses aux alertes. Ainsi, fin septembre a été adopté un décret qui prévoit notamment la création de centres d’appels d’urgence à la charge des laboratoires pharmaceutiques. Ces plateformes devront être en permanence accessibles aux « pharmaciens d’officine, aux pharmaciens à usage intérieur et aux pharmaciens responsables ou délégués des grossistes répartiteurs » précisait le texte. Une mission d’alerte en cas de rupture d’approvisionnement leur a été entre autres confiée. Pour l’heure, selon David Simonet qui évoquera les premiers pas de cette nouvelle législation, il serait trop tôt pour « tirer des conclusions définitives ». Néanmoins, « le bilan préliminaire fait ressortir la nécessité de structurer la remontée des données. Cette structuration doit concerner le format des déclarations (…) et le circuit de remontée » indique le spécialiste dans le résumé de sa présentation.

Rupture de stocks : un phénomène qui conduit les patients directement à l’hôpital !

L’amélioration des signalements et plus certainement la limitation des situations de pénurie paraît une urgence à la lueur des difficultés qu’engendrent pour les pharmaciens hospitaliers et officinaux ces situations. En mai 2011, Alain Astier, chef de service au sein du département de pharmacie et toxicologie de l’hôpital Henri Mondor avait déjà témoigné que le « pharmacien hospitalier est de plus en plus fréquemment confronté à des ruptures d’approvisionnement en médicaments ». Or, non content de devoir répondre à des pénuries concernant des spécialités en monopole hospitalier, les pharmaciens des établissements doivent également parfois répondre aux problèmes soulevés par des ruptures de stock de médicaments à l'officine. C’est ce qu’évoquera Jean-Michel Descoutures (pharmacien des hôpitaux, coordinateur technique Médicaments du groupement d’intérêt public Réseau des acheteurs hospitaliers d'Ile de France) à l’Académie de médecine.

« L’ANSM a mis et met en place des solutions alternatives à ‘titre exceptionnel et transitoire pour pallier ces difficultés d’approvisionnement’ », rappelle-t-il. Ces solutions reposent fréquemment sur l’importation de médicaments équivalents qui « passe obligatoirement par la pharmacie hospitalière qui va rétrocéder ces spécialités. On a donc une première rupture dans le parcours du patient (...). Un « parcours du combattant » le plus souvent » observe-t-il.

Relocaliser la production des matières premières

Ces expériences complexes des pharmacies hospitalières et des pharmacies officinales confirment donc si besoin en était la nécessité d’un véritable programme de lutte contre les pénuries. Pour ce faire, il sera nécessaire de mieux en déterminer les causes, qui sont multiples, comme le rappelleront les intervenants mercredi.

L’Académie de pharmacie s’était à cet égard concentrée sur le problème de la mondialisation de la production des matières premières et avait formulé des recommandations sur ce thème. Dans cette même ligne, dans son rapport consacré aux médicaments génériques cet automne, l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) avait également estimé nécessaire d’engager une réflexion sur les « possibilités de relocalisation d’une partie de la production ». Sur ce point et sur l’ensemble des causes favorisant les ruptures de stock, l’Académie de pharmacie présentera mercredi ses propositions.

source JIM
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Message par Arnaud BASSEZ » mar. mars 26, 2013 1:11 pm

Un anévrisme de l’aorte abdominale sous-rénale opéré sous hypnose

Une première au groupe hospitalier Saint-Joseph à Paris, la mise en place d’une endoprothèse aortique par voie percutanée sans anesthésie générale, et sans que le patient souffre ! L’intervention vient d’être réalisée grâce à l’hypnose qui a permis une sédation complète de l’opéré sans apport médicamenteux.

Avec les Drs Marc Galy, anesthésiste et Samy Anidjar (chirurgien) et l’ équipe de chirurgie vasculaire de l’hôpital Saint-Joseph à Paris, l’hypnose entre pour la première fois dans le cadre de la chirurgie lourde, aortique. Cette équipe pionnière vient de réaliser en effet la mise en place d’une endoprothèse aortique par voie percutanée pour anévrisme de l’aorte abdominale sous-rénale, sous hypnose. Cette dernière a permis une sédation complète sans apport médicamenteux (1). L’intervention a été réalisée chez un patient âgé de 82 ans et l’hospitalisation a duré 48 h. L’hypnose permet ainsi d’éviter notamment une rachianesthésie ou l’emploi de médicaments non dénués de risque chez les patients âgés. Elle accroit le confort de l’opéré et favorise le rétablissement rapide du patient. La proximité qu’elle donne au praticien renforce la relation thérapeutique et le contrat de confiance.

Faibles doses de morphinique

Cette première confirme que l’hypnose, ou hypno-sédation, apparaît aujourd’hui comme une technique d’anesthésie venant élargir le socle des techniques médicamenteuses et loco-régionales (2). La chirurgie sous hypnose de la thyroïde, de la hernie inguinale, de certains actes de chirurgie plastique, ou d’exploration comme la coloscopie est maintenant bien connue, depuis les travaux de l’équipe de Liège. Avec les travaux de l’équipe de chirurgie vasculaire de l’hôpital Saint Joseph, la chirurgie dite "lourde" peut bénéficier maintenant de l’apport des

techniques hypnotiques. Ces études ont débuté dans la chirurgie des artères carotides (3) où, pour réaliser l’endarteriectomie (150 cas publiés par l’équipe de Saint-Joseph), l’hypnose est venu compléter le bloc anesthésique cervical, avec d’éventuelles faibles doses de morphinique rentrant dans le cadre de l’hypno-sédation.

Sédation complète du patient

Même dans la chirurgie lourde, la modification de l’état de conscience par l’hypnose permet une sédation complète du patient, une réduction des doses des médications anesthésiques associées, voir l’absence de leur utilisation. L’hypnose transforme le vécu d’une situation inconfortable (veille du patient pendant son intervention) en une situation confortable. Et elle peut être utilisée chez le patient âgé qui y sont également sensibles. Pour être employée avec succès, l’hypnose nécessite l’implication de l’ensemble de l’équipe médico-chirurgicale, chirurgien comme personnel soignant du bloc opératoire, source de l’amplification des liens dans un projet thérapeutique innovant.

Ces résultats montrent que les techniques hypnotiques ne doivent pas rester à l’écart de la chirurgie vasculaire dite "lourde", même si ces interventions ont pu bénéficier ces dernières années des avancées technologiques (nouvelles prothèses endovasculaires) et de la simplification des traitements. Elles pourraient permettre d’élargir les indications chez les patients très âgés ou ayant des co-morbidités.



Références :

-1- Anidjar S. Galy M. , France tv info : vendredi 22/03/2013- JT 20H France 2.

-2- Galy M Anidjar S. : Pourquoi l’anesthésiste utilise-t-il l’hypnose ? Panorama du médecin -semaine du 9 au 15 janvier 2012, n° 5248-5249.

-3- Galy M. Anidjar S. : Hypno-analgésie dans la chirurgie carotidien : une démarche collective. Sang Thrombose Vaisseaux, 2012 : 24 -8 : 365-70.
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Message par Arnaud BASSEZ » sam. mars 30, 2013 12:50 pm

Le rapport Couty achète la paix sociale à l’hôpital

Le rapport Couty sur le “pacte de confiance à l’hôpital” est un véritable retour en arrière qui s’explique par la volonté du gouvernement d’éviter un embrasement social dans un système hospitalier sous tension, possible prélude à une crise sociale et politique majeure. La paix sociale n’a pas de prix mais elle un coût. Il reste donc à savoir ce que la ministre de la Santé conservera de ce “pacte de confiance” pour le traduire en réformes.

Décryptage par un observateur acéré du secteur.

"Tout changer pour que rien ne change". La philosophie politique du Prince de Salina – le personnage du Guépard dans le livre et le film éponyme de Visconti – qui espère, par des réforme d’apparence, empêcher la révolution garibaldienne et maintenir ainsi le rang et la place de l’aristocratie italienne semble avoir inspirée Edouard Couty. Dense, épais, posant un diagnostic clinique précis, le rapport de l’ancien directeur des hôpitaux au ministère de la Santé sur "le pacte de confiance à l’hôpital" porte 45 propositions de changement qui visent… à ne rien changer.Il est vrai que la feuille de route que lui avait donnée la ministre de la Santé relevait de la mission impossible : éviter tout conflit social à l’hôpital sans mesure budgétaire et salariale, les caisses étant vides et même plus que vides. Edouard Couty se sort avec une grande habileté de cette opération de déminage préventif. Il joue sur la corde sensible des valeurs et de la nostalgie. La paix sociale au prix de l’immobilisme et d’un retour vers le futur en quelque sorte. L’objectif de la loi HPST (Hôpital, patients, santé et territoires) de faire de l’hôpital une structure performante – une entreprise selon les détracteurs de la loi Bachelot – et efficiente est abandonnée. On en revient aux bonnes vieilles valeurs de gauche : l’hôpital a le monopole du service public hospitalier. Les établissements privés – les cliniques – sont renvoyés à leur statut et leur image de vils profiteurs du système. Il y a là comme un écho au discours des années 80 sur l’éducation avec le fameux "grand service public laïc".

Fini les restructurations à la hache et les fermetures de services et d’hôpitaux

Mais surtout, ce rapport marque le grand retour – même s’il est insidieux et habillé aux couleurs du pacte national de santé – de l’hospitalo-centrisme.En effet, c’est à partir de l’hôpital que se construiront les territoires de santé et que la planification s’établira. C’est aussi par rapport à l’hôpital que le rôle des autres acteurs de santé sera défini et que s’articulera le parcours de soins des patients même si la coordination en sera concédée au médecin traitant. D’ailleurs, les Agences régionales de santé seront priées de se montrer gentilles avec les hôpitaux puisqu’elles devront – proposition n°40 – "prévenir et éviter les injonctions contradictoires et cadrer leurs actions à partir d’objectifs généraux et de méthodes d’action afin de leur laisser marge de manœuvre et capacité d’action". Les ARS pourront toujours se défouler sur les cliniques…

Mais cette proposition est lourde de sens car à la lire entre les mots, elle met un terme à toute planification et tentative de rationalisation de l’offre hospitalière. Les schémas régionaux se réduiront à une compilation des projets d’établissements des hôpitaux. Le message est clair : fini les restructurations à la hache et les fermetures de services et d’hôpitaux….La menace extérieure ainsi écartée, le rapport s’attache aux menaces internes avec le financement et l’organisation des hôpitaux.

Sur le premier point, le rapport préconise ni plus, ni moins que la suppression de la T2A qui cristallise toutes les critiques sur l’aspect hôpital entreprise. Edouard Couty préconise – proposition n°9 – "de construire un modèle mixte de financement qui comporte trois volets : T2A pour les activités MCO de court séjour, mode de financement – tarif adapté au parcours de soin – pour les maladies au long cours, part en dotation pour les missions d’intérêt général et de service public". Quand on sait que 70% des dépenses de santé et d’hospitalisation sont le fait de la prise en charge des maladies chroniques et des affections de longue durée (ALD), cela revient de fait à supprimer la tarification à l’activité qui ne s’appliquera plus qu’aux accouchements et aux jambes cassées après accident de ski.

Pour que les choses soient claires, Edouard Couty précise – proposition n°10 – qu’il est nécessaire de "s’assurer que le nouveau modèle de financement soit simple et robuste, qu’il valorise la qualité et la pertinence des prises en charge et des parcours de soins plus que la quantité d’activité produite".

Encore un effort et le budget global va renaitre de ses cendres. Pourtant, la T2A couplée à la convergence tarifaire génère des effets pervers en ne visant qu’une maitrise des prix et non des coûts. Mais, le plus grand danger pour l’hôpital est de découpler le financement de l’activité. Une commission ad hoc doit plancher sur la mise en musique des ces propositions budgétaires et délimiter la part de financement au forfait et la part de financement liée à l’activité. On lui souhaite du plaisir.



Bienvenue au pays des Bisounours en blouses blanches

Protégé par son "financement simple et robuste", l’hôpital va pouvoir s’attacher à mettre en place une gouvernance apaisée, dialoguante et démocratique. Bienvenue au pays des Bisounours en blouses blanches. Fini, la thématique managériale d’un seul patron (le directeur) et de son directoire. Celui-ci sera remplacé – une révolution ! – par un conseil de direction à la composition élargie. Le contour de ce conseil est encore flou, mais il devra gouverner l’hôpital en s’appuyant sur une kyrielle d’instances qui vont des plus classiques comme la CME, le CHSCT aux plus ésotériques comme la CRUQ en passant par le CSI et d’autres qu’il serait trop long d’énumérer. Les pôles – mis en place en 2011 – seront évalués et pourront être, le cas échéant, redécoupés en services, comme au bon vieux temps…..

La meilleure preuve que l’opération déminage a réussi est que ce rapport n’a suscité que des réactions positives. Même Patrick Pelloux, le bouillonnant urgentiste qui, depuis la canicule de 2003, fait trembler tous les locataires de l’avenue de Ségur, a salué cette volonté de rupture. Marisol Touraine a saisi la balle au bond en déclarant urbi et orbi qu’elle "se situait clairement dans l’après HPST" et qu’après la fin de la convergence tarifaire décidée dès son installation au ministère, ce rapport lui donnait les moyens de réinstaller l’hôpital dans son rôle de sanctuaire du service public.



Une poudrière prête à exploser

Les ressorts de cette orientation sont très politiques. L’obsession du gouvernement est d’éviter une crise sociale qui s’ajouterait à la crise économique. Et, dans cette obsession, l’hôpital public tient une place de choix. Avec ses 800 000 agents, ses contraintes budgétaires, ses personnels sous tensions, ses urgences débordées, l’hôpital est une poudrière prête à exploser à la moindre étincelle. Or, un conflit à l’hôpital est un véritable cauchemar pour tout gouvernement, surtout de gauche. L’histoire sociale de ces 25 ou 30 dernières années montrent que les mouvements sociaux – les grèves – à l’hôpital ont trois caractéristiques :

Leur durée interminable, le soutien de l’opinion, émue par la vie infernale des personnels hospitaliers et le coût élevé de la sortie du conflit, soit parce qu’il faut “acheter” la reprise du travail, soit parce qu’il faut abandonner le projet à l’origine du conflit.



Politique de l'édredon

Ce n’est pas un hasard si, au moment de la publication du rapport Couty, la Ministre de la santé a annoncé des mesures visant à améliorer le triste sort des internes. Le cauchemar des cauchemars, c’est lorsque un conflit à l’hôpital démarre par un mouvement des jeunes. C’est le syndrome du dentifrice : il est facile de faire sortir la pâte du tube mais pour la faire rentrer…(…)

La paix sociale dans les hôpitaux est donc un impératif politique majeur. D’où ce rapport et cette politique de l’édredon, d’autant plus nécessaire que le gouvernement a pris une mesure importante qui est passée relativement inaperçue : le gel du point d’indice dans la fonction publique. Ce jargon technique signifie tout simplement que les salaires de la fonction publique sont gelés cette année et peut-être l’année prochaine. Le traitement des fonctionnaires – y compris dans les hôpitaux – ne progressera que par le jeu de l’ancienneté ou de la progression dans les échelons. La droite s’en prend souvent à la masse salariale de la fonction publique – dont le poids est un facteur important des dépenses publiques – et annonce des mesures spectaculaires comme le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.



Regarder le futur dans un rétroviseur n’a jamais été une bonne politique

Mais il revient souvent à la gauche de prendre des mesures structurelles pour contenir la masse salariale publique. Le gel de cette année en est une. En effet, elle stabilise la base salariale et même, à terme et à périmètre constant, elle la diminue puisque les futures hausses s’appliqueront sur la base gelée.. En 1983, au moment du tournant de la rigueur, le gouvernement de Pierre Mauroy avait décidé la désindexation prix/salaire dans la fonction publique (…). Le rapport Couty, ce n’est rien d’autre que le prix de la paix sociale à l’hôpital.

Mais, les maux qui rongent l’hôpital – engorgement des urgences, inadaptation de la carte hospitalière, structure des coûts, pertinence ou plutôt non pertinence des actes, déficit des systèmes d’information, etc.- demeurent. Pour éviter une crise non plus sociale mais organisationnelle et systémique, il faut mettre sur les rails une réflexion sur une réforme structurelle. Regarder le futur dans un rétroviseur n’a jamais été une bonne politique. Pour paraphraser Pierre Dac, "l’hôpital a son avenir devant lui mais il l’aura derrière à chaque fois qu’il se retournera".

source http://pharmanalyses.fr/
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Message par Arnaud BASSEZ » sam. mars 30, 2013 2:58 pm

Sur une échelle de 1 à 10, évaluez votre niveau de stress : 7,2 répondent les infirmières

Il a été beaucoup questions des méfaits du stress professionnel ces derniers mois. Si la situation des professeurs, des employés de certaines grandes entreprises françaises ou encore des policiers a été notamment évoquée, plus rares ont été les données concernant les professionnels de santé. Pourtant, il n’est guère besoin de se pencher très longtemps sur le sujet pour supposer que des infirmiers aux pharmaciens en passant par les aides-soignantes et les médecins, le stress fait partie du quotidien de ces professions. Certaines études l’ont d’ailleurs bien confirmé. On se souvient par exemple d’une enquête conduite en 2005 qui avait mis en évidence, entre autres, que chez les femmes médecins, le risque de suicide était supérieur de 130 % par rapport aux taux observé dans la population générale féminine !

910 professionnels de santé dévoilent leur stress !

Aujourd’hui, Staffsanté et Staffsocial dévoilent les résultats d’une enquête menée sur leur portail à la fin 2012 auprès de 910 professionnels du secteur de la santé. La majorité des répondants étaient des infirmières (36 %) et des aides-soignants (15 %). Une minorité était médecin ou sage-femme (4 %), un plus petit nombre encore pharmacien ou préparateur en pharmacie (2 %). On comptait par ailleurs de nombreux cadres techniques et dirigeants. Ainsi, cette étude permet d’avoir une bonne appréhension du niveau de « stress » des infirmières et aides-soignants et peut constituer une ébauche de comparatif avec les autres professions de santé.

Travailler trop pour gagner pas assez

On retiendra que sur une échelle de 1 à 10, le niveau moyen de stress déclaré a été de 6,7. Il était le plus élevé chez les travailleurs exerçant dans le secteur socio-éducatif (7,4), les directeurs d’établissement (7,3), les infirmières (7,2) et les médecins (7,2). On trouve des niveaux plus bas chez les aides-soignants (6,4), les pharmaciens et préparateurs (6,3) et les psychologues (5,1). Invités également à donner une note de 1 à 10 à différents facteurs susceptibles de favoriser ce « stress », les professionnels ont attribué les scores les plus élevés aux salaires insuffisants (6,7/10, mais ce « facteur » pourrait ne pas être directement provocateur de stress), à la charge de travail importante (6,5/10) et aux difficultés liés au contexte émotionnel (5,9/10). Tensions dans l’équipe, horaires contraignants ou rapports hiérarchiques conflictuels n’ont pas obtenu de « note » supérieure à la moyenne. Pourtant, le temps consacré au travail n’est sans doute pas neutre dans le stress ressenti, puisqu’on observe que les travailleurs à temps partiel se déclarent moins éprouvés que ceux exerçant leur activité à temps plein.

Public/privé : la bataille du stress est engagée !

Enfin, il apparaît que les personnes travaillant dans les hôpitaux publics ont déclaré des niveaux de stress plus élevés (7,2/10 contre 6,6/10 dans le privé). Toutes les enquêtes menées en la matière ne confortent cependant pas cette donnée. Une étude menée par la Coordination nationale infirmière (CNI) en 2011 avait en effet affirmé que « les personnels du secteur privé sont plus stressés que ceux du secteur public ».

source jim
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Message par Arnaud BASSEZ » lun. avr. 08, 2013 6:52 pm

article qui m'a fait un peu tousser...

Y a-t-il un pilote dans le bloc opératoire ?


Il devient de plus en plus évident que, parmi les fonctions du chirurgien, celle de gérer les conflits au bloc opératoire est essentielle et doit lui être enseignée. En effet, il n’est guère d’intervention où les tensions entre les membres de l’équipe ne menacent de dégénérer, avec le risque d’entraîner des effets indésirables sur l’opéré. La 1ère étape pour les résoudre est d’analyser les comportements qui sont à leur origine. Le contrôle des émotions, la recherche d’un apaisement, l’art de communiquer et de négocier sont bien utiles pour y remédier, sous l’autorité d’un « chef » reconnu. Une échelle a pu être établie pour mesurer les dangers et erreurs et la façon de les éviter, et elle dérive de celle utilisée pour tester les pilotes d’avion, basée sur le concept qu’il faut préférer la justice au « bon droit ».

Une équipe, composée de 4 chirurgiens (dont un éducateur), de 2 panseuses et d’un sociologue (tendance constructiviste et non behavioriste), a été mise en place, ceci sur 5 sites. On a demandé aux chirurgiens comment ils avaient appris à gérer les conflits, puis (les mêmes questions étant posées aux panseuses) s’ils connaissaient des exemples de conséquences des dits conflits, et comment ils pensaient les résoudre. Les transcriptions de ces séances ont servi de bases de données pour cette étude.

Les effets fâcheux des conflits au bloc sur les suites opératoires sont largement confirmés ; les meilleures méthodes pour les éviter semblent être le contrôle de soi, la résilience, et l’aptitude à surmonter ses émotions (devant un incident, une hémorragie, une « poussée » des viscères, une panne de matériel, etc.). Il convient de se concentrer sur le problème et la meilleure manière de le résoudre, en adoptant une solution de remplacement (autre fil, autre matériel) ; il convient de ne pas hésiter à ralentir le processus opératoire pour communiquer mieux et expliquer le projet alternatif, tout en confrontant les points de vue divergents pour faire apparaître celui qui sera considéré comme le meilleur, quitte à réprimander (gentiment) le membre de l’équipe qui se serait livré à un comportement inapproprié, en lui demandant juste de rester calme et de faire son travail de son mieux.

L’éducation comportementale au bloc est nécessaire ; la définition des points de friction fournit une base pour une instruction motivée sur le plan théorique et adaptée au contexte qui permettra la gestion des prochains litiges, tout en évaluant la capacité du chirurgien à les dénouer.


Dr Jean-Fred Warlin (JIM)

Rogers DA et coll. : Surgeons managing conflict in the operating room: defining the educational need and identifying effective behaviors. Am J Surg., 2013; 205: 125-130.
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Message par Arnaud BASSEZ » lun. avr. 08, 2013 6:54 pm

X fragile ? Le Y ne s’est pas bien regardé !

Ils ont beau faire les fiers, les hommes savent qu’ils sont bien moins solides que les femmes. Avec leur chromosome Y qui joue les solitaires, et dont le nombre de gènes s’est réduit au fil des millénaires comme peau de chagrin (ou presque), ils ont du souci à se faire comparativement aux femmes qui peuvent compter sur leurs deux X (qui non contents de faire la paire sont bien plus richement pourvus en gènes). Sur la base de ces (sommaires) constatations, beaucoup, ces dernières années, ont prédit la fin de l’homme, avec un petit « h ». Dans un ouvrage publié en 2005 intitulé « La malédiction d’Adam : un futur sans hommes », Bryan Sykes, généticien à l’université d’Oxford ne donnait au chromosome Y pas plus de dix millions d’années d’espérance de vie. L’unicité de Y aurait en effet raison de lui selon Bryan Sykes : l’impossibilité pour ce chromosome de s’auto-réparer grâce aux gènes de son homologue le rendant bien trop vulnérable face aux mutations.
Y fait comme un rat

Aujourd’hui, c’est un autre spécialiste, une chercheuse australienne réputée dans son pays, Jenny Graves de l’Université de Canberra qui se livre à une prophétie bien plus macabre encore : dans cinq millions d’années, Y ne sera plus qu’un souvenir selon elle. La démonstration ne diffère guère de celle défendue par Bryan Sykes. « Le chromosome X est unique chez les hommes, alors que chez les femmes, il a un comparse avec qui il peut s’échanger des éléments et se réparer. Tandis que si le chromosome Y est touché, c’est une spirale vers le déclin » explique-t-elle interrogée dans le Daily Mail. D’ailleurs, ce « déclin » annoncé est déjà en marche comme le montre la diminution du nombre de gènes présents sur Y. Pas de quoi s’alarmer cependant selon Jeanny Graves qui considère de toute manière que la spécificité du sexe fort est un « accident de l’évolution » : il n’est pas impossible que l’on assiste à l’apparition d’un nouveau chromosome remplaçant Y à l’instar de ce qui a été observé par exemple chez les rats d’Okinawa. Chez plusieurs espèces de rongeurs, le gène SRY responsable de la détermination sexuelle au stade embryonnaire existe ainsi toujours mais n’est plus porté par Y, mais par un autre chromosome.
Le Y descend du singe

Tous ne sont cependant pas prêts à enterrer Y aussi « vite » que Bryan Sykes ou Jenny Graves. Plusieurs attitudes sont ainsi représentées dans la communauté scientifique face à ceux qui prédisent la disparition du chromosome « mâle ». Le professeur Chris Mason de l’University College London est un positiviste. Y est amené à disparaître d’ici 5 millions d’années ? « Le laps de temps est largement suffisant pour que la science compense cette défection ; découverte qui vaudra probablement à ses auteurs un Prix Nobel » prédit-il à son tour dans le Daily Mail. D’autres préfèrent s’en référer à l’évolution. Le Professeur Robin Lovell-Badge de l’Institut pour la recherche médicale de Londres souligne ainsi que Y a beau s’être déplumé par rapport à X, depuis plus de 25 millions d’années son nombre de gènes n’a pas décru. Une telle constatation, rassurante pour l’homme (et même pour l’Homme) avait été l’objet d’une publication dans la revue Nature en 2003. En comparant le génome du chromosome Y du macaque et de l’homme, deux espèces s’étant séparées il y a 25 millions d’années, les scientifiques avaient constaté que le chromosome Y ne semblait guère s’être dégradé depuis cette lointaine époque, puisque les mêmes gènes sont présents chez le macaque et l’homme. Ainsi, la dégradation du chromosome Y ne serait pas linéaire ce qui atténue la portée des prévisions des uns et des autres.
Modifié en dernier par Arnaud BASSEZ le sam. juin 01, 2013 12:28 pm, modifié 1 fois.
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Message par Arnaud BASSEZ » jeu. avr. 11, 2013 4:50 pm

Erreur à l'hôpital de Vienne: un patient opéré à la place d’un autre

Un patient a été opéré alors qu’il ne devait pas l’être après son transfert depuis l’hôpital de Vienne ; un autre, qui devait l’être, non seulement n’a pas subi cette intervention, mais surtout n’a pas pu être identifié. Une confusion d’identité entre ces deux malades à l’occasion d’un examen de scanner serait à l’origine de cette malencontreuse erreur.

Si la confusion remonte au 27 novembre 2012, les faits viennent d’être connus. Ce jour-là, un homme âgé d’au moins cinquante ans, passe un scanner à l’hôpital de Vienne pour un anévrisme. Une information que l’hôpital s’est refusé à préciser en raison du secret médical. Au regard de l’examen, le patient doit subir une intervention chirurgicale en étant transféré dans un autre établissement. Si un patient a bien été transféré pour subir cette intervention, il ne s’agit pas de celui qui devait en bénéficier. Une erreur qui a été décelée lors d’une visite de contrôle effectuée par le patient en question auprès de cet établissement. Jeudi 4 avril, les faits ont été portés à la connaissance de la direction de l’hôpital de Vienne.

« Cette erreur d’identité s’est produite malgré les nombreuses procédures de contrôles destinées à vérifier l’identité des patients à toutes les étapes de leur prise en charge. Cette confusion a amené à orienter un patient vers un traitement inadéquat et n’a pas permis la prise en charge d’un patient le nécessitant », reconnaissait hier soir Gérard Servais, directeur de l’établissement viennois.

Aussitôt informé, le patient qui a été opéré a été vu ces jours-ci par le corps médical. « Il n’a et ne devrait subir aucun préjudice grave. Ce traitement ne consistait à aucune ablation », assure le directeur. Il sera suivi régulièrement par l’établissement viennois afin de connaître son évolution.

Le patient qui aurait dû être opéré n’a pas encore pu être identifié

Désormais, le centre hospitalier Lucien-Hussel tente d’identifier l’homme qui devait initialement subir cette intervention. « Grâce au scanner, nous savons qu’il s’agit d’un patient de sexe masculin en raison de la présence de la prostate, d’un homme de plus de 50 ans, en raison de son anatomie », détaille Gérard Servais. Mais pour l’heure, les recherches sont restées infructueuses.

Depuis quatre jours, les services ont donc recensé tous les hommes de plus de 50 ans qui étaient présents ce 27 novembre 2012 au sein de l’établissement viennois. « Nous avons recensé 145 patients. Une cellule est chargée de contacter au plus vite tous ces patients par téléphone ou par courrier si nous ne possédons pas de numéro. Pour les patients que nous réussirons à contacter, il leur sera proposé un rendez-vous pour une échographie de contrôle, ici même ou en ville. Pour les autres, nous les invitons à contacter le standard de l’hôpital qui tiendra à partir de ce soir [NDLR : lire mardi soir] un registre des appels », précise Gérard Servais.

Reste la question de taille : comment un patient a pu se substituer à un autre ? « Nos personnels détectent parfois des patients désorientés dans les services. C’est une piste », admet le directeur.

De son côté, l’ARS a diligenté une inspection au centre hospitalier de Vienne afin d’établir les faits, d’identifier les dysfonctionnements et d’en tirer toutes les conséquences. « Nous regrettons ce déplorable incident et nous veillerons à ce que les deux patients concernés bénéficient du meilleur accompagnement par l’établissement dans leurs démarches et leur prise en charge », assurait hier soir l’ARS.

Le standard de l’hôpital de Vienne tient depuis hier soir un registre spécifique des appels : il permet de relever les coordonnées des patients ayant appelé (adresse, téléphone, mail…) afin de les contacter pour fixer un rendez-vous. Une permanence sera assurée le week-end afin d’éviter aux appelants des délais de prise en charge trop longs.

Tél. 04 74 31 33 33

source ledauphine.com

On peut juste se demander de quoi le patient a pu être opéré alors qu'il ne nécessitait aucun traitement puisque n'ayant pas la pathologie pour laquelle on l'opérait. Mais je dis ça comme ça, je ne suis pas chirurgien moi...
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Message par Arnaud BASSEZ » dim. avr. 14, 2013 7:54 pm

Exercice privé à l’hôpital : pas de grand soir en perspective !

Les débats récurrents et récents autour des dépassements d’honoraires des médecins libéraux ont été l’occasion d’une attention médiatique particulière concernant l’activité privée de certains praticiens hospitaliers. On sait que 10 % des 45 900 médecins des hôpitaux publics peuvent, au sein de leur établissement exercer une activité privée. Cette dernière est dans la très grande majorité des cas réalisée en secteur 2. Or, plusieurs journaux se sont fait fort de rappeler certains excès.

On se souvient parmi de nombreux autres exemples comment le magazine 60 millions de consommateurs avait par exemple dénoncé en mars 2012 des dépassements oscillants entre 38 et 408 % du tarif de la Sécurité sociale et épinglé quelques pratiques rarissimes mais spectaculaires, tels des tarifs supérieurs de 1 000 %. Face à cette situation, les pouvoirs publics s’étaient promis d’agir. Ils y étaient d’ailleurs incités par les associations de patients, certains praticiens hospitaliers (deux cent avaient signé un appel dans ce sens en mars 2012) et les praticiens libéraux de secteur 2 soucieux de voir les médecins hospitaliers logés à la même sanction qu’eux.

Un dispositif non sans avantages

Cependant, le sujet est délicat. Cette possibilité offerte aux praticiens hospitaliers permet en effet de maintenir dans les établissements publics des spécialistes très réputés. Par ailleurs, la redevance que reversent les médecins exerçant une activité privée à leur établissement n’est pas négligeable en cette période de tension économique pour nombre d’hôpitaux. Ces différents éléments expliquent sans doute la très grande prudence observée dans son rapport remis ce vendredi au ministre de la Santé par le conseiller d’Etat, Dominique Laurent sur le sujet.

Faire quelques efforts et tout ira mieux

Pas de suppression du secteur (comme le souhaitaient les 200 signataires de mars 2012), ni même de plafond, mais des mesures pour améliorer la « transparence » constituent le mot d’ordre de ce rapport. Les préconisations consistent pour la plupart en l’application de règles qui devraient déjà être respectées mais dont on sait pourtant qu’elles ne le sont pas toujours (comme l’avait par exemple mis en évidence un récent rapport de l’AP-HP) et notamment la transmission mensuelle des tableaux de service à la direction. Souvent les informations dont celle-ci dispose sont extrêmement parcellaires ce qui rend particulièrement difficile tout contrôle. Le rapport invite également à améliorer l’information des patients.

En matière de sanctions : elles devraient intervenir au cas par cas, en prenant en compte la réputation du praticien, ses pratiques générales et le lieu d’exercice. Enfin, concernant les disparités créées par ces activités privées en matière de délai d’attente pour les patients, le rapport se contente de préconiser que les hôpitaux fassent un effort en la matière à l’aide d’une « charte de déontologie ».

C'est sûr qu'avec ça, on va drôlement avancer...et les anesthésistes n'ont pas fini d'endormir des patients qui iront enrichir directement les chirurgiens qui ne déclarent pas leurs patients privés. Voire même qui les font opérer par d'autres...le beurre et l'argent du beurre.
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Message par Arnaud BASSEZ » mer. avr. 17, 2013 1:17 pm

Greffe de peau : un petit ver parasite révolutionne la technique

Des chercheurs se sont inspirés d'un ver microscopique parasite des poissons pour concevoir un adhésif médical, plus résistant et plus sûr que les agrafes chirurgicales, qui pourrait révolutionner les greffes de peau.

Présentée mardi dans la revue britannique Nature Communications, cette nouvelle technique révolutionnaire de greffe de peau repose sur des micro-aiguilles imitant la façon dont le ver parasite Pomphorynchus laevis se fixe sur son hôte grâce à sa tête en forme de cactus, qui pénètre son intestin puis gonfle pour s'y maintenir fermement. "La force d'adhésion de la pointe des micro-aiguilles est plus de trois fois supérieure à celle des agrafes chirurgicales classiques utilisées dans les greffes de peau", résume dans un communiqué Seung Yun Yang, biologiste au Brigham and Women's Hospital de Boston (USA) et auteur principal de l'étude.

Chaque aiguille en forme de cône est constituée d'une âme en plastique rigide recouverte d'une pointe qui gonfle dès qu'elle est placée dans un milieu humide ou entre en contact avec de l'eau. Pour tester leur efficacité, les chercheurs en ont tapissé un patch adhésif de 4 cm2. Ils ont constaté que les aiguilles pénétraient en douceur dans les tissus vivants, tout en maintenant un contact étroit et solide avec la surface ainsi collée.
Moins de traumatisme et de risques d'infections
"Cette conception unique permet aux aiguilles d'adhérer à des tissus mous en leur causant le moins de dégâts possible. En outre, lorsque le temps est venu de retirer l'adhésif, les tissus, vaisseaux sanguins et nerfs sont moins traumatisés qu'avec des agrafes, et le risque d'infection est également réduit", assure Jeffrey Karp, qui a dirigé ces recherches. La technique pourrait devenir une alternative aux agrafes et sutures utilisées actuellement pour fixer les greffes de peau sur des patients qui ont souffert de brûlures graves, d'infection, de cancer ou d'autres traumatismes importants.
Pour ses concepteurs, les micro-aiguilles pourraient aussi servir à administrer des médicaments, y compris des protéines, en particulier pour les interventions de chirurgie interne. "Je pense que cette invention sera très efficace pour traiter les patients, non seulement pour fixer les greffes de peau mais aussi pour administrer des substances actives à la surface d'une lésion. Il pourrait par exemple s'agir d'antibiotiques, de médicaments favorisant la croissance des cellules ou de molécules anti-inflammatoires", souligne Bohdan Pomahac, responsable du service des greffes et des grands brûlés du Brigham and Women's Hospital.

source metro.com

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L’hôpital de Morlaix condamné pour une erreur fatale de transfusion

En 2004, un patient de 67 ans décédait suite à une erreur de transfusion sanguine. Il avait reçu du sang A+ alors qu'il était de rhésus sanguin B+. Le tribunal correctionnel de Brest a déclaré coupable d’homicide involontaire le centre hospitalier des pays de Morlaix, en tant que personne morale, et l’a condamné à 15 000 euros d’amende.

Le procès s'était tenu début mars pendant trois jours, durant lesquels le tribunal de Brest (29) s'était penché sur une cascade d'événements qui avaient abouti à cette erreur médicale dramatique. En juin 2004, Emile Le Jeune, un patient atteint d'un cancer, décède suite à une transfusion sanguine. Le personnel médical de l'hôpital de Morlaix utilise deux poches de sang A+ pour le soigner, alors que son rhésus sanguin est de type B+. L'erreur serait en partie due à une confusion entre le dossier du patient et un homonyme de six ans plus âgé.

L'Hôpital de Morlaix a été condamné à 15 000 euros d'amende suite à une erreur médicale. Les quatre autres prévenus, infirmière, infirmier et techniciens de laboratoire ont eux été condamnés à 1 500 euros d'amendes avec sursis. La condamnation ne figurera pas au bulletin n° 2 de leur casier judiciaire.

Trois médecins, le médecin coordinateur, un interne et le réanimateur, et deux infirmières ont été relaxés.

source France3.fr

9 ans pour juger une affaire...
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Message par Arnaud BASSEZ » ven. avr. 19, 2013 10:50 am

155 millions d’euros d’économies demandés aux hôpitaux parisiens, c’est « inatteignable »

Le président du conseil de surveillance de l'Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP) et député PS Jean-Marie Le Guen a jugé lundi que l'objectif de 155 millions d'euros d'économies fixé en 2013 aux hôpitaux parisiens était "inatteignable".

Cet objectif figure dans le plan de redressement de l'AP-HP qui regroupe 37 établissements publics. "C'est un effort financier inatteignable", a déclaré au Parisien/Aujourd'hui en France M. Le Guen.
"Nos études montrent qu'on ne peut pas améliorer notre efficience de plus de 100 millions d'euros", a-t-il ajouté.

"Si le gouvernement envisage un plan social à l'AP-HP, qu'il le dise! Si oui, il faudra nous dire quoi couper et où", prévient le député de Paris.
"Si on nous laisse quatre à cinq ans au lieu des deux prévus pour le retour à l'équilibre, on peut y arriver", assure-t-il. M. Le Guen réclame "une enveloppe de 1 à 2 milliards d'euros étalée sur cinq ans".

Il plaide également pour "l'organisation rapide d'états généraux", avec des professionnels, des patients, des élus afin de redéployer les moyens de l'AP-HP pour plus d'efficacité.

La situation financière de l'AP-HP s'est améliorée en 2012, malgré un déficit de 20 millions d'euros.

Rédaction ActuSoins, avec AFP

"l'organisation rapide d'états généraux", avec des professionnels, des patients, des élus afin de redéployer les moyens de l'AP-HP pour plus d'efficacité. En quoi des patients seraient compétents pour parler de l'hôpital ? Est-ce que l'on va dans leurs entreprises pour leur dire comment mieux bosser ?
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Message par yves benisty » ven. avr. 19, 2013 11:59 am

À lire l'avis du Comité pour l’évaluation des risques en matière de pharmacovigilance (PRAC) sur les médicaments à base de tétrazépam, d’almitrine, de ranélate de strontium et de codéine (chez l’enfant).

Pour mémoire, le tétrazépam est une benzodiazépine (comme son nom l'indique) utilisée particulièrement pour ses effets myorelaxants (nom de spécialité Myolastan).

Comme quoi, des molécules qui semblent anodines ne le sont pas toujours...
Plus on est de fous, moins il y a de riz (proverbe chinois).
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