Pénible, c'est fini !

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Arnaud BASSEZ
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Pénible, c'est fini !

Message par Arnaud BASSEZ » ven. avr. 30, 2010 12:06 pm

Le jeudi 27 avril, en deuxième séance, les députés ont adopté à la majorité la fin de la pénibilité de la profession infirmière dans son ensemble.
Le tout dans un soucis du dialogue et du débat social digne des années 30 du côté de la place rouge. Car le sujet était déjà clos alors que le débat sur les retraites commence.


« Je voudrais rendre hommage aux personnels soignants en particulier, aux infirmières… vous les infirmières, les héroïnes du quotidien… Le don de soi qui vous anime force le respect et je vous soutiendrai en toute circonstance » Nicolas Sarkozy lors d’un déplacement à Strasbourg

Ambiguïté encore dans cet échange, relaté par l’ancien infirmier reconverti dans l’écriture William Réjault: En 2008, lors d’une séance de dédicaces au Salon Infirmier, Roselyne Bachelot s’avance vers son stand, et lui déclare : « Mais vous n’avez pas besoin d’argent, vous avez la reconnaissance et la gratitude du grand public, cela vaut tous les salaires du monde! ».

Donc notre métier n'est plus pénible.
Vous vous en apercevrez dès demain en prenant votre garde, en faisant votre astreinte, vos nuits, vos primaires en SMUR à 3 heures du matin, vos greffes multi-organes, vos missions humanitaires, vos heures supplémentaires.
Tout ceci vous semblera léger. Une vraie plume.
Alors remercions tous les députés qui ont voté cette loi qui nous soulage du jour au lendemain d'un fardeau bien lourd.

Notre profession n'est plus pénible.
Les députés et le gouvernement, par contre... !
______________
Pour le lire sur le site de l'Assemblée nationale

Dialogue social dans la fonction publique

Explications de vote et vote solennel

M. le président. L’ordre du jour appelle les explications de vote et le vote par scrutin public sur l’ensemble du projet de loi relatif à la rénovation du dialogue social dans la fonction publique (nos 1577, 2329, 2389, 2346).

Explications de vote

M. le président. Pour le groupe SRC, la parole est à M. Bernard Derosier.

M. Bernard Derosier. Monsieur le président, monsieur le secrétaire d’État chargé de la fonction publique, mes chers collègues, l’amélioration du dialogue social dans la fonction publique doit être un objectif permanent pour un gouvernement soucieux de la qualité du service public assuré par les fonctionnaires.

Dans le cas présent, nous sommes face à une nouvelle duperie de la part du Gouvernement, qui met en avant un vocabulaire sans que la pratique soit en adéquation avec les mots utilisés.

M. Patrick Roy. Hélas !

M. Bernard Derosier. Ce même gouvernement réussit à obtenir un accord avec six organisations syndicales représentatives en répondant à quelques-unes de leurs revendications, mais ces réponses ne coûtent rien, que ce soit en termes financiers ou en termes juridiques.

M. Patrick Roy. Eh oui !

M. Bernard Derosier. C’est donc un leurre et, très rapidement, le débat parlementaire aidant, les véritables intentions du Gouvernement sont apparues : il s’agissait ni plus ni moins que de casser la dynamique créée par la loi de 1984 dans la fonction publique et, une fois de plus, de lui porter un mauvais coup.

M. Patrick Roy. Tout à fait !

Plus grave enfin, le Gouvernement utilise le support législatif que constitue ce texte pour engager, en catimini, le processus de mise à mal du système de retraite des fonctionnaires, pour ce qui concerne les infirmiers et infirmières.

M. Régis Juanico. Eh oui !

M. Bernard Derosier. Imposer à ces fonctionnaires et aux personnels paramédicaux un marché de dupes à propos de leurs retraites, alors que cela aurait dû être examiné calmement dans le cadre de la réforme globale en préparation, ce n’est pas du dialogue social ! Le Gouvernement décide, sans discuter, la suppression de toute prise en compte de la pénibilité de leurs fonctions.

M. Régis Juanico. Scandaleux !

M. Bernard Derosier. Supprimer la seule disposition légale qui reconnaissait la pénibilité du métier des infirmiers et infirmières, augure mal…

M. Michel Issindou. Très mal !

M. Bernard Derosier. …des promesses d’ouverture du Gouvernement à l’occasion de la réforme des retraites et contredit les déclarations du chef de l’État du 24 mars dernier.

M. Alain Néri. Il n’est pas à une contradiction près !

M. Bernard Derosier. Le Gouvernement ne peut plus se prévaloir d’un accord avec les syndicats puisque c’est unanimement que ces derniers ont condamné la méthode et sur la forme et sur le fond.

Le ministre Éric Woerth me disait, le 8 avril dernier, que je n’aimais pas l’État. C’est là une accusation grave, que je pourrais facilement lui retourner : quand on appartient à un gouvernement qui, sous couvert de révision générale des politiques publiques, met tout en œuvre pour démanteler les services publics, qui sont la base indispensable de notre République, on ne défend pas l’État garant de la liberté, de l’égalité et de la fraternité.

En ce qui me concerne, comme mes collègues du groupe SRC, je suis attaché à l’État s’il joue son rôle de régulateur et de protecteur des citoyens. Ce n’est pas l’État que je n’aime pas, c’est l’instrumentalisation qui en est faite par le Gouvernement.

Par ailleurs, vous témoignez d’une vision rétrograde du rôle des élus territoriaux, et vous voulez rompre purement et simplement l’équilibre de la représentation paritaire, aussi bien au niveau local que dans les instances nationales.

M. Bernard Roman. Exactement !

M. Bernard Derosier. Pourtant, les élus ne sont pas fermés à des évolutions, élaborées dans la concertation, qui améliorent le dialogue social. Le respect de l’équilibre paritaire est un préalable qui détermine beaucoup de choses.

Vous vous êtes inspirés du rapport Fournier de janvier 2002 sur les carences du dialogue social dans la fonction publique de l’État. Les dispositions de votre projet relatives à la fonction publique de l’État sont intéressantes, mais ne peuvent en aucun cas être transposées à la fonction publique territoriale où la composition paritaire des instances permet un dialogue social de qualité. Par votre initiative, vous allez réaliser un alignement par le bas et une forme de mise au pas des syndicats de fonctionnaires territoriaux et, surtout, des élus locaux.

M. Marcel Rogemont. Exactement !

M. Patrick Roy. Eh oui !

M. Bernard Derosier. La spécificité de la fonction publique territoriale tendra inéluctablement à disparaître dans une grande instance dominée par l’administration d’État. On en reviendra à la période antérieure à la décentralisation.

M. Marcel Rogemont. Ce sera la recentralisation !

M. Patrick Roy. Un coup de poignard !

M. Bernard Derosier. Le Gouvernement montre à quel point il méconnaît le rôle des élus dans les collectivités locales et révèle une conception archaïque du rôle de l’élu, plus digne du XIXe siècle, époque où le préfet nommait les maires, que d’une vision moderne où l’élu participe à l’élaboration et à la mise en œuvre des politiques publiques comme partenaire de l’État dans une république décentralisée.

Enfin, le Gouvernement a introduit, par le biais d’amendements de dernière minute, plusieurs mesures instaurant l’intéressement collectif dans la fonction publique en se fondant sur un projet d’accord-cadre pourtant rejeté unanimement par les partenaires sociaux.

L’introduction du concept de productivité représente un risque pour le service public. La fonction publique ne peut pas être soumise à des objectifs de productivité, car l’intéressement collectif des fonctionnaires conduira à mettre les personnels en concurrence et entraînera des injustices et des tensions incompatibles avec la bonne organisation des services.

Quant à la manière, je dois rappeler que c’est en séance que nous avons découvert ces amendements.

M. Bernard Roman. Quel mépris du Parlement !

M. Bernard Derosier. Nous n’avons donc pas eu le temps nécessaire pour les étudier. C’est là, une fois de plus, une remise en question du travail du Parlement et, pire encore, le non-respect des principes de dialogue social posés par le projet de loi.

Nous ne partageons, madame la ministre de la santé, monsieur le secrétaire d’État chargé de la fonction publique, ni la philosophie ni la finalité de ce texte. Pour ces seules raisons, nous voterons contre. (Applaudissements sur les bancs des groupes SRC et GDR.)

M. le président. La parole est à Mme Jacqueline Fraysse, pour le groupe GDR.

Mme Jacqueline Fraysse. Monsieur le président, monsieur le secrétaire d’État, mes chers collègues, les vingt-neuf premiers articles de ce projet de loi auraient pu constituer le tremplin d’un nouveau type de partenariat social. Ils auraient pu nous conduire à penser que vous souhaitiez voir se développer une véritable culture de négociation sur les conditions de travail dans le secteur public, car des avancées importantes ont été obtenues par les syndicats.

Je citerai, par exemple, la généralisation de la logique de l’élection aux organisations syndicales de fonctionnaires ou encore la création d’une instance de dialogue social commune aux trois fonctions publiques.

Ces avancées ne sauraient cependant faire oublier les insuffisances et, surtout, les régressions importantes induites par ce projet de loi.

Tout d’abord, si le relevé de décisions des accords de Bercy parlait d’une évolution du paritarisme, celle-ci est apparue comme une suppression pure et simple.

De plus, imposés par l’emploi d’une méthode pour le moins cavalière – le dépôt d’amendements au dernier moment qui empêche le débat démocratique –, les articles additionnels après l’article 30 sont tout aussi contestables. Loin d’engager la refonte des grilles indiciaires attendue par les agents pour tenir compte de l’évolution de leurs fonctions et de leurs responsabilités, l’un de ces articles se borne à proposer une revalorisation du premier échelon du premier grade et la mise en place d’un grade à accès fonctionnel après le deuxième.

Outre que cette revalorisation ne concerne qu’une infime partie des agents de catégorie A, la création d’un grade à accès fonctionnel ne répond pas, selon les huit organisations syndicales représentatives des trois versants de la fonction publique, aux attentes des personnels. Les organisations demandent donc une réelle négociation sur la refonte des catégories A et A+ pour l’ensemble de la fonction publique.

Toujours avec la même méthode, le Gouvernement a souhaité étendre les principes d’intéressement collectif et individuel à l’ensemble de la fonction publique. Il s’agit non pas de compenser une absence d’augmentation du traitement indiciaire par une prime perçue uniformément par tous les personnels d’un ministère, mais bien d’instaurer davantage de concurrence entre les services et d’exclure certains personnels via une évaluation fondée sur des critères dont on peut discuter l’objectivité. C’est, en réalité, une aggravation des conditions de travail des fonctionnaires.

Enfin, au moyen, cette fois-ci, d’une lettre rectificative, vous avez fait le choix d’anticiper sur la réforme des retraites et sur le dossier de la pénibilité, pour porter atteinte aux droits des personnels des établissements publics de santé. Vous remettez en cause leurs conditions de départ en retraite au nom d’une revalorisation qui leur est due au regard de leur niveau de formation et de leurs responsabilités ; une telle revalorisation avait d’ailleurs été promise par le Président de la République.

On cherche à nous faire croire que le salaire annuel des infirmières devrait être augmenté de 2 000 euros nets en début de carrière et de près de 4 000 euros en fin de carrière. Ce n’est pas la vérité, car vous omettez, sans doute délibérément, de préciser que ces sommes correspondent à la création de trois nouveaux échelons que personne n’aura atteint en 2015 ! Vous avez également omis de prendre en compte le fait que toutes les organisations syndicales se sont prononcées contre le volet salarial de ce protocole.

La rénovation du dialogue social commence donc par un dialogue de sourds, comme je l’ai déjà dit dans la discussion générale.

En effet, ce protocole n’a été signé dans son entier que par le syndicat national des cadres hospitaliers, le SNCH, qui est ultra-minoritaire, alors que la rénovation du dialogue social consacre justement le principe majoritaire en subordonnant la validité d’un accord à la condition qu’il ait été signé par une organisation syndicale ayant réuni au moins 50 % des voix. Le SNCH en représente à peine 1 %, mais c’est lui que vous considérez. Ce n’est pas admissible !

Permettez-moi de vous rappeler qu’un dialogue est en principe une discussion qui vise à ce que les deux parties trouvent un terrain d’entente.

Or ce texte, notamment par l’inacceptable chantage qu’il exerce sur les infirmières et les infirmiers, n’est en réalité qu’un vaste monologue dans lequel le Gouvernement confirme sa volonté de mettre au pas les fonctionnaires et de démanteler ce qu’il reste de nos services publics.

Pour toutes ces raisons, nous voterons bien sûr contre ce texte. (Applaudissements sur les bancs des groupes GDR et SRC.)

M. le président. Je fais d’ores et déjà annoncer le scrutin dans l’enceinte de l’Assemblée nationale.

La parole est à M. Thierry Benoit, pour le groupe Nouveau Centre.

M. Thierry Benoit. Monsieur le président, madame la ministre, monsieur le secrétaire d’État, mes chers collègues, le texte sur lequel nous sommes amenés à nous prononcer aujourd'hui est le fruit d'un long travail de concertation entre l'État et les partenaires sociaux, le fruit d'un dialogue constructif qui a abouti à un projet de loi, lequel trouve ici son équilibre.

À ce titre, je tiens à rendre un hommage tout particulier à mon collègue et ami, André Santini, qui a, en tant que secrétaire d'État, initié ce projet de loi et largement contribué à sa rédaction. Ce texte, je le rappelle, s'inscrit dans la continuité des actions menées par les gouvernements successifs depuis 2002 en faveur du dialogue social et de la négociation collective. Il consacre aussi les évolutions profondes du dialogue social, un des piliers de notre démocratie, dont il convenait de redéfinir le cadre afin de continuer à le faire vivre, à le développer, à le rendre le plus riche possible.

À cet égard, même si l'accélération des réformes engagées auxquelles je faisais référence avait déjà produit ces dernières années des effets sensibles, le rapport hiérarchique qui existe aujourd'hui encore dans la fonction publique méritait d'être révisé en raison des règles de fonctionnement qui étouffaient parfois le dialogue social plus qu'elles ne le favorisaient. En effet, le dialogue au sein des organismes, strictement cantonné à certains sujets, est trop formel, pour ne pas dire obsolète, impliquant de fait une déficience de la représentativité.

Or, et je reviendrai sur ce point, dans une démocratie sociale rénovée, nous avons besoin de syndicats dont la légitimité soit incontestable, car un syndicat plus légitime, c'est un syndicat qui négocie plus efficacement au nom des salariés qu'il représente et qui sait trouver avec ses interlocuteurs des solutions adaptées à tous.

Ce texte actualise les modalités du dialogue en modifiant les conditions de représentativité et d'accès aux élections des organisations syndicales dans les différentes fonctions publiques. Ces conditions relèvent du bon sens : d'une part, exister depuis au moins deux ans et, d'autre part, vérifier le respect des critères d'indépendance et le respect des valeurs républicaines.

Rappelons une nouvelle fois que les accords de Bercy du 2 juin 2008, à l'origine de cette réforme, ont été signés par six des huit syndicats de fonctionnaires.

J'en viens maintenant à l’article 30, qui reconnaît la formation des professions infirmières en leur offrant la possibilité de passer en catégorie A et, de fait, de bénéficier d'une revalorisation salariale. Nous pensons, pour notre part, que cette avancée est méritée ! Elle introduit une plus grande justice sociale pour les infirmiers et infirmières, valeur à laquelle nous sommes très attachés sur les bancs centristes de cette assemblée.

Désormais, tout infirmier ou infirmière pourra donc, dès le mois de juin, opter pour un passage en catégorie A de la fonction publique hospitalière et bénéficiera ainsi d'un supplément de rémunération d'environ 2 000 euros nets par an, dès décembre, tout en prolongeant de cinq ans sa carrière professionnelle.

Les infirmiers et infirmières actuellement en poste pourront néanmoins choisir de maintenir leur droit à la retraite à cinquante-cinq ans, avec, dans ce cas, une revalorisation moindre. Pour les futurs diplômés, cette reconnaissance sera automatique et leur vaudra de débuter leur carrière directement en catégorie A.

Je profite de cette occasion pour rappeler que, dans cette même logique, nous veillerons à ce que soit accordée une attention particulière à la question de la pénibilité du travail dans le cadre des réformes que nous envisageons.

Pour conclure, vous l'aurez compris monsieur le secrétaire d’État, mes chers collègues, le groupe Nouveau Centre et apparentés approuve l'esprit et les modalités de ce projet de loi qui va incontestablement dans le bon sens, celui de la modernisation du dialogue social, et donc de la recherche d'un véritable progrès social, construit pas à pas, avec pragmatisme et réalisme. C'est pourquoi nous le voterons. (Applaudissements sur les bancs du groupe NC et sur quelques bancs du groupe UMP.)

M. le président. La parole est à M. Michel Diefenbacher, pour le groupe UMP.

M. Michel Diefenbacher. Monsieur le président, monsieur le secrétaire d’État, mes chers collègues, nous mesurons tous l’importance du texte sur lequel nous allons nous prononcer dans quelques instants.

M. Patrick Roy. Non, pas tous !

M. Michel Diefenbacher. C’est en effet la première fois depuis 1946, depuis le vote du premier statut général de la fonction publique, que le Parlement est appelé à fixer le cadre général dans lequel doit se développer le dialogue social dans la fonction publique.

M. Bernard Derosier. Et 1984 ?

M. Michel Diefenbacher. Depuis cette époque, bien des choses ont changé. La fonction publique a changé dans ses effectifs, ses métiers et ses méthodes. À côté de la fonction publique d’État, on a vu émerger une fonction publique territoriale et une fonction publique hospitalière. Les syndicats ont changé, cultivant de moins en moins l’idéologie et recherchant de plus en plus le pragmatisme. Le management lui-même a changé, car si la hiérarchie administrative demeure, l’exercice de l’autorité est aujourd’hui constamment éclairé par des procédures de consultation préalable. Les exigences du public ont changé, car il ne demande plus seulement qu’un service soit rendu ; il attend un service à la fois performant et économe des deniers publics.

Ce changement profond du paysage exigeait un changement profond des règles du dialogue social. C’est ce que le Gouvernement nous propose, en nous soumettant un texte ambitieux qui révise les conditions de représentativité des syndicats, sujet ô combien sensible, chacun le sait ; qui généralise les pratiques d’élection ; qui assure la représentation de tous les agents, quel que soit leur statut, qu’ils soient fonctionnaires ou contractuels ; qui ouvre très largement le champ de la négociation collective dans les administrations et qui repense fondamentalement les règles du paritarisme. L’important, aujourd’hui, n’est pas de savoir s’il y a autant de représentants des syndicats que des administrations. L’important, c’est de savoir s’il y a autour de la table les personnes compétentes pour faire avancer les sujets traités dans le cadre du dialogue social.

Je voudrais, à ce stade, souligner rapidement trois points.

Premièrement, l’ambition du Gouvernement n’est pas solitaire. Elle est partagée avec les organisations syndicales puisque cette loi est en réalité la traduction législative des accords syndicaux de Bercy, qui ont été signés par six syndicats sur huit représentant les trois quarts des effectifs de la fonction publique. Je voudrais à cette occasion saluer le sens de la responsabilité des organisations syndicales et, je l’avoue, j’aurais aimé que le sens de l’intérêt général prévale de la même manière sur tous les bancs de cet hémicycle.

M. Bernard Derosier. Gardez vos leçons !

M. Michel Diefenbacher. Deuxièmement, ce texte illustre notre conception des relations avec les organisations syndicales. Nous ne sommes pas dans une logique systématique d’affrontement ; nous ne sommes pas non plus dans la perspective d’un affaiblissement des organisations syndicales. Nous avons la conviction que la France a besoin d’une économie vigoureuse et d’une société solidaire. Elle a donc besoin à la fois d’entreprises fortes et de syndicats responsables. On sait très bien que, dans les entreprises comme dans la fonction publique, un syndicat est plus responsable quand il est plus fort. Alors, disons-le clairement : nous souhaitons un syndicalisme fort, dans la fonction publique comme dans les entreprises.

Troisièmement, j’évoquerai l’entrée de l’intéressement dans la fonction publique. Il faut le rappeler, l’intéressement est, comme la participation, une idée gaullienne. C’est le général de Gaulle qui a créé l’intéressement dans les entreprises privées en 1959. C’est Jacques Chirac qui a étendu l’intéressement aux entreprises publiques en 1987. Et c’est Nicolas Sarkozy qui, avec François Fillon, en 2010, parachève cette œuvre en étendant l’intéressement à l’ensemble des fonctions publiques.

Je voudrais exprimer un regret, s’agissant de la polémique qui a entouré le débat sur le statut des infirmières hospitalières. Il était pourtant urgent, chacun peut en convenir, que ces personnels soient reclassés en catégorie A, puisqu’ils sont recrutés désormais au niveau de la licence. Il était logique de mettre fin à ce qu’il faut bien appeler une distorsion injustifiable entre les infirmières publiques et les infirmières privées, les premières pouvant partir à la retraite à cinquante-cinq ans, les autres à soixante. Elles faisaient pourtant le même métier et l’on ne peut pas dire que la pénibilité est plus grande dans les hôpitaux publics que dans les cliniques privées.

Le système proposé par le Gouvernement est fondé sur le droit d’option, respectueux du choix des personnels et, par conséquent, cette disposition reçoit notre plein accord. Pour toutes ces raisons, le groupe UMP votera ce projet de loi. (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP.)
Vote sur l'ensemble

M. le président. Nous allons maintenant procéder au scrutin public sur l'ensemble du projet de loi.

(Il est procédé au scrutin.)

M. le président. Voici le résultat du scrutin :

Nombre de votants 508

Nombre de suffrages exprimés 508

Majorité absolue 255

Pour l’adoption 319

Contre 189

(Le projet de loi est adopté.)
La santé est un état précaire qui ne laisse augurer rien de bon.

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Message par Arnaud BASSEZ » ven. avr. 30, 2010 7:49 pm

à voir la répartition des députés à l'Assemblée nationale
En cliquant surla carte on a l'ensemble des députés ainsi que leur fiche signalétique.
Si nous prenons le vote du 27 avril nous avons donc

Nombre de votants 508 sur 577 (69 absents)

Nombre de suffrages exprimés 508

Majorité absolue 255

Pour l’adoption 319

Contre 189

Où sont nos amis ?

GROUPE DE L'UNION POUR UN MOUVEMENT POPULAIRE (310 membres, 7 apparentés).

GROUPE SOCIALISTE, RADICAL, CITOYEN ET DIVERS GAUCHE (186 membres, 18 apparentés).

GROUPE NOUVEAU CENTRE (21 membres, 2 apparentés).

DÉPUTÉS N'APPARTENANT À AUCUN GROUPE 8.

On suppose que l'UMP a suivi son gouvernement. C'est la politique revendiquée par son président de groupe, JF Copé.

le parti socialiste a dû voter contre.

Si quelqu'un trouve la présence des députés et leur nombre par groupes parlementaires ce jour-là, je suis preneur.
A moins que vous ne trouviez les votants à ce texte de façon nominative.
Je n'ai pas trouvé cette info jusqu'à présent.

___________

je m'édite et me réponds
L'info est sur le site de l'Assemblée nationale.
Il suffit juste d'être un peu patient monsieur BASSEZ... :wink:
Donc le voila
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Message par Arnaud BASSEZ » lun. mai 03, 2010 4:54 pm

Liberté- Egalité- Fraternité- Retraité
les militaires.

sur le site rfi
Les représentants des syndicats de salariés et de patrons sont réunis ce 15 février à l’Elysée, sous l’égide de Nicolas Sarkozy, pour discuter de l’agenda social 2010. En tête de cet agenda : la réforme des retraites. Le chef de l’Etat a promis de prendre « tout le temps nécessaire pour dialoguer », écartant ainsi un passage en force.[...] La pénibilité sera traitée à part a encore précisé le chef de l'Etat.

Pas de bol pour nous. ça passe en force, sans AUCUN dialogue, et la pénibilité est ajouté par l'article 30. C'est beau la démocratie.

Des sous ? Il y en a mais pas pour nous.
Alors je propose des pistes.
- faisons-nous financer par le fonds d'investissement Berkshire Hathaway qui dispose de 30 milliards de dollars de réserve. Warren, sois cool, investis pour les IADE.
Rentabilité assurée, efficacité de l'investissement : un IADE rapporte autant mais coûte moins qu'un MAR, sureté : un IADE est présent en salle de façon plus soutenue.

- Allons nous faire voir chez les grecs. A ce prix je veux bien être vertueux.

- Devenons une marée noire de IADE. Prix estimée actuellement : plus de 6 millions de dollars par jour de pollution. Coût de l'exxon Valdez 2, 8 milliards de dollars; Même si évidemment on se serait bien passé de ces catastrophes.

- Une "idée" qui pourrait bien faire son chemin...

La coupe sera pleine, lorsque l'on verra un hôpital délocaliser ses soins.
Fiction ?
Pas si sûr.
Il y a déjà le tourisme dentaire en Hongrie et en Tunisie
Le tourisme des implants mammaires au Maroc
Alors le tourisme des soins et de la chirurgie réglée, peut s'envisager.
D'ailleurs, je suis à peu près certain que d'autres y ont songé bien avant moi.

On fait comme Patriiiiiiick Bruel. On se donne RDV dans 10 ans ?
La santé est un état précaire qui ne laisse augurer rien de bon.

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