C’était demain

ou les (faux) souvenirs d’un vieux PU-PH d’anesthésie en 2045
mercredi 23 mars 2011
par  Arnaud Bassez
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Nous retranscrivons ici, l’interview accordée au journal citizen Kane, par le professeur Jean-Edouard Glachtenbraisure, Professeur des universités, praticien hospitalier en anesthésie-réanimation qui publie un livre témoignage sur un passé qui n’a plus lieu d’être et dont il vante les mérites. Ce livre est le fruit des réflexions d’un homme qui a tout connu de cet univers qui nous fait parfois peur, ou qui nous impressionne par sa haute technologie, mais dont les chiffres récemment publiés par le haut comité des données statistiques médicales, doivent nous faire réfléchir à ce que nous voulons pour nous, en terme de prise en charge. L’entretien s’est déroulé dans le bureau du professeur, au 37eme étage de l’hôpital où il exerce.

-  Citizen Kane : Bonjour professeur, merci de nous accorder cette interview exclusive pour les lecteurs de notre journal.

Professeur Glachtenbraisure : Je vous prie. Le plaisir est pour moi.

-  Vous publiez aux éditions de l’arbre mort, un recueil qui a fait grand bruit lors de sa présentation. « Au temps des Infirmiers anesthésistes, ou à la recherche du talent perdu  ». Vous y évoquez un passé que nous n’avons pas connu, pour la plupart d’entre nous. La disparition des ‘IADE’ vous a-t-elle affecté ?

En 2010, il y avait en France 55 accidents directement imputables à l’anesthésie, pour 8 millions d’actes. Aujourd’hui nous en sommes à 15 millions d’actes et les accidents se sont multipliés. Nous sommes passés à un ratio de 10 accidents/100 000 actes. Le niveau de sécurtité français est celui d’un pays d’un tiers-monde.

-  Votre livre dénonce les politiques. Et les médecins anesthésistes ?

Nous avons une part de responsabilité. La société savante et les syndicats n’ont pas été toujours à la hauteur de ce que l’on devait en attendre. Nous avions tellement peur que les IADE nous prennent des actes rémunérateurs et qualifiants que nous avons tout fait pour les étouffer. Et nous avons dansé sur le dernier cadavre IADE, parti en 2018. Mais nous avions fait une terrible erreur. Le désert nous entourait. Nous ne l’avons pas vu, aveuglé par notre haine du IADE.

- Que sont devenus les IADE ?

Ils sont tous partis. Soit à la retraite pour les plus chanceux. Soit à l’étranger (Dubaï, USA). Certains ont ouverts un salon de thé-librairie. Une IADE de mon ancien service s’est lancée dans la restauration de meubles anciens. Mais beaucoup ont disparu et nous n’avons pas de nouvelles.

-  Les hôpitaux se sont regroupés pour faire face à la pénurie.

En effet. Sur Paris par exemple, il ne reste que 3 CHU : le groupement nord (Bichat-Beaujon-Lariboisière-St Louis), à l’est (Pitié-Salpétrière-St Antoine) le sud (Necker-HEGP). Le reste a disparu en institution gériatrique ou en appartements luxueux (à l’ouest) qui ne profitent pas aux personnels.

-  Comment se déroule une anesthésie en 2045 ?

Une infirmière de module, ou IDE modulée (on les appelle top module pour se moquer) ouvre la salle et prépare le matériel. Le "module injection" n’existant pas, elle n’a pas le droit de le faire. Mais nous avons des robots anesthésiques qui injectent et contrôlent toute la phase d’induction et d’entretien. Les « injector 3 ». L’intubation est également réalisée par une machine, le modèle « intubax 3000 ou 3015 » pour les centres les mieux équipés. Le médecin anesthésiste valide les 50 salles depuis son ordinateur, installé à son pupitre et lance le programme informatique « Alone anesthesia » pour les inductions.

cockpit du futur

-  Il n’y a personne à la tête ?

Si. Le robot d’anesthésie. Tout comme il y a le robot de chirurgie qui opère selon la programmation établie par le logiciel surgical now. Le chirurgien n’existe plus. L’intervention est totalement automatisée à partir des données stockées dans surgical now. A noter que le logiciel « alone anesthesia » permet la gestion jusqu’à 250 patients simultanément.

-  Ça n’est jamais utilisé !?

Détrompez-vous. Le CHU "grand sud-ouest", de Toulouse gère ses salles conjointement avec Bordeaux et Montpellier. Marseille en fait de même avec Nice et Lyon, pour la zone "grand sud-est". A Paris, un seul MAR gère régulièrement les 3 CHU. Lille gère également Nancy et Strasbourg, pour la zone "grand nord-est", Rennes s’occupe aussi de Caen et Nantes, pour l’ouest. Le reste des CHU a disparu depuis longtemps. Le MAR a un micro, il peut parler aux patients (mais c’est très rare), avant que le robot injector 3 ne pousse les drogues d’anesthésie : le propenthal, le mégafentanyl, et l’apnexium.

chirurgie ambulatoire

-  Comment s’est passée la cohabitation entre les IADE et les premières IDE modulées ?

Mal ! Les IADE que nous piétinions dans nos congrès, dans nos services, nos revues et nos syndicats, et jusqu’au ministère, étaient de très bons collaborateurs. (Il essuie une larme après un long silence). On leur a demandé d’encadrer les modulées, ce qu’ils ont refusé de faire sur l’ensemble du territoire, par la fameuse motion de Bayonne 2018. Le choix de cette ville n’était pas anodin, car c’était bien une profession que l’on bâillonnait. L’ANS (ARS nationale) n’a pas eu d’autre solutions que de les licencier pour faute grave. L’encadrement faisant partie de leur décret corrigé en 2016.

-  Il s’agit de l’encadrement des étudiants en anesthésie, pas des modulées.

Les autorités ont contourné les lois ou en ont ajouté en procédure d’urgence. Sans aucun vote. La société savante et les syndicats n’ont pas bougés. Trop content de reprendre totalement la main sur l’ensemble de l’acte anesthésique.

-  Dans votre livre, vous dites que ce fut la pire des choses. Vous le regrettez ?

Comment pourrait-il en être autrement ? Les IADE… (Il s’arrête de parler, visiblement ému, se lève et va à la fenêtre contempler la pluie. Il se reprend après s’être mouché, les yeux rougis). Les IADE ne voulaient qu’une chose. Être reconnus et valorisés pour ce qu’ils faisaient au quotidien. Nous n’y avons vu que des tentatives pour prendre notre place.

-  C’était le cas ?

Non. Ils connaissaient leurs limites et étaient respectueux de la ligne de leurs compétences. Depuis, avec les modulées, nous déplorons trop d’accidents. Les robots assurent une induction fiable corrélée à l’ordinateur. Mais sur les interventions lourdes, le MAR est seul. Les modulées ne posent pas de radiale, de jugulaire externe, ne savent pas monter de cell saver à induction de contrôle supra optique ni faire de contrôle de Beth-Vincent qui n’est plus enseigné depuis 20 ans dans les universités de santé et de management. Même si le sang synthétique est largement répandu, il y a toujours des contre-indications possibles. Et les robots ne savent pas tout faire. Pas encore...Mais les laboratoires y travaillent et ont promis un droïde capable de remplacer totalement les IDE modulées d’ici 3 ans. Une belle économie en matière de salaire.

Chu du futur

-  Qu’en dit le ministère de la santé ?

Je vous rappelle que depuis le décret du 7 juillet 2023, le ministère se nomme “ministère du rendement, de l’efficience et des ressources du sanitaire”. Le ministre s’en moque. Il a un budget à contrôler. Les économies sont de plusieurs milliards d’euros par an. On rogne sur le personnel. Dans les étages, ce sont des chariots informatisés qui délivrent les repas lyophilisés aux patients. Au bloc, le tableau opératoire de nos ancêtres n’existe plus. C’est une noria de brancards électronique qui lit les code-barres du patient et les dirige dans la salle désignée. Au sous-sol, la pharmacie est avertie dès lecture du code-barres et les seringues pré remplies arrivent directement par un monte-plat. L’IDE modulée les place sur la base « injector 3  » qui reconnaît le produit par la puce gravée sur le corps de la seringue, puis les données s’affichent automatiquement sur l’écran du MAR qui lance la procédure en validant une touche avant de s’occuper des 80 ou 90 autres personnes qui attendent leur induction.

-  Ça peut être long…

Non. De l’installation en salle par les brancards électroniques, à l’incision, pas plus de 2 minutes. Le patient ne parle pas. L’intubax 3100 lui délivre de l’oxygène pulsée à peine arrivé et l’injector 3 pousse les drogues d’anesthésie. Simultanément, un MAR peut lancer 50 inductions sans aucun problème. Depuis plus de 20 ans, notre formation médicale contient un module obligatoire « gestion pilotage informatique  » initié par la SFAR. Le rendement est incroyable.

hôpital 2045

-  Et le patient dans tout ça ?

C’est une variable que nous ne traitons pas. Les consultations sont assurées par hypernet. Si vous avez des symptômes vous vous connectez sur la base de données du CHU de votre région sanitaire, et vous remplissez les cases que le logiciel vous soumet. En fonction de vos réponses, il établit un diagnostic et vous dirige vers la structure la plus adéquate. Je me souviens ne pas avoir vu de patient "en vrai" durant toute une année.

-  Ce n’est pas rassurant.

Ça évite les procès ! On reporte ainsi la faute sur les IDE modulées, pas fou ! C’est pour cela qu’une modulée devient vite cadre. Les statistiques montrent qu’il y a un accident d’anesthésie grave par IDE modulée tous les 5 mois. Principalement par erreur de matériel non détectée.

-  Vous militez dans votre livre pour un retour des IADE. Le ministère a réagi hier en vous traitant d’utopiste et d’irresponsable. Que lui répondez-vous ?

Le retour des IADE ne se refera que lorsqu’un membre de la famille d’un ministre, d’un député ou du président aura un accident d’anesthésie.

-  C’est possible ?

Dans la réalité non. Les scialytiques sont équipés de pompes à massage cardiaque qui descendent sur le thorax automatiquement, car couplés à l’ECG wifi. Mais le temps de réanimation a été codifié par la conférence de consensus de 2027 et on ne va donc pas au-delà des deux minutes réglementaires. D’ailleurs la cardio-pompe s’arrête d’elle-même au bout des deux minutes et réintègre le scialytique. Enfin quand cela fonctionne, car j’ai perdu beaucoup de patients par défaut de fonctionnement de ce matériel. Pour en revenir aux membres des familles de nos dirigeants, ils ne risquent rien. Ils se font tous soigner à l’étranger. Au moins les soins sont sûrs et c’est gratuit pour eux. L’Etat français prend en charge tous les frais des élus depuis l’ordonnance du 30 septembre 2021.

-  A quoi ressemble un bloc opératoire de nos jours ?

Imaginez un vaste plateau grand comme 5 terrains de football (10 pour le plus grand de France). Des dizaines de tables roulantes circulent, sur lesquelles sont allongées les malades, tous perfusés automatiquement par le visualiseur de veines « optical blood  ». Les chariots se déplacent en suivant des capteurs au sol. Les portes de chaque salle ne s’ouvrent que si la correspondance du code-barres du patient est conforme au programme entré dans le capteur de la salle. Puis c’est l’induction et l’oxygénation pulsée robotisée, qui permet de monter la quantité d’oxygène à 100 % dans l’organisme en moins de 5 secondes. La désinfection du champ opératoire se fait par rayonnement stérilisant parallèlement à l’induction. La chirurgie s’effectuant aussi par des robots qui ont intégrés les logiciels de toutes les interventions codifiées par l’académie de médecine. L’IDE modulée assure le changement de seringues anesthésiques au besoin et donne les instruments au robot en fonction de ses demandes qu’il exprime par sa voix de synthèse.

Chu vu du ciel

-  L’IDE modulée fait la chirurgie et l’anesthésie ?

Oui. Suivant un vieux rapport de janvier 2011, toujours d’actualité. Le rapport Hénart. Elle obéit aux ordres des machines et range le matériel au fur et à mesure. A noter qu’il n’y a plus de stérilisation par rayon sigma. Tout est à usage unique. Cela est préférable suite au scandale de 2033, et les patients décédés. Et cela coûte moins cher.

-  Vous parliez d’économie. Sont-elles réelles ?

Oui et non. Oui car les robots ne réclament pas de salaires. Ils n’ont pas de prime ni NBI qui faisaient la spécificité IADE. Une IDE modulée coûte moins cher. Elle reste sous-payée depuis l’arrêté de mai 2017 qui a fixé un plafond de rémunération à 1400 euros brut, avec interdiction de toute prime supplémentaire ou d’avantage en nature. D’ailleurs elle n’est plus fonctionnaire depuis l’abrogation du statut public de février 2016. Si elle tient à son poste, qui est un CDD, elle peut espérer rester trois ans au bloc. Ensuite elle ira faire un module « gestion-management-finance » pour devenir cadre gestionnaire. Et non, car le côté humain ne peut se quantifier. Il est par définition sans valeur car il n’a pas de prix. Et il faut renouveler les modulées régulièrement.

-  Le turn-over est important ?

Actuellement 70 % des emplois hospitaliers sont à caractère administratif, axés principalement sur la « comptabilité-gestion-contentieux ». L’argent doit rentrer. Et il rentre !

-  Et les soins ?

Les quoi ? Ah oui…les soins. Excusez-moi je n’ai plus l’habitude. Comme je vous le disais, il y a les robots. On les retrouve aussi dans les étages. Ils s’occupent du post-opératoire et font les pansements. Pour ce qui concerne les IDE modulées, elles viennent principalement des pays les plus pauvres de la planète, car c’est une aubaine pour elles malgré tout. Et la formation accélérée par hypernet facilite les choses. Le ministère a mis en place l’année dernière, la formation en langue martu wangka. Le déficit en IDE modulée commence à se faire sentir. Le ministère recrute large.

-  Pensez-vous que votre livre changera les mentalités ? Un retour en arrière est-il envisageable ?

Il serait fortement souhaitable et hautement recommandable. Mais mon livre se veut plus un témoignage d’une époque révolue. Je fais œuvre d’historien. Je ne suis pas utopiste. Et mon âge ne me permet plus de rêver.

-  Où aller se faire soigner ?

Aux USA. Là-bas ils ont des IADE. Si vous avez de l’argent je vous le conseille fortement. Sinon, bienvenue en France…

-  Que peut-on vous souhaiter ?

Oh, je suis un vieil homme à présent. J’ai 81 ans et je vais prendre ma retraite, car j’ai enfin toutes mes cotisations. Je vais me retirer sur les côtes charentaises, où j’ai acquis il y a plusieurs années, un lot bradé de maisons, suite à une tempête en février 2010. Pour mon départ j’ai demandé un cadeau. Le jeu de simulation qui fait fureur actuellement. « Les SIMS hôpital 1980 ». On peut recréer un hôpital de ces années, y mettre des infirmières, des aides-soignantes, des infirmières anesthésistes, gérer son service pour s’occuper de la population. C’est très vintage.

Propos recueillis par O. Bassez, journaliste et fille d’un ancien IADE. Aujourd’hui atteint de la maladie d’Alzheimer, il est hospitalisé dans un ancien CHU reconverti en EHPAD. Il aurait enseigné les gestes d’urgence et aurait tenu un site web il y a longtemps. Mais on n’en trouve pas trace.

Le chat (Geluck)

§§§

  • Quand mes écrits sont rattrapés par la réalité...

Arnaud BASSEZ

IADE (ou ce qu’il en reste)

Administrateur/ enseignant CESU


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dimanche 22 décembre 2013
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J’irai dormir chez vous

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NB : certains pays sont doublés d’un drapeau animé. Cela pour montrer le drapeau dans sa totalité, le fond blanc n’apparaissant pas.
LES ASSOCIATIONS DES INFIRMIER(E)S ANESTHESISTES
DANEMARK (...)

lundi 27 mai 2013
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Histoire de la médecine de catastrophe
L’historique de la médecine de catastrophe est bref. En 1976, se tenait la première séance de travail de la Société internationale de médecine de catastrophe (SIMC ­ International Society of Disaster Medicine) à Genève. Durant la même année se crée la World (...)

jeudi 26 mai 2011
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Histoire de la médecine d’urgence

Dernière actualisation 19 juillet 2016
La Médecine d’Urgence telle qu’on la connaît aujourd’hui doit beaucoup à la médecine militaire. Actuellement encore, quelques unités militaires font référence en ce qui concerne la médecine préhospitalière : les Sapeurs-Pompiers de Paris et les Marins-Pompiers de (...)

vendredi 29 avril 2011
par  Arnaud Bassez

Eurêkiade !

Article subissant un bug depuis la mise à jour SPIP. Un pdf est proposé en ressource.
EURÊKA !
Paraphrasant Archimède ou la légende qui lui fit dire "j’ai trouvé !" on peut affirmer que sans les inventeurs, point de civilisation évoluée.
Certains d’entre eux ont rejoint le panthéon du National (...)

mercredi 23 mars 2011
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C’était demain

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La dernière réunion sur les pratiques avancées, initiée par le DGOS (ex DHOS), a eu lieu le 27 avril 2010.
Après bien des difficultés, essentiellement d’ordre médical par le biais des syndicats SNARF, SMARNU et SNPHAR, il semble que la bonne volonté l’ait finalement emporté et qu’un pragmatisme ait (...)

vendredi 16 octobre 2009
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Le premier massage cardiaque de l’Histoire

Cette première approche est le fait d’un chirurgien anglais, Sir William Arbuthnot Lane.
Il passera à la postérité grâce à ses succès chirurgicaux,
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Dans la pratique quotidienne, nous employons des noms propres, devenus pour nous des noms communs. On appelle ce procédé une antonomase
Mais qui sont ces personnes dont on use du patronyme pour désigner un objet, une technique ou autre ?
D’où viennent-ils, et que faisaient-ils ?
Voici une modeste (...)

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Note de l’administrateur : Cet article provient du site SNIA. Il a été copié par l’auteur.
§§§
Diplômes non visés par la directive européenne
Que se passe-t-il pour les titres de formation obtenus dans un Etat membre mais ne permettant pas de bénéficier automatiquement d’une autorisation d’exercice (...)

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§§§§
On prétend souvent que la première anesthésie de l’Histoire fut délivrée par Dieu à Adam.
21 - Alors l’Éternel Dieu fit tomber un profond sommeil sur l’homme, qui s’endormit ; il prit (...)

lundi 2 octobre 2006
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Histoire des IADE

A ses débuts, l’anesthésie ne s’impose pas en tant que discipline médicale reconnue, mais comme une activité périphérique de la chirurgie.
1877 Les documents les plus récents, faisant état d’une anesthésie délivrée par une infirmière, mentionnent le nom de sœur Mary Bernard qui travaillait à l’hôpital de St (...)

Brèves

Eurêkiade ! ou l’histoire des inventions de notre quotidien professionnel

vendredi 20 avril 2018

Depuis la mise à jour de SPIP et le transfert vers de nouveaux serveurs, il y a quelques bugs dont un concernant deux articles.

L’article Eurêkiade ne s’affiche plus, toutes les tentatives pour en faire un copier-coller non pu aboutir qu’au même résultat. Il doit s’agir d’un problème dans la base du squelette SPIP. Comme quoi en informatique, il faut toujours penser à l’adage "quand ça marche il ne faut toucher à rien".

Pour autant, je propose l’article en PDF et les pdf attachés à l’article.
C’est toujours ça.

Désolé pour ce problème insoluble.

Eurékiade, ou l’histoire des inventions de notre quotidien professionnel
Appendicectomie préventive avant un départ en zone isolée (thèse du dr Entine)
Hermine n° 15 sur le prefet Poubelle
A critique of intravenous anesthesia in war surgery. Anesthesiology 1943
En anglais
Thiopentone at Pearl Harbor
Appendicite : le bistouri resterait la meilleure option
article du JIM
Thèse du dr Benjamin Guillon, les dendrobatidae, conservation ex-situ
The chemistry of poisons in amphibian skin
document en anglais
Les instruments d’anesthésie et de réanimation
Par Jean-Bernard Cazalaà (ancien MAR hôpital Necher-Enfants-maldes (Paris) et Marie-Thérèse Cousin (MAR, ancien chef de service hôpital Broussais (Paris)
Éloge burlesque de la seringue son origine son histoire, ses transformations avec un projet nouveau pour la perfectionner
Thèse du docteur Géraldine Wagnon ; Intérêt de la perfusion intra osseuse chez l’adulte (Nancy)
De moins en moins d’appendicectomies inutiles
Histoire de la ventilation mécanique (dr C. Chopin)
Du spirophore d’Eugène Woillez au poumon d’acier
Diaporama du Professeur Philippe Scherpereel et du Professeur Marcel Woillez retraçant l’histoire du poumon d’acier.
Un siècle d’anesthésie par inhalation et de ventilation des machines et des hommes
Un document du Professeur Philippe Scherpereel retraçant l’histoire de l’anesthésie par inhalation et de la ventilation.
Le respirateur et la ventilation en Anesthesie (dr Y Pouzeratte)
Quand la maîtrise des respirateurs par l’IADE garantit la sécurité du patient (SAINTIVES Aurelie)
TIP de l’école des IADE, CHU de Reims.
Protocole d’entretien des respirateurs
Fixation sonde d’intubation SAMU 67
Gestion de l’intubation, de l’extubation et de ses complications
Comment choisir une sonde d’intubation en réanimation
sonde d’intubation endobronchique sélective. fiche de bon usage
La ventilation unipulmonaire (Henri Rossi, Olivier Cantini, Gerard Janvier)
Anesthésie en chirurgie thoracique (Dan Thomas IADE)
Comment administrer l’oxygène en ventilation spontanée (Pr Levraut)
Guide des sondes (document Portex)
Choix de la sonde d’intubation chez l’enfant. méthode acoustique vs la formule de Khine modifiée. Mémoire dr Audrey Cirrode
Prescrire des concentrés plaquettaires
Joseph Frederic Benoit Charrière. Master Cutler and Instrument Designer
EZ Blocker documentation
Instruction d’utilisation Kit bloqueur endobronchique EZ blocker
Self operation by leonid Rogozov
Rogozov a publié une courte note de son intervention dans le Bulletin d’information soviétique Antarctique Expedition, numéro 37, pp 42-44, 1962.
Qui a inventé l’aiguille creuse ? (revue du praticien)
L’oeuvre novatrice de Laennec ( Etienne Subtil, la revue du praticien)
Philippe Oberlin, Marie-Claude Mouquet, « La longue diminution des appendicectomies en France », Études et résultats, n°868, Drees, février 2014
Sydney Ringer and Alexis Hartmann
Une histoire des créateurs d’un soluté très utilisé. (en anglais)
Histoire de la saignée et des révolutions qu’elle a subies depuis les temps les plus reculés jusqu’à nos jours par A. Phillippe
Contribution à l’étude de la concurrence vitale chez les micro-organismes : antagonisme entre les moisissures et les microbes
Rogozov V, Bermel N, Auto-appendectomy in the Antarctic case report
Naming of the Waves in the ECG, With a Brief Account of Their Genesis. J Willis Hurst
en anglais

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AB

la HAS mène l’enquête

jeudi 14 juin 2007

La Haute Autorité de Santé fait une enquête sur les nouveaux modes de coopérations entre les médecins et les autres professionnels de santé.

À l’instigation d’un de nos forumeurs, voici le lien pour répondre à ce questionnaire. (activez le javascript)

Il apparait évident que les IADE ne sont pas considérés.

D’où l’impérieuse nécessité de se manifester par le biais de ce formulaire qui sera sans doute destiné à organiser le futur et pourquoi pas de repenser certaines fonctions !

AB

Rien que pour vos yeux

dimanche 12 novembre 2006

Pour être plus agréable à lire, le site se dote d’images. Je souhaite que cela agrémentera votre visite.

AB

L’anesthésie en images

dimanche 12 novembre 2006

Pour une plongée dans le passé de qualité, le CHU de Besançon propose un site et un musée à vister.

avoir 100 ans au Canada

samedi 11 novembre 2006

Une petite visite sur ce site sympathique, qui ne traite pas des IADE (on dit inhalothérapeute là bas) mais ça reste instructif.