Check-list 2010

vendredi 24 septembre 2010
par  Arnaud Bassez
popularité : 2%

Au bloc tout particulièrement, la sécurité des patients est en lien avec la qualité du travail en équipe multiprofessionnelle. L’utilisation d’une check-list vise à améliorer le partage des informations et à réaliser une vérification croisée de critères considérés comme essentiels avant, pendant et après toute intervention chirurgicale. La mise en œuvre d’une telle check-list a démontré son efficacité pour diminuer de manière significative la morbi-mortalité postopératoire.

- Check list Sécurité du Patient au Bloc Opératoire (CFAR)

- Check-list au bloc opératoire (HAS)

- La check-list au bloc opératoire (MACSF)

- Development of a checklist of safe discharge practices for hospital patients.
Extension de l’utilisation de la check-list :
Cette équipe canadienne (de l’Ontario) propose une check-list qui se remplit progressivement, dès le premier jour de l’hospitalisation jusqu’à la sortie, pour éviter les problèmes de discontinuité des soins.

Elle aborde le motif de l’hospitalisation, les soins primaires, la sécurité du médicament, les plans de suivi, le référent pour le retour à domicile, la communication avec le personnel en ambulatoire et l’éducation du patient.

Source : Soong C, Daub S, Lee J, Majewski C, Musing E, Nord P, Wyman R, Baker GR, Zacharopoulos N, Bell CM.. Development of a checklist of safe discharge practices for hospital patients.J Hosp Med. 2013 Mar 29. doi : 10.1002/jhm.2032.

- Etude de l’efficacité de la check-list en chirurgie
Revue de questions par une équipe suisse de l’efficacité de la check-list en chirurgie.

4997 références considérées, 22 finalement analysées (méthodes prouvables).

13 articles portent sur des améliorations de résultats cliniques après application de la check-list : (baisse de la) mortalité : Risk Ratio / risque relatif=0,57, (baisse de toutes les) complications : RR=0,63, (baisse des) infections du site opératoire : RR= 0,62, ré-interventions non programmées : RR=0,76, (baisse du) taux des complications respiratoires infectieuses : RR=0,87.

15 études ont évalué l’observance avec des taux qui varient de 12 à 100% au total, de 70 à 100% pour le time out.
5 études sont spécifiques aux facteurs qui influencent l’observance : le facteur revenant le plus étant l’explication du pourquoi et du comment on fait des check-lists, et le fait que la check-list soit introduite en prenant soin d’un consensus dans l’équipe.
Les résultats sont donc plutôt bons et confirment le bien-fondé de l’outil.

Source : Borchard, A, David L. ,Schwappach B. , Aline Barbir A., Bezzola P. A Systematic Review of the Effectiveness, Compliance, and Critical Factors for Implementation of Safety Checklists in Surgery .Annals of Surgery (September2012) : 1.

une revue de questions assez bien faite, qui montre quand même des résultats en dépit des sceptiques… mais aucun article sélectionné n’est français.

check list securité du patient au bloc
HAS check list mode d’emploi
Feuille de préparation d’ouverture de salle
checklist securité au bloc v2011_01
la revue de questions (en anglais)


Des erreurs persistent malgré la check-list au bloc opératoire

source infirmiers.com Mise à jour le 02.10.14

Les erreurs médicales commises au bloc opératoire concernant le côté, l’organe ou la personne persistent et sont à l’origine d’une sinistralité non négligeable, malgré l’obligation d’utiliser la "check-list" de la Haute autorité de santé (HAS), selon une étude basée sur les données de la société d’assurance mutuelle du secteur sanitaire, social et médico-social Sham, présentées la semaine dernière au congrès de la Société française d’anesthésie et de réanimation (Sfar) à Paris.

Bloc opératoire : des sinistres essentiellement dus à des erreurs humaines
Il existe peu de données sur ce type d’erreurs médicales et aucune étude épidémiologique française sur ce sujet, rappellent Alexandre Theissen du centre hospitalier Princesse Grace de Monaco et ses collègues. Or ces erreurs sont en théorie totalement évitables depuis la mise en place de la "check-list", obligatoire au 1er janvier 2010, soulignent-ils. Ils ont réalisé une étude rétrospective des sinistres déclarés à la Sham de 2009 à 2013. L’assureur garantit 80% des établissements publics et 27% des établissements privés, notent les auteurs.

Sur 29 565 déclarations de sinistres, 125 concernaient ce type d’erreurs, soit 0,42% du total des sinistres déclarés à la Sham. Parmi ces dossiers, 111 ont été indemnisés à l’amiable ou devant la commission de conciliation et d’indemnisation (CCI), pour un montant moyen de 10 223 euros. Quatorze dossiers ont été réglés par voie judiciaire, pour un montant d’indemnisation moyen de 19 837 euros. Les deux principales spécialités concernées sont l’orthopédie (46 dossiers), la neurochirurgie (18 dossiers) et la stomatologie (13 dossiers).

Le sinistre est survenu au bloc opératoire dans 112 cas, et après la diffusion obligatoire de la "check-list" dans 85 cas. Ont été concernés 85 établissements publics, huit privés non lucratifs, 18 privés lucratifs et 14 personnes physiques. L’analyse des dossiers rapporte que les causes sont essentiellement liées à des erreurs humaines dans un contexte multifactoriel : chirurgie urgente, nombre important d’intervenants, non-communication au sein des équipes, surcharge de travail, absence de procédures formalisées de vérification (check-list), commentent les auteurs. Ces données doivent aider à renforcer la démarche qualité au bloc opératoire et montrent l’importance du respect des recommandations de la HAS d’utilisation de la ’check-list’ au bloc opératoire, concluent-ils.


Sécurité au bloc opératoire : des données récentes sur le travail en équipe au bloc opératoire, l’efficacité de la check-list de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le team training

17.03.2014

Trois articles parus récemment, apportent un éclairage complémentaire sur la sécurité au bloc opératoire et le travail en équipe - thématiques largement soutenues par la HAS à travers la procédure de certification des établissements de santé, le dispositif d’accréditation des médecins et la sécurité du patient en général.

La littérature apporte (presque) chaque jour des données soulignant l’importance du travail en équipe et des moyens utilisés pour favoriser son bon fonctionnement : les briefings structurés au travers de check-lists et le soutien (l’entrainement : Team training) à sa mise en œuvre dans le travail au quotidien. Ces trois articles nous permettent de faire un point en la matière. Ils sont proposés par : l’Imperial College of London pour le premier, l’équipe de l’Université d’Hasselt en Belgique pour le deuxième et la Johns Hopkins University pour le troisième.

- Résumés

(1) Malgré les difficultés liées à la variation des travaux retenus, cette revue systématique conclut avec un bon niveau de preuve que l’utilisation de « check-lists sécurité » améliore la qualité perçue du travail en équipe et de la communication au sein de l’équipe. Elle réduit aussi, de manière objective, les erreurs liées à de faibles capacités de travail en équipe. Les auteurs retiennent de cette analyse que ces progrès sont liés à la mise en place d’outils et d’un espace de communication permettant le partage des informations critiques concernant le patient, favorisant la cohésion et la coordination de l’équipe, améliorant la prise de décision, limitant les interruptions de continuité des soins… Toutefois, des outils mal utilisés ou des équipes peu motivées peuvent avoir des effets contraires à ceux recherchés sur le fonctionnement en équipe.

(2) La deuxième revue systématique porte sur l’efficacité de la check-list OMS en termes de réduction des complications post-opératoires. Malgré l’hétérogénéité méthodologique des études retenues (7 sur 723), les auteurs ont pu réaliser une méta-analyse portant sur trois résultats essentiels :

  1. la survenue de toutes complications post-opératoires,
  2. la mortalité,
  3. l’infection du site opératoire.
    Les auteurs concluent à une forte corrélation entre l’utilisation de la check-list et une diminution significative des complications post-opératoires.

(3) Le troisième article rapporte près de 500 travaux, qui détaillent tout ce qui a été décrit sous le terme d’amélioration du travail en équipe, secondairement rebaptisé Team Training, avec une grande hétérogénéité de concepts, de programmes, de modalités de mises en œuvre. Cette revue actualisée propose en fait un catalogue (les auteurs parlent même de « constellation » de programmes) de tous les moyens permettant d’entrainer les équipes, ce qui peut être fait en la matière et comment le faire d’où le titre humoristique, à défaut d’être classique, de synthèse narrative de la littérature. Malgré une définition large du « team training » (tout programme qui vise à développer, préciser ou renforcer les connaissances, aptitudes ou attitudes qui sous-tendent les caractéristiques d’un travail en équipe efficace, tels communication, collaboration et coordination), les auteurs retiennent avec un niveau de preuve allant de « moyen à élevé », l’efficacité de cette démarche pour améliorer le travail en équipe, et réduire les effets indésirables et la morbidité, et même la mortalité.

  • (1) Russ S, Rout S, Sevdalis N, Moorthy K, Darzi A, Vincent C. Do Safety Checklists Improve Teamwork and Communication in the Operating Room ? A Systematic Review. Ann Surg 2013 ;00:1–16
  • (2) Bergs J, Hellings J, Cleemput I, Zurel O, De Troyer V, Van Hiel M, Demeere J-L, Claeys D, Vandijck D. Systematic review and meta-analysis of the effect of the World Health Organization surgical safety checklist on postoperative complications. BJS 2014 ;101:150-158
  • (3) Weaver S, Rosen S. Team-training in healthcare : a narrative synthesis of the literature. BMJ Qual Saf 2014 ;0:1–14.

- Commentaires

Peu d’articles ont eu plus d’impact au cours des dernières années que celui publié en 2009, dans le New England Journal of Medicine, par le Safe Surgery Saves Lives Study Group piloté par Atul Gawande (chirurgien travaillant au Brigham and Women’s Hospital de Boston). Ce travail avait scientifiquement démontré que l’utilisation d’une check-list pouvait diminuer de moitié le taux de complications post-opératoires ainsi que la mortalité. Bien que cet article soit devenu quasi-instantanément un classique de la littérature scientifique, le travail avait été critiqué par certains du fait de son format « avant-après » et de son manque de données sur la période post-hospitalisation.

Alors que l’utilisation de telles check-lists fait de plus en plus partie de la routine au bloc opératoire pour assurer la sécurité des patients, il est toujours important de continuer à convaincre de l’efficacité de tels briefings, même si intuitivement, on ne peut guère nier leur intérêt.
Le premier papier permet donc de conclure que l’utilisation de check-list a un effet positif sur le travail en équipe au bloc opératoire et la communication. C’est certainement un des mécanismes grâce auxquels ces outils améliorent les processus et résultats des prises en charge chirurgicales - amélioration démontrée dans le deuxième papier (méta analyse). Il faut cependant souligner que la checklist fait souvent partie d’une mesure parmi d’autres pour améliorer la sécurité et que son adhésion n’a pas pu être mesurée directement. Le troisième peut lui, fournir une réflexion sur la méthode pour mettre en œuvre le travail en équipe, qui en médecine, revêt des caractéristiques hautement dynamiques avec des membres participant parfois à différentes équipes… Cette revue souligne l’hétérogénéité de ces « entrainements » tant dans leur conception que dans leur mise en œuvre. Mais un point apparaît clairement : celui de la nécessité des adaptations locales. Le constat clef est que les programmes qui ont affiché leur efficacité, sont ceux qui ont mis en œuvre des interventions groupées, multidisciplinaires et surtout promouvant des pratiques facilement mises en œuvre dans le travail au quotidien.

Quoi qu’il en soit, et dans le cadre de cette « nouvelle » dynamique de travail en équipe, il convient modestement de rappeler une phrase prononcée par William J Mayo, lors de son discours introductif pour les étudiants en début de formation au Rush Medical College… en 1910* : « It has become necessary to develop medicine as a cooperative science ; the clinician, the specialist and the laboratory workers uniting for the good of the patient, each assisting in elucidation of the problem at hand and each dependent upon the other for support »

*Traduction libre : « Il devient absolument nécessaire de concevoir dorénavant la médecine comme une science / pratique coopérative pour laquelle les cliniciens, les spécialistes et les biologistes unissent leurs efforts pour le bien des patients, chaque professionnel assistant les autres pour assurer la meilleure prise en charge ».

Dr Laetitia May-Michelangeli et Dr Philippe Cabarrot – HAS


Illustration des bienfaits de la checklist préopératoire

Publié le 31/05/2018

Dès 2009, l’attention des chirurgiens a été attirée sur les bénéfices en terme de réduction de mortalité et de morbidité, de l’utilisation en préopératoire d’une checklist permettant la vérification croisée que différents critères jugés essentiels pour la sécurité du patient étaient bien remplis. Ceci a été confirmé, y compris par des essais randomisés. Toutefois, les résultats de ces travaux ont pu être contestés ultérieurement sur des échantillons plus vastes.

Ces listes préopératoires de vérification (LPV) doivent cependant être appliquées, ne fût-ce que pour le lien qu’elles créent dans l’équipe soignante où chacun se sent impliqué dans la sécurité de l’opéré. Cela suppose un effort collectif et multidisciplinaire, coordonné et soutenu, un chef reconnu, et une adaptation au terrain local, faute de quoi ces listes sont mises en défaut. En Caroline du Sud, plusieurs hôpitaux se sont groupés pour intégrer une version adaptée à l’environnement, basée sur le volontariat, et conçue pour accroître son acceptabilité. Ce travail a cherché à comprendre l’effet de ce programme de LPV sur la mortalité.

Celui initié par les auteurs était basé sur un engagement multidisciplinaire, un cadrage de l’équipe et une culture de la sécurité. Il a connu plusieurs améliorations en fonction des « retours » des membres de l’équipe et des séances de formation. Tous les corps de métiers participant à la réadaptation postopératoire (kinésithérapeutes, diététiciennes) ont été mobilisés.

Des réunions semestrielles ont permis de faire le point sur les progrès accomplis et des formations par webinaires, visites et téléconférences ont été proposées.
Diminution de la mortalité dans les hôpitaux où la liste est rigoureusement suivie
L’étude a porté sur les adultes (à l’exclusion des femmes enceintes) opérés entre 2008 et le 1er décembre 2013, et ayant passé au moins deux nuits à l’hôpital. La période 2008-2010, où la LPV était en gestation, a été utilisée comme période contrôle et la période 2010-2013, où la LPV était opérationnelle comme période active. On a aussi comparé les hôpitaux appliquant rigoureusement la LPV aux autres.

Le critère principal de jugement a été la mortalité à 30 j, puis le taux de ré-interventions et de réadmissions.

Les 14 hôpitaux « observants » (HO) ont regroupé 37 % des malades et les 44 autres 63 %. Dans ces 14 hôpitaux, il y a eu 22 500 interventions en 2010 et 18 112 dans les 11 premiers mois de 2013, vs 38 800 et 30 200 dans les hôpitaux témoins (HT).

On a observé une tendance à une baisse de la mortalité dans les HO par rapport aux HT, à partir de 2010, alors que les courbes étaient identiques de 2008 à 2010, cette tendance étant significative (p = 0,016). Alors que la mortalité est restée étale dans les HT, elle a chuté dans les HO de 3,38 % en 2010 à 2,84 % en 2013 (p < 0,001). En revanche le taux des ré-interventions et réadmissions est resté stable.

Il est donc faisable et souhaitable de proposer la liste de vérifications à une grande échelle.

Dr Jean-Fred Warlin

Référence
Haynes ABet coll. : Mortality trends after a voluntary checklist-based surgical safety collaborative. Ann Surgery 2017 ; 266 :923-929.

source :jim.fr


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Check-list 2010

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Brèves

Astreinte, la nouvelle donne selon la curia

samedi 24 février 2018

Cour de justice de l’Union européenne (CJUE)

  • Rôle : veiller à ce que la législation de l’UE soit interprétée et appliquée de la même manière dans tous les pays de l’UE ; garantir que les pays et les institutions de l’UE respectent la législation européenne.
  • Membres :
    - Cour de justice : un juge par État membre et 11 avocats généraux
    - Tribunal : 47 juges. En 2019, leur nombre sera porté à 56 (2 juges par État membre).
  • Création : 1952
  • Siège : Luxembourg
  • Site web : https://curia.europa.eu/jcms/jcms/j_6/fr/

Les rapports entre le droit communautaire et le droit français : Le principe de primauté du droit communautaire

Deux grands principes sont issus de décisions de la CJCE.

Le principe de primauté du droit communautaire énonce que le droit communautaire dans son ensemble (traités, règlements, directives) a une valeur supérieure au droit national dans son ensemble (Constitution, lois, règlement, etc.)

Ce principe de primauté a été posé dans un arrêt de 1964.

La CJCE a décidé que le droit communautaire devait l’emporter systématiquement sur le droit national et ce, quelle que soit la norme communautaire (traité, accords conclus par la communauté, droit dérivé, jurisprudence…). L’essence même de la communauté est d’avoir un droit communautaire supérieur aux droits nationaux.

Le droit européen primaire (traités et principes généraux du droit européen) et dérivé (règlements, directives, décisions) l’emporte sur toute disposition contraire du droit national : c’est le principe de primauté. La déclaration 17 relative à la primauté, annexée à l’Acte final du traité de Lisbonne, précise que « les traités et le droit adopté par l’Union sur la base des traités priment le droit des États membres ».

source : https://europa.eu

Dès lors, le jugement de la Cour européenne sur les astreintes, s’impose.

Cour de justice européenne. Communiqué de presse numéro 14-18 du 21 février 2018
Jugement de la Cour européenne sur les astreintes, qui rappelle que celles-ci sont bien du travail. Avec tout ce qui en découle.

AB

Le bonheur n’est pas dans le pré

samedi 18 mars 2017

Le rectificatif de notre nouveau décret est paru.

Rectificatif au Journal officiel n° 0061 du 12 mars 2017, texte n° 6, à l’article 1er :

- Au c du 1° du B du I de l’article R. 4311-12, au lieu de : « Réanimation préopératoire », lire : « Réanimation per-opératoire » ;

- Au 3° du B du I de l’article R. 4311-12, au lieu de : « réanimation préopératoire », lire : « réanimation per-opératoire ».

Rectificatif au Journal officiel n° 0061 du 12 mars 2017, texte n° 6, à l’article 1er

AB

Nouveau décret IADE

dimanche 12 mars 2017

Décret n° 2017-316 du 10 mars 2017 relatif aux actes infirmiers relevant de la compétence des infirmiers anesthésistes diplômés d’Etat

— -

NB : Une chose me questionne

L’article R. 4311-12 du code de la santé publique est remplacé par les dispositions suivantes :

[...]

« B. - L’infirmier ou l’infirmière, anesthésiste diplômé d’Etat est, dans ces conditions, seul habilité à :

[...]

« c) Réanimation préopératoire ;

C’est moi ou je ne vois pas de peropératoire ?

Décret n° 2017-316 du 10 mars 2017 relatif aux actes infirmiers relevant de la compétence des infirmiers anesthésistes diplômés d’Etat

Il s’agirait d’une coquille... C’est ennuyeux sur un décret. La correction serait apportée d’ici le 19 mars au JO.

A suivre...

AB

Du haut vers le bas

lundi 23 janvier 2017

JORF n°0017 du 20 janvier 2017
texte n° 26

Rapport au Président de la République relative à l’ordonnance n° 2017-50 du 19 janvier 2017 relative à la reconnaissance des qualifications professionnelles dans le domaine de la santé

Rapport au Président de la République relative à l’ordonnance n° 2017-50 du 19 janvier 2017 relative à la reconnaissance des qualifications professionnelles dans le domaine de la santé

Ordonnance n° 2017-50 du 19 janvier 2017 relative à la reconnaissance des qualifications professionnelles dans le domaine de la santé

[...]

"La carte professionnelle européenne concerne uniquement trois professions de santé ; pharmacien, infirmier de soins généraux et masseur-kinésithérapeute."

Pour le moment...

AB

Parcours professionnels, carrières et rémunérations pour la fonction publique

mardi 24 mai 2016

Parcours professionnels, carrières et rémunérations pour la fonction publique ou PPCR

Les textes en date du 19 mai 2016, sont parus au JO. Ils sont à consulter sur l’article dédié avec les explications.

Voir aussi en complément l’article sur la Retraite-Grilles indiciaires-NBI-Arrêt Griesmar-Achat des années d’études-Cumul emploi retraite

— -

Afin d’harmoniser les déroulements de carrières dans les trois branches de la Fonction publique, deux textes -l’un pour les paramédicaux de catégorie A, l’autre pour ceux qui sont restés en catégorie active- instaurent à compter du 22 mai 2016 un cadencement unique d’avancement d’échelon, mettant fin au système des réductions d’ancienneté. Ils modifient les modalités d’avancement entre les échelons ainsi que leur nombre. Ces décrets mentionnent également les règles de reclassement des agents concernés dans les nouvelles grilles indiciaires au 1er janvier 2017.

- Pour les paramédicaux de catégorie A

Revalorisations indiciaires

Ces nouvelles grilles, fixées par le Décret n° 2016-647 du 19 mai 2016 et un arrêté, entrent en vigueur de façon rétroactive au 1er janvier 2016. Les revalorisations sont échelonnées entre 2016 et 2019.

Au 1er janvier 2019 :

  • Les Iade démarreront à l’IB 506 pour finir leur carrière à l’IB 821.
  • Une Iade gagnera 2027,4€ brut par mois en début d’exercice (+161,51€) et 3129,45€ en fin d’exercice (+156,99€).
  • les Iade bénéficieront d’une hausse mensuelle de 119,03€ en 2019

- Pour ceux restés en catégorie active lors du droit d’option

  • Iade : 433-761 au 1er janvier 2019.

NB : Une partie des gains indiciaires est destinée à relever le niveau des pensions de retraite, via la transformation de primes en point d’indices, actée par le Décret n° 2016-588 du 11 mai 2016 portant mise en œuvre de la mesure dite du « transfert primes/points » . C’est en 2017 que se verront les réelles hausses de salaires.

Enfin la valeur mensuelle du point d’indice majoré passe à 4,65, contre 4,63 depuis juillet 2010.

Texte de l’accord relatif à l’avenir de la fonction publique. La modernisation des parcours professionnels, des carrières et des rémunérations

AB