La pollution au bloc opératoire

dimanche 29 janvier 2012
par  Arnaud Bassez
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Cet article ne traite que de la problématique envisagée : la pollution au bloc opératoire.

En ne négligeant pas les autres problèmes de sécurité comme les AES, la toxicomanie, les risques d’électrisation d’incendie et d’explosion, le risque d’allergie au latex, le risque lié à l’exposition aux rayonnements ionisants ou le burn out qui font l’objet d’autres articles.

A lire en complément
- Développement durable au bloc opératoire

— -

Il convient de se protéger d’abord.

Il existe plusieurs risques professionnels liés à la pratique de l’anesthésie. La toxicité des gaz anesthésiques, en particulier du protoxyde d’azote, a été mise en évidence dès le début de leur utilisation. L’abandon des gaz les plus toxiques et l’application de mesures de protection collectives (système d’évacuation des gaz anesthésiques (SEGA (celui qui est plus fort que toi), ventilation des salles d’intervention, utilisation de circuit avec réinhalation) permettent de diminuer considérablement le risque lié à leur emploi.

Exposition professionnelle au protoxyde d’azote et aux vapeurs anesthésiques. Conséquences pour la santé et l’environnement. Prévention

J.-C. Colavolpe, N. François

Les études animales et les enquêtes épidémiologiques réalisées durant la période 1970-1985 ont surestimé les effets des gaz anesthésiques présents à l’état de traces dans l’atmosphère de travail sur la santé des personnels :atteinte de la fonction de reproduction (avortements spontanés, baisse de la fertilité, malformations congénitales), survenue de certains cancers, hépatotoxicité, neurotoxicité, altérations de l’hématopoïèse et du système immunitaire.

Le caractère contradictoire des études, la faiblesse méthodologique des premières enquêtes et surtout la réduction du niveau d’exposition dans les blocs opératoires modernes ont conduit les experts à relativiser les risques pour la santé. Dans le cadre de la protection des travailleurs, les autorités sanitaires européennes ont fixé des seuils d’exposition à ne pas dépasser. En France, durant l’entretien de l’anesthésie, une circulaire ministérielle de 1985 recommande le seuil de 25 ppm pour le protoxyde d’azote et de 2 ppm pour les halogénés. Le respect de ces valeurs nécessite de travailler dans des locaux dont le renouvellement de l’air est de l’ordre de 15-20 volumes h–1, de disposer de systèmes d’évacuation des gaz, d’utiliser un bas débit de gaz frais et de respecter des règles de bonne pratique. La mesure d’un gaz à l’état de traces dans l’atmosphère peut s’effectuer sur site par spectrophotométrie infrarouge ; en laboratoire par l’analyse de prélèvements ; par l’utilisation d’un badge dosimètre passif individuel. Les gaz anesthésiques rejetés dans l’atmosphère terrestre contribuent peu à la réduction de la couche d’ozone et à l’effet de serre.

Introduction

L’utilisation médicale du protoxyde d’azote (N2O) et des halogénés a pour conséquence la contamination de l’air des blocs opératoires, des salles de surveillance postinterventionnelle (SSPI) et des sites où se pratique l’analgésie par inhalation d’un mélange équimolaire d’oxygène et de protoxyde d’azote (MEOPA).

Depuis le début des années 1970, de nombreuses études ont tenté d’évaluer les effets de l’exposition chronique aux gaz anesthésiques sur la santé des personnels soignants et son influence sur l’environnement.Dès 1977 aux États-Unis et plus tardivement en France, les autorités ont mené une politique de prévention en fixant des valeurs d’exposition à ne pas dépasser et en recommandant des mesures de réduction de la pollution par les gaz et vapeurs anesthésiques, et de surveillance du personnel exposé.

La concentration d’un gaz présent à l’état de traces dans l’air ambiant s’exprime en parties par million (ppm) ou volume du gaz considéré par volume d’air [vol/vol]. Pour mémoire : 1 ppm = 0,0001 %.

Conséquences pour la santé

Les effets sur la santé de l’exposition à de faibles concentrations de gaz anesthésiques sont évalués à partir de travaux menés chez l’animal, d’enquêtes épidémiologiques et d’études chez des volontaires sains.

Chez l’animal, les chercheurs ont essentiellement étudié les effets de l’halothane et du protoxyde d’azote, seuls ou en combinaison.Les animaux, généralement des souris ou des rats, sont soumis à des concentrations parfois très faibles, voisines de celles mesurées dans les salles d’opération, ou au contraire subanesthésiques sans rapport avec les niveaux d’exposition professionnelle.

Les durées d’exposition sont également variables, idéalement proches de celles du personnel, soit 4 à 8 heures par jour, 5 jours sur 7, pendant plusieurs semaines. En 1967, Vaisman est le premier à s’intéresser aux conditions de travail des personnels de santé et à noter chez un collectif de 110 anesthésistes russes la fréquence de manifestations non spécifiques (vertiges, céphalées...) mais également l’incidence des avortements spontanés et des malformations congénitales chez leurs enfants. Aux États-Unis, au début des années 1970, le National Institute for Occupational Safety and Health (NIOSH) en collaboration avec l’American Society of Anesthesiologists (ASA), réalise une vaste enquête nationale auprès de 73 000 « sujets exposés » aux gaz et vapeurs anesthésiques dont les résultats sont publiés en 1974 [1].

Plus tardivement en France, de 1987 à 1989, Saurel-Cubizolles et al.
conduisent une étude sur l’incidence des avortements spontanés et des manifestations neuropsychologiques parmi le personnel féminin des blocs opératoires de 17 hôpitaux parisiens [2, 3]. La plupart des enquêtes réalisées aux États-Unis et en Europe sont rétrospectives et utilisent, pour le recueil des données, des questionnaires postaux éventuellement complétés par des entretiens. Les groupes témoins sont issus de la population générale ou composés de professionnels de la santé non exposés aux gaz anesthésiques. La faiblesse méthodologique de certains travaux et le caractère contradictoire des résultats ont conduit plusieurs groupes d’experts, le plus souvent mandatés par des organismes institutionnels, à réaliser des analyses critiques de la littérature [4-12].

Effets sur la reproduction

- Études animales

À de très faibles concentrations, l’halothane n’a pas d’effet significatif sur la fertilité, le taux des avortements et la fréquence des anomalies congénitales [7]. Seules des concentrations subanesthésiques semblent avoir un impact sur la fertilité et sur le poids à la naissance [13]. Après une exposition in utero, des modifications morphologiques du foie, des reins et du cerveau sont rapportées mais leur caractère pathologique est discuté [7, 14]. Un effet de l’halothane sur le développement neurologique de l’embryon est probable. L’exposition à de faibles concentrations (10-100 ppm), in utero mais aussi au cours des 60 jours qui suivent la naissance, perturbe la synaptogenèse, ce qui conduit à une réduction de la densité synaptique responsable de troubles durables du comportement et de l’apprentissage [15].

Aux faibles concentrations, l’enflurane (0,01 %) et l’isoflurane (0,1 %) n’ont pas d’effet sur la fonction de reproduction ni d’effet mutagène [16-18].

Les conséquences de l’exposition prolongée au N2O sur la fonction de reproduction sont diversement appréciées. Pour Vieira et al., aux concentrations inférieures à 500 ppm, ce gaz n’a pas d’effet chez la femelle ; une baisse de la fertilité et une réduction du poids ainsi que de la taille des embryons ne surviennent qu’aux doses subanesthésiques [19]. Pour le même auteur, l’exposition de souris mâles au protoxyde d’azote à la concentration de 0,5 % (5 000 ppm) pendant les 30 jours précédant l’accouplement entraîne une hypofertilité et une réduction de la portée [20]. Après exposition de rats des deux sexes à des concentrations croissantes de N2O (0,1 % ; 0,5 % ; 1,0 %), Holson et al. ne notent ni de réduction de la fertilité chez les femelles et les mâles exposés, ni de troubles du comportement ou d’altération des fonctions d’acquisition chez leur progéniture [21].

Les résultats de ces études, obtenus lors de conditions d’expériences variables en termes de niveaux et de durées d’exposition, doivent être considérés avec réserve et leur extrapolation éventuelle à l’homme s’avère délicate.

Parmi les halogénés, seul l’halothane paraît induire des troubles du développement foetal pour de faibles concentrations [15]. Pour le N2O, le seuil de 500 ppm identifié comme pouvant affecter la fertilité chez l’animal est à prendre en considération, des niveaux d’exposition dépassant cette valeur sont mesurés, en particulier dans les cabinets de dentistes utilisant le MEOPA.

Études épidémiologiques

Au cours de la période 1970-1985, plusieurs enquêtes épidémiologiques menées aux États-Unis et en Europe ont tout particulièrement étudié l’incidence des avortements spontanés et des malformations congénitales chez le personnel féminin travaillant au bloc opératoire, dans les cabinets de dentistes ou de vétérinaires. Certains auteurs ont inclus comme variables la mortinatalité, le faible poids de naissance, la prématurité ou le sex-ratio.

En 1977, Spence et al. publient une analyse des trois principales enquêtes conduites aux États-Unis et en Grande-Bretagne dans les années 1970 auprès du personnel médical exerçant au bloc opératoire [4].

Pour ces auteurs, il existe un risque majoré d’avortements spontanés chez les femmes exposées et une fréquence anormalement élevée de malformations congénitales chez les enfants des personnels des deux sexes. L’incidence des avortements spontanés chez les épouses des anesthésistes n’est pas significativement augmentée.

À la demande de l’ASA, Buring et al. réalisent une revue exhaustive de la littérature des années 1970 et concluent à un risque accru d’avortement spontané chez le personnel féminin avec cependant un risque relatif (RR) faible (RR 1,3 ; IC 95 % : 1,2-1,4) pouvant être attribué à des biais [5]. En revanche, l’augmentation des malformations congénitales n’est pas formellement établie (RR 1,4 ; IC à 95 % : 1,0-2,0) [5]. À la même époque, Tannenbaum et al. tirent de leur analyse des mêmes travaux des conclusions plus nuancées [6]. Pour ces auteurs, le caractère rétrospectif des enquêtes, le manque de rigueur dans la méthodologie, l’absence de mesure exacte des niveaux d’exposition, le faible taux de réponses aux questionnaires, ne permettent pas de conclure [6]. Les travaux des épidémiologistes scandinaves illustrent l’impact de certains biais sur les résultats de ces études cas-témoin [22]. La consultation systématique des registres nationaux de déclarations des naissances et des avortements leur a notamment permis de mettre en évidence une sous-déclaration involontaire par la population-témoin des avortements spontanés et des malformations congénitales [22].

Peu de publications concernent spécifiquement les effets des gaz anesthésiques sur la fertilité. Au début des années 1970, Knill-Jones et al. rapportent une incidence élevée d’infertilité chez les femmes anesthésistes (12 % versus 6 % chez les témoins) qu’ils ne retrouvent pas chez les épouses des anesthésistes mâles [23, 24]. En 1987, Rowland et al. réalisent une vaste enquête rétrospective auprès de 7 000 assistantes de dentistes en âge de procréer (18-39 ans) exposées au protoxyde d’azote [25, 26]. Après ajustement selon l’âge, les antécédents gynécologiques et la consommation de tabac, une baisse de la fertilité, évaluée par le nombre de cycles sans contraception nécessaire à l’obtention d’une grossesse, est observée chez les jeunes femmes lorsqu’elles sont exposées plus de 5 heures par semaine à des concentrations de protoxyde d’azote estimées élevées du fait de l’absence de dispositif d’extraction des gaz [25]. Les auteurs notent également une majoration du risque d’avortement spontané quand les assistantes travaillent plus de 3 heures par semaine en atmosphère polluée [26].Ces troubles de la fonction de reproduction ne s’observent pas lorsque les locaux sont munis d’extracteurs des gaz [25, 26].

De 1977 à 1984, une étude prospective, la seule réalisée à ce jour, est menée en Grande-Bretagne auprès du personnel médical féminin âgé de moins de 40 ans. La fertilité et le taux d’avortements spontanés chez les anesthésistes s’avèrent comparables à ceux de leurs consoeurs sans augmentation du risque de malformations congénitales, excepté pour les anomalies cardiaques [27].

En 1996, le Conseil d’évaluation des technologies de la santé du Québec publie un rapport très détaillé sur les risques de l’exposition professionnelle aux gaz anesthésiques pour la femme enceinte et le foetus [7, 8]. Après analyse de 19 études épidémiologiques, les experts canadiens concluent à l’existence d’un RR global de 1,51 (IC à 95 % : 1,42-1,61) correspondant à une augmentation de 51 % du risque d’avortement chez les femmes exposées aux gaz anesthésiques. En termes absolus, pour un risque de base de 15 % chez les femmes non exposées, le risque est de 22,5 % (+7,5 %) chez le personnel féminin exposé. En se limitant aux études les plus rigoureuses, le RR atteint 1,86 (IC 95 % : 1,69-2,04).

Les auteurs du rapport soulignent la difficulté dans l’évaluation épidémiologique du risque de malformations congénitales secondaires à l’exposition professionnelle aux gaz anesthésiques compte tenu de leur faible prévalence, de leur hétérogénicité, des biais de déclaration, et concluent à l’absence de relation cohérente [7].

En France, le groupe pluridisciplinaire « Anesthésie et qualité de l’air » a rédigé un guide pour la prévention des expositions professionnelles aux gaz et vapeurs anesthésiques édité en 1996 par la Caisse régionale d’assurance maladie d’Île-de-France CRAMIF) [9]. Les experts français, après avoir rappelé les difficultés à établir un éventuel lien de causalité entre expositions professionnelles et troubles de la reproduction, concluent à un effet nocif probable des gaz anesthésiques incitant à maîtriser les niveaux d’exposition.

Parallèlement à la démarche institutionnelle canadienne et française, la « Caisse nationale suisse d’assurance en cas d’accidents » publie en 1998 un guide sur les conditions de travail lors de l’exposition aux gaz anesthésiques [10]. Pour les experts suisses, « les études les plus récentes conduites sur des collectifs exposés à des niveaux modérés de gaz anesthésiques indiquent que les risques pour la grossesse et les troubles de la fertilité sont nettement moins probables que ne le laissent supposer les études des années septantes ».

Aux Pays-Bas, à la demande du ministère des Affaires Sociales, le Conseil de la Santé a été chargé, en application de la

Directive Européenne 93/21/EEC, de classer les substances selon leurs effets sur la reproduction. Il convient de souligner qu’en l’absence de données épidémiologiques fiables, les experts hollandais ont pris en compte les études animales pour établir leurs recommandations. Pour les effets sur la fertilité, ils recommandent de classer le protoxyde d’azote en catégorie 3 (substances préoccupantes pour la fertilité dans l’espèce humaine) avec l’apposition sur l’étiquetage de la mention R62 (risque possible d’altération de la fertilité). Pour les effets sur le développement foetal, ils recommandent son classement dans la catégorie 3 (substances préoccupantes pour l’homme eu égard à des effets toxiques possibles sur le développement) avec la mention R63 (risque possible pendant la grossesse d’effets néfastes pour l’enfant). Pour l’halothane, seuls les effets potentiels sur la maturation foetale sont retenus et le font classer dans la catégorie 3 des substances toxiques pour le développement.

Une démarche voisine de celle des Pays-Bas a été menée en Allemagne et en Suisse [10]. L’halothane est classé dans le groupe B des substances pour lesquelles on ne peut exclure un risque d’atteinte foetale même lorsque le seuil d’exposition a été respecté ; l’enflurane dans le groupe C dans lequel, si le seuil est respecté, il n’y a pas à craindre de lésions du foetus, et le N2O dans le groupe D des substances pour lesquelles, en l’absence de données fiables, une prise de position définitive est impossible.Bien que l’halothane puisse être présent à l’état de traces dans le lait maternel, l’allaitement est considéré comme dépourvu de risque pour le nourrisson par l’American Academy of Pediatrics compte tenu de sa faible absorption digestive [28]. Aucune donnée épidémiologique ou animale n’est en faveur d’un effet de l’isoflurane sur la fonction de reproduction.

En conclusion, les effets sur la fonction de reproduction des halogénés récents, isoflurane, sévoflurane, desflurane, sont improbables voire inexistants [29]. Sans que l’on puisse formellement établir un lien de causalité compte tenu des facteurs confondants que sont le tabac, l’âge, les conditions de travail, l’exposition aux radiations ionisantes, il est possible qu’une exposition chronique à des concentrations élevées d’halothane et/ou de protoxyde d’azote soit responsable d’une hypofertilité et d’une majoration du risque d’avortement spontané chez le personnel féminin. En revanche, la fréquence des malformations congénitales n’est pas majorée et l’augmentation du risque d’avortement spontané chez les épouses des anesthésistes n’est pas établie [7, 9, 10].

Effets neurologiques

Effets centraux

Psychomoteurs

Dans les années 1970, Bruce et al. observent une diminution significative des capacités de mémorisation, d’attention, de perception audiovisuelle et d’exécution motrice chez des volontaires sains exposés à des concentrations très faibles de N2O (50 ppm) et d’halothane (1 ppm) [30].

Aucune altération des performances aux tests n’est notée lorsque ces mêmes sujets inhalent un mélange de protoxyde d’azote (25 ppm) et d’halothane (0,5 ppm).Ces valeurs, au-delà desquelles l’altération des performances psychomotrices du personnel soignant sont de nature à porter atteinte à la sécurité des patients, ont été prises en compte pour fixer les premiers seuils d’exposition professionnelle aux États-Unis [31]. La plupart des travaux ultérieurs n’ont pas confirmé les résultats de cette étude dont la validité a été mise en doute par l’auteur lui-même [32]. Smith et al. ne notent aucune altération des performances aux tests audiovisuels et de mémorisation pour des concentrations nettement plus élevées d’halothane (100-150 ppm) et lors de l’exposition à un mélange de N2O (485-700 ppm) et d’halothane (10-16 ppm) [33]. Dans l’étude de Fagan et al., les tests psychomoteurs pratiqués chez des volontaires soumis à des concentrations croissantes de N2O (5 %, 10 %, 20 % et 40 %) ne sont altérés qu’à partir d’un taux d’exposition de 10 % [34].Une altération de la vigilance ne s’observe sous enflurane qu’à la concentration subanesthésique de 0,25 % [35]. Cependant, chez le personnel des blocs opératoires exposé à des concentrations relativement faibles de N2O et d’enflurane évaluées à partir de dosages urinaires, Lucchini et al. notent des altérations au test de temps de réaction simple (SRT) [36].

Le même auteur, en utilisant notamment le questionnaire EURO-QUEST, conçu pour les salariés exposés à des produits chimiques ayant des effets neurotoxiques, ne relève aucune dégradation des scores de réponses aux tests lorsque les niveaux d’exposition ne dépassent pas 25 ppm pour le N2O et 0,5 ppm pour l’isoflurane [37].Dans des conditions habituelles d’exposition, il paraît peu probable que ces effets centraux du N2O qui résultent de son action inhibitrice du récepteur N-méthyl-D-aspartate (NMDA) glutamatergique aient une influence significative sur les capacités de jugement du personnel soignant et donc sur la sécurité du patient. Il existerait même chez le personnel des blocs opératoires un phénomène de tolérance aux gaz anesthésiques semblable à celui observé avec l’alcool. Après exposition, des élèves infirmières travaillant en unités de soins obtiennent de moins bons résultats aux tests psychomoteurs que leurs consoeurs des blocs opératoires [38].

Manifestations neuropsychologiques

Le personnel des blocs opératoires se plaint fréquemment de ,nausées, de troubles de l’humeur, d’irritabilité, de fatigue, de céphalées. Ces symptômes non spécifiques sont identiques à ceux du Syndrome des bâtiments malsains ou sick building syndrome (SBS) des Anglo-Saxons. Certains auteurs les attribuent à l’exposition chronique aux gaz anesthésiques, d’autres les imputent aux conditions psychologiques de travail. Le syndrome neuropsychologique décrit en France par Saurel- Cubizolles, association d’au moins deux des trois symptômes suivants (céphalées, vertiges, ralentissement des réactions), s’observerait chez 22 % des personnels de bloc lorsque le taux de renouvellement de l’air est inférieur à 10 vol h–1 [3]. La surmortalité par suicide observée chez les anesthésistes mâles anglais par rapport aux hommes de condition sociale similaire est en fait identique à celle d’autres médecins [39].

Effets neurologiques périphériques

Des dysesthésies à type de fourmillements sont fréquemment rapportées par le personnel des blocs de chirurgie pédiatrique et des cabinets de dentistes soumis à des niveaux élevés d’exposition au N2O [3, 40].

Les atteintes neurologiques sévères à type de myélopathie sont exceptionnelles et résultent d’expositions répétées à des concentrations élevées de protoxyde d’azote. Elles s’observent généralement dans le cadre d’une toxicomanie et sont plus rarement la conséquence exclusive d’une exposition professionnelle [41]. Le tableau clinique est celui d’une sclérose combinée de la moelle par carence en vitamine B12, associant une dégénérescence des cordons postérieurs et latéraux. Les signes prédominants sont les paresthésies et l’ataxie. Les manifestations neurologiques peuvent précéder l’atteinte hématologique et la récupération tardive s’accompagne parfois de séquelles. À l’imagerie par résonance magnétique (IRM), l’atteinte médullaire se traduit par un hypersignal de siège cervical évocateur sur les séquences pondérées en T2 [41].

Une enquête récente, menée auprès des infirmières anesthésistes suédoises, fait état d’une incidence accrue de scléroses en plaques [42].

Cette étude comporte plusieurs biais, le niveau d’exposition n’est pas évalué, l’enquête par questionnaire est rétrospective et divers facteurs confondants (consommation de tabac, exposition aux radiations ionisantes...) ne sont pas pris en compte.

Mécanisme de la toxicité du protoxyde d’azote

La toxicité neurologique, mais également les effets sur la reproduction et les effets hématologiques du N2O résultent de son interaction avec la vitamine B12 (cobalamine) [43]. La forme réduite de la vitamine B12 est la coenzyme d’une enzyme cytosolique, la méthionine synthétase, qui catalyse la déméthylation du 5-méthyltétrahydrofolate en tétrahydrofolate (THF) et la reméthylation de l’homocystéine en méthionine. La S-adénosylméthionine, forme activée de la méthionine, est le principal donneur de groupements méthyles nécessaires à la synthèse de la myéline, des neurotransmetteurs et de l’acide désoxyribonucléique (ADN) des tissus à renouvellement rapide tel le tissu hématopoïétique (Fig. 1).

Le N2O qui ne subit aucune biotransformation dans l’organisme se comporte comme un agent oxydant qui inactive la vitamine B12 par oxydation irréversible de son atome de cobalt.

La toxicité du N2O est concentration- et temps-dépendante.

En pratique clinique, son administration aux concentrations anesthésiques s’accompagne d’une réduction précoce de l’activité de la méthionine synthétase corrélée au niveau et à la durée de l’exposition qui persiste 3-4 jours. Chez le rat, cet effet n’est significatif que pour des concentrations de N2O inhalées excédant 1 000 ppm [44]. Chez des anesthésistes exposés à des concentrations de 150 à 400 ppm, aucune réduction de l’activité de la méthionine synthétase n’est décelable [45]. Ceci rend improbable une toxicité neurologique du protoxyde d’azote dans le cadre d’une exposition professionnelle. Il convient de noter que chez le rat, la foetotoxicité du N2O ne s’exprime que pour un niveau d’exposition dépassant 500-1 000 ppm ce qui correspond au seuil d’inactivation de la méthionine synthétase [19].

Toxicité hépatique

La toxicité hépatique des agents anesthésiques par inhalation concerne exclusivement les halogénés [46]. Chez l’homme, la toxicité de l’halothane relève de deux mécanismes. Le premier, spécifique de la voie réductrice du métabolisme de l’halothane, est généralement infraclinique et se traduit par une discrèteélévation des enzymes hépatiques. Le second, rare (1/20 000 à 1/35 000), est responsable d’une hépatite aiguë grave. Parmi les facteurs de risque identifiés, on relève l’obésité, le sexe féminin, l’âge intermédiaire (l’atteinte hépatique est exceptionnelle chez l’enfant) et surtout la répétition des expositions sur une période courte. Son mécanisme est immunoallergique comme en témoigne la présence dans le sérum des sujets d’immunoglobulines (Ig) G dirigées contre des protéines microsomiales hépatiques modifiées [46].

Le métabolisme hépatique de l’halothane par le cytochrome P450 2EI conduit à la formation d’un métabolite intermédiaire, l’acide trifluoroacétique (TFA). Le TFA se comporte comme un haptène monovalent qui se fixe de manière covalente sur les protéines du réticulum des hépatocytes.

Ces molécules hybrides ou adduits peuvent constituer des néoantigènes et induire une réaction auto-immune avec synthèse d’anticorps antihépatocytes. Le risque d’hépatite est corrélé à la quantité de néoantigènes formés qui est elle-même proportionnelle au degré de métabolisation hépatique de l’halogéné : halothane (20 %), enflurane (3-5 %), isoflurane (0,2-0,5 %), desflurane (0,05 %). Ceci explique la faible toxicité hépatique de l’enflurane, de l’isoflurane et tout particulièrement du desflurane [47]. Les rares cas d’hépatites impliquant l’enflurane ou l’isoflurane concernent le plus souvent des sujets préalablement anesthésiés avec de l’halothane, ce qui est en faveur d’une sensibilisation croisée entre halogénés [48, 49]. De 1981 à 1984, 16 cas d’hépatites à l’isoflurane ont été déclarés à la Food and Drug Administration (FDA) sur environ 14 millions de patients anesthésiés avec cet halogéné. Un seul cas d’hépatite auto-immune au desflurane a été publié [50].

À la différence des autres halogénés, le sévoflurane n’a pas pour métabolite le TFA mais l’hexafluoro-isopropanol (HFIP).Le HFIP est rapidement éliminé dans les urines après glycuroconjugaison et n’est pas immunogène, ce qui écarte le risque d’hépatite auto-immune.

Pour autant, une toxicité hépatique du sévoflurane ne peut être exclue ; d’exceptionnels cas d’hépatites postopératoires sont rapportés [51].

Plusieurs cas d’hépatites auto-immunes induites par l’halothane et confirmées par la présence d’anticorps sont rapportés après exposition chronique à cet halogéné [52]. En France, l’hépatite à l’halothane est reconnue comme une maladie professionnelle (tableau n° 89) par décret du 13 septembre 1989. Elle se définit comme une hépatite ayant récidivé après nouvelle exposition et confirmée par des tests biochimiques, après exclusion d’une autre étiologie. Son délai de prise en charge est de 15 jours. Dans son rapport au Bureau international du travail, l’inspection du Travail en France en mentionne sept cas pour la période 1990-2000.

Il est actuellement établi qu’une exposition professionnelle aux halogénés les plus récents ne comporte aucun risque hépatique [46].

Effets mutagènes et cancérigènes

L’article R. 231-51 du Code du travail définit un agent mutagène comme une substance ou préparation qui, par inhalation, ingestion ou pénétration cutanée, peut produire des défauts génétiques héréditaires ou en augmenter la fréquence.

Pour une substance donnée, il existe une relation entre son potentiel cancérigène et l’activité mutagène ou génotoxique établie à partir de tests in vitro et d’études chez l’animal.

Tests in vitro

Différents tests in vitro sont utilisés pour leur capacité à détecter des lésions du patrimoine génétique lors d’une exposition à des agents toxiques. Le test d’Ames, qui recourt à une salmonelle typhique déficiente en une enzyme nécessaire à la synthèse de l’histidine pour mettre en évidence un éventuel effet mutagène, est le plus utilisé. En cas de mutation, les bactéries mutées récupèrent cette possibilité de synthèse. La plupart des études utilisant ce test, notamment celles de Baden et al., n’ont pas permis de mettre en évidence d’effet mutagène des halogénés [18, 53].

Dans le cadre de la « biosurveillance » du personnel, les lymphocytes provenant du sang veineux de sujets exposés peuvent être mis en culture et leur division cellulaire stimulée afin d’en pratiquer l’analyse chromosomique. L’accroissement de la fréquence des aberrations chromosomiques, des échanges entre chromatides soeurs et du nombre de micronoyaux témoigne des dommages occasionnés à l’ADN par l’agent toxique. Les résultats des études réalisées chez les personnels exposés ne sont pas concordants, d’autant que les niveaux d’exposition ne sont pas toujours précisés [12]. L’augmentation des échanges de chromatides soeurs dans les lymphocytes du personnel exposé au protoxyde d’azote, à l’halothane et, à un degré moindre, aux halogénés les plus récents, n’est pas observée par l’ensemble des auteurs [54, 55]. Les effets génotoxiques secondaires à l’exposition chronique au N2O et à l’isoflurane seraient comparables à ceux résultant de la consommation de 11 à 20 cigarettes par jour [54].

Pour Wiesner et al., l’exposition à des concentrations élevées de N2O (170 ppm) et d’halogéné (4 ppm) augmente la formation de micronoyaux dans les lymphocytes [56]. Cet effet n’est pas observé lorsque le niveau d’exposition est faible (N2O : 12 ppm ; halogéné : 0,5 ppm).

Études animales

L’exposition prolongée de rats à de faibles concentrations d’halothane et de protoxyde d’azote (1 ppm et 50 ppm ou 10 ppm et 500 ppm) est responsable d’altérations chromosomiques intéressant les cellules médullaires et les spermatozoïdes, mais ne s’accompagne pas d’une augmentation des néoplasies [57]. Plus généralement, les données issues des études animales ne sont pas en faveur d’effets cancérigènes du protoxyde d’azote, de l’halothane et de l’isoflurane [18, 53]. Les effets cancérigènes du sévoflurane et du desflurane n’ont pas été testés chez l’animal.

Aux États-Unis, la FDA, organisme qui régule la mise sur le marché des médicaments, a considéré qu’en l’absence d’effet cancérigène démontré pour l’halothane, l’enflurane et l’isoflurane, il existait une sécurité de groupe applicable aux halogénés les plus récents.

Études épidémiologiques

Les premières enquêtes épidémiologiques rapportaient une incidence accrue de cancers, de leucémies et de lymphomes [1, 40]. Ces études, dont la méthodologie est critiquable, ne prennent pas toujours en compte les autres facteurs de risque que sont les expositions aux radiations ionisantes ou aux désinfectants, et elles surestiment vraisemblablement le potentiel cancérigène.

Les travaux les plus récents ne montrent aucune incidence particulière de cancers ou d’affections chroniques parmi le personnel exposé [58]. Aucune surmortalité par cancer n’est en particulier notée chez les 3 769 anesthésistes anglais mâles suivis de 1957 à 1983 [59].

Le risque de cancer secondaire à l’exposition aux gaz anesthésiques apparaît comme peu probable [8-10]. Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) classe les agents chimiques, physiques et biologiques ainsi que les modes d’exposition à ces agents en quatre catégories : cancérogènes pour l’homme (groupe 1) ; probablement cancérogènes pour l’homme (groupe 2A) ; peut-être cancérogènes pour l’homme (groupe 2B) ; inclassables quant à leur cancérogénicité (groupe 3) et non cancérogènes pour l’homme (groupe 4). L’absence d’activité cancérogène observée chez l’animal, ainsi que l’absence de données épidémiologiques valides en faveur d’une augmentation du nombre de certains cancers ont conduit le CIRC en 1987 à classer l’halothane, l’enflurane et l’isoflurane dans le groupe 3. Aux États-Unis, l’American Conference of Governmental Industrial Hygienists (ACGIH) a conclu à l’absence d’effet cancérogène du N2O et de l’halothane en les classant dans le groupe A4 (substance not classifiable as a human carcinogen).

Système immunitaire

Les données expérimentales et cliniques établissant un lien de causalité entre l’exposition chronique aux gaz anesthésiques et le dérèglement du système immunitaire sont contradictoires [60, 61].

Les effets sur l’immunité paraissent dépendre de l’agent utilisé, du degré d’exposition, mais également de l’âge des sujets exposés. Pour Peric et al., l’exposition à des concentrations élevées d’halothane et de protoxyde d’azote a pour conséquence des modifications de la formule sanguine avec une disparition des basophiles, une diminution durable des lymphocytes B et des cellules tueuses naturelles (NK) associée à une augmentation relative des lymphocytes CD2 et CD4 [60]. En revanche, pour Bargellini et al., l’exposition chronique à de faibles concentrations de N2O et d’isoflurane détermine une diminution des lymphocytes T (CD3) et une majoration des cellules tueuses NK (CD16+ CD3– ) [61]. Une inhibition de l’apoptose neutrophile a également été mise en évidence chez des sujets exposés à de faibles concentrations de N2O, de sévoflurane et d’isoflurane [62]. Ces anomalies du système immunitaire, qui ne sont pas observées par tous les auteurs, sont a priori sans conséquence clinique notable.

Toxicité hématologique

La toxicité hématologique du protoxyde d’azote est connue depuis les années 1950 au cours desquelles plusieurs patients atteints de tétanos recevant une sédation comportant du N2O ont développé une aplasie médullaire. Lorsqu’on administre du N2O à la concentration de 70 %, des anomalies des lignées sanguines, mégaloblastose et hypersegmentation des neutrophiles, apparaissent dès la 24e heure [63]. Chez des dentistes soumis à des niveaux d’exposition dépassant 4 000 ppm, on peut observer des anomalies de la lignée granulocytaire avec un test de suppression à la désoxyuridine positif mais sans modification des taux sanguins de vitamine B12 et de folates [64]. Des niveaux d’exposition plus faibles sont sans conséquences ; même en l’absence de dispositif d’évacuation des gaz, Salo et al. ne relèvent aucune diminution de la concentration plasmatique en vitamine B12 et en folates, ni aucune anomalie des lignées sanguines chez des anesthésistes et des infirmières de bloc opératoire [65]. On peut en conclure que, dans le cadre d’une exposition professionnelle à de faibles concentrations de protoxyde d’azote, la survenue d’effets hématologiques est improbable. Les halogénés sont dépourvus de toxicité sanguine.

Toxicité rénale

Aucune toxicité rénale n’est imputable au protoxyde d’azote et aux halogénés récents dans le cadre d’une exposition professionnelle.

Toxicité pulmonaire

Un seul cas d’asthme grave survenu chez un anesthésiste, confirmé par un test de provocation positif à l’enflurane, a été publié [66].

Allergie cutanée

Des cas de dermite allergique de contact aux vapeurs d’halothane et d’isoflurane ont été rapportés [67].

source TAYSIR ASSISTANCE

§§§

Prise SEGA centralisée
Système d’évacuation des gaz anesthésiques

La prise SEGA est un système qui permet d’évacuer les gaz anesthésiques afin d’éviter une pollution de l’air des blocs opératoires par les gaz halogénés ou protoxyde d’azote, utilisés lors de l’anesthésie.

Régit par les normes EN 737.2 pour la
prise et EN 737.4 pour l’embout, son usage protège le personnel
soignant par aspiration des surplus de gaz d’anesthésie, de vapeurs
(protoxyde d’azote et halogènes) durant une anesthésie et de
fumées pour certaines opérations de cicatrisation. La prise, alimentée en air comprimé 5 bars, créée une aspiration par un éjecteur réglé entre 45 et 60 litres / mn. Un interrupteur pneumatique actionné par le verrouillage de l’embout ouvre le circuit et le voyant passe au vert pour attester le bon fonctionnement du système. La prise dispose d’une bague de verrouillage de l’embout.

Le problème du SEGA est qu’il déplace la pollution vers l’extérieur mais ne la supprime pas. L’anesthésie inhalatoire serait responsable d’environ 5 à 10 % de la pollution globale et ses effets sur la couche d’ozone ne sont pas négligeable.

Le Desflurane est par exemple 27 fois plus polluant que le sévoflurane.

Afin de limiter les retombées, il convient dès l’intubation de mettre le patient en circuit fermé d’emblée. Il n’y a AUCUN risque pour qu’il se réveille dans les minutes qui suivent.

Il y en va de votre santé de laisser les concentrations halogénés monter en circuit ouvert. Sans compter les éventuelles implications de cette concentration rapide sur les résistances systémiques.

Conditions de travail lors d’exposition aux gaz anesthésiques
Guide pour prévenir les expositions professionnelles aux gaz et vapeurs anesthésiques
Gaz et vapeurs anesthésiques sont largement présents dans les locaux de soins. Produits chimiques volatils, ils sont utilisés pour leurs effets à concentration thérapeutique. Sans précautions particulières, il existe une imprégnation des salariés voire un risque d’effets sur la santé. Pour l’éviter, il y a lieu de veiller à la qualité de l’air et de maintenir les expositions aux niveaux les plus bas techniquement possibles.
Ce guide a pour objet de :
- faire connaître les niveaux d’expositions existants,
- aider à comprendre les effets sur la santé,
- présenter les repères réglementaires,
- se familiariser avec la démarche d’évaluation et de maîtrise du risque chimique,
- aider à déterminer un plan d’action.
§§§
Sur le site de la CRAMIF on y lit que le rapport est destiné aux :
établissements de soins : directeurs, médecins anesthésistes-réanimateurs, directeurs des soins infirmiers, pharmaciens, responsables techniques, médecins du travail, membres du CHSCT.
Vous me permettrez de rajouter les IADE qui jusqu’à preuve du contraire font aussi de l’anesthésie !! (AB)
La pollution des blocs opératoires
Le circuit filtre
Implication de l’IADE face à la pollution par les agents anesthésiques inhalatoires (Emmanuelle MOUSSY-Ecole IADE REIMS)
Faut-il supprimer le protoxyde d’azote au bloc opératoire ? (P. Richebé, R. Pfeiff, G. Simonnet, G. Janvier, CHU de Bordeaux)
la station d’anesthésie aspect technique (draeger)
Dr BOULLAND - HIA LEGOUEST Anesthésie du futur
Risques professionnels chez les médecins anesthésistes
Ces risques sont les mêmes pour les IADE, mais le Pr Bonnet semble ne pas connaitre cette catégorie professionnelle que l’on rencontre plus dans les blocs opératoires que dans les congrès... (AB)
Fiche technique Prise SEGA AIR MOTEUR
Exposition professionnelle des personnels hospitaliers au protoxyde d’azote
catalogue de matériel (Air liquide)

EFFETS DES AGENTS HALOGÉNÉS SUR L’ENVIRONNEMENT

La question est de savoir si les agents anesthésiques halogénés ont un effet significatif sur le réchauffement global. D’un point de vue politique, les Grenelles de l’environnement n’ont pas abordé ce sujet. Lorsque que l’on fait une recherche « pubmed », des milliers d’articles scientifiques ont été publiés dans le domaine industriel et agricole et presque rien concernant l’anesthésie. Cette constatation peut trouver deux explications principales : soit la relation entre effet de serre et agents anesthésiques est inexistante, soit cette relation n’a été que peu investiguée. L’analyse de la littérature médicale et en particulier anesthésique retrouve quand même quelques données, pas toujours récentes, permettant de se faire une opinion ou au moins d’ouvrir le débat.

La destruction des couches les plus basses de l’atmosphère (troposphère et stratosphère) est liée à la production de composés chlorofluorocarbonés (CFC) et de composés halogénés. La quantité de CFC libérée dans l’atmosphère, en lien avec une activité médicale, atteint 10 à 12 x 103 tonnes par an soit 1 % de la quantité totale de CFC libérée avant les accords de Montréal [14] qui ont tenté de réduire leurs utilisations. On estime que la quantité d’agents halogénés libérés dans l’atmosphère chaque année est de l’ordre de 104 tonnes, mais n’a pas fait l’objet de mesure de restriction. Les effets de ces composés peuvent se séparer en deux catégories : d’une part la destruction de la couche d’ozone dont l’importance est proportionnelle à la durée de vie de ces agents dans la stratosphère et d’autre part l’effet sur le réchauffement global dépendant de la durée de vie de ces agents dans la troposphère (tableau 3) [15].

Ces résultats confirment ceux retrouvés 10 ans plus tôt avec une méthodologie différente [16]. Il ressort de ces résultats que les agents halogénés sont globalement moins délétères que les CFC et leur contribution relative ne représente que 0,03 % du réchauffement climatique. Cependant, même si cette participation reste modeste, elle pourrait s’accroître dans les années futures du simple fait de l’application des accords de Montréal sur la restriction de l’utilisation des CFC. Il faut également noter que le sévoflurane serait le moins toxique de tous ces agents [17]. Les agents halogénés sont finalement peu contributifs au réchauffement global [18] et ce n’est pas sur cet argumentaire écologique que l’on va les remplacer par une anesthésie intraveineuse exclusive. [...]

Les Halogénés
B. Debaene SFAR 2011


Les gaz anesthésiques nocifs pour l’environnement

En collaboration avec la Nasa, des chimistes de l’Université de Copenhague et des anesthésistes de l’Université du Michigan Medical School ont mené des recherches sur les gaz anesthésiques utilisés par les chirurgiens comme par les dentistes. Les travaux démontrent que ces gaz ont un impact très nocif sur l’environnement.

D’après cette étude, relayée par Enerzine, un kilo de gaz anesthésique aurait sur l’environnement autant d’impact que 1.620 kilos de CO2. Si la quantité de gaz utilisée pour une intervention chirurgicale est relativement faible, aux Etats-Unis, l’accumulation des opérations anesthésiques serait aussi nocive que les émissions de gaz à effet de serre rejetées par un million de voitures.

Toutefois, comme l’explique Ole John Nielsen, professeur de chimie à l’Université de Copenhague, trois différents gaz utilisés lors des anesthésies ont été étudiés, révélant un niveau de nocivité plus ou moins élevé à dose équivalente. "Tous les trois sont bien pires que le CO2, mais les moins émetteurs sont l’isoflurane et le sévoflurane qui ont des potentiels de réchauffement respectifs de 210 et de 510, le plus dangereux étant le desflurane avec un facteur 1620", précise le chercheur.

Ole John Nielsen estime que cet impact doit être pris en compte par les médecins pratiquant des anesthésies, afin que le moins polluant des gaz soit préféré aux autres. "Si les trois composés ont la même valeur thérapeutique, il y a tout lieu de choisir celui qui possède le plus faible potentiel en réchauffement global", souligne-t-il.

Publié par Emmanuel Perrin, le 11 décembre 2010

Source : maxisciences.com

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- Un dossier sur l’air par l’ARS de basse Normandie

Traitement de l’air

- Le Centre de Référence sur les Agents Tératogènes (CRAT)

Service d’information sur les risques des médicaments, vaccins, radiations et dépendances, pendant :

  • la grossesse
  • l’allaitement


- En 2008, la SOFIA évoquait la problématique
- Le xénon
- Sécurité : sanitaire, incendie, fluides médicaux, médicaments
- Le protoxyde d’azote
- Mélange équimolaire protoxyde d’azote-oxygène (MEOPA) et protoxyde d’azote et la recommandation (pas toujours connue) au sujet de l’obus de MEOPA
- Enquête : Quelle utilisation faites-vous du protoxyde d’azote ?

- Un blog fait par un anesthésiste évoque le sujet (page 1 et page 2)

- Quand la chanson traite du sujet.

Arnaud BASSEZ

IADE-Enseignant CESU

Administrateur


Articles publiés dans cette rubrique

samedi 27 octobre 2018
par  Arnaud Bassez

Docs en stock 22

" Avoir des connaissances sans les partager, c’est se mettre au niveau de celui qui n’a pas d’idées. " Thucydide ; L’histoire de la guerre du Péloponnèse - Ve s. av. J.-C.
La SOFIA diffuse les exposés du congrès de la SFAR 2018, qui s’est tenu du 27 au 29 au septembre 2018 à Paris.
67 fichiers, 47 MO à (...)

samedi 28 avril 2018
par  Arnaud Bassez

Docs en stock 21

La connaissance, c’est partager le savoir qui nous fait grandir.
Olivier Lockert
Tant il est vrai que l’accès des publications médicales du congrès 2017 sur le site de la SFAR n’est réservé qu’aux médecins et internes. Il est en effet dommage de segmenter la connaissance. A croire que les IADE qui (...)

samedi 31 mars 2018
par  Arnaud Bassez

Développement durable au bloc opératoire

Une collègue et amie, Nathalie, nous envoie des documents sur le développement durable au bloc opératoire. Ce sujet est très important, et la SOFIA en est très soucieuse. La prise de conscience doit être la règle.
Guide 2015 des pratiques vertueuses en développement durable des établissements (...)

lundi 10 octobre 2016
par  Arnaud Bassez

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Retour de congrès à Caen.
Un congrès pour nous, les IADE
Le congrès de Caen, organisé par la Coordination des Infirmiers Anesthésistes et de Réanimation de Caen et de sa Région (C.I.A.R.C.R.) s’est tenu le 8 octobre 2016, au Pôle de Formation et de Recherche en Santé (PFRS), qui regroupe, sur 20 000 (...)

mercredi 28 septembre 2016
par  Arnaud Bassez

Docs en stock 19

SFAR 2016
La SOFIA diffuse les exposés du congrès de la SFAR 2016, qui s’est tenu du 22 au 24 septembre 2016 à Paris. Ce congrès démontre la richesse de l’anesthésie-réanimation dans tous les aspects de son exercice.
59 documents, 39 MO à télécharger.
Sommaire
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lundi 29 août 2016
par  Arnaud Bassez

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Depuis le début, le site SOFIA partage et diffuse le plus largement possible, les congrès et leur contenu, afin que tous les professionnels de l’anesthésie puissent en bénéficier.
Le savoir se partage, si possible gratuitement, même s’il est licite de faire payer un travail de préparation et de (...)

lundi 25 avril 2016
par  Arnaud Bassez

Dictionnaire médical

Document librement accessible sur le net.
Face au succès de la version électronique, cette nouvelle édition, entièrement revue et mise à jour , intègre grâce à un code à gratter propre à chaque exemplaire, la version informatique de ce dictionnaire qui peut être installée et utilisée sur un ordinateur (...)

mercredi 23 septembre 2015
par  Arnaud Bassez

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La SOFIA diffuse les exposés du congrès de la SFAR 2015, qui s’est tenu du 17 au 19 septembre 2015, à Paris. Toujours pour le bénéfice et l’intérêt des professionnels de l’anesthésie-réanimation-urgences.
58 documents, 41 MO à télécharger.
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Conférences d’actualisation
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samedi 15 août 2015
par  Arnaud Bassez

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dimanche 10 mai 2015
par  Arnaud Bassez

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« La médecine militaire est à la médecine ce que la musique militaire est à la musique » (Clemenceau).
Loin de ces considérations du tigre, somme toute basées sur l’ultime désir de faire un bon mot, il faut considérer l’exercice militaire comme différent du nôtre, et par conséquent riche d’enseignement. (...)

samedi 18 avril 2015
par  Arnaud Bassez

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Le SAMU et le centre 15 sont organiquement liés, situés au même endroit dans un hôpital et bénéficient du statut de service hospitalier sous la responsabilité d’un médecin, chef de service.
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samedi 11 octobre 2014
par  Arnaud Bassez

Ebola-Marburg-Lassa

De retour sur le devant de l’actualité, le virus Ebola et son cousin Marburg, imposent à chacun des professionnels de santé exposés potentiellement à des patients porteurs, de se prémunir afin d’éviter toute contagion.
A savoir
Une personne qui ne présente aucun des symptômes de la maladie n’est pas (...)

dimanche 21 septembre 2014
par  Arnaud Bassez

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La SOFIA diffuse les exposés du congrès de la SFAR 2014, qui s’est tenu du 18 au 20 septembre 2014, pour le bénéfice de tous les professionnels de l’anesthésie-réanimation.
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samedi 9 août 2014
par  Arnaud Bassez

Formation approfondie pour infirmier(e)s anesthésistes (FAPIA)

Formation 2014-2015
Modalité de formation :
Formation continue prise en charge individuelle : 756.53 €
Formation continue prise en charge employeur : 756.53 €
Formation diplomante
Nature de la Formation : Diplôme d’établissement homologué
Durée de la formation : 4 semestres
Description de la (...)

samedi 5 juillet 2014
par  Arnaud Bassez

Résumé du MAPAR 2014

Le congrès du MAPAR qui s’est tenu les 6 et 7 juin 2014 est toujours riche et intéressant. Mais pour la maison IADE, il faut savoir isoler les points qui nous concernent au quotidien.
La ventilation
Le remplissage vasculaire au bloc en 2014
Les solutés de remplissage.Tous mauvais ?
Le BIS (...)

dimanche 2 mars 2014
par  Arnaud Bassez

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Asspro, une association pleine d’effervescence
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mardi 4 février 2014
par  Arnaud Bassez

AFISAR 2014 et 2013 : les publications

Les publications du 23 ème congrès National de l’AFISAR (en novembre 2014)
Les publications du 22 ème congrès National de l’AFISAR (en novembre 2013)
Vous pouvez retrouver ces publications sur le site de l’afisar.
À lire les publications d’autres congrès
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Docs en stock 2 (...)

samedi 5 octobre 2013
par  Arnaud Bassez

Docs en stock 11

Les documents du congrès de la SFAR 2013 sont consultables.
94 documents. 18.7 MO à télécharger.
Conférences d’actualisation, Conférences d’essentiel, des sessions IADE, Infirmier(e)s d’Urgence, Évaluation et traitement de la douleur, Urgences vitales, Infirmières de réanimation
A lire ou relire (...)

jeudi 22 août 2013
par  Arnaud Bassez

Docs en stock 10

Depuis le début, le site SOFIA propose un accès à la connaissance actualisée en sélectionnant le meilleur des congrès.
Le congrès ICAR, réunion de l’ariaf et de l’icar, propose une mise en ligne de ses congrès depuis 1994 à nos jours.
Voici une nouvelle base de données à consulter.
A lire ou relire (...)

dimanche 23 juin 2013
par  Arnaud Bassez

La loi c’est la loi

Loi des gaz parfaits ou loi d’Avogadro
Définition
La loi des gaz parfait est définie par la relation : PV = nRT
avec :
P la pression en pascal
V le volume en m3
T la température en °K
R la constante des gaz parfait en J.mol-1.K-1
La relation reliant pour un gaz parfait la pression, le (...)

lundi 17 juin 2013
par  Arnaud Bassez

Docs en stock 9

DOCS EN STOCK 9
Ces mises au point annuelles, sont toujours excellentes en qualité de contenu et en organisation. Le MAPAR s’impose comme un des meilleurs congrès de la spécialité, et son recueil s’apparente à la bible de l’interne en anesthésie.
A lire ou relire
Docs en stock Les brûlures
Docs (...)

vendredi 14 juin 2013
par  Arnaud Bassez

Docs en stock 8

Pour les acteurs de l’urgence et les autres. Même si parfois le congrès est plus orienté IDE que IADE. On pourra trouver sur le site de la SFMU, des documents à télécharger. Hélas, ils sont un peu datés...
A lire ou relire
Docs en stock Les brûlures
Docs en stock 2 Anesthésie-Cardiologie-Femme (...)

vendredi 24 mai 2013
par  Arnaud Bassez

Anxiété, les echelles

Les étudiants sont assez versés sur le sujet. L’accueil, la prise en charge du patient les intéressent souvent.
Ils ne font que découvrir, que l’anesthésie ne consiste pas seulement à injecter des produits pour endormir les patients, mais qu’au préalable, il y a bel et bien une prise en charge globale, (...)

samedi 11 mai 2013
par  Arnaud Bassez

Le système respiratoire

Il ne respire plus...il est mort !
Cette remarque nous est très familière. On associe souvent la vie à la respiration ; ne dit-on pas, par exemple : " un souffle de vie". On reconnaît instinctivement que la vie est associée à l’air que l’on respire et que d’en manquer, conduit inévitablement à la (...)

mercredi 20 mars 2013
par  Arnaud Bassez

Le débit sanguin cérébral et le traumatisé crânien

Le débit sanguin cérébral est de 750 millilitres par minute, soit 15 % du débit sanguin. De nombreux paramètres peuvent interférer sur ce débit.
Mesure de la pression intracrânienne
Monitorage cérébral du traumatisé crânien
Traumatisme crâniens de l’adulte
Les traumatismes crâniens (TC), cause majeure (...)

Brèves

Lépine l’arrose

mardi 8 mai

Le concours Lépine 2018 récompense le « MedPack », une station de travail médicale

Cette station de travail médicale a été repérée par le service de Santé des Armées...

Le « MedPack », une station de travail médicale extra-hospitalière mise au point par Samuel Mercier.

Le 117e concours Lépine a récompensé lundi soir le « MedPack », une station de travail médicale extra-hospitalière mise au point par Samuel Mercier, un infirmier urgentiste aux Pompiers de Paris.

C’est à force d’intervenir au quotidien sur le terrain, de se rendre compte combien l’hygiène pouvait poser problème que Samuel Mercier a conçu, au bout de six ans, son prototype. « Cela faisait un siècle que l’on n’avait pas évolué, avec des conditions de travail inchangées » pour le personnel de santé intervenant en situation difficile, expliquait jeudi l’infirmier à l’AFP.

Une station de travail compacte pesant 7 kg

Ainsi, racontait-il, quand l’infirmier arrive sur un lieu d’accident ou d’attentat, «  il découvre son environnement de soin et souvent il n’est pas adapté, voire insalubre : il n’y a pas d’éclairage, pas de plan de travail etc. ». Sans compter que si l’on doit transfuser le patient, il faut compter sur un collègue pour tenir la perfusion, que les produits et autres seringues sont posés à même le sol puis jetés par terre…

Fort de son expérience, Samuel Mercier a donc conçu une station de travail compacte, pesant 7 kg et transportable à l’épaule, qui se déplie en trois secondes. Une fois stabilisé sur son trépied, le « MedPack » devient un « espace de travail emménagé » : poubelles pour le tri sélectif des déchets, pied à transfusion télescopique, ampoule éclairant la zone accidentée, plateau d’intubation intégré, mini-pharmacie sécurisée et même possibilité d’accrocher un parapluie !
Le « MedPack » bientôt déployé au Liban ?

Une cinquantaine de « MedPack » ont déjà été fabriqués et sont utilisés par les pompiers, ainsi que par des CHU en Suisse et en Belgique. Il doit prochainement être déployé au Liban auprès des militaires français. « D’autres utilisations en zones difficiles sont envisageables : lors d’interventions en montagne, à la campagne par des vétérinaires ou même en maison de retraite par des infirmiers libéraux  », selon Samuel Mercier.

Grâce à cette invention, l’infirmier urgentiste à obtenu la plus prestigieuse récompense du concours Lépine, le prix du président de la République, sous la forme d’un vase en porcelaine de Sèvres.

[...]

Source : 20minutes.fr Vanessa Rodrigues Biague

AB

Arrêt cardiaque, lecture continue

jeudi 7 septembre 2017

Retrouvez les articles sur l’arrêt cardiaque dans l’article dédié aux dernières recommandations 2015-2020.

Les quatre derniers articles intéressants de la semaine sont aussi sur le forum.

  • La question de la fréquence optimale de la ventilation pendant la réanimation cardio-respiratoire
  • Les femmes moins performantes pour une réanimation cardiopulmonaire
  • Un an après l’ECMO, comment vont-ils ?
  • Le SAOS protégerait le cerveau en cas d’arrêt cardiaque

Bonne lecture

— -

En relation

AB

Rapport relatif aux moyens mis en œuvre par l’État pour lutter contre le terrorisme depuis le 7 janvier 2015

mardi 12 juillet 2016

RAPPORT FAIT AU NOM DE LA COMMISSION D’ENQUÊTE relative aux moyens mis en œuvre par l’État pour lutter contre le terrorisme depuis le 7 janvier 2015 M. Georges FENECH Président - M. SÉBASTIEN PIETRASANTA Rapporteur

RAPPORT FAIT AU NOM DE LA COMMISSION D’ENQUÊTE relative aux moyens mis en œuvre par l’État pour lutter contre le terrorisme depuis le 7 janvier 2015 M. Georges FENECH Président-M. SÉBASTIEN PIETRASANTA Rapporteur

Le rapport présente 434 pages sur les attentats en France en 2015. Et mille pages d’annexes (les auditions).

Parmi les points mis en évidence, le document met clairement en lumière les "ratés " qui ont permis aux terroristes de Paris d’échapper à la surveillance. Ils étaient pourtant connus, à un titre ou un autre, des services judiciaires, pénitentiaires ou de renseignement. Tous avaient été fichés, contrôlés, écoutés ou incarcérés, à un moment de leur parcours de la délinquance à la radicalisation violente.

Voici les principaux constats de la commission :

Pour la création d’une "agence de lutte contre le terrorisme"

Pour éviter de nouvelles attaques, la commission prône notamment la création d’une "agence nationale de lutte contre le terrorisme" placée directement sous l’autorité du Premier ministre, sur le modèle américain du Centre national antiterroriste (NTC) créée après le 11 septembre 2001.

La nécessité de fusionner les trois forces d’élite

Le soir du 13 novembre, "l’intervention des forces d’intervention a été rapide, efficace et a démontré qu’elles étaient capables de collaborer", estime le rapporteur, le député socialiste Sébastien Pietrasanta qui s’interroge toutefois sur "le bien-fondé du maintien de plusieurs forces d’intervention spécialisées" et préconise, à terme, "la fusion des trois forces d’élite" (GIGN, Raid et BRI).

Pas gagné d’avance à mon avis.

Pour la création de "colonnes d’extraction" des victimes

Le principal problème, selon la commission, a été l’évacuation des victimes, qui a pu être retardée par le fait que les secours d’urgence n’avaient pas accès au périmètre des forces d’intervention. Dans ses 39 propositions, la commission préconise ainsi l’instauration de "colonnes d’extraction" des victimes.

L’échec du renseignement

Pour la création d’une agence nationale du renseignement

Des failles dans le renseignement pénitentiaire

L’attaque du Bataclan n’aurait pas pu être évitée

Des doutes sur l’efficacité des dispositifs de sécurisation du territoire

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Pour ceux qui voudraient lire les retex, ils sont disponibles sur l’article Les plaies par arme à feu - balistique des armes à feu

A lire Les rapports, les référentiels sur les services d’urgence

AB

Matos news 3

vendredi 24 juin 2016

Les moniteurs de la douleur dont disposent les anesthésistes depuis 2010 surveillent le diamètre de la pupille de l’œil ou la fréquence cardiaque. «  Leur faiblesse vient du fait qu’ils sont basés sur un seul paramètre. L’avantage du nouveau moniteur que nous étudions est qu’il est multiparamétrique  ». Le système nerveux autonome et le système hormonal de l’organisme réagissent aux stimuli douloureux par divers mécanismes qui induisent des changements mesurables.

Le nouveau moniteur dénommé PMD 200 (pain monitoring device) est équipé d’une technologie mise au point par la compagnie Medasense Biometrics Ltd. en Israël. Il se compose d’une petite sonde que l’on pince au bout du doigt du patient. Cette sonde est munie de quatre capteurs. L’un d’entre eux enregistre une courbe de pléthysmographie, qui décrit les variations du volume sanguin au moyen d’une mesure de la pulsatilité des capillaires, ces petits vaisseaux entre les artères et les veines. À chaque battement cardiaque se produit une onde de pulsatilité dans les capillaires. Cette onde de pulsatilité permet de calculer la variabilité de la fréquence cardiaque.

Ce nouveau dispositif surveille continuellement ces paramètres physiologiques qui sont affectés par les stimuli douloureux et par l’administration d’analgésiques. Un algorithme mathématique analyse ces données physiologiques et les convertit en temps réel en un index de douleur appelé Nol (pour nociception level index). Les valeurs de cet index sont représentées sur une échelle de 0 à 100. Une valeur entre 0 et 10 signifie que le patient ne ressent pas de douleur et qu’on peut même alléger un peu les doses d’analgésiques. Une valeur entre 10 et 25 est idéale. Et une valeur dépassant 25 signifie que le patient est en douleur et qu’il faut augmenter les doses.

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  • Douleur (le point de vue juridique)

AB

Matos news 2

samedi 21 mai 2016

Le laboratoire Dräger publie une alerte sur le remplissage des cuves de desflurane avec le produit du laboratoire Baxter.

Mesures de précaution au remplissage des cuves de desflurane Dräger

A lire et à diffuser autour de nous.

AB