Réanimation cardio-repiratoire chez l’enfant

mardi 19 juin 2007
par  Arnaud Bassez
popularité : 30%

L’arrêt cardiaque chez le petit enfant est une particularité de la réanimation et ne répond pas aux mêmes critères que l’adulte.

Afin d’être le plus précis possible, je reprends les propos réactualisés parus dans le numéro 81 de la revue Urgence pratique, du docteur Jean Lavaud, créateur du SMUR pédiatrique 75, spécialiste reconnu de la pédiatrie.

L’arrêt cardiaque chez l’enfant est presque toujours secondaire à un arrêt respiratoire d’étiologies diverses.
Entre ces deux arrêts, 2 à 3 minutes vont s’écouler entrainant une bradycardie de plus en plus marquée jusqu’à l’arrêt cardiaque par asystolie.

Ceci entraîne une dette en oxygène importante si l’arrêt se prolonge, car le petit enfant est débit cardiaque dépendant.

Le cerveau du petit enfant est en plein développement dans les 4 premières années de sa vie. Son volume passe de 50 à 85 % du cerveau de l’adulte lors des 2 premières années, puis à 94 % à l’âge de 4 ans.

Toute hypoxie retentit donc de façon majeure sur la qualité de la récupération cérébrale.

cerveau et anoxie

La fibrillation ventriculaire est exceptionnelle chez l’enfant. On l’observe dans les noyades en eau glacée, les électrocutions, lors de certains troubles congénitaux du rythme cardiaque (syndrome du QT long), certaines infections gravissimes (purpura fulminans, staphylococcie maligne, choc infectieux à gram négatif ou à pneumocoque), ou en post-opératoire d’interventions cardiaques ayant touchés les faisceaux de conduction.

conduite à tenir

- Enfant cyanosé, pâle, gris, marbré, inconscient, immobile, sans respiration (pas de mouvement thoracique ou abdomino-thoracique, pas de flux bucco-nasal enregistré par la paume de la main)

À deux secouristes ou avec un témoin

  • Faire appeler les secours (15-18) puis suivre la procédure

interconnexion SAMU-Pompiers

Si seul

  • Installation de l’enfant sur un plan dur, épaules soulevées par un vêtement pour dégager le pharyngo-larynx, la langue ne basculant pas en arrière

  • Désobstruction des sécrétions visibles dans la bouche par un doigt protégé par un tissu fin et/ou aspiration au mouche bébé des secrétions nasales du nourrisson (ventilation nasale prédominante chez le petit enfant)

  • 5 insufflations*

On doit voir le thorax ou l’ensemble thoraco-abdominal chez le nourrisson se soulever à l’inspiration

  • Absence de soulèvement
    • Penser au corps étranger obstructif dans la gorge

      • Manœuvre de Mofenson à répéter 4 fois si négatif (soit 5 fois en tout)

      • Manœuvre d’Heimlich à répéter 3 fois si négatif (soit 4 en tout).

manoeuvre d'Heimlich et de Mofenson

interconnexion SAMU-Pompiers

Si pas de corps étranger

Nourrisson < 2 ans

ratio 10/3¤ (10 compressions thoraciques (dépression de 1 cm) et 3 ventilations * (le produit de ce que contient la bouche en air).

MCE du nourrisson

- Enfant de 3 à 8 ans

ratio 15/2 (15 compressions thoraciques et 2 ventilations).

MCE nourrisson

- Grand enfant > 8 ans

Mce du grand enfant

Ratio 30/2 comme l’adulte.

- Si reprise de l’activité cardiaque spontanée, sans reprise de la respiration

continuer le bouche à bouche * ou la ventilation au pocket masque ou autre système équivalent qui protège l’intervenant.

- Si reprise d’une activité cardiaque et d’une respiration autonome efficace

Arrêt de tout geste et surveillance.

-  En l’absence de reprise de l’activité cardiaque, poursuivre la réanimation primaire jusqu’à l’arrivée des secours.

Réanimation cardio pulmonaire médicalisée

- Aspiration brève mais la plus efficace possible avec des sondes de calibre adapté, visant la liberté de la bouche, de la gorge, de l’estomac (distance nez-ombilic) en passant la sonde par la bouche, puis par les fosses nasales.

- MCE avec le ratio adapté. Ne pas hésiter à changer le masseur au bout de 2 minutes.

- Ventilation en oxygène pur, au ballon

- Intubation rapide par voie buccale sonde sans ballonnet (< 5 ans) ou avec ballonnet (> 5 ans) pression dans le ballonnet < à 20 cmH2O

- Adrénaline intra-trachéale *

*L’administration intra trachéale n’est plus retenue dans les recommandations de l’ERC de 2010 (NDLR)

  • nourrisson : 0,25 mg
  • petit enfant : 0,5 mg
  • grand enfant : 1 mg.

À renouveler toutes les 2 à 3 minutes si nécessaire

- Perfusion périphérique le plus précoce possible pour injecter l’adrénaline IV à la dose de 10 mcg (gamma)/kg à renouveler si besoin.

- Si l’ACR dépasse 10 minutes de réanimation médicalisée sans succès :

  • Bicarbonate de sodium semi-molaire (4,2 %) : 1,5 ml/kg à répéter 1 fois après un délai de 5 minutes.
réanimation cardiopulmonaire de l’enfant. Recommandations 2011 de l’ERC

Arnaud BASSEZ

IADE

Administrateur

Enseignant CESU/Formateur AFGSU


* Le bouche à bouche n’est pas recommandé par l’ILCOR en dehors du cadre privé. Il appartient à chacun de mesurer le bénéfice/risque de la manœuvre.

à lire l’étude japonaise sur “l’inutilité” du bouche à bouche (en anglais)

L’histoire de la réanimation pédiatrique (en anglais) Pinching, electrocution, ravens’ beaks, and positive pressure ventilation : a brief history of neonatal resuscitation (C P F O’Donnell, A T Gibson, P G Davis)

Cardiopulmonary resuscitation by bystanders with chest compression only (SOS-KANTO) : an observational study (the lancet)

La version française


¤ Le ratio 10/3 proposé ici par le docteur Lavaud, est une procédure qui sort des recommandations de l’ILCOR. Celles-ci restant sur la base du 30/2 à un seul sauveteur et 15/2 à deux sauveteurs.

Toutefois, la légitimité du docteur Lavaud mérite que ses ratio soient étudiés avec attention.


Recommandations 2010 de l’ILCOR pour la réanimation en salle de naissance

A l’issue d’un long processus de maturation, le groupe de néonatalogie de l’International Liaison Committee on Resuscitation [ILCOR] a formulé en avril 2010 des recommandations sur la réanimation des nouveau-nés [NN] en salle de naissance, qui ont été publiées dans Circulation (1, 2), Pediatrics (même texte que (2))et Resuscitation, et qui inspirent le nouveau Neonatal Resuscitation Program de l’American Academy of Pediatrics. Les points cruciaux et/ou nouveaux de ces recommandations sont résumés ci-dessous.

Évaluation du nouveau-né

- Les trois premières questions à se poser sont : « Le NN est-il à terme ? Respire-t-il ou crie-t-il ? A-t-il un bon tonus ? » On ne tient plus compte de son teint ni de la couleur du liquide amniotique. Une réponse négative à ces questions déclenche la réanimation.

- L’état d’un NN en cours de réanimation s’apprécie « en continu » sur la fréquence cardiaque [FC] et sur la respiration (apnées, gasps ?). Toute bradycardie équivalant à une diminution du débit cardiaque, une FC <100/min justifie une ventilation, et une FC <60/min deux actions supplémentaires : le massage cardiaque puis l’administration d’adrénaline.

- On ne peut pas se fier à la coloration de la peau. En cas de ventilation et/ou d’oxygénation, il est nécessaire de connaître la SaO2.

Mesures de réanimation

- Du point de vue thérapeutique, la priorité est de ventiler les poumons en pression positive intermittente. Les insufflations sont délivrées avec un ballon auto-expansible ou un appareil avec une pièce en T, via un masque facial ou une sonde trachéale. L’intubation trachéale est envisagée dès la 2e minute de vie en cas de bradycardie persistante. Il existe des alternatives : le masque laryngé en cas d’échec d’intubation, la pression positive continue [PPC] chez les prématurés qui ont des troubles respiratoires mais une bonne FC.

Ce n’est que lorsque le cœur ne s’accélère pas sous ventilation qu’il faut masser le cœur puis injecter de l’adrénaline. Pour le massage cardiaque externe, le rythme 3 : 1 (trois compressions thoraciques pour une insufflation) convient à la plupart des cas. Pour l’adrénaline, la voie IV est préférable à la voie intra-trachéale.

L’oxygénothérapie est très encadrée. Sa concentration est réglée avec un mélangeur d’air et d’oxygène et son effet est mesuré par la SaO2 préductale (à la main droite). Chez un NN à terme, il faut commencer la réanimation avec de l’air.

- Du point de vue monitorage, outre le contrôle de la FC au stéthoscope et de la SaO2 avec un oxymètre de pouls, on peut s’aider de la détection du CO2 expiré pour s’assurer que la sonde trachéale est en bonne position.

Chronométrage des soins.

Les deux temps indiqués sont 1 et 10 minutes.

- La première minute est la « minute d’or ». Si à 1 minute, le NN n’a pas récupéré il faut intensifier la réanimation.

- Il faut songer à arrêter la réanimation lorsqu’on ne décèle pas d’activité cardiaque après plus de 10 minutes d’efforts.

Des cas particuliers

- Un liquide amniotique méconial n’impose une aspiration trachéale que chez les bébés « non vigoureux ».

- Dans la très grande prématurité il faut prévenir l’hypothermie : corps du bébé introduit dans un sac en polyéthylène, pièce chauffée à ≥26°C. La PPC peut être bénéfique (cf. supra).

Il y a un avant et un après

Les soins en salle de naissance s’inscrivent dans le parcours des soins néonataux. Sont mentionnés :

- le clampage retardé du cordon pour les NN qui n’ont pas besoin de réanimation,
- l’hypothermie contrôlée (avant H6) pour les NN à terme ou proches du terme qui présentent des signes d’encéphalopathie hypoxique et ischémique modérée à sévère.

Par rapport à 2005, l’algorithme de la réanimation en salle de naissance est simplifié mais les soins sont dans l’ensemble plus techniques.

Enfin, comme le relève OD Saugstad (3), les recommandations 2010 laissent persister des zones d’ombre et mettent en question la pertinence du score d’Apgar.

Dr Jean-Marc Retbi (Source JIM)

1) Perlman JM et coll. : Part 11 : Neonatal resuscitation : 2010 International consensus on cardiopulmonary resuscitation and emergency cardiovascular care science with treatment recommendations. Circulation 2010 ; 122 : S516-S538

Perlman JM et coll. Part 11 Neonatal resuscitation 2010 International consensus on cardiopulmonary resuscitation and emergency cardiovascular care science with treatment recommendations. Circulation 2010 ;

2) Kattwinkel J et coll. : Part 15 : Neonatal resuscitation : 2010 American Heart Association guidelines for cardiopulmonary resusciation and emergency cardiovascular care. Circulation 2010 ; 122 : S909-S919

Kattwinkel J et coll .Part 15 Neonatal resuscitation 2010 American Heart Association guidelines for cardiopulmonary resusciation and emergency cardiovascular care. Circulation 2010 . 122 .S909 .S919

3) Saugstad OD ; New guidelines for newborn resuscitation – a critical evaluation. Acta Paed, 2011

- A lire : Réanimation du nouveau-né en salle de naissance (Comité éditorial pédagogique UVMaF) (l’arborescence à gauche donne le cours. Les animations sont agréables).


Réanimation des nouveau-nés

Newborn Life Support

Voici les principales modifications apportées aux recommandations de réanimation à la naissance en 2010 :

Pour les nouveau-nés sains, un délai dans le clampage du cordon ombilical d’au moins une minute à partir de l’expulsion complète du nouveau-né est maintenant recommandé. A l’heure actuelle, il n’y a pas suffisamment de preuves, pour recommander un délai approprié de clampage du cordon ombilical chez les nouveau-nés qui ont gravement souffert à la naissance.

On recommande de réanimer les nouveau-nés à terme à l’air ambiant.
Si, malgré une ventilation efficace, l’oxygénation (idéalement mesurée par oxymétrie pulsée) demeure insuffisante, l’utiliser d’une concentration en oxygène plus élevée devrait être envisagée.

Les nouveau-nés prématurés de moins de 32 semaines d’âge gestationnel peuvent ne pas atteindre des valeurs transcutanées de saturation en oxygène aussi élevées que celles atteintes par les nouveau-nés à terme.
Par conséquent un mélange d’air et d’oxygène doit être donné judicieusement et son administration doit être guidée par l’oxymétrie de pouls. S’il n’y a pas de mélange direct d’oxygène, utiliser ce qui est disponible.

Juste après la naissance, sans les sécher, les nouveau-nés de moins de 28 semaines d’âge gestationnel doivent être complètement recouverts jusqu’au cou de film alimentaire ou d’un sac en plastique. Ils devraient alors être pris en charge et stabilisés sous un chauffage radiant.

Ils doivent rester emballés jusqu’au contrôle de leur température, après l’admission. Pour ces nouveau-nés, la température du local d’accouchement doit être d’au moins 26°C.

Le rapport compression ventilation recommandé reste de 3:1 en réanimation néonatale.

Les tentatives d’aspirer du méconium du nez et de la bouche d’un nouveau-né en train de naître, juste après l’expulsion de la tête, ne sont pas recommandées. Si le nouveau-né est très hypotonique et apnéique, il est conseillé d’inspecter rapidement l’oropharynx pour enlever d’éventuels obstacles. Si le réanimateur a suffisamment d’expérience, une intubation ou une aspiration endotrachéale peuvent être utiles. Cependant, si les essais d’intubation endotrachéale sont prolongés ou ont échoué, il faut commencer la ventilation au masque, surtout si la bradycardie persiste.

La voie préférentielle d’administration de l’adrénaline est la voie intraveineuse, à la dose de 10 à 30 µg/kg.
Si la voie trachéale est utilisée, alors il est probable qu’une dose d’au moins 50 à 100 µg/kg, sera nécessaire pour obtenir un effet similaire à la dose intraveineuse de 10 µg/kg.

Un capnographe ou détecteur de dioxyde de carbone exhalé, combiné à une bonne évaluation clinique, est la méthode la plus fiable pour confirmer le placement correct du tube endotrachéal chez les nouveau-nés en circulation spontanée.

Les nouveau-nés à terme ou proches du terme, atteints d’encéphalopathie hypoxo-ischémique modérée à sévère, devraient, dans la mesure du possible, bénéficier d’un traitement par hypothermie. Ceci ne concerne pas les premiers instants de la réanimation (la réanimation immédiate), mais c’est important pour la stabilisation (les soins) post-réanimation.

(source ERC Belgique)


Une hypothermie après un arrêt cardiaque chez l’enfant ?

Publié le 12/05/2015 (source jim.fr)

L’hypothermie thérapeutique modérée a deux indications : l’encéphalopathie hypoxique-ischémique du nouveau-né à terme et l’arrêt cardio-respiratoire [ACR] de l’adulte. Faut-il l’étendre aux enfants ayant fait un ACR pour améliorer leur pronostic vital et neurocognitif ? Deux essais randomisés ont été montés dans ce but en Amérique du Nord : l’essai THAPCA-OH* pour les ACR survenant hors d’un hôpital, en général accidentels (noyade, strangulation, traumatisme, etc.) et l’essai THAPCA-IH* pour les ACR survenant dans un hôpital, en général au cours de pathologies médicales connues.

L’essai THAPCA-OH est clos et analysé, et ses résultats ont été simultanément présentés au Congrès 2015 des Pediatric Academic Societies à San Diego (USA) et publiés en ligne dans le New England Journal of Medecine (1).

Trente-six unités de réanimation pédiatrique des USA et du Canada ont recruté 295 enfants âgés de 2 jours à 18 ans, victimes d’un ACR, dont la circulation était rétablie après > 2 minutes de massage cardiaque, mais qui restaient comateux et dépendants d’une ventilation mécanique. (Seulement 8 % d’entre eux ont présenté une fibrillation ou une tachycardie ventriculaire).

Dans les 6 h suivant le rétablissement de la circulation, 155 patients ont été affectés par tirage au sort à une « hypothermie thérapeutique » (avec une cible de température centrale de 33°C pendant 48 h, puis de 36°8C pendant 72 h), et 140 à la « normothermie » (avec une cible de température de 36°8C). La température cible était obtenue et maintenue avec des couvertures à circulation d’eau, aussi bien pour l’hypothermie que pour la normothermie, pendant un total de 5 jours, pour prévenir la fièvre, nocive après un ACR. Tous les patients étaient de plus soumis à une curarisation et à une sédation-analgésie.
Des résultats similaires pour les deux stratégies

A l’âge de 1 an, il n’y avait pas de différence significative entre le groupe mis en hypothermie et le groupe maintenu en normothermie :

- concernant la survie (295 enfants) : 38 % de survivants après hypothermie versus 29 % de survivants après normothermie (Relative likelihood : 1,29 ; Intervalle de Confiance 95 % : 0,93-1,79 ; p = 0,13).
- concernant la survie avec un état neurocognitif satisfaisant (260 enfants, pour lesquels l’état pré-ACR était bon) : au VABS-II (Vineland Adaptative Behavior Scale, 2e éd.), un test de comportement adaptatif, 20 % de scores >70 (c’est à dire > - 2 DS) après hypothermie versus 12 % après normothermie (RL : 1,54 ; IC 95 % : 0,86-2,76 ; p = 0,14).

Ainsi, les deux traitements contribuent à contrôler la température centrale et donnent des résultats similaires. En l’absence d’avantage neurocognitif de l’hypothermie à l’âge de 1 an, on peut être tenté de conclure que le transfert d’un enfant victime d’un ACR vers un centre capable de réaliser une hypothermie ne s’impose pas, du moins si l’arrêt cardiaque a eu lieu hors d’un hôpital (THAPCA-IH* n’est pas terminé), et qu’un contrôle strict de la température centrale est suffisant, comme cela a été démontré récemment chez l’adulte (2).
Mais une tendance en faveur de l’hypothermie

Il y a tout de même une tendance en faveur de l’hypothermie thérapeutique. La différence peut avoir été atténuée par la prévention de la fièvre dans le groupe « normothermie » ; il aurait fallu un essai plus puissant. Ou encore, le bénéfice de l’hypothermie peut ne concerner qu’un sous-groupe ; des analyses secondaires auraient été intéressantes. De toute façon, on n’a pas d’autre traitement à proposer. FW Moler, co-investigateur principal de THAPCA-OH, présume que les recommandations de l’ILCOR (International Liaison Committee On Resuscitation) qui paraîtront fin 2015, stipuleront que l’hypothermie thérapeutique et la normothermie sont deux options valables dans les ACR de l’enfant.

* THAPCA : Therapeutic Hypothermia After Pediatric Cardiac Arrest ; OH : out-of-hospital ; IH : in-hospital

Dr Jean-Marc Retbi (jim.fr)

Références

  • 1. Moler FW et coll. : Therapeutic hypothermia after out-of-hospital cardiac arrest in children. New Engl J Med., 2015 ; publication avancée en ligne du 25 avril. DOI :10.1056/NEJMoa1411480
  • 2. Nielsen N et coll. : Targeted temperature management at 33°C versus 36°C after cardiac arrest. N Engl J Med 2013 ; 369 : 2197-2206

Arnaud BASSEZ

IADE/Enseignant CESU

Administrateur


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Brèves

Lépine l’arrose

mardi 8 mai

Le concours Lépine 2018 récompense le « MedPack », une station de travail médicale

Cette station de travail médicale a été repérée par le service de Santé des Armées...

Le « MedPack », une station de travail médicale extra-hospitalière mise au point par Samuel Mercier.

Le 117e concours Lépine a récompensé lundi soir le « MedPack », une station de travail médicale extra-hospitalière mise au point par Samuel Mercier, un infirmier urgentiste aux Pompiers de Paris.

C’est à force d’intervenir au quotidien sur le terrain, de se rendre compte combien l’hygiène pouvait poser problème que Samuel Mercier a conçu, au bout de six ans, son prototype. « Cela faisait un siècle que l’on n’avait pas évolué, avec des conditions de travail inchangées » pour le personnel de santé intervenant en situation difficile, expliquait jeudi l’infirmier à l’AFP.

Une station de travail compacte pesant 7 kg

Ainsi, racontait-il, quand l’infirmier arrive sur un lieu d’accident ou d’attentat, «  il découvre son environnement de soin et souvent il n’est pas adapté, voire insalubre : il n’y a pas d’éclairage, pas de plan de travail etc. ». Sans compter que si l’on doit transfuser le patient, il faut compter sur un collègue pour tenir la perfusion, que les produits et autres seringues sont posés à même le sol puis jetés par terre…

Fort de son expérience, Samuel Mercier a donc conçu une station de travail compacte, pesant 7 kg et transportable à l’épaule, qui se déplie en trois secondes. Une fois stabilisé sur son trépied, le « MedPack » devient un « espace de travail emménagé » : poubelles pour le tri sélectif des déchets, pied à transfusion télescopique, ampoule éclairant la zone accidentée, plateau d’intubation intégré, mini-pharmacie sécurisée et même possibilité d’accrocher un parapluie !
Le « MedPack » bientôt déployé au Liban ?

Une cinquantaine de « MedPack » ont déjà été fabriqués et sont utilisés par les pompiers, ainsi que par des CHU en Suisse et en Belgique. Il doit prochainement être déployé au Liban auprès des militaires français. « D’autres utilisations en zones difficiles sont envisageables : lors d’interventions en montagne, à la campagne par des vétérinaires ou même en maison de retraite par des infirmiers libéraux  », selon Samuel Mercier.

Grâce à cette invention, l’infirmier urgentiste à obtenu la plus prestigieuse récompense du concours Lépine, le prix du président de la République, sous la forme d’un vase en porcelaine de Sèvres.

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Source : 20minutes.fr Vanessa Rodrigues Biague

AB

Arrêt cardiaque, lecture continue

jeudi 7 septembre 2017

Retrouvez les articles sur l’arrêt cardiaque dans l’article dédié aux dernières recommandations 2015-2020.

Les quatre derniers articles intéressants de la semaine sont aussi sur le forum.

  • La question de la fréquence optimale de la ventilation pendant la réanimation cardio-respiratoire
  • Les femmes moins performantes pour une réanimation cardiopulmonaire
  • Un an après l’ECMO, comment vont-ils ?
  • Le SAOS protégerait le cerveau en cas d’arrêt cardiaque

Bonne lecture

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En relation

AB

Rapport relatif aux moyens mis en œuvre par l’État pour lutter contre le terrorisme depuis le 7 janvier 2015

mardi 12 juillet 2016

RAPPORT FAIT AU NOM DE LA COMMISSION D’ENQUÊTE relative aux moyens mis en œuvre par l’État pour lutter contre le terrorisme depuis le 7 janvier 2015 M. Georges FENECH Président - M. SÉBASTIEN PIETRASANTA Rapporteur

RAPPORT FAIT AU NOM DE LA COMMISSION D’ENQUÊTE relative aux moyens mis en œuvre par l’État pour lutter contre le terrorisme depuis le 7 janvier 2015 M. Georges FENECH Président-M. SÉBASTIEN PIETRASANTA Rapporteur

Le rapport présente 434 pages sur les attentats en France en 2015. Et mille pages d’annexes (les auditions).

Parmi les points mis en évidence, le document met clairement en lumière les "ratés " qui ont permis aux terroristes de Paris d’échapper à la surveillance. Ils étaient pourtant connus, à un titre ou un autre, des services judiciaires, pénitentiaires ou de renseignement. Tous avaient été fichés, contrôlés, écoutés ou incarcérés, à un moment de leur parcours de la délinquance à la radicalisation violente.

Voici les principaux constats de la commission :

Pour la création d’une "agence de lutte contre le terrorisme"

Pour éviter de nouvelles attaques, la commission prône notamment la création d’une "agence nationale de lutte contre le terrorisme" placée directement sous l’autorité du Premier ministre, sur le modèle américain du Centre national antiterroriste (NTC) créée après le 11 septembre 2001.

La nécessité de fusionner les trois forces d’élite

Le soir du 13 novembre, "l’intervention des forces d’intervention a été rapide, efficace et a démontré qu’elles étaient capables de collaborer", estime le rapporteur, le député socialiste Sébastien Pietrasanta qui s’interroge toutefois sur "le bien-fondé du maintien de plusieurs forces d’intervention spécialisées" et préconise, à terme, "la fusion des trois forces d’élite" (GIGN, Raid et BRI).

Pas gagné d’avance à mon avis.

Pour la création de "colonnes d’extraction" des victimes

Le principal problème, selon la commission, a été l’évacuation des victimes, qui a pu être retardée par le fait que les secours d’urgence n’avaient pas accès au périmètre des forces d’intervention. Dans ses 39 propositions, la commission préconise ainsi l’instauration de "colonnes d’extraction" des victimes.

L’échec du renseignement

Pour la création d’une agence nationale du renseignement

Des failles dans le renseignement pénitentiaire

L’attaque du Bataclan n’aurait pas pu être évitée

Des doutes sur l’efficacité des dispositifs de sécurisation du territoire

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Pour ceux qui voudraient lire les retex, ils sont disponibles sur l’article Les plaies par arme à feu - balistique des armes à feu

A lire Les rapports, les référentiels sur les services d’urgence

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Matos news 3

vendredi 24 juin 2016

Les moniteurs de la douleur dont disposent les anesthésistes depuis 2010 surveillent le diamètre de la pupille de l’œil ou la fréquence cardiaque. «  Leur faiblesse vient du fait qu’ils sont basés sur un seul paramètre. L’avantage du nouveau moniteur que nous étudions est qu’il est multiparamétrique  ». Le système nerveux autonome et le système hormonal de l’organisme réagissent aux stimuli douloureux par divers mécanismes qui induisent des changements mesurables.

Le nouveau moniteur dénommé PMD 200 (pain monitoring device) est équipé d’une technologie mise au point par la compagnie Medasense Biometrics Ltd. en Israël. Il se compose d’une petite sonde que l’on pince au bout du doigt du patient. Cette sonde est munie de quatre capteurs. L’un d’entre eux enregistre une courbe de pléthysmographie, qui décrit les variations du volume sanguin au moyen d’une mesure de la pulsatilité des capillaires, ces petits vaisseaux entre les artères et les veines. À chaque battement cardiaque se produit une onde de pulsatilité dans les capillaires. Cette onde de pulsatilité permet de calculer la variabilité de la fréquence cardiaque.

Ce nouveau dispositif surveille continuellement ces paramètres physiologiques qui sont affectés par les stimuli douloureux et par l’administration d’analgésiques. Un algorithme mathématique analyse ces données physiologiques et les convertit en temps réel en un index de douleur appelé Nol (pour nociception level index). Les valeurs de cet index sont représentées sur une échelle de 0 à 100. Une valeur entre 0 et 10 signifie que le patient ne ressent pas de douleur et qu’on peut même alléger un peu les doses d’analgésiques. Une valeur entre 10 et 25 est idéale. Et une valeur dépassant 25 signifie que le patient est en douleur et qu’il faut augmenter les doses.

Lire la suite sur le forum

- Le site medasense

- Les articles sur la douleur

  • Douleur (le point de vue juridique)

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Matos news 2

samedi 21 mai 2016

Le laboratoire Dräger publie une alerte sur le remplissage des cuves de desflurane avec le produit du laboratoire Baxter.

Mesures de précaution au remplissage des cuves de desflurane Dräger

A lire et à diffuser autour de nous.

AB