Articles sur la santé

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Arnaud BASSEZ
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Re: Articles sur la santé

Message par Arnaud BASSEZ » sam. juil. 27, 2019 8:00 pm

La loi Santé au Journal officiel
26 July 2019

C’est l’une des trois lois parues au Journal officiel du 26 juillet 2019. relative à l'organisation et à la transformation du système de santé vient de paraître au JO.

Ce projet de loi relatif à l'organisation et à la transformation du système de santé avait été déposé au Parlement le 13 février 2019. Avec la procédure accélérée, son examen aura donc pris moins de cinq mois (L. n° 2019-774, 24 juill. 2019, JO 26 juill.).

Parmi les point à retenir :

la création du health data hub et la santé numérique ;
la modification des études en santé ;
la télémédecine et le télésoin.

Pour plus de détails, voici le détail de la loi :
TITRE IER - DÉCLOISONNER LES PARCOURS DE FORMATION ET LES CARRIÈRES DES PROFESSIONNELS DE SANTÉ
Chapitre Ier : Réformer les études en santé et renforcer la formation tout au long de la vie

Article 1er : Rénovation de l’accès aux études médicales et suppression du numerus clausus
Article 2 : Réforme du deuxième cycle des études médicales et suppression des « épreuves classantes nationales » (ECN)
Article 3 : Habilitation du gouvernement à prendre des ordonnances pour organiser la recertification des compétences des médecins
Article 3 bis (nouveau) : Mention, dans le code de la santé publique, de l’importance d’adapter la formation initiale et continue des professionnels de santé aux évolutions technologiques, en fonction des besoins des patients et afin d’améliorer leur prise en charge

Chapitre II : Faciliter les débuts de carrières et répondre aux enjeux des territoires

Article 4 : Sécurisation du bénéfice du contrat d’engagement de service public (CESP) en cas d’évolution du zonage
Article 5 : Extension du statut de médecin adjoint
Article 5 bis (nouveau) : Maillage de chaque spécialité, ou groupe de spécialités, pris en compte dans le zonage élaboré pour attribuer les mesures d’incitation à l’installation des médecins

Chapitre III – Fluidifier les carrières entre la ville et l’hôpital pour davantage d’attractivité

Article 6 : Modernisation des conditions de l’emploi médical hospitalier

TITRE II – CRÉER UN COLLECTIF DE SOINS AU SERVICE DES PATIENTS
Chapitre Ier – Promouvoir les projets territoriaux de santé

Article 7 A (nouveau) : Reconnaissance de la promotion de la santé comme compétence à part entière des collectivités territoriales
Article 7 B (nouveau) : Réaffirmation du rôle des collectivités locales en matière de prévention et de promotion de la santé et octroi aux collectivités de la possibilité de définir des objectifs particuliers en matière de promotion de la santé spécifiques à leur territoire, dans le cadres des compétences reconnues par la loi et sous réserve d’en informer les représentants de l’Etat sur le territoire
Article 7 C (nouveau) : Création d’équipes de soins spécialisés regroupant des médecins spécialistes hors médecine générale, ayant pour mission de contribuer avec les acteurs du premier recours à la structuration des parcours de santé
Article 7 D (nouveau) : Intégration des parlementaires comme membres de droit des Conseils territoriaux de santé
Article 7 : Mobilisation des acteurs autour d’un projet de santé de territoire et validation du projet de santé des communautés professionnelles territoriales de santé par les agences régionales de santé (ARS)
Article 7 bis (nouveau) :
Possibilité octroyée aux infirmiers, dans le cadre d'une équipe de soins primaires ou d'une communauté territoriale de santé, d’adapter la posologie pour certains traitements en fonction des résultats d'analyses de biologie médicale des patients, sauf en cas d’indication contraire du médecin prescripteur et sous réserve d’une information du médecin traitant désigné par le patient
Article 7 ter (nouveau) : Sécurisation juridique de l’exercice des pédicures-podologues, en supprimant l’exclusion de toute intervention provoquant l’effusion de sang, devenue obsolète
Article 7 quater (nouveau) : Mise en œuvre du pharmacien correspondant en dehors du cadre des protocoles de coopération et inscription de cette faculté dans les compétences de droit commun des pharmaciens d’officine
Article 7 quinquies (nouveau) : Possibilité donnée aux pharmaciens d'officine, dans le cadre de démarches inscrites dans un exercice coordonné, de délivrer certains médicaments selon des protocoles établis par la Haute autorité de santé
Article 7 sexies (nouveau) : Octroi aux pharmaciens, sans l’accord exprès et préalable du prescripteur, mais conformément à la recommandation établie par l’Agence nationale de sécurité du médicament, de la possibilité de remplacer le médicament prescrit par un autre médicament lorsque le premier connaît une rupture d’approvisionnement susceptible de mettre en jeu le pronostic vital du patient ou d’entrainer une perte de chance importante pour ce dernier
Article 7 septies (nouveau) : Droit opposable au médecin traitant pour tout assuré en faisant la demande

Chapitre II – Développer une offre hospitalière de proximité, ouverte sur la ville et le secteur médico-social, et renforcer la gradation des soins

Article 8 : Cadre de définition des « hôpitaux de proximité » en associant les professionnels de ville à leur gouvernance ; Introduction dans le code de la santé publique d’un cadre de définition rénové des hôpitaux de proximité ; Suppression de la question du financement des hôpitaux de proximité du champ de l’habilitation donnée par le Parlement au gouvernement à légiférer par ordonnances ;
Ouverture de la gouvernance des hôpitaux de proximité à la médecine de ville en particulier
Article 9 : Réforme du régime des autorisations des activités de soins, dans une logique de gradation de soins

Chapitre III – Renforcer la stratégie et la gouvernance médicales au niveau du groupement hospitalier de territoire, et accompagner les établissements volontaires pour davantage d’intégration

Article 10 : Renforcement de l’intégration au sein des groupements hospitaliers de territoire
Présidence du comité stratégique du groupement hospitalier de territoire tenue par le directeur de l’établissement support et vice-présidence tenue par le président de la commission médicale de groupement ;
Prorogation des mandats des présidents et des membres élus des commissions médicales d’établissements jusqu’à la date d’institution des commissions médicales de groupement
Maintien d’une commission des usagers dans chaque établissement partie à la fusion d’établissements publics de santé

TITRE III – DÉVELOPPER L’AMBITION NUMÉRIQUE EN SANTÉ
Chapitre Ier – Innover en valorisant les données cliniques

Article 11 : Élargissement du champ du système national des données de santé à l’ensemble des données cliniques obtenues dans le cadre de soins remboursés par l’Assurance maladie pour favoriser la production et l’utilisation des données de santé et création de la Plateforme des données de santé
Intégration dans le système national des données de santé des données à caractère personnel issues d’enquêtes, lorsque celles-ci sont appariées avec les données de ce système
Octroi au groupement d’intérêt public d’une mission d’information des patients, de promotion et de facilitation de leurs droits relatifs à l’utilisation de leurs données de santé, en particulier concernant les droits d’opposition
Élargissement des exceptions au régime de protection des données de santé aux traitements mis en œuvre par l'État aux fins de conception, de suivi ou d’évaluation des politiques publiques dans le domaine de la santé, ainsi que les traitements réalisés aux fins de collecte, d’exploitation et de diffusion des statistiques dans ce domaine
Précision du cadre juridique du comité éthique et scientifique pour les recherches, les études et les évaluations dans le domaine de la santé, qui sera chargé de se prononcer sur l’intérêt public d’une demande d’accès aux demandes de la plateforme des données de santé.
Article 11 bis (nouveau) : Élargissement des finalités de l’utilisation du système national d’information inter-régimes de l’Assurance Maladie (SNIIRAM), contenant l’ensemble des données de remboursement

Chapitre II – Doter chaque usager d’un espace numérique de santé

Article 12 : Doter chaque usager d’un espace numérique de santé
Insertion des secteurs sociaux et médico-sociaux dans le champ des parcours de santé que l’espace numérique de santé accompagnera
Information donnée à l’usager, lorsqu’il ouvre son espace numérique de santé, sur les conditions de fonctionnement de celui-ci, conformément à l’avis de la CNIL du 31 janvier 2019 sur le projet de loi
Faculté pour le représentant légal d’accéder à l’espace numérique de santé dans les mêmes conditions que le titulaire
Élargissement des thèmes de l’application du « store santé » de l’espace numérique aux thèmes suivants : prévention, droits des usagers et offre de soins
Application des dispositions du Règlement général sur la protection des données à l’espace numérique de santé
Prise en compte, dans la conception et la mise en œuvre de l’espace numérique de santé, de l’inégal accès à internet sur le territoire français
Article 12 bis (nouveau) : Inscription des dispositifs médicaux implantables dans le dossier pharmaceutique
Article 12 ter (nouveau) : Habilitation du gouvernement à prendre par ordonnances différentes mesures visant à adapter les règles relatives aux moyens techniques d’identification et d’authentification des usagers et de acteurs du système de santé, en vue d’accompagner le développement des usages numériques

Chapitre III – Déployer pleinement la télémédecine et les télésoins

Article 13 : Autoriser les professionnels de santé non médicaux à réaliser une activité à distance
Modification du cadre juridique de la télémédecine : extension aux actes entre professionnels médicaux d’une part, professionnels paramédicaux et pharmaciens d’autre part
Suppression des précisions relatives à l’enclavement ou l’isolement géographique dans le décret qui définira les modalités de prises en charge financière du télésoin
Article 14 : Moderniser le cadre de la prescription dématérialisée
Rétablissement dans la loi de la prescription dématérialisée des arrêts de travail, faisant suite à la censure par le Conseil constitutionnel de l’article correspondant dans la loi de financement de la sécurité sociale pour 2019

TITRE IV : MESURES DIVERSES
Chapitre Ier – Dispositions de simplification

Article 15 : Abrogations de dispositions législatives
Article 16 : Mesures de sécurisation des établissements de santé
Article 17 : Suppression des bulletins d’interruption volontaire de grossesse
Article 17 bis (nouveau) : Rapport remis au Parlement dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi sur l’amélioration de l’accompagnement pendant la grossesse
Article 18 : Mesures de simplification
Modification du cadre juridique du régime de l’autorisation des établissements et services sociaux et médico-sociaux (ESSMS)
Assouplissement du droit en vigueur et alignement du niveau d’exigence avec celui du droit de l’Union européenne s’agissant de dispositions spécifiques à l’eau
Transposition des dispositions d’une directive européenne dans le domaine de l’eau à Mayotte, permettant un assouplissement des dispositions applicables
Simplification du fonctionnement des agences régionales de santé en donnant la possibilité au directeur général de l’agence de fusionner les deux commissions de coordination des politiques publiques compétentes - à la fois dans les domaines de la prévention et de la promotion de la santé, de la santé scolaire, de la santé au travail et de la protection maternelle et infantile, et dans le domaine des prises en charge et des accompagnements médico-sociaux - en une seule commission

Chapitre II – Mesures de sécurisation

Article 19 : Habilitations à légiférer par ordonnances
Création d’une agence régionale de santé à Mayotte et d’une agence régionale de santé à La Réunion, en lieu et place de l’agence de santé de l’océan Indien
Article 19 bis (nouveau) : Élargissement des ressources auxquelles le Directeur général de l’ARS peut faire appel pour contrôler le recueil des indicateurs de qualité et de sécurité des soins
Article 19 ter (nouveau) : Rénovation en profondeur du dispositif des protocoles de coopération entre professionnels de santé créé par l’article 51 de la loi Hôpital, Patients, Santé, Territoires (HPST) du 21 juillet 2009
Article 19 quater (nouveau) : Sécurisation de l’exercice de gestes soignants par des assistants médicaux dès lors qu’ils auraient suivi une formation qualifiante ad hoc
Article 20 : Renforcement de la préparation du système de santé pour faire face aux situations sanitaires exceptionnelles
Augmentation du nombre de réservistes auxquels les agences régionales de santé pourront faire appel en supprimant la référence aux professionnels de santé en activité
Article 21 : Rénovation des modalités de recrutement des praticiens à diplôme hors Union européenne
Octroi du bénéfice de la procédure d’autorisation d’exercice mise en place par l’article 21 aux praticiens à diplôme hors Union européenne (PADHUE), présents dans un établissement de santé public ou un établissement de santé privé d’intérêt collectif au 31 octobre 2018 et non au 31 décembre 2018
Dispositions permettant aux praticiens à diplôme hors UE reconnus réfugiés ou apatrides de pouvoir exercer, selon des modalités d’autorisation temporaires proches de celles mises en œuvre par l’article du projet de loi relatif aux PADHUE
Modification du code du travail, de manière à pouvoir substituer la décision d’affectation du ministre chargé de la santé du praticien dans un établissement de santé à la présentation d’un « contrat de travail visé », pour permettre au praticien de solliciter une entrée en France

TITRE V – R
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Message par Arnaud BASSEZ » jeu. août 08, 2019 6:13 pm

On appelle ça de l’hypocrisie (voire du foutage de gueule ou c'est moi ?)


Publié le 08/08/2019
Infirmiers de bloc : la "validation de l'expérience" entre en piste

Le nouveau report au 1er janvier 2020 de l’entrée en vigueur du décret de 2015 sur les compétences exclusives des IBODE (infirmiers de bloc opératoire) prévoit que les infirmières (non IBODE) puissent demander une autorisation d’exercer en bloc opératoire.

Un nouvel arrêté, paru le 31 juillet 2019, détaille les conditions de la validation de l’expérience (VAE) qui ont été retenues par les autorités.

Les infirmiers exerçant au 30 juin 2019 la fonction d’IBODE depuis au moins un an à temps plein et apportant « de manière régulière une aide à l’exposition du patient, à l’hémostase et à l’aspiration lors d’interventions chirurgicales réalisées au cours de cette même période » pourront soumettre avant le 31 octobre 2019 un dossier d’inscription à la direction régionale de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale (DRJSCS) de leur lieu d’exercice. Le dossier devra notamment comprendre des attestations d’établissements et de praticiens. Suite à cette inscription, si le dossier est validé, une autorisation temporaire leur sera délivrée.

Pour qu’elle devienne définitive, les infirmiers concernés devront satisfaire à une épreuve de vérification des connaissances au cours d’un oral de 20 minutes devant une commission régionale. Durant cette épreuve, le jury composé « d’un représentant de l’État », d’un chirurgien en activité et d’un IBODE appréciera « à partir des indications fournies par les documents figurant dans la demande d'inscription, son aptitude à réaliser l'aide à l'exposition, à l'hémostase et à l'aspiration dans les mêmes conditions que celles applicables à l'infirmier ou l'infirmière titulaire du diplôme d’État de bloc opératoire ».

A l’issue de l’épreuve, les infirmiers pourront soit être admis, recalés ou admis avec l’obligation de suivre une formation complémentaire.

Cette formation, d’une durée de vingt et une heures sera dispensée au sein d’une école autorisée à préparer au diplôme d’État d’infirmier de bloc opératoire.

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Re: Articles sur la santé

Message par Arnaud BASSEZ » mar. août 20, 2019 8:58 am

Je propose à la ministre de la santé, un bâton stérile afin de mordre dedans, le jour où nous n'aurons plus de médicaments pour l'endormir si elle doit se faire opérer.

Publié le 19/08/2019

Pénurie de médicaments : nouvelle alerte d’un collectif de médecins
Ce sont des médicaments très largement utilisés et pour des indications variées comme les corticoïdes ou au contraire des traitements ciblés comme, par exemple, ceux destinés à limiter les risques de récidive des cancers de la vessie. Ce sont des pénuries prolongées, se prolongeant parfois pendant un an ou des ruptures de stocks temporaires mais brutales. C’est en tout cas devenu le quotidien de million de malades et de professionnels de santé.

Tant les pharmaciens que les médecins et les infirmières sont régulièrement contraints aujourd’hui d’imaginer des solutions alternatives, parfois potentiellement à risque pour les patients, afin de contourner l’absence de certains médicaments ou dosages. Une enquête réalisée au début de l’année par le collectif d’associations de patients France Assos Santé indiquait ainsi qu’un Français sur quatre avait été confronté au cours des mois précédents à l’impossibilité de se procurer un médicament ou un vaccin, pour lui-même ou pour un de ses proches. On sait par ailleurs que le nombre de difficultés d’approvisionnement répertoriées par l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) est passé de 44 en 2008 à 868 l’année dernière.

Fragmentation et enjeux économiques

Les raisons de ces « tensions » qui se multiplient sont identifiées de longue date. La fragmentation du processus de fabrication et de production des médicaments ces dernières années n’a pu que conduire à une augmentation des risques de rupture. De la fabrication des principes actifs qui a été majoritairement délocalisée en Inde et en Chine jusqu’à la distribution en France en passant par le façonnage qui est régulièrement réalisé aux États-Unis, chaque étape peut être l’objet de défauts de matière première, d’erreurs ou de contaminations entraînant des retards ou de dysfonctionnements techniques. A cette fragmentation nécessairement dangereuse, s’ajoutent des enjeux économiques qui conduisent les industriels à se montrer souvent plus exigeants pour la production des médicaments les plus coûteux (qui peuvent par exemple bénéficier d’interventions prioritaires en cas de problèmes sur une chaine de distribution).

Gestion des problèmes et transparence

La situation n’a pas été ignorée par les pouvoirs publics qui ont mis en place différents dispositifs pour tenter de corriger les facteurs de risque de pénurie. Depuis 2012 notamment, les laboratoires ont accepté de se doter de plans de gestion de pénurie, qui permettent la mise en œuvre de réponses plus rapides en cas de tensions, quelles qu’elles soient. De la même manière, le ministre de la Santé a présenté au début de l’été une série de mesures dont l’objectif est notamment de renforcer la transparence entre les laboratoires, les autorités et le grand public.

Prévenir plutôt que guérir

Cependant, comme les chiffres en témoignent, les efforts engagés n’ont pas permis d’endiguer la progression des pénuries. Aussi, une nouvelle fois, un collectif vingt-six praticiens hospitaliers, signent dans le Journal du Dimanche (JDD) une tribune alertant les pouvoirs publics et surtout les invitant à une action forte, non plus pour gérer les pénuries mais pour les prévenir. Trois mesures s’imposent écrivent les praticiens, qui ont accepté de répondre à l’invitation de l’initiateur de la tribune le professeur Jean-Paul Vernant. D’abord, ils veulent que « soient imposées (…) la constitution et la gestion de stocks de médicaments d’intérêts thérapeutiques majeurs sous forme de produits finis ». Ces stocks permettraient en effet de répondre aux situations d’urgences en cas de dysfonctionnements sur une chaîne ou de défaut de certaines matières premières. Les auteurs du texte veulent également que « soit rapatriée en Europe la production des principes actifs », une disposition qui selon eux ne devrait avoir que peu d’impact sur le coût des médicaments. Enfin, ils préconisent que soit créé « un établissement pharmaceutique à but non lucratif, si possible européen, sinon français ». Ils invitent à cet égard à réfléchir à une initiative américaine où les médecins de 500 établissements hospitaliers indignés des pénuries toujours plus nombreuses et des augmentations brutales des prix des médicaments (en la matière les enjeux sont assez différents en France) « se sont réunis pour fonder un établissement pharmaceutique (…) produisant des médicaments passés dans le domaine public ».

Des conséquences trop souvent minimisées ?

Le ministre de la Santé dont les dernières mesures sur le sujet témoignaient d’une certaine frilosité entendra-t-elle cet appel alors qu’une première réunion du comité de pilotage dédié à la pénurie de médicaments est attendue le 5 septembre ? Peut-être se montrera-t-elle plus sensible à la nécessité d’actions plus musclées à mesure que seront publiées des données (encore parcellaires mais en cours de constitution par de nombreuses équipes, notamment en France) sur les conséquences cliniques directes de ces pénuries sur les patients, conséquences parfois minimisées mais qui sont loin d’être rarissimes.

Aurélie Haroche

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Re: Articles sur la santé

Message par Arnaud BASSEZ » sam. août 31, 2019 3:59 pm

Quelques articles to improve your english. Be a regular practitioner

le jeûn est remis en doute, notamment concernant les nausées.

News > Medscape News UK
How Strong is the Case for Unrestricted Clear Fluids in Day Cases?

Peter Russell

March 15, 2019

https://www.medscape.com/viewarticle/90 ... 5198&faf=1

The case for allowing unrestricted consumption of clear fluids for many patients prior to surgery has now been demonstrated in more than 30,000 individuals at a UK hospital, specialists have said.

Guidance on pre-operative fluids fasting policy has continued to evolve, with current European guidelines encouraging intake of fluids up to 2 hours before general anaesthesia. However, theatre delays and cancellations, and patients self-imposing longer fasting times, can often significantly increase this fasting period.
Changing Policy

In October 2014, Torbay Hospital Day Surgery Unit in Devon instituted a policy in which patients were encouraged to drink clear fluids up until transfer to theatre.

A study, first published online in 2017 in the European Journal of Anaesthesiology , examined outcomes for approximately 11,500 day-case patients who received either sedation, general anaesthesia, or regional anaesthesia before and after the policy change.

The data suggested that the liberal consumption of clear fluids before the induction of scheduled day case anaesthesia reduced the rates of postoperative nausea and vomiting.

The study, covering a period between November 2013 and February 2016, represented approximately 78% of all day-case patients before the change in fluids policy and 74% after the change.

Nausea rates within 24 hours of surgery were 3.8% when fluid intake was unrestricted compared with 5.2% when patients did not drink within 2 hours of surgery.

The corresponding rates of vomiting were 2.2% after the unrestricted fluid policy was introduced compared with 2.8% before.
'Continued Success'

The first author of the study, Graham McCracken, a registrar in anaesthesia and intensive care medicine, then working for Torbay and South Devon NHS Foundation Trust, said that subsequent results since the study period had shown continued success for the policy.

He told Medscape UK: "Upwards of 30,000 patients now have gone through that policy, and we know of two cases of pulmonary aspiration of gastric contents during that time, both of which were in patients who had risk factors anyway. They both had a BMI of 35 or over and one of them possibly had a history of reflux."

He added that "we know that the normal rate for patients aspirating is about 1 in 8000 in patients similar to ours, so it's very much in keeping with normal expectancy".

Dr McCracken said the policy change at Torbay reflected an understanding of gastric physiology following research showing that the stomach empties half of its contents approximately every 12 to 15 minutes, and an acknowledgement of the comparatively greater time delay between a patient being called for surgery and the induction of anaesthesia. "It's trying to combine the pragmatic nature of theatre – of sending for patients and transfer – and gastric emptying," he said.

"Certainly, the feedback and the reaction to this paper has been almost completely positive," Dr McCracken said.
Risk is 'Virtually Nil'

An accompanying commentary to the original paper, written by three specialists in anaesthesia from the UK, Norway, and Germany, two of whom contributed to the European Society of Anaesthesiology pre-operative fasting guidelines, pointed out the limitations that not all risk factors for nausea and vomiting had been accounted for in patients included in the study, and that it was not known how many patients in the 'liberal' group had actually drunk clear fluids within the preoperative 2-hour time frame.

However, they said: "The study confirms what we know from case reports and other studies; the risks from a liberal fluid policy are virtually nil and there is no reason to postpone or cancel an otherwise low-risk patient simply because of fluids consumed within the 2-h period."

European Journal of Anaesthesiology: May 2018 - Volume 35 - Issue 5 - p 337–342doi: 10.1097/EJA.0000000000000760 PONV
§§§
Monday, April 15, 2019
Anesthesiologists Are Making More Money Than Ever
http://www.blog.greatzs.com/2019/

Despite all the concerns about the changes in the healthcare industry, physicians appear to be doing quite well. Medscape just released its latest annual report about physician compensation. For 2019, the survey shows that primary care doctors earned 21.5% more than in 2015. For specialists, the pay increase was 20%. That's well above the consumer price index and shows the fear of Obamacare may have been overblown.

Anesthesiologists are still some of the top earners in medicine. Sure we don't reach quite the heights like Cardiology or Orthopedics, but our income is still ranked in the top ten of all physicians. Medscape reports that in 2019, anesthesiologists reported an average compensation of $392,000. That compares to $358,000 back in 2015, an increase of 9.5%. While that's not the 20% increase of other specialists, it still keeps us in the upper echelon, though not in the top five as in previous surveys.

Could the reason that anesthesia income hasn't risen as much is because more women are entering the field? Another part of the survey shows that the specialties that women gravitate towards, like primary care, tend to have lower income. But that's not necessarily because of sex discrimination. The poll shows that women work about ten percent fewer hours than men. Meanwhile the top income earners like ortho and cardiology have much fewer women in their ranks. Or perhaps we are just training too many anesthesiologists for the market to bear.

To sum it up, anesthesiologists' incomes are still rising. It's not going up as quickly as other specialties but it is still a respectable compensation. And I would much prefer to be an anesthesiologist than some face disfiguring ENT surgeon any day.
§§§

Chez nous, on a des chiffres qui évolueraient entre 5 à 10%. Mais la variabilité est soumise à l'honneté des réponses.
Friday, April 12, 2019
Sadly, Anesthesiologists Are Still Abusing Drugs

A new survey has been conducted to update information first gathered in the 1990's on the incidence of drug abuse among anesthesiologists. This time, information was gathered from anesthesia residency program directors for the period 2007-2017. The rate of response for the survey was 35% with 52 directors answering the questionnaire.

What the researchers discovered is as disheartening as the earlier poll. Among 2,100 residents in the programs that responded, 3.7% had substance abuse problems. The most common drug that was used was IV opioids with 39%. This was followed by Propofol (20%), and alcohol (15.2%).

The rate of anesthesia faculty abusing drugs was 1.16%. The most common substances used were alcohol (50%), IV opioids (23.7%), and smaller percentages of prescription medications, street drugs, and anesthetic agents.

For anesthesia residents who are found to be abusing drugs, it could be the end of their anesthesia careers. While 52% of the programs will pay for treatment, 13% felt it was the resident's own responsibility for their rehab. Worse, 43.6% of programs do not allow the residents to come back to finish their training. By comparison, the programs paid for faculty treatment 70% of the time. Many programs also continued to pay faculty salary and benefits while they're on sick leave.

These numbers demonstrate that we as a profession have a long way to go to identify and help people who may become or are already addicted to drugs. The rate of resident drug abuse is twice the percentage from twenty years ago. Anesthesiologists already have the highest rate of drug abuse and suicide among medical professionals. The ASA leadership and residency program directors need to conduct more education to prevent the next generation of anesthesiologists from falling into the abyss.
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Re: Articles sur la santé

Message par Arnaud BASSEZ » sam. sept. 21, 2019 6:45 pm

Sweet News: Dark Chocolate Tied to Lower Depression Risk

Megan Brooks

August 09, 2019


Eating dark chocolate may positively affect mood and relieve depressive symptoms, new research suggests.

However, at least one expert said that at this point, the findings, although intriguing, are no more than food for thought and should not change dietary habits.

Using data from the US National Health and Nutrition Examination Survey (NHANES), investigators at University College London in the United Kingdom found that individuals who reported eating any dark chocolate in two 24-hour periods had 70% lower odds of reporting clinically relevant depressive symptoms compared to their counterparts who reported no chocolate consumption.

"This study provides some evidence that consumption of chocolate, particularly dark chocolate, may be associated with reduced odds of clinically relevant depressive symptoms," lead author Sarah E. Jackson, PhD, said in a release.

The study, she added, is the first to examine the association between depression and the type of chocolate consumed.

The study was published online July 29 in Depression and Anxiety.
Mood Enhancer

Chocolate has been widely reported to have mood-enhancing properties. Several mechanisms for a relationship between chocolate and mood have been proposed.

Chocolate contains a number of psychoactive ingredients, including two analogues of anandamine, which produce effects similar to that of cannabinoid, an agent that causes feelings of euphoria from ingesting cannabis. In addition, chocolate contains several endogenous biogenic amines, as well as phenylethylamine, a neuromodulator that is believed to be important for regulating mood, the investigators note.

To learn more, the researchers analyzed NHANES survey data from 2007 to 2008 and from 2013 to 2014. The total data set included 13,626 adults.

Daily chocolate consumption was determined from two 24-hour dietary recalls. Depressive symptoms were assessed using the Patient Health Questionnaire–9.

Among study participants, 7.6% who consumed no chocolate had depressive symptoms, compared to just 1.5% of persons who ate dark chocolate. The rate of depressive symptoms in persons who ate chocolate other than dark chocolate was 6.2%.

After adjusting for multiple factors, participants who reported any dark chocolate consumption had 70% lower likelihood of reporting clinically relevant depressive symptoms compared to those who did not eat any chocolate (odds ratio [OR], 0.30; 95% confidence interval [CI], 0.21 – 0.72). However, the researchers found no significant link between any non–dark chocolate consumption and clinically relevant depressive symptoms.

In models that included the amount of chocolate consumed, participants who were in the highest quartile of chocolate intake (104 to 454 g/day) had 57% lower odds of depressive symptoms compared with those who reported no chocolate consumption (OR, 0.43; 95% CI, 0.19 – 0.96), after adjusting for the type of chocolate consumed.

These associations were evident after adjustment for age, marital status, level of education, annual household income, weight status, chronic conditions, leisure-time physical activity, smoking status, alcohol intake, total energy intake, and total sugar intake.
Inconsistent Findings

These observations, the investigators note, are in line with most experimental studies, which have shown benefits of chocolate consumption for mood, at least in the short term.

However, the findings are inconsistent with those of previous surveys that have shown positive associations between chocolate consumption and depressive symptoms.

"The discrepant results may be attributable to the adjustment in the present analyses for a wide range of covariates accounting for potential confounding," the investigators write.

Further research is needed to "clarify the direction of causation — it could be the case that depression causes people to lose their interest in eating chocolate, or there could be other factors that make people both less likely to eat dark chocolate and to be depressed," said Jackson.

"Should a causal relationship demonstrating a protective effect of chocolate consumption on depressive symptoms be established, the biological mechanism needs to be understood to determine the type and amount of chocolate consumption for optimal depression prevention and management," she added.

Commenting on the findings for Medscape Medical News, Michelle Riba, MD, clinical professor and associate director, University of Michigan Comprehensive Depression Center, Ann Arbor, told Medscape Medical News, "You wouldn't hang your hat on this study in terms of telling patients to have dark chocolate. It is not that kind of study. However, looking for adjunctive treatments and what people can do to stay healthy is important.

"The problem is, if you tell someone dark chocolate is good, likely people would eat a lot of dark chocolate and not eat their fruits and veggies. For everyone, it is important to exercise and have a good, balanced diet," added Riba.

The study had no specific funding. The authors and Riba have disclosed no relevant financial relationships.
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Arnaud BASSEZ
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Re: Articles sur la santé

Message par Arnaud BASSEZ » lun. sept. 30, 2019 6:31 pm

Publié le 26/09/2019
Femme enceinte, dans quelle position dormir ?

Faut-il imposer aux femmes enceintes de dormir sur le côté gauche ?

Savent-elles exactement dans quelle position elles dorment ?

Ne risquons-nous pas en cas de complication de la grossesse de les culpabiliser inutilement en leur demandant, a posteriori, quelle était cette position ?

Ce sont les interrogations que soulève une étude récente menée aux États-Unis.

Cette étude observationnelle prospective et multicentrique concernait uniquement des nullipares et des grossesses uniques. Entre octobre 2010 et mai 2014, plus de 8 000 femmes ont répondu à un questionnaire concernant leur façon de dormir : « sur le côté gauche », « sur le côté droit », « sur le dos », « sur le ventre ». Ce questionnaire leur a été soumis lors de deux consultations, l’une en début de grossesse (entre 6 et 14 semaines) et l’autre en milieu de grossesse (entre 22 et 30 SA). 3 700 d’entre-elles ont, de plus, bénéficié d’un enregistrement de leur sommeil (Embletta Gold) qui précisait leur position : « majoritairement sur le dos » ou « non ».

Il n’y a pas d’association retrouvée entre les complications de la grossesse et la position pendant le sommeil

Au total, 22 % des femmes enceintes de l’étude ont présenté une complication de leur grossesse telle qu’une HTA gravidique, un RCIU, ou un enfant mort à la naissance (18 cas). Aucune association n’a pu être établie entre le fait de ne pas dormir sur le côté gauche (selon leur déclaration), ou de dormir sur le dos (selon l’enregistrement) avec ces complications de leurs grossesses.

Ces résultats viennent contredire plusieurs études antérieures, qui évaluaient un risque attribuable d’environ 10 % de mort à la naissance au fait de ne pas dormir sur le côté. Ces études cas-témoins étaient pour la plupart rétrospectives. Mais quand on demande à une femme, qui a accouché d’un enfant mort à la naissance, comment elle dormait, il peut y avoir un biais important dans sa réponse, la plupart des femmes ayant entendu dire qu’il ne fallait pas dormir sur le dos. De plus cette étude montre qu’il y a une faible corrélation entre les déclarations des femmes et les résultats des enregistrements durant le sommeil.

Pas de recommandation sûre…ni vraiment réalisable

Le fait de dormir sur le dos est soupçonné de comprimer la veine cave et l’aorte, et potentiellement de diminuer le retour veineux et le flux placentaire. Des études ont montré que le fait de dormir sur le dos ou sur le côté droit, plutôt que sur le côté gauche, pouvait diminuer l’éjection cardiaque, induire une hypotension maternelle et réduire l’oxygénation du fœtus. Il se peut aussi que le fait de dormir sur le dos accentue les troubles respiratoires du sommeil, eux aussi pourvoyeurs de perturbations vasculaires chez la femme enceinte.

En tant que facteur de risque modifiable, la position dans laquelle dorment les femmes enceintes est un thème de santé publique intéressant. Encore faudrait-il que la recommandation soit sûre, réalisable, qu’elle ne soit pas pourvoyeuse de troubles du sommeil, les mouvements durant le sommeil n’étant pas vraiment contrôlables, et qu’elle n’augmente pas l’anxiété des femmes enceintes qui se réveillent… sur le dos.

Dr Catherine Vicariot
Référence
Silver Robert M et coll. : Prospective Evaluation of Maternal Sleep Position Through 30 Weeks of Gestation and Adverse PregnancyOutcomes. Obstet Gynecol., 2019; 00: 1–10)DOI:10.1097/AOG.0000000000003458


source: jim.fr
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