IADE vs IBODE : dissection et autopsie

mercredi 19 janvier 2011
par  Arnaud Bassez
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On devrait toujours lire les revues des IBODE lorsque l’on est IADE.

Parce que l’on y apprend des choses toujours intéressantes.

Celle que j’ai lu me montre clairement que le côté je panse donc j’essuie, des IBODE se transforme en je pense donc je vais être.

Camille Claudel l'âge mûr 1899

Et si nous n’y prenons garde, nous risquons fort d’être les dindons de la farce, face à la corporation IBODE.

Je m’explique :

Lecture de la revue interbloc n° 4 tome XXIX octobre-décembre 2010.

- La formation des infirmières de bloc opératoire diplômées d’État, de 1971 à nos jours, page 252-253
- Quelles sont les perspectives pour la profession IBODE ? page 266 et 267.

Afin de savoir d’où l’on part, il convient de remonter la source, tel Stanley parti retrouver Livingstone.

Profession IBODE I presume ?

La formation des IBODE en 1971 à 2001

L'implorante, Camille Claudel

1971 : décret n° 71-388 du 21 mai 1971 portant création d’un certificat d’aptitude aux fonctions d’infirmier de salle d’opération

Formation
Théorie 500 heures
Enseignement clinique 1000 heures
TOTAL 1500 heures

Formation théorique
Formation des infirmier(e)s de bloc opératoire
Hygiène hospitalière 100 heures
Administration, législation et santé publique 30 heures
Anesthésie réanimation et autres pratiques 15 heures
Techniques chirurgicales 260 heures
Technologie chirurgicale 90 heures
Technologie nouvelle 5 heures

Formation pratique
Stages obligatoires
6 semaines chirurgie orthopédique, traumatologique
6 semaines chirurgie viscérale et digestive
3 semaines chirurgie cardio-vasculaire et thoracique ou chirurgie vasculaire périphérique
3 semaines urologie
3 semaines neurochirurgie
Stages optionnels 5 semaines gynécologie, ORL et stomatologie, OPH, chirurgie plastique et réparatrice, chirurgie infantile

Évaluations : validation de chaque stage, 3 mises en situation professionnelle


De 1971 à 2001, les blocs évoluent, la technique aussi. La formation de 10 mois semble inadaptée. Les cours sont dispensés sur du temps de stage ou sur des semaines de 40 heures.

1992 : Décret n°92-48 du 13 janvier 1992 modifiant le décret n° 71-388 du 21 mai 1971 portant création d’un certificat d’aptitude aux fonctions d’infirmier de salle d’opération.

La formation évolue pour tenir compte de la loi des 35 heures, les congés légaux, l’enseignement théorique de 30 heures par semaine, le temps de formation autogéré de 30 heures par semaine, le suivi individuel pédagogique de 30 heures, le TIP, les TD...

On ajoute du temps d’enseignement théorique et clinique pour
- former des infirmiers de bloc opératoire pluridisciplinaire et polyvalents.
- tenir compte de l’évolution des blocs opératoires

L’AEEIBO propose au ministère plusieurs schéma de formation sur 12, 18 ou 24 mois.

Les causeuses, Camille Claudel

En 2001, le Décret n°2001-928 du 4 octobre 2001 modifiant le décret n° 71-388 du 21 mai 1971 portant création d’un diplôme d’Etat d’infirmier de bloc opératoire officialise la formation en 18 mois.

La formation des IBODE de 2001 à nos jours

Formation
Théorie 870 heures 29 semaines de 30 heures
Suivi pédagogique 30 heures 1 semaine
Enseignement clinique 1365 heures 39 semaines de 35 heures
Formation autogérée 30 heures 1 semaine
Total 2295 heures 70 semaines

Formation théorique : 4 modules

Module 1 120 heures Hygiène hospitalière et prévention des infections nosocomiales
Module 2 120 heures L’infirmier de bloc opératoire et l’environnement technologique
Module 3 330 heures L’infirmier de bloc opératoire et la prise en charge de l’opéré au cours des différents actes chirurgicaux
Module 4 300 heures L’infirmier de bloc opératoire dans la maîtrise de sa fonction

Évaluation : validation de chaque module

Formation pratique

Stages obligatoires
2 x 4 semaines Chirurgie ostéo-articulaire : orthopédie, traumatologie, rachis, stomatologie, chirurgie de la main
2 x 4 semaines Chirurgie viscérale : digestif, urologie, gynécologie
2 semaines Hygiène hospitalière
1 semaine Stérilisation centralisée
1semaine Endoscopie
Stages optionnels
19 semaines Fonction du projet de l’élève et de l’école (Dans au moins 3 secteurs) 2 semaines au minimum

A comparer avec la formation des IADE qui en quelques mots tient à ceci :

Durée de 24 mois ou 3670 heures, elle inclut 700 heures d’enseignement théorique, de travaux pratiques et de travaux dirigés et 70 semaines de stage, 4 semaines de travail personnel et 10 semaines de congé annuel.

IADE IBODE
Durée de la formation : 3670 heures Durée de la formation : 2295 heures
Théorie, TP et TD 700 heures Théorie 870 heures
Stages 2450 heures (70 semaines) Stages 1365 heures (39 semaines, dont 19 optionnelles)
Travail personnel 4 semaines Formation autogérée 30 heures & Suivi pédagogique 30 heures

S’ajoute 10 semaines de congé annuel.

Pour le détail, cf le document PDF

La formation des IADE

Pour autant, s’affronter à coups d’heures de théories ou de pratiques ne sert pas à grand chose, si ce n’est à démontrer la différence de rôle de chacune des deux professions, ce que l’on savait déjà.

Le "risque" à mon sens vient d’ailleurs.

Il vient d’un activisme souterrain que mène la profession IBODE.

Esclave mourant, Michel Ange

La Profession des IBODE a su créer sa société savante, quand d’autres IADE prétendent que la SFAR doit nous reconnaître pour que nous puissions exister, oubliant sans doute la possibilité de nous prendre tout simplement en charge nous même ! Il y eu une tentative ici même, mais nous ne referons pas l’Histoire.

Parallèlement la profession IBODE avance et se structure.

Les mains, Rodin

La SOFERIBO a vu le jour à la suite de l’assemblée générale de l’Unaibode du mois de mai 2008. Initiée par l’association nationale, elle en est le conseil Scientifique. Elle a pour finalité la promotion de la production et de l’utilisation des savoirs en science infirmière dans le champ du bloc opératoire. Elle impulse une dynamique de réflexion et d’anticipation nécessaire au fonctionnement de toute communauté scientifique.

A noter qu’un MAR (PU-PH) siège au conseil scientifique

La profession IBODE intègre l’EORNA.

En contrepartie, qu’apporte l’IFNA à la profession IADE ? Surtout lorsque cette fédération a un tel moteur que l’AANA qui obtient l’émancipation des "IADE" américains vis-à-vis de la corporation médicale. (récemment le gouverneur Schwarzenegger a accordé la "liberté" d’action sans présence de médecins aux IADE de Californie). Un regard sur la vision de l’IFNA prête presque à rire devant le décalage avec la réalité française.

Si le master est accordé à la profession IBODE, le cursus de formation passera à 24 mois ou plutôt à 4 semestres universitaires. C’est inéluctable, il ne peut en être autrement.

Nul ne peut nier l’apport d’une formation supplémentaire, qualifiante.
"La VAE (validation des acquis de l’expérience) qui dépendait de la réingéniérie et des référentiels de compétence et de formation va devenir une réalité en 2011 pour les IDE en bloc opératoire".
Les pratiques avancées ne seront pas validées dans le parcours VAE, toutefois.
Ce module sera obligatoire et sera délivré dans les écoles d’IBODE pour obtenir le DE IBODE.

Le travail de préparation continue : les IBODE demandent la suppression des deux ans minimum d’exercice professionnel, qui contredise la formation même du master.

esclave rebelle Michel-Ange

Le master reconnaîtra de facto l’exclusivité de l’IBODE ; exclusivité d’actes, présence obligatoire en salle d’intervention, cohérence avec la loi HPST.

L’obtention du master IBODE supprimera les deux années d’exercice préalable qui n’existe pas dans le cursus universitaire du LMD.

Et voila les IBODE, toujours derrière les IADE, qui prendront un train d’avance sur le train des IADE, et ce malgré notre appétence pour les rails...

Esclave rebelle, Michel-Ange

Il nous faudrait donc réfléchir également à la disparition de ces deux années minimum d’exercice professionnel auxquelles curieusement nous semblons attachés.

En soi elles n’ont aucune justification, car elles ne forment pas à la profession.

On argumentera que les deux ans permettent d’exercer, de se familiariser avec les techniques avant de se demander si l’on souhaite avancer encore ou pas. Mais est-ce nécessaire ?
La formation IADE au bout de 10 ou 15 ans voire 20 ans d’exercice IDE a t-elle un sens ?
Probablement, mais la motivation pour cette spécialité et l’engagement demandé sont tels, que l’on ne devient pas IADE par le fruit du hasard.

Se remettre dans un cursus et un rythme scolaire tel que celui de la formation IADE n’est pas simple, passé un certain âge ou un laps de temps certain.

Il faudrait cependant repenser les études d’IDE à la base, afin d’intégrer la découverte des métiers possibles dès les débuts de la formation.

On peut aussi penser à valider des modules de formation. Modules qui donneraient la possibilités de passer vers la formation d’IADE au bout des trois ans de formation d’IDE sans attendre ses 2 ans minimum.

Car même s’il faut 7 ans pour faire un IADE, (3+2+2), cette coupure n’est pas tenable face aux exigences du LMD.

C’est pourquoi il faudrait insister sur la présentation des métiers spécialisés durant la formation des IDE afin de leur faire choisir un parcours dès l’école et enchaîner ainsi les 5 années de cours et de pratique qui déboucheront sur le master.
Et rendre les stages au bloc et dans les SMUR obligatoires.

A terme il nous faudra en passer par là, pour être inattaquable sur le plan du LMD.

Alors bougeons-nous.
Le salut des IADE ne viendra pas des médecins, encore moins de leur société savante.

Souhaitons donc que nos collègues IBODE obtiennent ce qu’elles doivent obtenir. Mais défions-nous de tout mépris, car elles pourraient nous damer le pion et obtenir le M plus facilement que nous ne le pensions.

L’ennemi se déguise parfois en géranium, mais on ne peut s’y tromper, car tandis que le géranium est à nos fenêtres, l’ennemi est à nos portes.
[Pierre Desproges]

- NDLR : Le sujet est rattrapé par l’actualité. Il semble que le dossier master se débloque plus vite que l’on ne le croyait initialement.

Puissais-je me tromper sur l’article présent. Franchement je le souhaite.

- NDLR (Edit du 31 janvier 2020) finalement j’avais raison avec 8 ans d’avance.

L’Arrêté du 28 janvier 2020 modifiant l’arrêté du 22 octobre 2001 relatif à la formation conduisant au diplôme d’Etat d’infirmier de bloc opératoire, supprime la condition d’exercice de deux années minimum en qualité d’infirmier ou de sage-femme pour être admis en formation d’infirmier de bloc opératoire (Ibode).

L’accès à la formation restera conditionnée à la sélection sur épreuves, mais il ne sera plus nécessaire de justifier de deux ans d’exercice en qualité d’IDE ou de sage-femme pour y postuler.
L’arrêté est applicable à compter de la rentrée d’octobre 2020.

Il précise : « dans le cas où le candidat n’est pas encore titulaire du diplôme d’Etat d’infirmier ou de sage-femme, il doit fournir une attestation d’inscription en dernière année d’études conduisant à l’un de ces deux diplômes. En cas de succès au concours, l’admission définitive du candidat est subordonnée à la justification par celui-ci qu’il est titulaire de l’un des diplômes précités. A défaut, il perd le bénéfice du concours. »

— -

Master and servant

  • There’s a new game
  • We like to play you see
  • A game with added reality
  • You treat me like a dog
  • Get me down on my knees
  • We call it master and servant

(Dépêche mode)

Arnaud BASSEZ

IADE/enseignant CESU

Administrateur


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Moins n’égal pas mieux

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Cette pétition est disponible en format word ou PDF en fin d’article.
N’oubliez pas d’y inscrire les éléments (...)

dimanche 23 mars 2008
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N + 1 (1 MAR pour 2 salles)

Texte issu du site snarf (syndicat national des anesthésistes réanimateurs de France) sur lequel vous pouvez le consulter.
NB : Le texte date du 02 janvier 2005. Il n’a pas fait l’objet d’une actualisation des textes qui légifèrent les IADE, à savoir le Décret n° 2004-802 du 29 juillet 2004 J.O n° 183 (...)

lundi 27 août 2007
par  Arnaud Bassez

Lettre ouverte à une porte fermée

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jeudi 19 juillet 2007
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NDLR : article régulièrement actualisé, la simulation prenant une part accrue dans la formation des acteurs de l’anesthésie et de l’urgence.
Ce n’est plus l’avenir, c’est le présent ! (dernière actualisation : 7 avril 2016)
§§§
Auteur : Bruno Philibien, IADE Cherbourg
(passez la souris sur les photos) (...)

mardi 13 mars 2007
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Brèves

La SOFIA travaille avec l’HAS

vendredi 1er mai

La SOFIA a participé à la relecture du document publié par l’HAS sur
Interruption de tâche lors des activités anesthésiques au bloc opératoire et en salle de surveillance post-interventionnelle

Guide Interruption de tâche lors des activités anesthésiques au bloc opératoire et en salle de surveillance post-interventionnelle

Dans la continuité du travail réalisé par la HAS et publié en janvier 2016 sur «  l’interruption de tâches lors de la préparation de médicaments  », un guide spécifique à l’interruption de tâche (IT) pour les activités anesthésiques au bloc opératoire et en SSPI est proposé pour accompagner les équipes. Ce travail est le résultat d’une collaboration avec la Société Française d’Anesthésie Réanimation (SFAR), le collège d’anesthésistes-réanimateurs (CFAR) et le comité « analyse et maitrise du risque » (CAMR).

Le passage au bloc opératoire représente une période particulièrement à risque. De fait, les interruptions de taches représentent une situation à risque pouvant favoriser la survenue d’un EIG. En plus des conséquences directes pour le patient, les retentissements indirects pour l’équipe soignante sont potentiellement nombreux  : défauts de communication, altération de la qualité de vie au travail, conflits, Burn out ….

Depuis une dizaine d’années, la communauté scientifique a pris conscience de ce problème comme en témoigne les publications récentes sur le sujet. Ainsi la lutte contre les IT est à la croisée des chemins entre sécurité du patient, relation humaines et économie de santé s’inscrivant en droite ligne du projet du CFAR «  un patient - une équipe  »1.Si la cible du projet concerne l’équipe d’anesthésie, les mesures à prendre seront systémiques et engloberont l’équipe anesthésique comme chirurgicale, encadrante et administrative.

Pour autant, les IT ne sont pas une fatalité et il est possible d’agir sur l’organisation et le travail en équipe afin de réduire ces interruptions :

En développant les bonnes pratiques de sécurité pour rendre l’activité plus robuste face aux erreurs

En développant une prise de conscience collective.

  • Le guide

Il fournit  :

  • Un rappel des données de la littérature,
  • L’identification de 4 étapes considérées comme particulièrement à risque (les «  4 temps patients  ») : vérification de l’identité du patient (lors du premier temps de la check-list HAS, préparation médicamenteuse, induction anesthésique et time out (deuxième temps de la check-list HAS). Ces périodes à risques sont des périodes se retrouvant dans tous les blocs opératoires et sont les périodes au cours desquelles le risque d’erreur et d’EIG sont les plus grands. Elles seront à adapter par les différentes équipes en fonction de leurs environnements.
  • Un support permettant la réalisation d’un diagnostic à partir d’un audit  ; celui-ci se compose d’une grille de recueil pour la salle de bloc et la SSPI (format Excel et Word) et une fiche de débriefing.
  • Le diagnostic pourra être complété par l’analyse des EIG avec la méthode ALARM  ; 2 illustrations ainsi qu’un exemple de scénario de simulation sont proposés dans le guide pour permettre une prise de conscience et/ou compléter cette analyse.
  • Des préconisations formulées illustrent les solutions en termes de barrières de prévention et de récupération.

En raison du COVID, une communication sur celui-ci sera organisée ultérieurement et sur des suites éventuelles.

AB

Guide de haute montagne

lundi 26 août 2019

En avant-première, la SOFIA vous informe de la sortie du livre « le guide de l’IADE », aux éditions Elsevier Masson, prévue le 28 août 2019.

"L’ouvrage est axé sur le référentiel des deux années de formation et couvre, de manière théorique et pratique, l’ensemble du programme. Le contenu, composé de 200 fiches illustrées de schémas et dessins, est émaillé de conseils et d’études de cas analysées pour l’IADE diplômé ou en cours d’études.

50 collaborateurs pour environ 200 fiches synthétiques. 6 grands chapitres.

  • Sciences humaines, sociales et droit
  • Sciences cliniques, biologiques et médicales
  • Fondamentaux en anesthésie-réanimation-urgences
  • Exercices particuliers e anesthésie-réanimation-urgences
  • Outils en anglais
  • Situations cliniques

Pour un usage quotidien théorique et pratique en anesthésie-réanimation et urgences, ce Guide de l’IADE est conforme au programme de formation et aux dernières recommandations professionnelles. Il est ainsi autant destiné aux étudiants infirmiers anesthésistes qu’aux professionnels diplômés soucieux de parfaire leurs connaissances."

4eme de couverture guide IADE
Postface guide de l’IADE, Pr Bouaziz

A signaler, l’autre guide, rendant ces deux ouvrages certainement complémentaires entre eux.

AB

Coin lecture 2

mercredi 29 août 2018

La lecture de thèses est souvent intéressante, car il faut bien le reconnaitre, les doctorants ont plus d’imagination que les EIA et leurs mémoires ...

Amandine Striebig. Les poisons utilisés dans les romans d’Agatha Christie. Sciences pharmaceutiques. 2014. (dumas-01116318)

Si une lecture d’un sujet insolite ou original vous a particulièrement intéressé, vous pouvez la partager ici même, et nous envoyer les documents.

sofianesth chez gmail.com

AB

Make our pratique better again...

lundi 2 juillet 2018

Parution du « Guide pratique, de développement durable en bloc opératoire »

source lessentiel-anesthesie-reanimation.fr

Un guide pratique concernant le développement durable au bloc opératoire, préfacé par la ministre des solidarités et de la santé, Agnès Buzyn, a été publié par la Société française d’anesthésie-réanimation (Sfar) et le Comité pour le développement durable en santé (C2DS).

Développé sur 80 pages, ce guide a été écrit par six médecins et quatre infirmières anesthésistes, membres du groupe de travail « développement durable » de la Sfar. Articulé autour de cinq grands thèmes (achats, déchets, gaz d’anesthésie, qualité de vie au travail et éco-conception des soins), le guide présente les grands enjeux, rappelle la réglementation et relate des initiatives vertueuses en matière de développement durable au bloc opératoire.

Le bloc est en effet aujourd’hui responsable de 20 % à 30 % des déchets produits au sein des établissements hospitaliers. Tout au long du guide, les auteurs recensent donc les mauvaises pratiques et les difficultés rencontrées par les établissements pour mener une politique de développement durable, mais aussi les solutions mises en place pour limiter les volumes des conditionnements, comme l’optimisation du tri des déchets et la mise en place de filières de recyclage. Les auteurs soulignent qu’en France, les établissements de santé génèrent 700 000 tonnes de déchets chaque année.

Le guide met ensuite en avant trois causes de génération excessive de déchets.

  1. Premièrement, les produits à usage unique avec des suremballages en plastique et papier, chargés de garantir la stérilité des dispositifs médicaux, qui représentent environ 19 % des déchets.
  2. Ensuite, les champs chirurgicaux et autres textiles opératoires qui constituent 2 % des déchets à l’échelle d’un établissement de santé.
  3. Enfin, les dispositifs déballés mais inutilisés. « Les produits, comme la phényléphrine, l’éphédrine, l’atropine, les hypnotiques (le thiopental et le propofol), les curares (la succinylcholine notamment), le midazolam figurent parmi les médicaments les plus gaspillés », liste-t-il.

Une étude réalisée au CHU de Grenoble a permis de constater une économie de 7 000 euros en un an, grâce à une amélioration du tri des déchets issus du bloc opératoire, rapportent les auteurs. La réduction des déchets représente donc un enjeu financier important.

— -

On en parle déjà et aussi ici

A lire aussi le guide pratique du développement durable au bloc opératoire, édition 2017

Le guide pratique du développement durable au bloc opératoire, édition 2017

AB

La pelle médicale (le retour)

dimanche 23 avril 2017

Déjà évoqué ici le 16 mai 2016, le nouveau baromètre sur les salaires de la santé est publié.

L’agence d’intérim Appel Médical* vient de publier son nouveau baromètre – le sixième – des évolutions de salaires de la santé de 2015 à 2016.

Ce baromètre s’appuie sur les salaires réels d’intérimaires payés au même niveau que les salariés permanents (611 712 fiches de paie) de six grandes familles de métiers* et 13 fonctions paramédicales (congés payés, indemnités de fin de mission et primes variables non prises en compte).

Suivis par les aides médico-psychologiques (métiers du soin et de l’assistance), dont le salaire a augmenté de 3,1 %, ce sont, selon l’étude, les professionnels du handicap qui ont le mieux tiré leur épingle du jeu. De 2015 à 2016, la fiche de paie des éducateurs spécialisés (métiers du handicap) a progressé de 3,8 % pour s’établir en moyenne à 2 022 euros bruts mensuels contre 1 949 euros en 2015. Il s’agit de la plus forte hausse de salaire, tous métiers confondus. L’étude indique que les structures associatives qui composent le secteur du handicap sont moins impactées par les coupes budgétaires que les établissements de santé.

Les infirmiers anesthésistes (IADE), avec un salaire moyen de 3 808 euros bruts mensuel en moyenne, en hausse de 2,4 % sur un an, sont quant à eux les professionnels de santé les mieux rémunérés en 2016.

« Loin d’être logés tous à la même enseigne »

En bas de l’échelle des salaires figurent les agents de service hospitalier, dont la rémunération moyenne de 1 548 euros bruts mensuels en 2016 n’a progressé que de 0,5 % par rapport à 2015.

Les infirmiers de bloc opératoire (IBODE) et les techniciens de laboratoire d’analyses médicales ont enregistré chacun, une baisse de leur rémunération moyenne de 1,4 % en 2016 par rapport à 2015.

Ce baromètre « révèle que les professionnels de santé sont loin d’être logés à la même enseigne. Sans doute y a-t-il là quelques pistes pour répondre aux pénuries qui touchent certains métiers », déclare Christophe Bougeard, directeur général d’Appel Médical.

* Appel Médical est une agence d’intérim, filiale du groupe Randstad France qui intervient dans les secteurs hospitaliers....

** Soin et assistance, bloc opératoire, petite enfance, pharmacie et laboratoire d’analyses médicales, rééducation et handicap. Des métiers qui se déclinent au féminin comme au masculin.

Source : Lequotidiendumedecin.fr

§§§

Encore une fois, tournons-nous vers les USA et regardons combien gagnent les CRNA :

Une infirmière anesthésiste (CRNA) gagne un salaire moyen de 138 568 $ par année.

  1. Avec une fourchette de $94,249 - $183,233, soit 88103 euros à 171 276 euros/ an, ou 7341 euros à 14273 euros /mois
  2. Bonus $1,004 - $15,116 (soit 938 euros à 14 130 euros.)
  3. Profit Sharing $1,973 - $20,273 (soit 1844 euros à 18951 euros)
  4. Commission $8,000 (soit 7478 euros)

Et voila comment on reconnait les compétences là bas.

Intéressé(e) ?

AB