Situations Critiques en Anesthésie, Simulateur Société Dräger

La simulation en anesthésie
jeudi 19 juillet 2007
par  Bruno Philibien
popularité : 7%

NDLR : article régulièrement actualisé, la simulation prenant une part accrue dans la formation des acteurs de l’anesthésie et de l’urgence.
Ce n’est plus l’avenir, c’est le présent ! (dernière actualisation : 7 avril 2016)

§§§

Auteur : Bruno Philibien, IADE Cherbourg Bruno Philibien

(passez la souris sur les photos)

Situation critique en anesthésie

On ne peut que s’enrichir sur le plan professionnel, lorsque l’on a l’occasion de travailler sur un simulateur d’anesthésie. Ce fut mon cas, lors d’une formation organisée par la société Dräger, sur son site d’Antony, dans les Hauts de Seine (92). Cette formation s’est déroulée sur 2 jours.

Exemple de simulateur

Sous l’encadrement d’un médecin anesthésiste,

A) Celle-ci présente plusieurs objectifs

- S’entraîner à la gestion des situations critiques.
- Intégrer les conditions d’efficacité du travail en équipe dans la
gestion de ces situations.
- Apprendre à utiliser les ressources de façon optimale.
- Reconnaître les comportements dangereux.
- Eviter les principales erreurs.
- Comprendre comment un évènement se transforme en un
accident.

B) Les accidents rencontrés

Choc anaphylactique, bronchospasme, hyperthermie maligne, trouble du rythme grave, accidents avec ALR, intubation difficile,
état de choc hémorragique. Et encore…

C ) Les moyens pédagogiques

- Exposé théorique.
- Simulateur de patient, reproduisant des modules de respiration,
cardiovasculaire et pharmacologique.
- Circuit vidéo permettant d’enregistrer et de visualiser à distance
les simulations .

Pour ce qui est des réponses et attitudes à apporter, un document est remis à la fin des deux jours.

En attendant, vous êtes un binôme et vous devez agir. Les injections et les posologies sont de votre ressort

Exemple de simulateur, Université de Floride

=> Une caméra, une salle d’observation dans laquelle les stagiaires ont un retour son (casque pour les intervenants), un retour sur écran géant présentant : le scope, le respirateur, la pièce de l’exercice.

simulation mode on !

L’exercice : vous êtes deux (IADE) et on vous présente un programme opératoire.

Et en avant !!!

femme de 21 ans intervention : coloscopie exploratrice
antécédents médicaux profession : femme de mènage
vaccins à jour
douleurs chroniques abdominales depuis 2 ans poids 55
taille 1.58 cm
ASA : 1
antécédents chirurgicaux et anesthésiques allergie : aucune
coloscopie normale Habitus : néant
antécédents familiaux transfusion antérieure : non
un frère asthmatique facteurs de risque cv
examen clinique intubation : Mallampati : 1
PA : 120/70 FC : 90/min extension : OK
rythme régulier ouverture de bouche : OK
auscultation cardiaque : normale ATCD échec d’IOT : Non
auscultation pulmonaire : normale à jeun depuis : la veille
signes fonctionnels :
épisodes fébriles à 40 ° C avec des douleurs abdominales traitements personnel : aucun

C’est réaliste et en temps réel, sauf que lors de ma formation : « Pas de pyjama ! »

« Mais qu'est ce qu'il me fait ???? Je n'ai pourtant rien oublié !! »

Les photos sont prises sur internet, mais sont proches de la réalité (celle que j’ai vécu en 2006).

Bruno Philibien

Infirmier anesthésiste

CH Cherbourg

— -

NDLR

Il y a un simulateur sur Lille (voir avec le DAR du CHU de Lille), à Nice, à Reims, Nantes, Paris, Nîmes, Rochester, Bristol...

Le Pr. Jean-Claude GRANRY et le Dr Marie-Christine MOLL du CHU d’Angers ont été missionnés pour une étude sur la simulation en France. Le rapport est à lire

Etat de l’art (national et international) en matière de pratiques de simulation dans le domaine de la santé (Pr Granry, Dr Moll)

11 mars 2010 | Communiqué de presse

Simulation en santé et développement professionnel continu : une mission confiée au Pr. Jean-Claude GRANRY et au Dr Marie-Christine MOLL du CHU d’Angers
La Haute Autorité de Santé a confié au Pr. Jean-Claude Granry et au Dr Marie-Christine Moll une mission sur la simulation en santé : réaliser un état des lieux des initiatives et des expériences en cours au niveau national et international puis formuler des recommandations favorisant le déploiement de la simulation en santé en France dans le champ du développement professionnel continu (DPC)* .

A l’instar des simulateurs de vols dans l’aéronautique ou des simulateurs de navigation maritime, la simulation en santé consiste à "reproduire expérimentalement des conditions réelles" pour permettre un entraînement sans risque des professionnels de santé.
Si parfois elle se fait grâce à des simulateurs sophistiqués, elle peut également être réalisée sans matériel particulier si ce n’est une caméra pour enregistrer, visualiser et débriefer les séquences d’entraînement. Son but principal est de former les personnels soignants - médecins et paramédicaux - seuls ou en équipe. La simulation constitue également un moyen de progresser dans la gestion des risques liés aux soins et la gestion des incidents critiques.

Largement utilisée dans le monde, la simulation en santé l’est beaucoup moins France. C’est une des principales raisons qui ont poussé la Haute Autorité de Santé à confier une mission au Pr. Jean-Claude Granry et au Dr Marie-Christine Moll du CHU d’Angers. Ces deux experts vont ainsi réaliser pour la HAS un état des lieux de la simulation en santé et formuler des recommandations susceptibles de favoriser son déploiement en France dans le champ du développement professionnel continu. A cet effet, le Pr. Jean-Claude Granry et le Dr Marie-Christine Moll prendront contact avec les sociétés savantes, les conseils nationaux professionnels de spécialité et la Fédération des Spécialités Médicales. Par ailleurs, la mission s’attachera à montrer en quoi les activités d’analyse de pratiques par simulation peuvent être d’un apport majeur en matière de développement professionnel continu.

La mission comportera trois phases :

  • 1e phase - Etablissement de l’état de l’art national et international sur la simulation dans les domaines de la santé et le champ du développement professionnel continu. Un rapport détaillé sera rendu public d’ici la fin de l’année 2010.
  • 2e phase - Elaboration de préconisations par groupes d’experts.
  • 3e phase - Perspectives et développement.

* Le développement professionnel continu a pour objectifs l’évaluation des pratiques professionnelles, le perfectionnement des connaissances, l’amélioration de la qualité et de la sécurité des soins ainsi que la prise en compte des priorités de santé publique et de la maîtrise médicalisée des dépenses de santé (Loi n°2009-879 du 21 juillet 2009 portant réforme de l’hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires).

À ce jour (7 avril 2016), il existe 34 sites de simulation en France.

Centres de simulation médicale en France

- AIX EN PROVENCE

  • ENSOSP - Ecole Nationale Supérieure des Officiers de Sapeurs-Pompiers
  • 1070 rue du Lieutenant Parayre
  • 13290 Aix en Provence
  • Tel 04 42 39 04 00

- AMIENS

  • CPA (centre de Simulation Active) SimUSanté
  • CHU Amiens
  • 40 place Victor Pauchet
  • 80054 AMIENS cedex
  • Tel 03 22 66 84 60

- ANGERS

  • CESAR
  • Faculté de médecine d’Angers
  • Centre Hospitalier Universitaire d’Angers
  • 4 rue Larrey
  • 49933 Angers Cedex
  • Tel 02 41 35 77 16

- BREST

  • CESIM-Santé
  • Centre de Simulation en Santé
  • UFR de médecine et des sciences de la santé
  • 22 rue Camille Desmoulins
  • CS 93 837

- CAEN

  • LabSUN (Laboratoire de Simulation Université Normandie)
  • CHU de Caen
  • Avenue de la Côte de Nacre
  • 14000 Caen
  • Tel 02 31 06 31 06

- CHAMBERY

  • CEnSIMChambery (Centre d’Enseignement par Simulation)
  • Centre Hospitalier de Chambéry
  • BP 31125
  • 73011 Chambéry cedex
  • Tel 04 79 96 50 11

- CLERMONT FERRAND

  • CICE (Centre International de Chirurgie endoscopique)
  • Faculté de Médecine
  • 28 place Henri Dunant
  • 63 000 Clermont Ferrand
  • Tel 04 73 15 20 50

- DIJON

  • Institut U-SEEM
  • CHU DIJON
  • Hôpital d’Enfants
  • 14 rue Paul Gaffarel - BP 77908
  • 21079 Dijon Cedex
  • Tel 03 80 28 12 60

- GRENOBLE

  • CESAR
  • Hôpital A Michallon
  • Boulevard de la Chantourne
  • 38700 La Tronche
  • Tel 04 76 76 92 88

- KREMLIN BICETRE

  • LabForSims
  • Faculté de Médecine Paris Sud
  • 63 avenue Gabriel Péri
  • 94 276 Le Kremlin Bicêtre Cedex
  • Tel 01 49 59 67 03

- LILLE

- LIMOGES

  • SimuLim
  • Centre de Simulation en santé du Limousin
  • Faculté de Médecine
  • 2, rue du Docteur Raymond Marcland
  • 87000 Limoges

- LYON

  • CLESS
  • Université Claude Bernard Lyon 1
  • Campus Est
  • 8 avenue Rockfeller
  • 69008 Lyon
  • Tel 04 78 77 70 00

- MARSEILLE

  • SIMULATION CENTER
  • World Trade Center Marseille Provence
  • Immeuble CMCI I Ascenseur C - 3ème étage
  • 2, rue Henri Barbusse
  • 13001 Marseille
  • Tel 01 49 74 01 85

- MARSEILLE

  • Centre de Simulation Pythéas
  • Marseille AP-HM - IRFSS
  • Hôpital Houphoet Boigny
  • 416 Chemin de la Madrague Ville
  • 13015 Marseille

- MONTAUBAN

  • CeSimSU (Centre de Simulation en Soins d’Urgences)
  • UF CESU-CeSimSU
  • Pôle Réanimation Anesthésie Urgences
  • Centre Hospitalier de Montauban
  • 100 rue Léon Cladel - BP 765 -
  • 82013 MONTAUBAN CEDEX
  • Tel 0563928151
  • http://pole-urgence-reanimation-82.org

- MONTPELLIER

- NANCY

- NANTES

  • Laboratoire Expérimental de Simulation de Médecine intensive
  • Université de Nantes - Ensemble Santé - Médecine
  • 9, rue Bias - BP 61112
  • 44011 NANTES Cedex 1
  • Tel 02 53 48 46 42
  • http://www.lesimudenantes.univ-nantes.fr/

- NICE

- NIMES

  • Simuh-Nîmes
  • Place du Pr Robert Debré
  • 30029 Nîmes cedex 9
  • Tel 04 66 68 68 68

- ORANGE

  • CESIM84
  • Centre d’Enseignement Médical sur Simulateur du Vaucluse
  • Centre Hospitalier d’Orange
  • Avenue de Lavoisier
  • 84100 Orange
  • Tel 04 90 11 22 67

- PARIS

  • I lumens
  • Département de simulation en santé
  • 45 rue des Saints-pères
  • 75006 Paris
  • Tel 01 76 53 01 02

- CITERA

  • Ecole du Val de Grâce
  • 1 place Alphonse Laveran
  • 75005 Paris

- CENTRE SIMULATION

  • Hôpital Lariboisière
  • 2 rue Ambroise Paré
  • 7501 PARIS
  • Tél 01 49 95 65 65

- Laboratoire de Simulation

  • Université Pierre et Marie Curie
  • 105, boulevard de l’hôpital 75013 Paris - Tél : 01 84 82 71 29
  • MEDESIM
  • - Hôpital Cochin
  • medesim@gmx.fr

- BSPP - Brigade des Sapeurs Pompiers de Paris

  • STANDARD au 01 47 54 68 18

- POITIERS

- REIMS

  • Centre de Simulation en Situation Critique
  • UFR Médecine
  • 2 rue Cognacq Jay
  • 51095 Reims Cedex
  • Tel 03 26 78 70 30

- LA REUNION

  • Centre de Simulation en Santé de l’Océan Indien
  • Directeur médical : Pr Arnaud Winer
  • CHU Sud Réunion
  • Bd F Mitterrand BP 350
  • 97448 Saint Pierre Cedex
  • sec.css@chu-reunion.fr

- SURESNES

  • Foch Sante Formation
  • 40 rue Worth

- STRASBOURG

  • Unité de Simulation Pédagogique de Strasbourg
  • Faculté de médecine
  • 4 rue Kirschleger
  • 67000 Strasbourg
  • Tel 03 88 11 69 66

- TOULOUSE

  • IT-SimS
  • Institut Toulousain de Simulation en Santé
  • CHU Purpan
  • Bâtiment U2000
  • Rez de Patio
  • Place du Docteur BAYLAC
  • TSA 40031
  • 31059 TOULOUSE Cedex 9
  • Tel 05 61 77 22 33 - Poste 45249
  • simu-pu.sec1@chu-toulouse.fr
Centres de simulation en France, en 2015
Centres de simulation en France au 11 octobre 2016

- Le site de dräger France

Location simulateur Dräger

- Le site de Laerdal

- D’autres mannequins comme

- Une galerie assez complète, en fonction de ce que l’on souhaite

- Dans les entrailles de la bête (Simulateur ALS Laerdal. Pas de conflit d’intérêt.)

- Crisis code Mise en place de fiches cognitives pour l’optimisation de la gestion des situations critiques médico-obstétrico-chirugicales via l’utilisation de jeux de rôle et de séances de simulation sur simulateur

à télécharger : Intérêt du simulateur comme outil d’évaluation des DES d’anesthésie-réanimation. Expérience au CHU de Lille G Lebuffe, 2004

à consulter aussi les documents ci-joints : La simulation (du docteur SFEZ), provient du site anesthésiste.org (site qui n’existe plus manifestement)

formation module iade (drâger)
la simulation (docteur Sfez)
la ventilation artificielle (destinée aux IDE) (Dräger)
PROJET de Centre d’Apprentissage Médical sur Simulateur de l’Ouest (université de Nantes)
laerdal SIM-MAN
schema de connexion
SIM PERSO
simulation en santé note de cadrage de la HAS
A l’instar des simulateurs de vol dans l’aéronautique, l’enseignement virtuel est entré dans le domaine de la santé. Au-delà du volet formation initiale, la structuration de plateformes de mise en situation simulée, avec ou sans environnement technologique dédié, peut s’inscrire idéalement dans le déploiement de programmes de développement professionnel continu.
Il peut aussi constituer un moyen de progresser dans la gestion des risques liés aux soins et des incidents critiques.
A cet égard, la HAS souhaite confier une mission au Pr. Granry et au Dr Moll du CHU d’Angers afin de réaliser un état des lieux des initiatives ou expériences en cours, en France et à l’échelon international, en centrant les travaux sur le volet développement professionnel continu, et de formuler des recommandations susceptibles de favoriser le déploiement de ce type de plate-forme et de faciliter le partage de bonnes règles de fonctionnement. Une attention particulière devra être accordée au strict respect du principe d’indépendance professionnelle.
L’étude portera sur l’utilisation des méthodes de simulation dans le cadre du développement professionnel continu en vue de l’évaluation des pratiques et de la gestion des risques dans la prise en charge des patients. L’étude comportera trois parties :
* 1e phase - Etablissement de l’état de l’art national et international sur la simulation dans les domaines de la santé et le champ du développement professionnel continu. Un rapport détaillé sera rendu public d’ici la fin de l’année 2010.
* 2e phase - Élaboration de préconisations par groupes d’experts.
* 3e phase - Perspectives et développement.
lettre de mission sur la simulation février 2010
Intérêt du simulateur comme outil d’évaluation des DES d’anesthésie-réanimation. Expérience au CHU de Lille. Drs Lebuffe et Plateau
Laerdal AS, Tjomsland N, Baskett P. The Resuscitation Greats. Resuscitation 53 (2002) 115-119
Concevoir un centre de simulation (Jaffrelot, Savoldelli)
La simulation en pédiatrie
Guide de bonnes pratiques en matière de simulation, format "2 clics" (HAS)
Guide de bonnes pratiques en matière de simulation en santé (HAS)
Simulation in situ
Simulation HAS 2013 Guide de bonnes pratiques en matière de simulation en santé
Scénario d’Obstétrique commenté dans SIH

Pourquoi la simulation ?

Le programme du DU simulation 2013, pour se donner une idée.

Programme-DU-2013-2014-definitif

L’université Paris sud propose aussi un centre de formation à la simulation

Simulation en santé (HAS)

Le site prevention-medicale

Un site propose des jeux sérieux de simulation dédiés aux professionnels de santé.

Association Francophone de Simulation en Anesthésie Réanimation et en Médecine d’Urgence

What is Simulation ? en anglais because we worth it !

La recherche sur pubmed des thèmes simulation training : 678 pages à l’heure de ces lignes !


Tutorat de Simulation Médicale

- Recherche bibliographique sur la simulation

- Roulleau P. et al. Faut-il faire mourir les mannequins de simulation ? Abstracts congrès SFAR 2009
- Roulleau P. et al. Comparaison du stress ressenti par les acteurs et les spectateurs au cours d’une séance de simulation. Abstracts congrès SFAR 2009
- Geeraerts T et al. Stress induit par la simulation chez les internes d’Anesthésie Réanimation. Abstract congrès SFAR 2010
- Roulleau P. La simulation améliore-t-elle la prise en charge des patients ? Présentation orale. Congrès MAPAR 2012
- Roulleau P. Enseignement par simulation : illustrations et perspectives. Présentation orale. Congrès SFAR 2011
- Roulleau P. et al. Simulation et anesthésie pédiatrique. Présentation orale. Congrès MAPAR 2009
- Geeraerts T et al. Physiological and psychological stress induced by a simulation course in anaesthesia résidents. Sim HeathCare 2013 (in press)
- Benhamou D et al. La simulation en anesthésie-réanimation : outil pédagogique et d’amélioration de la prise en charge des patients. Réanimation 2013 (sous presse).
- Roulleau P. Intérêt de la simulation en anesthésie pédiatrique. Congres JEPU 2013
- Blanié A. et al. Evaluation de la formation AFGSU. Abstract congrès SFAR 2013. Poster SFAR pdf
- Blanié A. et al. Comparaison de l’apprentissage des connaissances médicales en fonction du rôle de l’apprenant (acteur ou spectateur) lors de simulation haute fidélité : étude préliminaire. Poster au colloque francophone de simulation en santé 2015
- Blanié A. et al. Mise en place d’un jeu sérieux pour les étudiants en médecine : LabForGames. Poster au colloque francophone de simulation en santé 2015
- Perrot C. Tony A. Pecquenard N. LeGoff L. Evaluation du formateur deriefer dans les pratiques simulées. Vers une nouvelle compétence du formateur ? Poster au colloque francophone de simulation en santé 2015
- Lanaspre E., Nowak C., Papon JF., Lepajolec C., Bobin S., Nevoux J.Evaluation d’un simulateur informatique de dissection de l’os temporal par des ORL en formation. Abstract du colloque francophone de simulation en santé 2015
- Eghiaian A., Stéphanie S., Barraud A., Baguenard P., Honoré C., Benhaïm L., Morice P. Simulation de situations critiques en chirurgie robotique : résultats préliminaires d’une méthode économique, interprofessionnelle et mobile. Abstract congrès SFAR 2015
- Blanié A., Mengelle C., Roulleau P., Benhamou B. Comparaison de l’apprentissage des connaissances médicales en fonction du rôle de l’apprenant (acteur ou spectateur) lors de simulation haute-fidélité : étude préliminaire. Abstract congrès SFAR 2015
- Blanié A., Benhamou D. Évaluation et niveau de rétention après la formation AFGSU2. Abstract congrès SFAR 2015
- Blanié A. et Benhamou D. Détection de la détérioration d’un patient : exemple d’interprofessionnalité. Communication Sofrasims 2016
- Benhamou D., Blanié A., Roulleau P. Développement de l’interprofessionnalité en santé et rôle de la simulation. Communication Sofrasims 2016
- Eghiaian A. Simulation in Situ : exemple de situation. Communication Sofrasims 2016
- Boitias C., Jourdain G., Lodé N. et al. Les formateurs peuvent-ils évaluer en temps reel la qualité d’execution des tâches à effectuer au cours d’un scenario ? Poster Sofrasims 2016
- Lecomte F., Blanié A., Perrot C. et al. Groupe de travail sur les formations de formateur : résultats de l’enquête auprès des DU et formation courte de formation de formateurs. Atelier Sofrasims 2016


La simulation en santé

Dr Jean Brami

Direction de l’amélioration de la qualité et de la sécurité des soins – HAS

Contact : j.brami@has-sante.fr

Paris – fin des années 1880. Une jeune femme est retrouvée noyée dans la Seine à hauteur du quai du Louvre. Nul ne sait qui elle est et personne ne réclame son corps. A la morgue, le médecin, frappé par la beauté énigmatique du sourire de la défunte, réalise un masque mortuaire qui va être reproduit par la suite de nombreuses fois. Ce fait divers est le point de départ d’une légende (l’inconnue de la Seine) qui va inspirer de nombreux écrivains et réalisateurs de films. Nous sommes maintenant en 1958, les Dr James Elam et Peter Safar confirment, dans un congrès d’anesthésie, l’intérêt de la méthode de réanimation par le bouche à bouche mais ils se heurtent au problème de la diffusion de la méthode et de son apprentissage. Ils décident d’utiliser un mannequin et ils se tournent vers un fabricant de jouets, Asmund Laerdal. De leur collaboration va naître le premier mannequin de simulation utilisable pour l’apprentissage des gestes d’urgence. Un nom lui est attribué (Anne Resusci) et un visage, celui de l’inconnue de la Seine dont le fabricant de jouets possède une copie du masque mortuaire. L’histoire qui mérite d’être connue est contée dans un article paru dans Resuscitation1 en 2002 et illustre comment la simulation en santé est née.

A l’instar de ce qui existe dans l’aéronautique, la simulation en santé va se développer mais reste relativement confidentielle en dehors de certaines spécialités comme l’anesthésie ou la chirurgie et, en France elle est encore peu utilisée2. Pourtant son intérêt est majeur, à la fois dans l’ordre du « savoir faire », en particulier face à l’émergence rapide des nouvelles technologies (imagerie, techniques opératoires) et du « savoir-être » comme l’annonce au patient d’une maladie grave. Se former sur des patients réels (on disait autrefois se former « sur le tas ») n’est plus possible et la simulation permet un apprentissage sans risque d’erreur. Néanmoins, les obstacles économiques demeurent importants.

L’article paru dans l’American Journal of Medical Quality d’avril 2011 recense la bibliographie consacrée à l’utilisation de la simulation dans l’enseignement de la qualité et de la sécurité des soins et en livre une analyse détaillée. Les auteurs expliquent que la simulation dans le champ médical est une pratique relativement récente et que la plupart des recherches n’ont été entreprises que depuis moins de dix ans, ce qui explique le nombre limité (24) d’articles retrouvés. Ces articles ont été classés en quatre catégories : état des lieux et historique, enseignement des procédures et des méthodes, qualité et sécurité des soins, équipes et communication.

En ce qui concerne l’état des lieux et l’historique, les articles concernés mettent en avant l’intérêt de la simulation pour réduire les erreurs médicales et pour diminuer les inégalités d’accès aux soins et décrivent comment on est passé de simples structures anatomiques pour l’enseignement aux mannequins modernes bourrés d’électronique.

Plusieurs articles cités dans l’American Journal of Medical Quality relatent des expériences spécifiques et expliquent en quoi les méthodes utilisées améliorent les compétences des étudiants en médecine, des résidents et des professionnels. Ainsi, dans le domaine de l’obstétrique, deux groupes d’étudiants sont constitués. Les uns reçoivent un enseignement et une analyse de leurs pratiques dans un environnement de simulation avec retour des résultats, les autres ne reçoivent que l’enseignement. L’étude révèle que les étudiants du premier groupe pratiquent plus de délivrances et ont un niveau de confiance supérieur aux autres en ce qui concerne les situations difficiles (par exemple face à des présentations compliquées).

Dans une autre étude, on recueille les opinions d’étudiants en médecine confrontés à des mannequins de simulation. Les opinions sont favorables : non seulement la simulation les aide à comprendre les scénarios complexes mais elle leur permet d’aller jusqu’au bout des prises en charge car il est possible pour eux d’accéder au simulateur 24h sur 24 et de tester toutes les possibilités thérapeutiques face à un malade donné.

L’enseignement donné aux résidents (aux internes) est évidemment au cœur de la simulation. L’ancien dogme pédagogique qui consiste à assister à un acte réalisé par quelqu’un d’expérimenté, puis à le reproduire soi-même avant de l’enseigner (« see one, do one, teach one ») ne peut plus perdurer, pour des raisons éthiques – parce que les patients sont vulnérables aux erreurs – mais aussi en raison de performances moindres : dans 29 études randomisées, les étudiants qui ont participé à un enseignement par simulation pratiquent certaines opérations avec un gain de temps de 30 % et avec six fois moins d’erreurs que le groupe qui a reçu l’enseignement traditionnel.
Enfin, en ce qui concerne les professionnels en exercice, les études montrent aussi l’intérêt du retour d’expérience associé à la simulation.

Les articles classés dans la catégorie « Qualité et sécurité » montrent que la simulation va prendre une place de plus en plus importante en raison de deux phénomènes convergents : d’une part, parce que les simulateurs deviennent très sophistiqués et permettent de reproduire un grand nombre de situations, d’autre part, parce que la société devient moins tolérante aux erreurs médicales. Un autre aspect de la simulation ne fait pas appel aux mannequins mais à des faux patients. Des acteurs reproduisent une situation clinique à laquelle le médecin doit faire face. C’est ainsi qu’on apprend à des jeunes médecins à annoncer une mauvaise nouvelle en pédiatrie ou à envisager toutes les possibilités devant un patient qui se plaint de douleurs dans la poitrine.

Mais la simulation permet également d’entraîner une équipe tout entière, par exemple en chirurgie, et de tester la réactivité de chacun en cas de problème aigu. De même, l’utilisation d’un simulateur dans le domaine cardio-vasculaire permet à toute une équipe de se former à des prises en charge peu fréquentes mais graves. L’expérience acquise dans le domaine de l’aviation, en particulier celle concernant les relations qui existent entre les membres d’une équipe, est utilisée pour améliorer l’efficacité globale de l’équipe.

Ainsi, à partir des 24 articles identifiés et analysés, les auteurs de l’article dressent un panorama très complet de cette orientation pédagogique majeure que constitue la simulation en santé.

1. Laerdal AS, Tjomsland N, Baskett P. The Resuscitation Greats. Resuscitation 53 (2002) 115-119

2. Pr Jean-Claude Granry – Dr Marie-Christine Moll. La simulation en santé. Note de cadrage HAS 2010-2011

3. Abraham J, Wade DM, O’Connell KA, Desharnais S, Jacoby R. The Use of Simulation Training in Teaching Health Care Quality and Safety : An Annotated Bibliography. American Journal of Medical Quality 2011. 26(3) 229-238.


Professeur Jean-Claude Granry, Centre Hospitalier Universitaire d’Angers

- Comment définissez-vous la simulation en santé ?

- Pouvez vous nous dresser un état des lieux de la simulation en santé en France ?

- Quelles sont les principales propositions contenues dans le rapport "simulation en santé" ?

Dr Jean-François Thébaut, président de la Commission amélioration des pratiques professionnelles et de la sécurité des patients

- Pourquoi la HAS porte-t-elle un intérêt à la simulation en santé ?

- Quels sont les projets de la HAS en matière de simulation en santé ?

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5 octobre 2013

C’est un véritable changement d’ère qui s’opère actuellement à l’université René Descartes ou d’anciennes salles de dissection sont entrées de plein pied dans le XXIe siècle avec « iLumens » (Laboratoire Universitaire Médical d’Enseignement basé sur les technologies Numériques et de Simulation) qui permettront aux étudiants et aux professionnels de santé de s’entrainer à leur pratique en toute sécurité !

Cette idée découle d’une littérature médicale abondante démontrant l’intérêt de cette nouvelle approche pédagogique déjà très développée à l’étranger mais quasiment inexistante en France (hormis une expérience à Nice depuis cette année).
Son inspirateur, le Pr Alexandre Mignon, anesthésiste-réanimateur à l’hôpital Cochin, ambitionne d’y former 10 000 professionnels par an.

Quand les robots convulsent

En pratique ce laboratoire dispose de cinq salles d’opération, de réanimation ou d’urgence. Les patients sont des robots « humanoïdes » adulte, enfant, nourrisson et même femmes enceintes qui peuvent accoucher.

Les malades, clignent des yeux, respirent et réagissent comme de vrais patients : lèvres cyanosées, pupilles dilatées, saignements, vomissements… « Ce sont des ordinateurs bardés de capteurs électroniques, animés par des systèmes hydrauliques pour l’air et les liquides. Grâce à un petit moteur, ils peuvent aussi convulser », détaille le Dr Tesnière, le directeur scientifique d’iLumens.

Pour administrer des médicaments, les seringues sont équipées de puces RFID (Radio Frequency Identification). « Doté de capteurs, le mannequin “reconnaît” le dosage. Le formateur fait varier l’état du patient, son rythme cardiaque, sa tension ou son taux d’oxygène. D’un clic, le scénario évolue », explique Antoine Tesnière. Chaque session est filmée pour un débriefing approfondi des erreurs techniques et diagnostiques.
Ce dispositif devrait notamment permettre de réduire les incidents liés aux gestes invasifs qui sont toujours source de stress pour les étudiants en médecine.

Comble du réalisme grâce à des formateurs installés derrière une glace sans tain, ces malades peuvent s’exprimer !

Pratiquer la médecine de chez soi

En parallèle, des simulateurs eux entièrement virtuels sont développés en collaboration avec Medusims (une entreprise privé). Ces "serious games", réservés aux professionnels mettent en scène des situations cliniques en vidéo 3D.
Proposés en cloud computing, ils seront accessibles depuis toute tablette ou ordinateur connectés à Internet permettant d’apporter une nouvelle forme de pédagogie à des milliers de professionnels de santé. Pour gagner encore en réalisme des systèmes à retour de force, grâce auxquels les participants pourront ressentir le geste qu’ils effectuent à l’écran sont actuellement en développement.

FH (source JIM)


Commentaires  forum ferme

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samedi 27 septembre 2008 à 13h46 - par  Arnaud Bassez

Le premier centre français de simulation médicale ouvre à Nice

Tandis que les étudiants font les premiers gestes, le médecin, caché derrière une glace sans tain, simule le patient débarqué aux urgences.
Importé d’Harvard, la plus prestigieuse des facultés de médecine, le premier centre de simulation médicale a été inauguré hier à la faculté de médecine de Nice en présence du doyen et porteur du projet, le Pr Daniel Benchimol, du maire de Nice et président du conseil général, Christian Estrosi, du président de l’Université de Nice-Sophia Antipolis, Albert Marouani, du préfet Dominique Vian, de Jean-Claude Hardouin, recteur de l’académie de Nice, etc.

Ce centre de simulation sera opérationnel dès lundi. A tour de rôle, par petits groupes, des étudiants de 3e année de médecine feront l’apprentissage de l’urgence sur un mannequin programmé à l’avance pour une pathologie bien particulière. « Le premier scénario mettra en scène un patient débarquant aux urgences avec des problèmes de douleurs thoraciques et d’essoufflement. Les étudiants devront trouver la cause : asthme ou bronchite chronique ? », explique le Pr Jean-Paul Fournier, responsable du département de pédagogie médicale.

L’étudiant gagne un an d’apprentissage

Aux Etats-Unis, le concept existe depuis quinze ans. « Un étudiant soumis à un programme de simulation gagne un an d’apprentissage », déclarait, hier, le Pr Daniel Benchimol.

« L’idée est d’améliorer le raisonnement clinique des étudiants en les confrontant à des situations très proches de la réalité, comme ça se passe dans la vraie vie », confirme le Pr Jean-Paul Fournier qui anime cet atelier avec le Pr Jacques Levraux, chef des urgences de Saint-Roch.

Grâce à ce système, on peut, en effet, pousser le réalisme très loin, comme en témoignait la petite scène qui se jouait sous nos yeux hier lors de l’inauguration. Tandis que cinq étudiants s’affairaient autour du mannequin, le Pr Fournier, caché derrière une vitre sans tain, simulait la voix d’un patient plutôt mal en point : « Aïe ! ça fait mal, j’ai des nausées est-ce que c’est normal ? C’est un des effets secondaires de la morphine », lui répond une étudiante. « On va vous reprendre la tension et vous emmener au scanner ».

Acquérir des agilités techniques

Dès lundi, trois salles de la faculté de médecine seront opérationnelles pour l’apprentissage des gestes d’urgence. Plus une quatrième, dédiée à la chirurgie avec quatre simulateurs qui fonctionnent sur le modèle des simulateurs de vol, comme cela existe depuis déjà longtemps dans l’aviation. « Il s’agit pour les étudiants de se familiariser avec les gestes chirurgicaux, afin d’acquérir des agilités techniques », explique le Pr Daniel Chevallier, urologue qui est aussi l’un des animateurs du centre de simulation chirurgicale avec le Pr Jacques Bréaud.

In fine, le but est d’améliorer la qualité des soins dispensés aux patients, en commençant par se faire la main sur des mannequins. « Never the first time with the patient » dit-on outre-Atlantique.

On le dira désormais aussi à Nice, et peut-être prochainement dans d’autres facultés de médecine françaises. Lors de la conférence des doyens qui a eu lieu à Nice à l’automne dernier, l’idée, en effet, a séduit.

Le centre de simulation a coûté 1 million d’euros et reçus des subventions : 230 000 euros de l’Université de Nice- Sophia Antipolis, 500 000 euros du conseil général ; le solde a été financé par la faculté de médecine.

Articles publiés dans cette rubrique

vendredi 10 novembre 2017
par  Arnaud Bassez

Calots scopie

Le calot de bloc opératoire en tissu plus hygiénique que les coiffes jetables
Dr Isabelle Catala, Laird Harisson 9 novembre 2017
source medscape.com
Aux Etats-Unis – et à un moindre degré en France – on assiste à un conflit de valeurs dans les blocs opératoires : les chirurgiens et infirmiers (...)

lundi 13 janvier 2014
par  Arnaud Bassez

Chevaliers du guet

Le sommeil et l’anesthésie sont à la mode
Les effets néfastes du manque de sommeil.
Une toute récent étude de l’Université de Surrey jette une regard nouveau sur l’effet du sommeil sur nos gènes. Les résultats montrent qu’un manque de sommeil affecte près de 711 gènes ! La majorité de ceux-ci sont liés (...)

vendredi 27 janvier 2012
par  Arnaud Bassez

Recommandations professionnelles. L’IDE seul devant une situation de détresse médicale

Comme toujours, la SFMU ne supportant pas que les IDE et les IADE puissent s’affranchir de la tutelle médicale, elle “propose” des recommandations applicables aux IDE, car elle ne peut le faire aux IADE qui ont déjà leur carcan prévu par la SFAR.
Pour mieux faire passer la pilule, ces recommandations (...)

mercredi 19 janvier 2011
par  Arnaud Bassez

IADE vs IBODE : dissection et autopsie

On devrait toujours lire les revues des IBODE lorsque l’on est IADE.
Parce que l’on y apprend des choses toujours intéressantes.
Celle que j’ai lu me montre clairement que le côté je panse donc j’essuie, des IBODE se transforme en je pense donc je vais être.
Et si nous n’y prenons garde, nous (...)

samedi 6 décembre 2008
par  Arnaud Bassez

Moins n’égal pas mieux

Notre collègue Éric Delmas, nous fait parvenir une pétition sur le devenir des études IDE en IFSI. (pétition que l’on trouve sur le site de l’ONSIL et dont l’auteur est Thierry Amouroux).
Cette pétition est disponible en format word ou PDF en fin d’article.
N’oubliez pas d’y inscrire les éléments (...)

dimanche 23 mars 2008
par  Arnaud Bassez

N + 1 le point de vue d’un avocat

Texte issu du site snarf (syndicat national des anesthésistes réanimateurs de France) sur lequel vous pouvez le consulter.
NB : Le texte date du 02 janvier 2005. Il n’a pas fait l’objet d’une actualisation des textes qui légifèrent les IADE, à savoir le Décret n° 2004-802 du 29 juillet 2004 J.O n° 183 (...)

lundi 27 août 2007
par  Arnaud Bassez

Lettre ouverte à une porte fermée

Le SNIA, seul et unique syndicat de la profession, nous gratifie d’une lettre "ouverte" sur son site. Je vous la livre, avec des remarques personnelles. Évidemment, les membres du SNIA sont invités à s’exprimer sur le forum, ou en réponse à cet article. Chose qu’il n’est pas possible de faire sur (...)

jeudi 19 juillet 2007
par  Bruno Philibien

Situations Critiques en Anesthésie, Simulateur Société Dräger

NDLR : article régulièrement actualisé, la simulation prenant une part accrue dans la formation des acteurs de l’anesthésie et de l’urgence.
Ce n’est plus l’avenir, c’est le présent ! (dernière actualisation : 7 avril 2016)
§§§
Auteur : Bruno Philibien, IADE Cherbourg
(passez la souris sur les photos) (...)

mardi 13 mars 2007
par  Arnaud Bassez

Le secourisme aux enfants

Je viens à titre de consultant-intervenant de délivrer une formation aux premiers secours aux enfants de l’école primaire de mon quartier.
Outre un cours théorique couvrant les classes de CP au CM2, adapté à chaque âge, pendant 1,5 jour, j’ai également délivré avec le concours du professeur d’éducation (...)

mercredi 21 février 2007
par  Arnaud Bassez

Le futur rendra t-il l’anesth’easy ?

Voici ce que l’on peut apporter comme premières lueures d’un futur anesthésique.
(d’après le cours du Professeur Coriat, hôpital Pitié-Salpetrière AP-HP, dont on retrouve la teneur dans le document de Steven L Shafer disponible en fin d’article (en anglais) au format word et en PPT (4MO)).
Petit rappel (...)

vendredi 9 février 2007
par  Arnaud Bassez

Un nouveau concept de respirateur

Je viens de lire un article dans le numéro 80 d’urgence pratique sur un nouveau concept de ventilateur : le MicroVENT®. fabriqué par les laboratoires Meditech (site en anglais)
Cet appareil ultra portable (270 grammes) peut être utilisé pour le transport pré-hospitalier, où il semble idéal.
toutes (...)

vendredi 19 janvier 2007
par  Arnaud Bassez

De la contradiction dans les chiffres

Actualisé en avril 2016
Lu sur le JIM
Une récente étude du Commissariat général à la stratégie et à la prospective ( ex Centre d’analyse stratégique) et de la Direction de la recherche du ministère du Travail (DARES) dévoile que parmi les « cinq secteurs fortement créateurs d’emploi d’ici 2015 », figure (...)

dimanche 17 décembre 2006
par  Arnaud Bassez

Remets ton masque, on l’a reconnu !

La lecture d’un article sur "la technologie microbiocide interactive pour une protection respiratoire accrue contre les virus", dans la revue urgence pratique n° 79 de novembre 2006, me laisse comme un fond de pessimisme.
Cet article, excellent, écrit par le Dr Claude Lamarre, post-doctorant, du (...)

Brèves

La pelle médicale (le retour)

dimanche 23 avril 2017

Déjà évoqué ici le 16 mai 2016, le nouveau baromètre sur les salaires de la santé est publié.

L’agence d’intérim Appel Médical* vient de publier son nouveau baromètre – le sixième – des évolutions de salaires de la santé de 2015 à 2016.

Ce baromètre s’appuie sur les salaires réels d’intérimaires payés au même niveau que les salariés permanents (611 712 fiches de paie) de six grandes familles de métiers* et 13 fonctions paramédicales (congés payés, indemnités de fin de mission et primes variables non prises en compte).

Suivis par les aides médico-psychologiques (métiers du soin et de l’assistance), dont le salaire a augmenté de 3,1 %, ce sont, selon l’étude, les professionnels du handicap qui ont le mieux tiré leur épingle du jeu. De 2015 à 2016, la fiche de paie des éducateurs spécialisés (métiers du handicap) a progressé de 3,8 % pour s’établir en moyenne à 2 022 euros bruts mensuels contre 1 949 euros en 2015. Il s’agit de la plus forte hausse de salaire, tous métiers confondus. L’étude indique que les structures associatives qui composent le secteur du handicap sont moins impactées par les coupes budgétaires que les établissements de santé.

Les infirmiers anesthésistes (IADE), avec un salaire moyen de 3 808 euros bruts mensuel en moyenne, en hausse de 2,4 % sur un an, sont quant à eux les professionnels de santé les mieux rémunérés en 2016.

« Loin d’être logés tous à la même enseigne »

En bas de l’échelle des salaires figurent les agents de service hospitalier, dont la rémunération moyenne de 1 548 euros bruts mensuels en 2016 n’a progressé que de 0,5 % par rapport à 2015.

Les infirmiers de bloc opératoire (IBODE) et les techniciens de laboratoire d’analyses médicales ont enregistré chacun, une baisse de leur rémunération moyenne de 1,4 % en 2016 par rapport à 2015.

Ce baromètre « révèle que les professionnels de santé sont loin d’être logés à la même enseigne. Sans doute y a-t-il là quelques pistes pour répondre aux pénuries qui touchent certains métiers », déclare Christophe Bougeard, directeur général d’Appel Médical.

* Appel Médical est une agence d’intérim, filiale du groupe Randstad France qui intervient dans les secteurs hospitaliers....

** Soin et assistance, bloc opératoire, petite enfance, pharmacie et laboratoire d’analyses médicales, rééducation et handicap. Des métiers qui se déclinent au féminin comme au masculin.

Source : Lequotidiendumedecin.fr

§§§

Encore une fois, tournons-nous vers les USA et regardons combien gagnent les CRNA :

Une infirmière anesthésiste (CRNA) gagne un salaire moyen de 138 568 $ par année.

  1. Avec une fourchette de $94,249 - $183,233, soit 88103 euros à 171 276 euros/ an, ou 7341 euros à 14273 euros /mois
  2. Bonus $1,004 - $15,116 (soit 938 euros à 14 130 euros.)
  3. Profit Sharing $1,973 - $20,273 (soit 1844 euros à 18951 euros)
  4. Commission $8,000 (soit 7478 euros)

Et voila comment on reconnait les compétences là bas.

Intéressé(e) ?

AB

Bons à rien ou mauvais à tout ?

mercredi 15 mars 2017

Le nouveau décret, malgré sa coquille qui devrait être corrigée, stipule

[...]

« B. - L’infirmier ou l’infirmière, anesthésiste diplômé d’Etat est, dans ces conditions, seul habilité à :

  • « 1° Pratiquer les techniques suivantes :
  • « a) Anesthésie générale ;
  • « b) Anesthésie loco-régionale et réinjections dans le cas où un dispositif a été mis en place par un médecin anesthésiste-réanimateur ;

Il n’empêche, pour le Pr Ecoffey, c’est un casus belli que de voir les IADE pouvoir prétendre à la réalisation de cet acte pour lequel manifestement nous sommes incapables, car la HAS a interrogé le Conseil National Professionnel d’Anesthésie en janvier 2017
sur « La réalisation par l’infirmier anesthésiste des blocs nerveux
analgésiques du membre inférieur (fémoral et sciatique) sous échographie, dans la chirurgie de la prothèse de genou, de hanche et de la ligamentoplastie du genou, dans le cadre de la
prise en charge de la douleur
 ».

Le CNP AR a émis un avis défavorable

L’argumentaire est le suivant :

  • Demande de protocole de coopération ancienne (juin 2013) qui n’a plus d’arguments valables :

- la démographie des anesthésistes-réanimateurs évolue (450 internes formés par an depuis 3 ans et qualification de médecins à diplôme étranger par le Conseil de l’Ordre des Médecins,)

- de même que la pratique médicale allant vers des infiltrations

  • Consentement du patient pour la technique, mais à aucun moment il n’est informé que c’est un paramédical qui fait un acte habituellement fait par un médecin. Il DEVRAIT donner un consentement éclairé.
  • Non formation à la prise en charge des complications en particulier les risques liés à l’injection intravasculaire d’anesthésique local.

Hé oui, nous sommes parfaitement incompétents à détecter un passage intravasculaire d’un anesthésique local. Bel exercice de dénigrement, car ceci est enseigné.

Cela me rappelle un des premiers articles que j’avais publié ici : Le MAR m’a tuer.
Est-il précisé aux patients, lors de la consultation, que la prise en charge per-opératoire sera faite majoritairement par un personnel paramédical mais qu’il en a toute l’autorisation légale et la formation idoine... ?

A l’ouest rien de nouveau donc, si ce n’est cette persistance de la mauvaise foi et du dénigrement systématique. Car les IADE manient bien l’échographe pour les poses de voies veineuses centrales par exemple.

Le second intervenant opposé à la pratique des ALR par les IADE, est
Dr Christian Delaunay, président actuel de la SOFCOT. Il se doit d’être solidaire de ses coreligionnaires médecins anesthésistes, qui officient à ses côtés, à la Clinique de l’Yvette, 91160 Longjumeau, établissement de soins privé dit "à but lucratif".

Bref, si vous vous berciez de quelques illusions, vous comprendrez aisément qu’un interne, même de premier semestre, premier jour, première heure, peut faire un bloc PARCE QU’IL EST MÉDECIN !

C’est bon ou il faut que je développe ?

Protocole de coopération, avis du CNP AR du 21 janvier 2017

Et la réaction hystérico-épidermique habituelle du SNARF.

Mieux vaut tard que jamais. Secretaire général du SNARF

AB

Culture pub

lundi 30 janvier 2017

Le docteur Frédéric MARTIN, anesthésiste réanimateur, nous informe de la création de la première plateforme de partage de retour d’expérience au bloc opératoire :

anesthesiasafetynetwork.com

"Ce site est accessible gratuitement aux adhérents fournissant les déclarations de façon anonyme en s’appuyant sur le principe de "just culture". Plus de 600 inscrits en 7 mois. Ils
recevront de façon trimestrielle une newsletter. Ce site n’aura
d’intérêt que si les contributeurs sont nombreux et que les newsletters
sont à la hauteur des attentes.

Les progrès scientifiques en médecine sont tels qu’il est peu probable d’obtenir une réduction drastique de la mortalité par une nouvelle découverte médicale.

Une étude publiée très récemment rapportait que les erreurs médicales représentaient la troisième cause de mortalité aux USA (Martin A Makary et al, BMJ 2016 ; 353 ; i2139).

Nous sommes tous concernés par cette « insécurité » à titre professionnel et personnel. C’est une obligation éthique primordiale vis-à-vis de tous les usagers du système de santé.

L’être humain est faillible. Dans l’immense majorité, l’ensemble des soignants délivre des soins les mieux adaptés aux patients en suivant les dernières recommandations des sociétés savantes.

La peur des sanctions et du jugement poussent les soignants à ne pas déclarer leurs expériences malheureuses conduisant en partie à l’absence d’amélioration de la sécurité des soins.

Il faut donc encourager le partage de ces expériences en renforçant la communication entre les soignants tout en leur assurant un environnement sûr, équitable et anonyme afin d’être certain que ce retour d’expérience n’aura pas de conséquence dommageable sur leur situation professionnelle"

Just Culture : Balancing Safety and Accountability Sidney Dekker, 2nd edition ; Ashgate 2012

C’est donc une bonne idée, qu’il importe d’enrichir. Quelle que soit la qualification ; IADE, PH, CCA, interne...)

AB

Manuel d’urgence

vendredi 16 décembre 2016

Manuel d’urgence

V2.4 version française 20160414

Manuel d’urgence (mémos pour situations critiques périopératoires 2016)
V2.4 version française 20160414

Ce manuel d’urgence a une longue histoire, il représente plusieurs décennies de travail antérieur à la fois sur les concepts de gestion
des ressources en cas d’urgence (CRM) et sur les aides cognitives pour les incidents critiques. Le livre de 1994 intitulé « Gestion de
crise en anesthésiologie » rédigé par Dr David Gaba, Dr Steven Howard, et Dr Kevin Fish a apporté les bases à ce projet. Leur groupe
de simulation a été impliqué dans le développement des fiches d’urgences pour les salles d’opération dans le VA Palo Alto puis lors
d’un projet national . Ces documents contiennent des conduites à tenir par points pour de nombreux événements critiques. Partant du
constat que les praticiens oublient souvent de prendre des mesures importantes en situation de stress, Drs. Harrison et Goldhaber-
Fiebert avec Dr Geoff Lighthall, Dr Ruth Fanning, Dr Howard, et Dr Gaba ont développé plusieurs versions de fiches aide-mémoire
pour des événements critiques périopératoires, dont certaines avec des enregistrements ECG, des icônes et designs en couleurs.
En 2004, le Dr Larry Chu a adapté les fiches de gestion des situations de crises en format visuellement plus explicite dans un nouveau
livre destiné aux étudiants d’aujourd’hui. Il est devenu « Le manuel d’anesthésiologie clinique », et a été publié en 2011.

Afin de créer le Manuel d’urgence actuel, le Stanford Anesthesia Cognitive Aid Group a été formé. Chaque membre de l’équipe a joué un rôle.

Le Dr Larry Chu, qui dirige le laboratoire de Stanford AIM (gestion informatique d’anesthésie) a fourni les nouveaux graphiques et la
mise en page. Par l’application de ses compétences en conception et compréhension de l’interface utilisateur il a rendu le contenu
plus facilement utilisable.

Les Drs. Sara Goldhaber-Fiebert, Kyle Harrison, Steven Howard et David Gaba ont travaillé conjointement sur le contenu, incluant la formulation exacte, le commandement, et la priorité, ainsi que sur des mises en situation afin d’améliorer à la fois le fond et l’ergonomie de ces mémos. L’observation de la manière dont les fiches d’urgences ont été utilisées par les équipes (au cours de centaines de situations simulées) a été cruciale pour leur adaptation au quotidien des salles d’opération. Nous espérons que ce manuel d’urgence soutiendra à la fois les efforts en matière d’enseignement et de sécurité des patients.

L’utilisation en pratique a inclus une séance d’information pré évènement, de débriefing post évènement et « pendant » la gestion de l’événement critique en particulier après qu’une aide adéquate soit intervenue ou lorsque le patient est suffisamment stable pour que le clinicien fasse une pause dans les soins d’urgence. Nous encourageons l’utilisation de ce Manuel et accueillons les commentaires de tous les praticiens.

Stanford Anesthesia Cognitive Aid Group*. Emergency Manual : Cognitive aids for perioperative critical events. See http://emergencymanual.stanford.edu for latest version. Creative Commons BY-NC-ND. 2014 (Version 2) (http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/legalcode).
*Core contributors in random order : Howard SK, Chu LF, Goldhaber-Fiebert SN, Gaba DM, Harrison TK.

AB

Guide pratique périanesthésique pour les IADE (2e édition)

mardi 8 novembre 2016

Les auteurs nous informent de la sortie de la 2e édition du guide pour les IADE dont le site SOFIA s’était fait écho en 2014.

Version enrichie de 7 cas cliniques et d’une check-list multilingue dont l’intérêt est sujet à interrogation, concernant cette dernière.

Un livre que l’on retrouve dans les mains de nombreux étudiants.

Espérons que le S sur notre acronyme aura disparu car encore et toujours : « un acronyme ne prend la marque du pluriel que lorsqu’il est devenu nom commun. »

Affiche Guide IADE 2e édition affiche
Flyer PDF Guide IADE 2e édition

AB