L’étiquetage des seringues

tendre vers une sécurité optimale
vendredi 23 décembre 2011
par  Axelle Ben Abdallah-Meilliez
popularité : 3%

Merci à notre collègue Axelle BEN ABDALLAH-MEILLIEZ, pour nous avoir transmis son travail lors du congrès de la SFAR de septembre 2010

Le poster de notre collègue a reçu le premier prix des communications IADE du congrès de la SFAR 2010

Introduction

La Société Française d’Anesthésie Réanimation (SFAR) a publié des recommandations en novembre 2006 afin de favoriser « un système uniforme d’étiquetage des seringues » et préconise « des codes internationaux de couleurs et de trames correspondant aux différentes classes pharmacologiques » [1]

Dans un contexte d’accréditations et de certifications, et où l’évaluation des pratiques professionnelles au bloc opératoire préoccupe de nombreux professionnels, nous avons réalisé un travail sur l’étiquetage des seringues pour évaluer les pratiques d’identification des seringues en anesthésie, au bloc opératoire, influent sur le risque d’une erreur d’administration pour le patient ?

Matériel et Méthodes

Il y a peu d’études sur les erreurs d’administration médicamenteuses en anesthésie et pourtant, la SFAR a déjà publié des recommandations justifiées par «  la fréquence élevée des erreurs médicamenteuses, leur gravité potentielle, leur caractère évitable et leur faible acceptabilité ».

L’enquête nationale réalisée par le CHU de Poitiers en 2007 [2] met en évidence l’utilisation des étiquettes de couleurs par près de la moitié des 1255 établissements sondés, mais peu d’établissements utilisent le code international.

Sur la base d’observations personnelles, nous avons élaboré un questionnaire adressé aux infirmiers anesthésistes (IADE) de quatre établissements publics de la région Parisienne. 47 questionnaires ont pu être analysés.

Résultats

  • 12% déclarent ne pas identifier systématiquement leurs seringues (soit 6/47). En moyenne, 5 seringues sont préparées à l’avance pour anticiper l’anesthésie suivante.
  • L’identification des seringues est principalement faite par les étiquettes commerciales, le sparadrap, et enfin le marqueur à même la seringue.
  • Pour uniformiser les pratiques 70% souhaitent un équipement spécifique sur leur chariot d’anesthésie pour l’étiquetage des seringues (33/47).
  • 83% mentionnent le nom commercial, 40% la dénomination commune internationale (DCI) et 91% notent la dilution/concentration.
  • 72% des IADE ont été témoins d’une erreur d’administration de médicaments, 11.5% seraient dues à une absence ou une erreur d’étiquetage.
  • L’induction semble être le moment où le risque aurait une place prépondérante. Les répercussions de ces erreurs sont déclarées à 47% inexistantes ou sans conséquence pour le patient car les professionnels de santé ont compensé ces erreurs ; il s’en suit tout de même 18% d’augmentation du temps de séjour en salle de réveil.
  • Seuls 9% des incidents donnent lieu à des déclarations écrites, les supports n’ont pas été précisés.

Discussion

47 questionnaires ne sont pas nécessairement représentatifs d’une pratique nationale, mais ils peuvent évoquer une tendance, on notera que :

- Les étiquettes avec le code couleurs international sont peu utilisées (36%), ce qui correspond à l’étude réalisée par le CHU de Poitiers.

- L’utilisation de la DCI (recommandation SFAR) semble plus développée à 40% (contre 18% pour l’étude du CHU de Poitiers) et la dilution concentration semble être plus notée à 91% (contre 38% pour l’étude du CHU de Poitiers).

- Les équipements à disposition pour les IADE sont peu existants, malgré un réel besoin.
- Les erreurs d’administration en anesthésie existent, et semblent minimisées. Les moyens de réajustement de ces erreurs semblent méconnus ou inexistants (recueil d’événements indésirables, staff de réorganisation…)

Ces erreurs ne sont pas toutes liées à un défaut d’étiquetage (rangement dans les chariots d’anesthésie, inattention …).

L'étiquetage des seringues et la sécurité en anesthésie poster

L’étiquetage des seringues et la sécurité en anesthésie (poster)

[1] Recommandations SFAR nov 2006

prévention des erreurs médicamenteuses en anesthésie. recommandations de la SFAR novembre 2006

[2] Enquête nationale sur le marquage des seringues d’anesthésie en France Ann Fr Anesth Réanim 2008 ; 27 : 384-389

Axelle BEN ABDALLAH-MEILLIEZ (IADE)


En rapport avec le sujet

Erreurs médicamenteuses
Harmonisation de l’étiquetage des ampoules de solutions injectables de médicaments (ansm-ex afssaps)
Pr Dan Benhamou. Prise en charge médicamenteuse

- La SFAR veut nous en faire voir de toutes les couleurs (article de la SOFIA du 7 novembre 2006)

- Gestion du risque en anesthésie et réanimation (Pr Jean Marty)

Gestion du risque en anesthésie et réanimation (Pr Jean Marty)

- Un DES sans doute définitif sur le sujet

Contribution à l’améllioration de la sécurisation du processus du médicament en anesthésiologie

- La banque pdf sur le sujet

§§§

Erreurs médicamenteuses en anesthésie : bilan et analyse des signalements reçus à l’Afssaps

A. Rivière a, V. Piriou b , D. Durand a, A. Arnoux a, A. Castot-Villepelet c

  • a Service de l’évaluation et de la surveillance du risque et de l’information sur le médicament, direction de l’évaluation des médicaments et des produits biologiques, agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), 143/147, boulevard Anatole-France, 93285 Saint-Denis cedex, France
  • b Service d’anesthésie-réanimation, centre hospitalier Lyon-Sud, hospices civils de Lyon, université Claude-Bernard Lyon-1, chemin du Petit-Revoyer, 69495 Pierre-Bénite, France
  • c Coordination des vigilances, Agence régionale de santé (ARS) Île-de-France, 35, rue de la Gare, 75019 Paris, France

Résumé

- Objectif

Ce travail a consisté à réaliser un bilan et une analyse des signalements d’erreurs et de risques d’erreurs médicamenteuses liés aux solutés injectables utilisés en anesthésie et rapportés à l’Afssaps entre les années 2005 et 2010.

- Type d’étude

Étude descriptive.

- Méthodes

Les données sont issues du fichier « Erreurs et risques d’erreurs médicamenteuses » qui rassemble tous les signalements reçus par la Cellule erreurs médicamenteuses de l’Afssaps depuis sa mise en place en mars 2005.

- Résultats

Sur 263 signalements analysés, 159 (61 %) rapportaient un risque d’erreur médicamenteuse, 76 (29 %) notifiaient une erreur avérée et 28 (11 %) étaient relatifs à une erreur médicamenteuse potentielle. Parmi les 76 signalements d’erreurs avérées, 47 (61 %) ont entraîné un effet indésirable. Les principales conséquences ont été d’ordre hémodynamique, respiratoire et neurologique. La majorité des erreurs potentielles et avérées sont survenues lors de l’administration même du médicament (65 %). Cependant, il a également été relevé des erreurs de délivrance (14 %), de rangement (15 %) ou de préparation (4 %). Il a été relevé dans 69 % des cas des erreurs de médicament, dans 26 % des cas des erreurs de dose, dans 3 % des cas des erreurs de voie d’administration et dans 2 % des cas des erreurs de patient. Dans la majorité des cas (84 %), une similitude des conditionnements a été mise en cause.

- Conclusion

Cette étude a montré que la similitude des conditionnements est à l’origine de nombreux signalements à la Cellule erreurs médicamenteuses. Les résultats obtenus soulignent l’importance de la présentation des étiquetages des solutés injectables. De ce fait, une démarche d’harmonisation des étiquetages des solutés injectables a été mise en œuvre par l’Afssaps, dans le but d’améliorer la lisibilité et la compréhension de ceux-ci.

§§§

Erreur d’administration de spécialités utilisées en anesthésie réanimation au bloc opératoire

Les petits conditionnements de solution injectable : lire toujours et encore les étiquetages

Les médicaments utilisés en anesthésie réanimation sont des médicaments à marge thérapeutique étroite : la dose minimale efficace est très proche de la dose maximale tolérable par l’organisme. Ils peuvent être utilisés dans un contexte d’urgence.

Les erreurs médicamenteuses sont liées essentiellement à :

  • des confusions entre deux conditionnements
  • une mauvaise lecture ou interprétation de l’étiquetage.

Mesures correctives

La réflexion menée par l’Agence sur l’harmonisation et l’optimisation de la lisibilité de l’étiquetage des petits conditionnements de solution injectable a conduit à l’élaboration de recommandations.
Ces recommandations ont été appliquées, en plusieurs étapes, à une liste définie de substances actives, et visent notamment à :

  • améliorer la lisibilité des étiquettes
  • harmoniser le mode d’expression du dosage (concentration en substance active) et du contenu en volume.

Cette démarche contribue ainsi à prévenir les erreurs médicamenteuses, en réduisant les risques de confusion lors de l’administration des médicaments.
Vers de nouvelles mesures

Les professionnels du secteur de l’anesthésie-réanimation souhaitent des mesures complémentaires pour sécuriser la préparation et l’administration des médicaments qu’ils utilisent.

Ils proposent des étiquetages de couleur semblables à ce qui est déjà en place pour les seringues préparées extemporanément au bloc opératoire (norme ISO 26825 :2008 - Étiquettes apposées par l’utilisateur sur les seringues contenant des médicaments utilisés pendant l’anesthésie). Cette norme définit ainsi un code couleur par classe pharmacologique pour les médicaments utilisés en anesthésie-réanimation.

Ce principe pourrait être repris pour l’étiquetage des ampoules ou petits flacons et le code couleur appliqué sous la forme d’un encadré ou d’un bandeau.

L’ANSM a débuté une réflexion sur ce sujet en partenariat avec un groupe pluridisciplinaire de professionnels de santé ainsi que les fabricants.

L’ANSM rappelle

  • la nécessité d’être particulièrement vigilant lors de la manipulation des petits conditionnements de solution injectable
  • la nécessité d’une lecture attentive des étiquetages.

De manière générale, la maîtrise des risques de confusion doit s’appuyer sur la poursuite des efforts entrepris pour améliorer la lisibilité de l’étiquetage, mais aussi sur des actions telles que

  • la formation des personnels soignants
  • l’organisation de la chaîne de stockage et de distribution des produits au sein des établissements.

§§§

Erreur d’administration de gaz à usage médical

Nature du gaz = voir l’étiquette et non la couleur de la bouteille

Le dossier thématique sur les gaz à usage médical apporte un certain nombre d’informations, notamment sur les erreurs d’identification des bouteilles de gaz.

L’identification de la nature du gaz au moyen de la couleur de la bouteille peut conduire à des confusions entre des bouteilles contenant des gaz différents.
Cette confusion est à l’origine d’incidents qui peuvent être graves pour les patients comme pour les utilisateurs.
Elle peut en effet amener à :

  • administrer un gaz dangereux pour le patient : le risque d’asphyxie doit notamment être pris en compte
  • ne pas traiter et soulager le patient qui ne reçoit pas le gaz prévu : confusion notamment entre le mélange protoxyde d’azote-oxygène et l’oxygène.

Une confusion peut également se produire entre le gaz à usage médical et le même gaz de qualité technique (risque d’impuretés toxiques).

Lire l’étiquette est le seul moyen d’identifier le gaz

  • Le code couleur de la bouteille sert au fabricant de gaz et aux services d’incendie et de secours pour identifier des risques, par grandes catégories de gaz, et non chaque gaz.
  • Des gaz différents peuvent avoir le même code couleur ou des codes qui se ressemblent.
  • Les codes couleurs peuvent changer au cours du temps avec l’évolution de la normalisation.
  • Enfin, le code couleur ne concerne pas toutes les parties de la bouteille, en fonction du statut du gaz.

L’Agence rappelle

A la réception, à la distribution et avant toute utilisation d’une bouteille :

  • lire attentivement l’étiquette pour identifier et s’assurer de la nature du gaz,
  • la couleur de la bouteille ne doit jamais être utilisée pour identifier la nature du gaz.

Lors du branchement, ne jamais

  • forcer le raccord
  • utiliser de raccord intermédiaire
  • utiliser la bouteille si le raccord fuit

L’utilisation en toute sécurité des gaz à usage médical nécessite une formation préalable.
Les documents destinés aux utilisateurs leur permettent de connaître les recommandations de transport, de stockage de manutention, d’utilisation et de réglage des récipients de gaz et des dispositifs qui y sont fixés.

Changement de couleur des bouteilles de gaz - Information professionnels de santé (16-07-2012)
Risques et précautions d’emploi liés à l’utilisation des gaz à usage médical - Mise au point (16-07-2012)

A lire en rapport avec le sujet
Mélange équimolaire protoxyde d’azote-oxygène (MEOPA) et protoxyde d’azote et la recommandation (pas toujours connue) au sujet de l’obus de MEOPA

AB


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Brèves

Arrêt cardiaque, lecture continue

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Retrouvez les articles sur l’arrêt cardiaque dans l’article dédié aux dernières recommandations 2015-2020.

Les quatre derniers articles intéressants de la semaine sont aussi sur le forum.

  • La question de la fréquence optimale de la ventilation pendant la réanimation cardio-respiratoire
  • Les femmes moins performantes pour une réanimation cardiopulmonaire
  • Un an après l’ECMO, comment vont-ils ?
  • Le SAOS protégerait le cerveau en cas d’arrêt cardiaque

Bonne lecture

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En relation

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Rapport relatif aux moyens mis en œuvre par l’État pour lutter contre le terrorisme depuis le 7 janvier 2015

mardi 12 juillet 2016

RAPPORT FAIT AU NOM DE LA COMMISSION D’ENQUÊTE relative aux moyens mis en œuvre par l’État pour lutter contre le terrorisme depuis le 7 janvier 2015 M. Georges FENECH Président - M. SÉBASTIEN PIETRASANTA Rapporteur

RAPPORT FAIT AU NOM DE LA COMMISSION D’ENQUÊTE relative aux moyens mis en œuvre par l’État pour lutter contre le terrorisme depuis le 7 janvier 2015 M. Georges FENECH Président-M. SÉBASTIEN PIETRASANTA Rapporteur

Le rapport présente 434 pages sur les attentats en France en 2015. Et mille pages d’annexes (les auditions).

Parmi les points mis en évidence, le document met clairement en lumière les "ratés " qui ont permis aux terroristes de Paris d’échapper à la surveillance. Ils étaient pourtant connus, à un titre ou un autre, des services judiciaires, pénitentiaires ou de renseignement. Tous avaient été fichés, contrôlés, écoutés ou incarcérés, à un moment de leur parcours de la délinquance à la radicalisation violente.

Voici les principaux constats de la commission :

Pour la création d’une "agence de lutte contre le terrorisme"

Pour éviter de nouvelles attaques, la commission prône notamment la création d’une "agence nationale de lutte contre le terrorisme" placée directement sous l’autorité du Premier ministre, sur le modèle américain du Centre national antiterroriste (NTC) créée après le 11 septembre 2001.

La nécessité de fusionner les trois forces d’élite

Le soir du 13 novembre, "l’intervention des forces d’intervention a été rapide, efficace et a démontré qu’elles étaient capables de collaborer", estime le rapporteur, le député socialiste Sébastien Pietrasanta qui s’interroge toutefois sur "le bien-fondé du maintien de plusieurs forces d’intervention spécialisées" et préconise, à terme, "la fusion des trois forces d’élite" (GIGN, Raid et BRI).

Pas gagné d’avance à mon avis.

Pour la création de "colonnes d’extraction" des victimes

Le principal problème, selon la commission, a été l’évacuation des victimes, qui a pu être retardée par le fait que les secours d’urgence n’avaient pas accès au périmètre des forces d’intervention. Dans ses 39 propositions, la commission préconise ainsi l’instauration de "colonnes d’extraction" des victimes.

L’échec du renseignement

Pour la création d’une agence nationale du renseignement

Des failles dans le renseignement pénitentiaire

L’attaque du Bataclan n’aurait pas pu être évitée

Des doutes sur l’efficacité des dispositifs de sécurisation du territoire

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Pour ceux qui voudraient lire les retex, ils sont disponibles sur l’article Les plaies par arme à feu - balistique des armes à feu

A lire Les rapports, les référentiels sur les services d’urgence

AB

Matos news 3

vendredi 24 juin 2016

Les moniteurs de la douleur dont disposent les anesthésistes depuis 2010 surveillent le diamètre de la pupille de l’œil ou la fréquence cardiaque. «  Leur faiblesse vient du fait qu’ils sont basés sur un seul paramètre. L’avantage du nouveau moniteur que nous étudions est qu’il est multiparamétrique  ». Le système nerveux autonome et le système hormonal de l’organisme réagissent aux stimuli douloureux par divers mécanismes qui induisent des changements mesurables.

Le nouveau moniteur dénommé PMD 200 (pain monitoring device) est équipé d’une technologie mise au point par la compagnie Medasense Biometrics Ltd. en Israël. Il se compose d’une petite sonde que l’on pince au bout du doigt du patient. Cette sonde est munie de quatre capteurs. L’un d’entre eux enregistre une courbe de pléthysmographie, qui décrit les variations du volume sanguin au moyen d’une mesure de la pulsatilité des capillaires, ces petits vaisseaux entre les artères et les veines. À chaque battement cardiaque se produit une onde de pulsatilité dans les capillaires. Cette onde de pulsatilité permet de calculer la variabilité de la fréquence cardiaque.

Ce nouveau dispositif surveille continuellement ces paramètres physiologiques qui sont affectés par les stimuli douloureux et par l’administration d’analgésiques. Un algorithme mathématique analyse ces données physiologiques et les convertit en temps réel en un index de douleur appelé Nol (pour nociception level index). Les valeurs de cet index sont représentées sur une échelle de 0 à 100. Une valeur entre 0 et 10 signifie que le patient ne ressent pas de douleur et qu’on peut même alléger un peu les doses d’analgésiques. Une valeur entre 10 et 25 est idéale. Et une valeur dépassant 25 signifie que le patient est en douleur et qu’il faut augmenter les doses.

Lire la suite sur le forum

- Le site medasense

- Les articles sur la douleur

  • Douleur (le point de vue juridique)

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Matos news 2

samedi 21 mai 2016

Le laboratoire Dräger publie une alerte sur le remplissage des cuves de desflurane avec le produit du laboratoire Baxter.

Mesures de précaution au remplissage des cuves de desflurane Dräger

A lire et à diffuser autour de nous.

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Organisation de l’anesthésie-réanimation obstétricale (recommandations SFAR)

jeudi 4 février 2016

Nouvelle recommandation SFAR..

Les IADE ayant participé au référentiel ont eu quelques difficultés semblerait-il...

Organisation de l’anesthésie-réanimation obstétricale (recommandations SFAR)

Les autres recommandations de la SFAR

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Analyse de la sinistralité en anesthésie réanimation obstétricale dans les hôpitaux publics français : données SHAM 2007–2014

Laurie Tran1, Michel Carles1, Frederic Fuz2, Marc Raucoules1, Patrick Niccolai3, Isabelle Rouquette-Vincenti3, Alexandre Theissen3

  • 1 Pôle anesthésie-réanimation, CHU de Nice, Nice, France
  • 2 SHAM, Lyon, France
  • 3 Pôle anesthésie-réanimation, CHPG, Monaco

Available online 10 November 2015

Introduction

La mortalité maternelle et périnatale ainsi que les séquelles neurologiques des nouveaux-nés restent les principaux motifs de réclamations en contexte obstétrical aux États-Unis [1] et en France [2]. Nous présentons les motifs de réclamations en anesthésie obstétricale en France à partir des déclarations SHAM (1er assureur des établissements de santé), entre 2007 et 2014.

Matériel et méthodes

Étude rétrospective des dossiers de sinistres SHAM entre 2007 et 2014 réglés soit par voie amiable, soit par l’intermédiaire de la CRCI, soit par voie judiciaire.

Résultats

L’anesthésie obstétricale est impliquée dans 99 dossiers sur 3083 sinistres en obstétrique soit 3,2 %. Seuls 4 % des sinistres impliquaient la personne physique, les autres sinistres impliquant l’établissement public soit 81 % (dont 1/3 de CHU et 2/3 de CHG) et privé soit 14 %. Concernant les circonstances cliniques, pour 2 patientes il s’agissait d’une IVG, pour les autres dans 61 % des cas un accouchement par voie basse et dans 39 % des cas une césarienne (d’emblée ou conversion).

Le type d’anesthésie initiale était une APD dans 75 % des cas, une rachianesthésie dans 20 % des cas, une AG dans 3 % des cas et aucune anesthésie chez une parturiente ; le type d’anesthésie concerné par la plainte était l’ALR dans 93 % des cas et l’AG dans 7 % des cas (due donc dans la moitié de ces cas à une AG 2aire à l’ALR). Les réclamations concernant l’ALR étaient en relation avec des complications survenues dans 42 % des cas lors de la pose et dans 81 % des cas pendant l’hospitalisation (> 100 % car signalements cumulés).

Parmi les complications de l’ALR à la pose de type échec ou brèche, 12 cas ont nécessité une AG avec IOT (dont un cas d’arrêt respiratoire sur brèche à la pose de l’APD et un hématome sous dural aigu à j2) ; de plus une AG s’est compliquée d’un choc anaphylactique (succinylcholine) et inhalation sur IOT difficile, avec séquelles neurologiques.

Les réclamations après AG de 1re intention (pas d’ALR) sont liées à deux chocs anaphylactiques dont l’un avec décès et l’autre avec séquelles neurologiques (1 IVG et 1 césarienne respectivement), et une réclamation pour douleur périnéale dans le 3e cas (IVG). En fin d’expertise, 54 séquelles neurologiques (allant de la monoparésie au coma végétatif), 2 décès, 6 préjudices moraux et 37 conséquences autres ont été retenues. Seuls 2 dossiers sur 99 ont fait l’objet d’une condamnation civile, les autres ayant été réglé soit à l’amiable soit ayant fait l’objet d’une indemnisation par l’intermédiaire de la CRCI.

Discussion

Les complications en obstétrique faisant l’objet d’une déclaration de sinistre concernent peu fréquemment l’anesthésie. Les conséquences de l’ALR sont au premier plan et le recours à l’AG secondairement reste une source supplémentaire de complications. Il faut noter le faible nombre de condamnations par rapport à la gravité des préjudices, lié à une information appropriée et tracée ainsi qu’à l’absence de faute médicale patente (aléa thérapeutique).

Auteur correspondant.

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