Pédiatrie

jeudi 2 novembre 2006
par  Arnaud Bassez
popularité : 17%

L’anesthésie pédiatrique est une spécificité dans la spécialité.

Les enfants selon leur âge, ne présentant pas les mêmes caractéristiques que les adultes, voire les grands adolescents.

Voici quelques documents.
Il ne tient qu’à vous d’enrichir cet article en proposant des documents réalisés par vos soins ou par des équipes pédiatriques.

Le petit Armand pratique, outre le document PDF à télécharger, se présente aussi sous la forme d’un site web pratique. (à quand une application smartphone ?).
C’est une référence actuellement, pour sa simplicité, sa facilité d’apprentissage et sa grande rigueur. A fortement recommander par conséquent.

Les risques de l’anesthésie pédiatrique (SFAR)

Indispensables en Anesthésie Pédiatrique - CHU - Montpellier

Laryngospasme en pédiatrie

Le laryngospame périanesthésique, prévention et traitement
mise à jour sur le traitement du status asthmaticus en pédiatrie

La prise en charge du patient pédiatrique présentant une exacerbation aiguë de l’asthme

l’article sur la réanimation cardio-pulmonaire chez l’enfant

Pratique de l’anesthésie locorégionale en pédiatrie - CHU de Rouen

Pratique de l’anesthésie locorégionale en pédiatrie - CHU de Rouen

Hypnose et anesthésie en pédiatrie

La douleur de l’enfant : stratégies soignantes de prévention et de prise en charge

Adarpef

L’essentiel de l’évaluation de la douleur et de la prescription antalgique en pédiatrie. doc PDF
CHEOPS (cotation de la douleur)
pédiatrie : données de base)
Proposé par l’administrateur
vaccination 2005
Prise en charge en cas de mort inattendue du nourrisson (moins de 2 ans) Recommandations professionnelles HAS 2007
synthese mort inattendue du nourrisson
calendrier vaccinal 2006
calendrier vaccinal 2007 et vaccins obligatoires pour les professionnels de santé
rapport poids taille
dilution en pédiatrie
Proposé par l’administrateur.
Douleur pédiatrique
Les grandes avancées des 50 dernières années en pédiatrie : La prise en compte de la douleur chez l’enfant (Dr D. ANNEQUIN, Unité fonctionnelle d’analgésie pédiatrique,
Hôpital d’enfants Armand Trousseau, Paris) Copyright © Len medical, Pediatrie pratique, décembre 2010
aide memoire en pédiatrie (le petit Armand), 2009
document du dr Aubineau, service d’anesthésie du professeur Murat, hôpital Armand Trousseau, APHP.
presentation ventilation pédiatrique (CHU Clermont-Ferrand)
Le petit Armand ou aide mémoire en pédiatrie (édition 2012)
document du dr Aubineau, service d’anesthésie du professeur Murat, hôpital Armand Trousseau, APHP.
anesthesie pour chirurgie ambulatoire pédiatrique
anomalie néonat
Calendrier vaccinal 2016
Détresse respiratoire chez le petit enfant et le nourisson
Prématurité et retard de croissance in utéro. facteurs de risque et prévention (Dr F. Gold)
Réanimation du nouveau né en salle de naissance
Proposition d’un algorithme à suivre chez un enfant présentant un accès intraveineux difficile après induction inhalatoire. Van Regemorter

- Le score de Silverman permet de diagnostiquer et évaluer la détresse respiratoire d’un nouveau-né.
Il se compose de cinq items quotés de zéro à deux. La détresse respiratoire est importante si le score est supérieur à quatre et nécessite une intubation.

Un score à zéro ne veut pour autant pas dire que l’enfant va bien.

Moyen mnémotechnique : « BéBé(balancement/battement) Tire(tirage) En(entonnoir) Geignant(geignement) »

Moyen mnémotechnique : « BéBé(balancement/battement) Tire(tirage) En(entonnoir) Geignant(geignement) »

Les signes apparaissent quasiment toujours dans le même ordre : battement des ailes du nez, puis tirage, geignement expiratoire, entonnoir xiphoïdien, puis balancement. Quand on observe une balance thoraco-abdominale, c’est que le score est déjà de 9 ou 10 : l’enfant est tellement épuisé qu’il n’arrive plus à exprimer les autres signes.

- Détresses respiratoires et cardiaques du nouveau- né Cours infirmier Le 26/03/2013 Dr Audrey Dupont Service de réanimation pédiatrique CHU-Lenval 1.

Anesthésie : avec papa ou maman, ça change tout

Autoriser le père ou la mère à accompagner son enfant en salle d’opération pour assister à l’anesthésie diminue considérablement le degré d’anxiété des petits et des grands.

La pratique classique consiste à séparer le jeune patient et ses parents au moment d’entrer au bloc opératoire. S’agit-il de la manière la plus efficace de procéder ? Pas sûr du tout, si l’on en croit les résultats de ces tests réalisés par une équipe de l’hôpital de Sagunto (Valence).

Des enfants qui devaient subir une ablation des amygdales (amygdalectomie) ont été répartis en deux groupes (au hasard) : dans l’un, au moins un parent a été autorisé à rester avec son enfant jusqu’au moment de l’induction de l’anesthésie générale, alors que dans l’autre la famille a été séparée à l’entrée du quartier opératoire. A plusieurs reprises pendant cette séquence, puis au réveil de l’enfant, tous les participants (petits et grands) ont répondu à un questionnaire destiné à évaluer leur degré d’anxiété.

Le résultat est formel : la présence de la mère et/ou du père jusqu’en salle d’op réduit « considérablement » le stress tant de l’enfant que de ses parents. Et ce bénéfice est d’ailleurs souligné et apprécié par l’équipe médicale. Tous les parents qui avaient assisté à l’induction de l’anesthésie ont indiqué qu’ils souhaitaient le refaire si nécessaire, alors que 87% de ceux qui n’ont pas pu accompagner leur enfant l’ont regretté. Enfin, la qualité globale de la prise en charge a obtenu un 9/10 dans le premier groupe contre un 7/10 dans le second.

Lorsque les circonstances le permettent, poursuivent les auteurs de cette étude, autant donc organiser cet accompagnement parental.

publié le : 21-08-2014

Source : European Society of Anaesthesiology (www.esahq.org)


Anesthésie générale chez les nourrissons : c’est sans danger cognitif

Publié le 05/11/2015

La question de la toxicité de l’anesthésie générale (AG) sur le cerveau en développement a dépassé le stade de l’expérimentation sur l’animal et des études observationnelles. Trois essais contrôlés et randomisés, répondant aux acronymes PANDA, GAS et MASK, sont en cours. L’essai GAS (General Anesthesia compared to Spinal anaesthesia) s’est donné pour objectif principal d’évaluer le développement cognitif à 5 ans après une AG au cours des premiers mois de vie (1).

Sa population, recrutée dans sept pays de 2007 à 2013, est formée de 722 enfants d’âge gestationnel supérieur à 26 semaines, ayant bénéficié d’une cure de hernie inguinale avant l’âge corrigé de 60 semaines. Elle comprend 55 % d’anciens prématurés (sans lésions cérébrales sévères) et plus de 80 % de garçons. D’une façon aléatoire, une moitié des enfants (359) a été opérée sous AG au sévoflurane, et l’autre moitié (363) a été opérée sous anesthésie régionale (AR), rachidienne ou caudale, en général à la bupivacaïne, en état d’éveil. Aucun nourrisson n’avait été exposé au sévoflurane antérieurement.

Dans le groupe AG, l’administration du sévoflurane a duré moins de 60 min, en valeur médiane. Dans le groupe AR, il y a eu 20 % de violations de protocole (le plus souvent abandon de l’AR pour une AG).

En attendant l’âge de 5 ans, le niveau de développement des enfants toujours suivis a été déterminé à 2 ans ± 2 mois en utilisant les échelles de Bayley révisées (Bayley-III), complétées par l’inventaire de MacArthur-Bates pour le langage.
Pas de différence entre AG et anesthésie régionale

A 2 ans, le score composite moyen de l’échelle cognitive des enfants opérés sous AG est équivalent à celui des enfants opérés sous AR. L’intervalle de confiance 95 % [IC 95] de la différence AR – AG des scores s’inscrit dans un intervalle de plus ou moins 5 points dans l’analyse per protocole comme dans l’analyse en intention de traiter, ce qui exclut un biais dû aux violations de protocole du groupe AR.

Les fréquences des retards mentaux (scores cognitifs inférieurs à 70) sont similaires dans les deux groupes.

Pour trois des 4 autres échelles du Bayley-III, l’échelle de la motricité, l’échelle du langage et l’échelle de l’adaptativité, les deux groupes d’enfants ont aussi des scores équivalents.

Au total, ces résultats intermédiaires accréditent l’idée qu’une anesthésie générale au sévoflurane durant moins d’une heure n’est pas nocive pour le développement neurologiques des jeunes enfants, mais bien sûr ils doivent être confirmés par les tests cognitifs prévus à l’âge de 5 ans.

Tout en soulignant l’exemplarité de l’essai, les éditorialistes relèvent plusieurs choix de méthode qui empêchent de généraliser les résultats obtenus à l’âge de 2 ans : des AG avec un produit unique, des interventions d’un seul type, un outil d’évaluation global…(2).

Dr Jean-Marc Retbi

  • Références
  • 1. Davidson AJ et al. Neurodevelopmental outcome at 2 years of age after general anaesthesia and awake-regional anaesthesia in infancy (GAS) : an international multicentre, randomised controlled trial. Lancet 2015 ; Publicatioon avancée en ligne en ligne le 25 octobre
  • 2. Warner DO, Flick RP. Anaesthesics, infants and neurodevelopment : case closed ? Lancet 2015 ; Publicatioon avancée en ligne en ligne le 25 octobre

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Réglette pédiatrique

La réglette pédiatrique est un formidable outil pour vous faciliter la prise en charge des patients pédiatriques. Inspirée par la célèbre réglette de Broselow, elle a été traduite et adaptée en français par l’équipe de Life Support France.

réglette de Broselow

Le dispositif se compose d’un mètre ruban indéchirable qui vous permettra d’estimer le poids de l’enfant en fonction de sa taille, ainsi q’une zone de couleur. Il suffira de vous référer à la zone de couleur correspondante dans le livret fourni pour connaître les posologies des différentes drogues de réanimation ou d’anesthésie, la taille à utiliser de sondes, etc.
Livrée dans une pochette plastique avec la notice d’utilisation, la réglette pédiatrique est disponible au prix de 30€ (Frais de port en sus en fonction de la quantité souhaitée).

Utilisation

Placer le ruban pédiatrique le long de l’enfant à environ 20cm de distance. Placer ou maintenir l’extrémité avec la marquage "placer cette partie à la tête" à hauteur du sommet de la tête et effectuer la lecture aux pieds de l’enfant afin de sélectionner le code couleur correspondant. Pour les enfants obèses, sélectionner la prochaine zone de couleur en direction des pieds. Le couleur est basé sur les données de l’enquête américaine NHANNES (National Health and Nutrition Examination Survey) et a été adapté en 2011.

Recherchez ensuite dans le livret fourni la couleur de la page dûment caractérisée pour identifier les équipements et les dosages de médicaments appropriés en fonction de la zone de couleur Broselow.
Vous y trouverez également

  • - Les valeurs normales pour la fréquence respiratoire, le pouls et la pression artérielle
  • - Les recommandations pour la réanimation, en particulier le choix de l’énergie pour la défibrillation et la cardioversion
  • - Les recommandations de tailles pour l’équipement médical (Lame, profondeur pour le tube ET, guide)
  • - Les recommandations des médicaments ainsi que leur concentration et la dose recommandée

Douleur chez l’enfant : quelles alternatives à la codéine ?

Par David PAITRAUD (vidal.fr)- Date de publication : 03 Mars 2016

La codéine est contre-indiquée chez l’enfant de moins de 12 ans et ne peut être utilisée chez l’enfant de plus de 12 ans qu’après échec du paracétamol et/ou d’un anti-inflammatoire non stéroïdien.

Paracétamol, ibuprofène, tramadol, morphine sont autant d’alternatives parmi lesquelles le prescripteur devra choisir en fonction des autorisations de mise sur le marché, des formes galéniques disponibles, du profil de l’enfant, des caractéristiques et de l’intensité de la douleur.

Pour accompagner les professionnels de santé dans la prise en charge de la douleur aiguë et prolongée en pédiatrie, la Haute Autorité de santé (HAS) a établi des recommandation de bonne pratique où elle propose des alternatives médicamenteuses à la codéine, dans les situations cliniques problématiques les plus fréquentes.

Le diagnostic de douleur est parfois difficile chez l’enfant. Son expression peut être particulière du fait des relations avec les soignants ou les parents.

Quel est en 2016 le périmètre d’utilisation de la codéine en pédiatrie ?

La codéine entre dans la composition de spécialités antalgiques ou antitussives.
Suite à une réévaluation européenne, le périmètre d’utilisation de la codéine en pédiatrie a été restreint, comme suit :

  • contre-indication chez les enfants de moins 12 ans,
  • utilisation comme antalgique de seconde intention chez les enfants à partir de 12 ans, après échec du paracétamol et/ou d’un anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS),
  • contre-indication après amygdalectomie ou adénoïdectomie,
  • contre-indication chez la femme qui allaite.

Concernant les médicaments contenant de la codéine utilisés en pédiatrie

Suite à la réévaluation, initiée en novembre 2012, des médicaments à base de codéine utilisés comme antalgiques chez l’enfant (CODENFAN en France), le PRAC a émis les recommandations suivantes :

  • Indication restreintes aux douleurs aiguës d’intensité modérée pour les adolescents à partir de 12 ans après échec du paracétamol et/ou des AINS.

Prescription à la dose efficace la plus faible et pour la durée la plus courte possible.

Contre-indication chez l’enfant, quel que soit l’âge, après amygdalectomie ou adénoïdectomie du fait du risque additionnel que représente le syndrome d’apnée obstructive du sommeil.

En effet, un très faible nombre de cas graves, voire mortels, de dépression respiratoire ont été rapportés chez des enfants métaboliseurs rapides.
Contre-indication au cours de l’allaitement.

Le passage de la codéine dans le lait représente une voie d’exposition chez le nouveau-né.

Rappel aux prescripteurs de la voie de métabolisation de la codéine (transformation hépatique en morphine par le cytochrome P450 CYP2D6) et contre-indication, quel que soit l’âge, pour les patients connus pour être des métaboliseurs rapides.

En effet, certains patients présentent un profil de métaboliseurs rapides CYP2D6, qui se traduit par une transformation plus rapide de la codéine en morphine. Chez ces patients, les taux sanguins de morphine sont plus élevés, ce qui fait courir un risque toxique et, notamment, un risque d’insuffisance respiratoire. Cette voie de métabolisation est par ailleurs immature chez l’enfant.

Le PRAC prévoit d’évaluer ultérieurement l’intérêt de l’utilisation de la codéine dans le traitement de la toux.

Les recommandations du PRAC (Comité pour l’évaluation des risques en matière de pharmacovigilance), doivent être présentées au groupe de coordination européen (CMDh) lors de sa réunion du 24 au 26 juin prochain, afin qu’une décision finale soit prise et éventuellement mise en place au niveau national.

Codéine chez les enfants dans le traitement de la toux : les restrictions d’utilisation sont applicables au niveau européen

Les restrictions suivantes concernant l’utilisation de la codéine chez l’enfant dans le traitement de la toux ont été approuvées au niveau européen.

La codéine, lorsqu’elle est utilisée comme antitussif :

  • est contre-indiquée chez les enfants de moins de 12 ans ;
  • n’est pas recommandée chez les enfants et les adolescents entre 12 et 18 ans présentant une fonction respiratoires altérée ;
  • est contre-indiquée chez les patients connus comme étant des métaboliseurs ultrarapides des substrats du CYP2D6.

Ces nouvelles modalités d’utilisation sont applicables dans tous les Etats membres européens, et doivent être prises en compte sans attendre l’actualisation des autorisations de mise sur le marché (AMM) des spécialités concernées.

En outre, il est recommandé d’étendre la contre-indication au cours de l’allaitement à toutes les spécialités contenant de la codéine indiquées chez l’adulte, quelle que soit l’indication.

Une recommandation visant à sécuriser les flacons de solutions buvables de codéine a également été émise.

Les médicaments contenant de la codéine sont désormais contre-indiqués dans le traitement de la toux chez les enfants de moins de 12 ans.

Lors de sa dernière séance (20 au 22 avril 2015), le CMDh (Groupe de coordination des procédures de reconnaissance mutuelle et décentralisées) a approuvé à l’unanimité les recommandations proposées par le PRAC (Pharmacovigilance Risk Assessment Committee) en mars dernier, concernant les spécialités de codéine indiquées dans le traitement de la toux sèche (voir notre article du 20 mars 2015).

Désormais, les modalités d’utilisation de la codéine comme antitussif applicables dans tous les Etats membres sont les suivantes :

  • contre-indication dans le traitement de la toux chez les enfants de moins de 12 ans ;
  • non recommandation chez les enfants et les adolescents entre 12 et 18 ans présentant une fonction respiratoires altérée ;
  • contre-indication chez les patients connus comme étant des métaboliseurs ultra-rapides des substrats du CYP2D6.

Les autorisations de mise sur le marché (AMM) des spécialités concernées devraient être modifiées prochainement (par la biais des procédures nationales) afin d’intégrer ces nouvelles dispositions.

Autres recommandations

Le CMDh recommande par ailleurs :
d’étendre la contre-indication au cours de l’allaitement à toutes les spécialités contenant de la codéine indiquées chez l’adulte, quelle que soit l’indication.
de renforcer la sécurité des flacons pour toutes les solutions orales contenant de la codéine et destinées à l’enfant, afin de minimiser le risque de surdosage accidentel.

Ces restrictions ont été décidées suite aux décès et événements indésirables graves rapportés après son administration, principalement en post-amygdalectomie.
La plupart des décès, liés à une dépression respiratoire, sont survenus chez des enfants métaboliseurs rapides ou ultra-rapides via le cytochrome P2D6, enzyme impliquée dans le métabolisme de la codéine.

Chez ces patients, le taux du principal métabolite de la codéine, la morphine, augmente de manière trop importante dans la circulation sanguine, avec un risque accru d’effets indésirables morphiniques potentiellement fatals, notamment une dépression respiratoire.

A ce titre, la codéine est contre-indiquée, quel que soit l’âge, chez tous les patients connus comme métaboliseurs ultra-rapides CYP2D6.

En 1re intention : paracétamol et ibuprofène, seuls ou associés

Selon les recommandation de bon usage de la HAS (janvier 2016), le paracétamol et l’ibuprofène constituent les traitements de première intention en pédiatrie, en fonction de l’intensité de la douleur :

  • douleur faible à modérée : paracétamol ;
  • douleur aiguë modérée à intense : ibuprofène.
  • En cas d’efficacité insuffisante en monothérapie, ces principes actifs peuvent être associés : la HAS recommande l’association, et non l’alternance.
Prise en charge médicamenteuse de la douleur chez l’enfant. Alternatives à la codéine. Fiche mémo HAS (janvier 2016)

Focus sur l’ibuprofène : un antalgique efficace et sûr, selon la HAS

L’ibuprofène peut être utilisé chez l’enfant dès l’âge de 3 mois, dans le traitement de la douleur et de la fièvre.

Se référant au rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) de 2012, la HAS indique que l’ibuprofène est l’anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS) le mieux étudié en pédiatrie, en termes :

  • d’efficacité : sa supériorité a été démontrée par rapport au paracétamol dans la douleur aiguë, ainsi que par rapport aux antalgiques de palier 2 voire 3 en traumatologie ou en traitement des douleurs post-opératoires, "contrairement à l’idée implicite induite par la classification de l’OMS en paliers" ;
  • de sécurité : le profil de sécurité est comparable à celui du paracétamol, d’après des études de cohortes portant sur plusieurs dizaines de milliers d’enfants.

La HAS précise que, "prescrit aux posologies recommandées (20 à 30 mg/kg/j) par voie orale et pour une durée courte (48 à 72 heures), les effets indésirables des AINS sont rares".

Des précautions d’utilisation toutefois nécessaires

La HAS rappelle également les situations pour lesquelles certaines précautions d’utilisation de l’ibuprofène sont nécessaires :

  • en cas de varicelle : l’ibuprofène (et les AINS) ne doit pas être utilisé, "même si aucun lien de causalité n’a pu être prouvé" avec les rares cas de graves complications infectieuses cutanées et des tissus mous notifiés chez des enfants atteints de varicelle traités par AINS pour fièvre et/ou douleur (Cf. Information de sécurité de l’Afssaps du 15 juillet 2004) ;
  • en cas d’infection pulmonaire ou ORL sévère, d’infection bactérienne sévère, d’infection cutanée ou des tissus mous : "malgré l’absence d’études cliniques montrant un lien entre l’utilisation des AINS et des risques majorés d’infection" ;
  • en cas de risque hémorragique ou trouble de la coagulation : une évaluation de la balance bénéfice/risque doit préalablement être réalisée par le prescripteur ;
  • en cas de risque de déshydratation (pouvant favoriser une insuffisance rénale) : "une déshydratation doit être prévenue ou corrigée avant l’utilisation d’AINS".

Des contre-indications spécifiées dans le résumé des caractéristiques du produit des AINS

Les AINS, dont l’ibuprofène, sont contre-indiqués dans les situations suivantes :

  • insuffisance rénale, hépatique ou cardiaque sévère ;
  • antécédents d’hémorragie ou de perforation digestive au cours d’un précédent traitement par AINS ;
  • hémorragie gastro-intestinale, hémorragie cérébro-vasculaire ou autre hémorragie en évolution ;
  • ulcération gastro-duodénale.

Tramadol et morphine : réservés aux douleurs intenses ou aux échecs des antalgiques de palier 1

Deux autres alternatives antalgiques sont citées par la HAS :

  • le tramadol, antalgique de palier 2, chez l’enfant de plus de 3 ans, pour la prise en charge d’une douleur intense d’emblée ou en cas d’échec du paracétamol ou de l’ibuprofène. La HAS met en garde sur les risques d’événements indésirables graves pouvant survenir avec ce principe actif, étant donné que son métabolisme fait intervenir le CYP2D6 comme la codéine ;
  • la morphine orale, antalgique de palier 3, en cas de douleurs intenses ou d’échec des autres antalgiques. Ce traitement nécessite une surveillance médicale (1 heure), en particulier après la première administration.
  • La HAS souligne cependant les contraintes galéniques actuelles des spécialités de morphine orale (Cf. Tableau I) et préconise la mise à disposition de formes pharmaceutiques adaptées à l’usage pédiatrique.

Tableau I - Données pharmacologiques concernant les molécules alternatives à la codéine (extrait des Recommandations de bonne pratique de la HAS, janvier 2016)

  • (a) : en LI posologie prescrite et augmentée en fonction de la douleur, en principe au maximum 400 mg/j ;
  • (b) : doses initiales chez un enfant naïf de morphine, l’adaptation des posologies se fait ensuite selon la douleur avec des augmentations de 50 %/24 h (et jusqu’à 100 %/24 h pour des prescripteurs expérimentés), sans dosage maximal, la posologie à atteindre étant celle qui soulage la douleur sans entraîner d’effets indésirables gênants ;
  • (c) : en cas de douleur très intense et en fonction de la situation clinique.

Douleurs aiguës ou prolongées : quelle prise en charge choisir ?

Dans ses Recommandations de bonne pratique, la HAS propose 2 tableaux d’aide à la décision thérapeutique en fonction de l’intensité de la douleur et de la situation clinique de l’enfant :

  • l’un concerne les douleurs aiguës (page 4 du document) : douleur post-opératoire, douleur aux urgences, infections ORL, stomatites ;
  • l’autre, les douleurs prolongées et/ou chroniques, à l’exception des douleurs neuropathiques (page 5 du document) : douleur d’origine cancéreuse, douleur chronique non cancéreuse non expliquée, crises vaso-occlusives et douleurs aiguës récentes, migraines, céphalées de tension et céphalées chroniques.

Nalbuphine et oxycodone : des alternatives à étudier en pédiatrie

La HAS conclut son travail en évoquant deux autres substances antalgiques de palier 3, la nalbuphine et l’oxycodone, qui pourrait être proposées en cas d’échec, de contre-indications ou d’événements indésirables graves avec les autres molécules antalgiques : "Toutefois, leur utilisation en pédiatrie nécessite des études".

Actuellement, la nalbuphine est uniquement disponible à l’hôpital, sous forme injectable.
Selon l’autorisation de mise sur le marché de ces spécialités, la nalbuphine peut être utilisée par voie intraveineuse à partir de 18 mois en cas de douleurs intenses et/rebelles aux antalgiques de niveau plus faible. Elle est d’usage plus rare et hors AMM par voie intrarectale.

Quant à l’oxycodone (OXYCONTIN, OXYNORM, OXYNORMORO), cet antalgique ne dispose pas d’AMM en pédiatrie.


AG avant 3 ans : un danger pour le cerveau ?

Publié le 10/02/2017

Depuis plus de 15 ans, les potentiels effets délétères à long terme des anesthésiques généraux (AG) chez le jeune enfant ou chez le fœtus via la femme enceinte sont un sujet d’inquiétude et de recherche. A tel point qu’aux Etats-Unis, la Food and Drug Administration (FDA) s’est fendue sur ce sujet de 3 débats publics destinés à informer le public et les médecins et à promouvoir le dialogue et la discussion bénéfices-risques entre parents et médecins.

Du cerveau du lombric à celui du jeune enfant

Les données des expérimentations in vitro et animales montrent, du lombric au primate non humain, que tous les AG, y compris les antagonistes de N-methyl-d-aspartate (NMDA) et les agonistes de l’acide gamma-aminobutyrique, ont des effets neuro-anatomiques immédiats et à long terme (1).

Mais en clinique humaine, les preuves peinent à se montrer avec des données rassurantes sur les expositions courtes et uniques aux AG. D’autre part, les effets délétères neuro-dévelopementaux à long terme observés lors des anesthésies générales longues (> 3 heures) ou itératives chez les enfants de moins de 3 ans, sont d’appréciation difficile en raison de nombreux facteurs confondants, tels l’inflammation du cerveau du prématuré ou l’hypoxémie chronique du cerveau de l’enfant porteur d’une cardiopathie congénitale cyanogène.

Du parapluie au parasol, en attendant Marisol

En décembre 2016, sans attendre les résultats de 2 études en cours dont les résultats seront connus pour l’une en 2017 (Mayo Anesthesia Safety in Kids) (2) et pour l’autre dans plusieurs années (Recognition Memory Study), la FDA a pris médecins et chercheurs de court, en émettant un avis de tempête sur le développement cérébral de l’enfant de moins de 3 ans, en cas d’anesthésies longues (> 3 heures) ou répétées, ainsi que chez la femme enceinte lors du 3ème trimestre (3).

Cet avertissement va entraîner une modification d’indication de 11 AG agissant sur les récepteurs GABA ou NMDA, y compris les gaz anesthésiques (sévoflurane) et les AG intraveineux (propofol, kétamine, barbituriques, benzodiazépines). En ouvrant ainsi, non pas un parapluie mais un vaste parasol, cette décision sème une belle panique parmi le corps médical et les parents des 1,5 million à 2 millions de jeunes enfants anesthésiés chaque année dans le monde hyper-judiciarisé américain ! Maigre consolation, seuls les morphiniques et la dexmédétomidine ne seraient pas susceptibles d’altérer le cerveau de l’animal, mais ils ne sauraient à eux seuls suffire pour un acte de longue durée.

Entre peste et choléra, mon cerveau balance

C’est ainsi que les médecins et les gestionnaires de risques du Texas Children’s Hospital (43 000 anesthésies annuelles, 13 000 chez des moins de 3 ans, 1 300 durant plus de 3 heures, deux tiers pour des cardiopathies congénitales menaçant l’existence à court terme, 1 400 anesthésies itératives, 2 000 pour des IRM) ont dû rapidement modifier leurs pratiques (4). Désormais chez les enfants de moins de 3 ans avec des anesthésies prévues d’une durée supérieure à 3 heures, ou des anesthésies itératives, les parents sont informés des conséquences réelles ou supposées sur le cerveau de leur futur petit Donald, ainsi que de la possibilité ou non de reporter l’acte après l’âge de 3 ans.

Or, à l’exception des rares actes pouvant être pratiqués sous anesthésie locorégionale (chirurgie abdominale basse ou des membres inférieurs), les chirurgies lourdes, urgentes et indispensables requièrent les AG incriminés par la FDA. D’où la crainte que la prise de position récente de la FDA ne se traduise par des pertes de chances parmi les femmes enceintes et les enfants de moins de 3 ans, bien plus préjudiciables que les hypothétiques effets sur le développement cérébral de l’enfant.

Qu’en sera t-il chez nous ? Chats échaudés craignant encore l’eau froide, quelle sera la difficile position des autorités de santé si promptes à déployer le sacro-saint principe de précaution ? Quoi qu’il en soit, voici une raison de plus pour promouvoir le dialogue entre soignants et soignés, autour de la balance des bénéfices et des risques, et surtout d’en garder trace écrite.

Dr Bernard-Alex Gaüzère

RÉFÉRENCES
1) Sanders RD, Hassell J, Davidson AJ, Robertson NJ, Ma D. : Impact of anaesthetics and surgery on neurodevelopment : an update. Br J Anaesth 2013 ; 110 : Suppl 1 : i53-i72.

2) Pinyavat T, Warner DO, Flick RP, et coll. : Summary of the update session on clinical neurotoxicity studies. J Neurosurg Anesthesiol., 2016 ; 28 : 356-60.

3) Drug Safety Communication”(www.fda.gov/Drugs/DrugSafety/ucm532356.htm)

4) Andropoulos DB, Greene MF. : Anesthesia and Developing Brains - Implications of the FDA Warning. N Engl J Med. 2017 ; publication avancée en ligne le 8 février. doi : 10.1056/NEJMp1700196.

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Arnaud BASSEZ

IADE

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samedi 15 juillet 2017
par  Arnaud Bassez

Opioid free anesthesia (OFA) ou anesthésie sans morphinique

Sujet à la mode, controverse ou choix délibéré, l’opioid free anesthesia (OFA), est de plus en plus discuté dans le milieu de notre spécialité.
Au delà de nos convictions, il apparait important de colliger certaines données afin au moins, d’en avoir la notion, si ce n’est la pratique.
Tout en ayant bien (...)

samedi 22 octobre 2016
par  Arnaud Bassez

Faites ce que je dis, et pas ce que je fais

La communication envers le patient, au bloc opératoire, est essentielle. Souvent, parce que le patient est stressé, dans l’inconnu, entouré de professionnels en tenue de bloc, masqués, dans un environnement de haute technicité, froid, peu accueillant, et qui représente le "saint des saints" de (...)

jeudi 12 novembre 2015
par  Arnaud Bassez

La musique adoucit la douleur

Anxiété et douleurs périopératoires : intérêt confirmé de la musique
Publiée dans The Lancet, une analyse croisée de 73 études randomisées confirme l’intérêt de la musique en périopératoire pour diminuer la douleur, l’anxiété et l’usage d’antalgiques.
Ces effets positifs sont observés quelque soit le choix (...)

samedi 17 octobre 2015
par  Arnaud Bassez

Réanimation cardio respiratoire guidelines ILCOR-ERC 2015-2020

Cet article est maintenant celui qui fera référence à la prise en charge de l’arrêt cardio-respiratoire sur la période 2015-2020.
Les articles en anglais seront publiés au même titre que les articles en français. (Master oblige).
Bibliographie Tous les articles actualisés en lien avec l’arrêt cardio (...)

mercredi 3 décembre 2014
par  Yves Benisty

Analogie entre la plongée et l’anesthésie

Yves Benisty, IADE dans un CHU parisien, nous propose l’analogie entre plongée et l’anesthésie.
Il n’est pas rare de trouver de vrais fondus de plongée dans notre milieu professionnel.
Comme souvent avec Yves, les choses compliquées s’avèrent faciles, grâce à son sens de la pédagogie par analogie.
A (...)

vendredi 4 avril 2014
par  Arnaud Bassez

West side story

En physiologie respiratoire, les zones de West, sont des localisations du poumon suivant le rapport ventilation/perfusion.
Au niveau sanguin, la pression hydrostatique est plus importante à la base qu’au sommet du poumon. L’air alvéolaire appui sur les capillaires de fait la pression hydrostatique (...)

mardi 4 février 2014
par  Arnaud Bassez

Anesthésie pour oesophagectomie

Chirurgie exigeante, pour équipe entrainée, l’œsophagectomie nécessite une bonne collaboration entre l’équipe anesthésique et chirurgicale.
L’intervention consiste à enlever une partie ou la totalité de l’œsophage (œsophagectomie) et à le remplacer par l’estomac. L’estomac est ainsi ascensionné dans le (...)

jeudi 26 septembre 2013
par  Arnaud Bassez

Aviation et anesthésie : analogie, principe, oxygène dans un avion

Souvent l’anesthésie est comparée à l’aviation, pour sa similitude de phase
décollage
croisière
atterrissage
pour sa sécurité, (les HRO High Reliability Organizations, ou HFO pour haute fiabilité organisationnelle) pour sa check-list, et pour le côté "high tech".
Le passager qui embarque dans un (...)

mercredi 19 juin 2013
par  Arnaud Bassez

Prise en charge des patients suspects d’infections dues au nouveau coronavirus (HcoV-EMC, ou NCoV)

Le « nouveau coronavirus » (NCoV) est une souche jamais encore détectée chez l’homme avant les premiers cas confirmés par l’OMS en 2012. Bien que le nouveau coronavirus soit génétiquement assez différent du virus à l’origine du SRAS selon l’OMS, celui-ci est particulièrement grave : 16 cas mortels sur 34 (...)

jeudi 13 septembre 2012
par  Arnaud Bassez

ECMO (Extra Corporeal Membrane Oxygenation, Oxygénation par membrane extra-corporelle)

Revenu sur le devant de la scène au cours de l’épidémie de grippe H1N1, l’ECMO fait partie de la sphère des IADE. À ce titre, cet article recense quelques éléments essentiels à la compréhension de chacun.
« Le choc cardiogénique réfractaire est la cause de très nombreux décès dans les services de soins (...)

vendredi 1er juin 2012
par  Arnaud Bassez

Enquête : Quelle utilisation faites-vous du protoxyde d’azote ?

Quelle utilisation faites-vous du protoxyde d’azote ?
Compte rendu de l’enquête sur les pratiques des anesthésistes réalisé par Brigitte Postel (source webanesthésie)
Quels mélanges gazeux avez-vous l’habitude d’utiliser pour l’entretien d’une anesthésie chez l’adulte ?
L’utilisation du protoxyde (...)

dimanche 18 mars 2012
par  Arnaud Bassez

Débit cardiaque, remplissage vasculaire, exploration hémodynamique et angiographie cardiaque, bio réactance

Le remplissage vasculaire est une technique consistant à perfuser une solution de remplissage via une voie veineuse pour corriger une hypovolémie
QU’EST-CE QUE LA VOLEMIE ?
La volémie est le volume sanguin total de l’organisme (plasma et éléments figurés du sang). La valeur normale de la volémie est (...)

jeudi 9 février 2012
par  Arnaud Bassez

Le cytochrome P450

Le cytochrome P450
Les cytochromes sont des enzymes présentes dans divers tissus et qui interviennent dans le métabolisme de substances endogènes et exogènes, notamment de nombreux médicaments.
Quelques isoenzymes assurent le métabolisme de la plupart des médicaments
Le cytochrome P450 est un (...)

jeudi 9 février 2012
par  Arnaud Bassez

Le syndrôme atropinique

Le syndrome atropinique en bref
Le syndrome atropinique (alias anticholinergique) est lié soit à une intoxication par des plantes (telles que la belladone) ou des produits industriels, soit à des médicaments. Les médicaments ayant des effets atropiniques (alias parasympatholytiques, alias (...)

samedi 14 janvier 2012
par  Arnaud Bassez

Les interventions chirugicales

Pas toujours expliquées dans les écoles IADE, ni par les professionnels de terrain, voici une modeste tentative de colliger des articles en lien avec les interventions chirurgicales.
Cet article ne prétend à aucune exhaustivité, et tient ses renseignements des sites chirurgicaux.
Les techniques (...)

vendredi 23 décembre 2011
par  Arnaud Bassez

Bases Générales en Anesthésie et en Réanimation

Les pré requis. Et les références. Pour les MAR et les IADE. Bases Générales en Anesthésie et en Réanimation

lundi 30 mai 2011
par  Arnaud Bassez

Anesthésie de l’obèse

Anesthésie de l’obèse ou anesthésie pour la chirurgie bariatrique
Étymologie du mot bariatrique
(XXe siècle) Composé du grec βάρος baros (« poids ») et ἰατρός, iatros (« médecin » → voir -iatrie).
I - Généralités :
BMI :

mardi 19 avril 2011
par  Arnaud Bassez

ALRIV (Anesthésie Locale intraVeineuse)

Depuis l’avènement de l’échographie pour les blocs plexiques, l’anesthésie loco-régionale a bien évolué, passant du neurostimulateur à une vision du nerf, annihilant tout mouvement algique.
Pourtant, il reste une technique simple, fiable peu onéreuse et aisément reproductible, qui est l’anesthésie (...)

samedi 23 octobre 2010
par  Arnaud Bassez

Réanimation cardio-repiratoire : guidelines 2010-2015

Retrouvez en fin de cet article, l’actualité des articles sur l’arrêt cardiaque, mise en ligne au fil des publications.
Les nouvelles recommandations 2015-2020 sont disponibles depuis le 15 octobre 2015
En attendant le 15 octobre 2015, voici ce que l’on peut déjà définir des futures recommandations (...)

jeudi 24 septembre 2009
par  Arnaud Bassez

Le xénon : sweet dreams

Le xénon, un gaz rare, a fait son entrée depuis quelques temps comme anesthésiant dans les blocs opératoires.
Les premières recherches sur l’utilisation du xénon comme anesthésiant remontent aux années 50. Il est utilisé en Russie depuis une dizaine d’années.
Le gaz médical LENOXe d’Air Liquide, à base (...)

samedi 13 juin 2009
par  Arnaud Bassez

AIVOC (Anesthesie intraveineuse à objectif de concentration)

AIVOC
Anesthésie Intra-veineuse à Objectif de Concentration
cliquez sur l’image pour voir l’animation
I Définition
Prescrire une concentration plasmatique cible pour obtenir l’effet recherché et modifier le niveau d’anesthésie en ajustant cette concentration cible au niveau du plasma ou (...)

lundi 23 mars 2009
par  Arnaud Bassez

Choc anaphylactique

A lire, l’article sur l’allergie (latex, curares et autre)
Vous trouverez d’autres documents (pas forcément en lien avec le sujet présent), en consultant les "best of" de la SOFIA ainsi que les différents congrès publiés ici.
Docs en stock
Docs en stock 2 Anesthésie-Cardiologie-Femme (...)

Brèves

Lépine l’arrose

mardi 8 mai 2018

Le concours Lépine 2018 récompense le « MedPack », une station de travail médicale

Cette station de travail médicale a été repérée par le service de Santé des Armées...

Le « MedPack », une station de travail médicale extra-hospitalière mise au point par Samuel Mercier.

Le 117e concours Lépine a récompensé lundi soir le « MedPack », une station de travail médicale extra-hospitalière mise au point par Samuel Mercier, un infirmier urgentiste aux Pompiers de Paris.

C’est à force d’intervenir au quotidien sur le terrain, de se rendre compte combien l’hygiène pouvait poser problème que Samuel Mercier a conçu, au bout de six ans, son prototype. « Cela faisait un siècle que l’on n’avait pas évolué, avec des conditions de travail inchangées » pour le personnel de santé intervenant en situation difficile, expliquait jeudi l’infirmier à l’AFP.

Une station de travail compacte pesant 7 kg

Ainsi, racontait-il, quand l’infirmier arrive sur un lieu d’accident ou d’attentat, «  il découvre son environnement de soin et souvent il n’est pas adapté, voire insalubre : il n’y a pas d’éclairage, pas de plan de travail etc. ». Sans compter que si l’on doit transfuser le patient, il faut compter sur un collègue pour tenir la perfusion, que les produits et autres seringues sont posés à même le sol puis jetés par terre…

Fort de son expérience, Samuel Mercier a donc conçu une station de travail compacte, pesant 7 kg et transportable à l’épaule, qui se déplie en trois secondes. Une fois stabilisé sur son trépied, le « MedPack » devient un « espace de travail emménagé » : poubelles pour le tri sélectif des déchets, pied à transfusion télescopique, ampoule éclairant la zone accidentée, plateau d’intubation intégré, mini-pharmacie sécurisée et même possibilité d’accrocher un parapluie !
Le « MedPack » bientôt déployé au Liban ?

Une cinquantaine de « MedPack » ont déjà été fabriqués et sont utilisés par les pompiers, ainsi que par des CHU en Suisse et en Belgique. Il doit prochainement être déployé au Liban auprès des militaires français. « D’autres utilisations en zones difficiles sont envisageables : lors d’interventions en montagne, à la campagne par des vétérinaires ou même en maison de retraite par des infirmiers libéraux  », selon Samuel Mercier.

Grâce à cette invention, l’infirmier urgentiste à obtenu la plus prestigieuse récompense du concours Lépine, le prix du président de la République, sous la forme d’un vase en porcelaine de Sèvres.

[...]

Source : 20minutes.fr Vanessa Rodrigues Biague

AB

Arrêt cardiaque, lecture continue

jeudi 7 septembre 2017

Retrouvez les articles sur l’arrêt cardiaque dans l’article dédié aux dernières recommandations 2015-2020.

Les quatre derniers articles intéressants de la semaine sont aussi sur le forum.

  • La question de la fréquence optimale de la ventilation pendant la réanimation cardio-respiratoire
  • Les femmes moins performantes pour une réanimation cardiopulmonaire
  • Un an après l’ECMO, comment vont-ils ?
  • Le SAOS protégerait le cerveau en cas d’arrêt cardiaque

Bonne lecture

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En relation

AB

Rapport relatif aux moyens mis en œuvre par l’État pour lutter contre le terrorisme depuis le 7 janvier 2015

mardi 12 juillet 2016

RAPPORT FAIT AU NOM DE LA COMMISSION D’ENQUÊTE relative aux moyens mis en œuvre par l’État pour lutter contre le terrorisme depuis le 7 janvier 2015 M. Georges FENECH Président - M. SÉBASTIEN PIETRASANTA Rapporteur

RAPPORT FAIT AU NOM DE LA COMMISSION D’ENQUÊTE relative aux moyens mis en œuvre par l’État pour lutter contre le terrorisme depuis le 7 janvier 2015 M. Georges FENECH Président-M. SÉBASTIEN PIETRASANTA Rapporteur

Le rapport présente 434 pages sur les attentats en France en 2015. Et mille pages d’annexes (les auditions).

Parmi les points mis en évidence, le document met clairement en lumière les "ratés " qui ont permis aux terroristes de Paris d’échapper à la surveillance. Ils étaient pourtant connus, à un titre ou un autre, des services judiciaires, pénitentiaires ou de renseignement. Tous avaient été fichés, contrôlés, écoutés ou incarcérés, à un moment de leur parcours de la délinquance à la radicalisation violente.

Voici les principaux constats de la commission :

Pour la création d’une "agence de lutte contre le terrorisme"

Pour éviter de nouvelles attaques, la commission prône notamment la création d’une "agence nationale de lutte contre le terrorisme" placée directement sous l’autorité du Premier ministre, sur le modèle américain du Centre national antiterroriste (NTC) créée après le 11 septembre 2001.

La nécessité de fusionner les trois forces d’élite

Le soir du 13 novembre, "l’intervention des forces d’intervention a été rapide, efficace et a démontré qu’elles étaient capables de collaborer", estime le rapporteur, le député socialiste Sébastien Pietrasanta qui s’interroge toutefois sur "le bien-fondé du maintien de plusieurs forces d’intervention spécialisées" et préconise, à terme, "la fusion des trois forces d’élite" (GIGN, Raid et BRI).

Pas gagné d’avance à mon avis.

Pour la création de "colonnes d’extraction" des victimes

Le principal problème, selon la commission, a été l’évacuation des victimes, qui a pu être retardée par le fait que les secours d’urgence n’avaient pas accès au périmètre des forces d’intervention. Dans ses 39 propositions, la commission préconise ainsi l’instauration de "colonnes d’extraction" des victimes.

L’échec du renseignement

Pour la création d’une agence nationale du renseignement

Des failles dans le renseignement pénitentiaire

L’attaque du Bataclan n’aurait pas pu être évitée

Des doutes sur l’efficacité des dispositifs de sécurisation du territoire

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Pour ceux qui voudraient lire les retex, ils sont disponibles sur l’article Les plaies par arme à feu - balistique des armes à feu

A lire Les rapports, les référentiels sur les services d’urgence

AB

Matos news 3

vendredi 24 juin 2016

Les moniteurs de la douleur dont disposent les anesthésistes depuis 2010 surveillent le diamètre de la pupille de l’œil ou la fréquence cardiaque. «  Leur faiblesse vient du fait qu’ils sont basés sur un seul paramètre. L’avantage du nouveau moniteur que nous étudions est qu’il est multiparamétrique  ». Le système nerveux autonome et le système hormonal de l’organisme réagissent aux stimuli douloureux par divers mécanismes qui induisent des changements mesurables.

Le nouveau moniteur dénommé PMD 200 (pain monitoring device) est équipé d’une technologie mise au point par la compagnie Medasense Biometrics Ltd. en Israël. Il se compose d’une petite sonde que l’on pince au bout du doigt du patient. Cette sonde est munie de quatre capteurs. L’un d’entre eux enregistre une courbe de pléthysmographie, qui décrit les variations du volume sanguin au moyen d’une mesure de la pulsatilité des capillaires, ces petits vaisseaux entre les artères et les veines. À chaque battement cardiaque se produit une onde de pulsatilité dans les capillaires. Cette onde de pulsatilité permet de calculer la variabilité de la fréquence cardiaque.

Ce nouveau dispositif surveille continuellement ces paramètres physiologiques qui sont affectés par les stimuli douloureux et par l’administration d’analgésiques. Un algorithme mathématique analyse ces données physiologiques et les convertit en temps réel en un index de douleur appelé Nol (pour nociception level index). Les valeurs de cet index sont représentées sur une échelle de 0 à 100. Une valeur entre 0 et 10 signifie que le patient ne ressent pas de douleur et qu’on peut même alléger un peu les doses d’analgésiques. Une valeur entre 10 et 25 est idéale. Et une valeur dépassant 25 signifie que le patient est en douleur et qu’il faut augmenter les doses.

Lire la suite sur le forum

- Le site medasense

- Les articles sur la douleur

  • Douleur (le point de vue juridique)

AB

Matos news 2

samedi 21 mai 2016

Le laboratoire Dräger publie une alerte sur le remplissage des cuves de desflurane avec le produit du laboratoire Baxter.

Mesures de précaution au remplissage des cuves de desflurane Dräger

A lire et à diffuser autour de nous.

AB