Oxymétrie cérébrale ou NIRS (Near-infrared spectroscopy)

jeudi 7 février 2013
par  Arnaud Bassez
popularité : 13%

(d’après le dossier innovation euro-pharmat-etsad)

L’oxymétrie cérébrale est une modalité de surveillance neurologique développée dans les années 1970 pour la chirurgie cardiaque adulte et pédiatrique mais dont les champs d’applications s’étendent actuellement en chirurgie non cardiaque en cardiologie, en réanimation, en traumatologie, en neurologie et en neuro -chirurgie. La technologie utilisée ressemble à celle de l’oxymétrie de pouls, mais elle est appliquée au cerveau et le chiffre de saturation affiché reflète principalement celle du sang veineux.

L’oxymétrie cérébrale permet le monitorage continu et non invasif de la saturation cérébrale en O2 (ScO2), grâce à la mesure de l’absorption lumineuse dans le proche infrarouge par l’hémoglobine oxydée et réduite, de manière analogue à l’oxymétrie pulsée. La mesure de ScO2 représente majoritairement le compartiment veineux cérébral, et doit donc être interprétée, de manière comparable à la saturation veineuse jugulaire en O2 avec laquelle elle est corrélée, comme une mesure de l’équilibre entre apport et consommation d’O2 du cerveau. L’oxymétrie cérébrale doit être utilisée comme un monitorage de tendance, car sa précision est insuffisante pour la considérer comme une mesure fiable de la valeur absolue de ScO2.

Chez l’adulte, la correction des désaturations cérébrales peropératoires réduit la durée d’hospitalisation, la morbi-mortalité lourde et les altérations neurocognitives postopératoires en chirurgie cardiaque et abdominale lourde. Chez l’enfant, la survenue de désaturations cérébrales per- et postopératoires au cours de la chirurgie des cardiopathies congénitales est associée à une augmentation de la morbi-mortalité neurologique. L’oxymétrie cérébrale pourrait représenter un monitorage utile au cours de l’anesthésie des nouveau-nés (anciens) prématurés, en raison du risque d’altération de l’autorégulation du débit sanguin cérébral chez ces patients.

Oxymètre cérébrale INVOS 4100

Le monitorage régional de l’oxymétrie cérébrale fait appel à deux technologies.

  • La spectroscopie dans le proche infrarouge (NIRS), qui est non invasive, permet théoriquement de mesurer la saturation en oxygène de l’hémoglobine du lit vasculaire cérébral (ScO2).
  • La seconde est la mesure invasive par électrode polarographique de Clarck de la pression interstitielle du tissu cérébral (PtiO2).

électrodes oxymétrie cérébrale (photo AB)

Malgré des progrès technologiques, la NIRS ne permet pas de mesurer exclusivement la saturation du sang cérébral et son signal est fortement affecté par la saturation du sang extracrânien. La mesure invasive de la PtiO2 est fiable et a permis d’identifier de fréquents épisodes d’hypoxie tissulaire cérébrale non liée aux déterminants connus du transport cérébral de l’O2. L’intégration de la mesure de la PtiO2 au monitorage multimodal invasif a ainsi permis d’identifier une nouvelle entité pathologique impliquée dans l’ischémie cérébrale secondaire.

oxymètre cérébral en place (photo AB)

Nonin Medical, Inc., l’inventeur de l’oxymétrie de pouls digital et le leader depuis 25 ans dans le domaine de la surveillance physiologique non invasive, propose la première solution FEO en matière d’oxymétrie régionale, l’EQUANOX™ Model 7610.

oxymètre cérébral en place (photo AB)

L’oxymétrie régionale mesure de manière non invasive la saturation en oxygène, ce qui permet aux médecins d’améliorer les résultats au moyen de la surveillance peropératoire de lits tissulaires cibles comme le cerveau.

La nouvelle solution FEO de Nonin constitue une technologie de surveillance de la rS02 de haute précision facile d’intégration et d’utilisation.

Pour respecter divers critères cliniques. la solution FEO EQUANOX Regional Oximetry, Model 7610, offre les avantages suivants :
- La configuration à deux canaux ou à quatre canaux
- Un connecteur USB de type A muni de spécifications en matière de sortie de données
- La compatibilité avec tous les capteurs d’oxymétrie régionale, y compris les capteurs pour adulte et néonataux/pédiatriques EQUANOX Advance™
- Une trousse d’évaluation FEO et un logiciel de démonstration Microsoft® Windows® qui permet aux clients de produire plusieurs canaux de rSO2 au moyen d’un port USB standard.

La pose des électrodes peut être une gêne à l’association avec un BIS ou de l’entropie, voire dans une moindre mesure, un monitorage du sourcilier.

  • Le prix des électrodes : 77 euros chaque. Il en faut deux.
  • Le prix du moniteur : environ 9000 euros.

Ces prix sont indicatifs et peuvent être soumis à variation selon les accords passés avec les établissements.


Oxymétrie cérébrale

source : precisdanesthesiecardiaque.ch

La spectroscopie infrarouge (NIRS, Near-infrared spectroscopy) permet la mesure locale de la saturation de l’hémoglobine cérébrale en oxygène (ScO2). Plusieurs appareils sont disponibles sur le marché : INVOS™, Fore-Sight™, Equanox™, CerOX™, NIRO™, TOS-96™. Les deux diodes de chaque capteur sont écartées de 3 cm environ ; chaque capteur est placé sur l’angle fronto-temporal susorbitaire, de chaque côté du crâne. La longueur d’onde laser émise (770 – 910 nm) pénètre la boîte crânienne et se trouve dispersée par la substance cérébrale où une partie spécifique du spectre est absorbée par l’hémoglobine oxygénée (HbO2) et une autre par l’hémoglobine réduite (Figure 6.79). Le pic d’absorption de l’Hb oxygénée est à 929 nm et celui de l’Hb désoxygénée à 758 nm. La quantité de lumière réféchie et le spectre d’absorption permettent de calculer la teneur en oxygène de la zone cérébrale explorée [250]. Comme sa lecture n’est pas basée sur la pulsatilité vasculaire, la spectroscopie infrarouge peut surveiller l’oxygénation cérébrale pendant la CEC ou lors d’arrêt circulatoire. Une ischémie cérébrale survenant dans une autre région que celle examinée échappe cependant à la surveillance. Avec deux jeux de capteurs, par contre, la technique permet de différencier l’état des deux hémisphères (Figure 6.79B et C).

Les valeurs affichées sont très voisines de la saturation veineuse cérébrale (SjO2) parce que les 75% du sang cérébral sont dans le réseau veineux, 20% dans le réseau artériel et 5% dans les capillaires. La valeur normale à l’état éveillé oscille entre 60 et 75% [195] ; elle diminue de 78% chez l’enfant à 67% à partir de 60 ans [65]. Bien que l’évolution du chiffre soit plus significative que sa valeur absolue, une ScO2 inférieure à 50% est considérée comme anormale. La valeur affichée peut varier de 10% d’un appareil à un autre [271a]. Il existe souvent une légère asymétrie entre les deux hémisphères, mais l’apparition d’une nouvelle asymétrie de > 10 points est pathologique. Plusieurs phénomènes modifient la ScO2 [65,159,271a,277].

  • La ScO2 s’élève en hyperoxie et en hypercapnie (augmentation de l’apport d’O2 et vasodilatation cérébrale) ; elle baisse en hypoxie et en hypocapnie.
  • La ScO2 s’élève en hypothermie par baisse du métabolisme et de la libération d’O2 par l’hémoglobine ; elle baisse en hyperthermie.
  • Les agents d’anesthésie diminuent le métabolisme davantage que la perfusion cérébrale ; la ScO2 a tendance à augmenter. Si le capteur est en regard d’une zone infarcie (absence de métabolisme), la ScO2 est anormalement élevée.
  • La ScO2 s’abaisse avec le débit cardiaque et lui est directement corrélée ; elle baisse également avec une augmentation de la pression veineuse (PEEP, Trendelenburg, subocclusion jugulaire par appui ou rotation excessive de la tête).
  • La ScO2 diminue avec l’hémodilution (début de CEC) et l’anémie.
  • La ScO2 diminue par vasoconstriction artérielle (nor-adrénaline).
  • L’autorégulation maintien l’apport d’O2 sur une vaste plage de PAM allant de 50 à 110 mmHg ; l’anesthésie, la température et l’équilibre acido-basique modifient l’étendue de l’autorégulation. La ScO2 est un moyen efficace de mettre en évidence la PAM minimale tolérable chez un patient ; elle correspond au moment où la consommation cérébrale d’O2 devient dépendante de la pression artérielle [207]. Un enregistrement simultané de la ScO2 et de la pression artérielle permet de définir la zone d’autorégulation comme la plage de valeurs artérielles dans laquelle la PA et la ScO2 ne sont pas corrélées ; dès qu’elles varient simultanément, le malade se situe au dessus (hypertension) ou au dessous (hypotension) de cette zone [271a]. La zone d’autorégulation est rétrécie lors du réchauffement de CEC.

Dans les arrêts circulatoires hypothermiques, la ScO2 permet de juger de la tolérance du cerveau à l’ischémie. A 20°C, la désaturation est d’environ 1%/min ; à 36°C, elle est de 20%/min [55]. La ScO2 permet de régler le débit continu minimal de CEC (perfusion aortique ou carotidienne sélective) qui assure les besoins cérébraux en hypothermie (environ 20 mL/kg/min) [277]. Comme l’autorégulation est abolie pour plusieurs heures par l’hypothermie, la période dangereuse est celle du réchauffement, parce que la consommation cérébrale d’O2 devient dépendante de l’apport d’O2, donc de la pression artérielle. L’hémodynamique la plus adéquate est celle qui normalise la ScO2.

La question majeure est celle de la définition d’un seuil en dessous duquel une intervention thérapeutique se justifie parce que des déficits neurologiques sont probables. En chirurgie carotidienne, une baisse de 20% a une valeur prédictive positive de 37% et une valeur prédictive négative de 98% pour la présence de déficits neurologiques postopératoires [180]. Une baisse à des valeurs de 30-40% signe une souffrance grave mais est encore compatible avec une récupération neurologique [185,249]. Dans l’état actuel de nos connaissances, on peut suggérer les repères suivants :

  • Baisse de 5-15% : normal lors de clampage carotidien ;
  • Baisse de < 20% : faible probabilité de souffrance neurologique ;
  • Baisse de > 20% : seuil d’alerte ;
  • ScO2 = 40% : limite de récupération neurologique certaine ;
  • ScO2 ≤ 30% : seuil de probabilité de déficits neurologiques postopératoires.

En cours d’intervention, on cherche donc à maintenir la ScO2 entre 65% et 75%, et à éviter une chute de plus de 20%. Lorsqu’elle baisse en dessous de ces limites, il faut prendre des mesures immédiates pour améliorer la perfusion cérébrale : augmenter la pression artérielle et/ou le débit de CEC, reprendre la perfusion en cas d’arrêt circulatoire, éviter l’hypocapnie, diminuer la température cérébrale (hypothermie < 32°C), augmenter l’hématocrite, repositionner les canules, le cœur ou la tête. La vitesse de modification de la ScO2 a autant de valeur que le chiffre atteint ; plus la chute est rapide, plus la situation est grave et demande une correction accélérée de la pression artérielle. Le maintien rigoureux de la perfusion cérébrale en suivant l’évolution de la ScO2 tend à diminuer l’incidence d’AVC, de troubles neuro-cognitifs et d’insuffisance multi-organique postopératoires dans plusieurs études ; de plus, la durée d’hospitalisation semble liée à l’importance de la désaturation cérébrale peropératoire (OR 2.71) [188a]. Toutefois, les données actuelles sont insuffisantes pour établir que le suivi de la ScO2 et sa correction immédiate par des manœuvres hémodynamiques ou ventilatoires puisse améliorer le pronostic des malades et diminuer le risque d’AVC. En chirurgie cardiaque, le niveau d’évidence est bas [316]. Vu ce manque d’évidence et vu le coût du matériel (CHF 150-200.- par patient), on ne peut pas recommander formellement l’oxymétrie cérébrale comme routine standard dans tous les cas de chirurgie cardiaque [271a].

Le principe de l’oxymétrie cérébrale est applicable à d’autres régions du corps, telles les masses musculaires. Elle peut ainsi détecter plus précocement des signes d’hypoperfusion tissulaire en cas d’hypovolémie ou d’instabilité hémodynamique, car le cerveau est relativement protégé par son autorégulation et ne souffre que tardivement des modifications circulatoires.

Monitorage neurologique : ScO2
Par spectroscopie infrarouge (NIRS), la ScO2 mesure la saturation cérébrale bilatérale en O2. La corrélation entre les modifications peropératoire de la ScO2 et le pronostic neurologique est faible, ce qui ne permet pas de recommander ce monitorage comme standard pour tous les cas. L’oxymétrie cérébrale est cependant indiquée dans une série de circonstances :
- Chirurgie carotidienne
- Chirurgie cardiaque à risque cérébral, chirurgie de l’aorte thoracique
- Instabilité hémodynamique
La présence d’une corrélation entre la ScO2 et la pression artérielle indique que le malade est en-dehors de sa zone d’autorégulation cérébrale.

— -

- Oxymétrie cérébrale mesurée par NIRS et CEC pédiatrique

- Corrélation significative entre l’oxymétrie cérébrale et la pression carotidienne résiduelle au cours de l’endartériectomie carotidienne

- Detection and Treatment of Cerebral Hypoxia Key to Avoiding Intraoperative Brain Injuries

Utilisation de l’oxymétrie cérébrale pour la conduite de la CEC. point de vue du perfusionniste (document Hôpital Arnault Tzanck)
Tableaux comparatifs capteur pédiatrique
Oxymetrie cerebrale
Oxymétrie cérébrale transcrânienne_ un outil non invasif pour estimer métabolisme de l’oxygène cérébral
Monitorage cérébral la rSO2 Dr Culas. (document ADIAM)
Les séquelles cognitives post-pontage, valeur prédictive de l’oxymétrie cérébrale et l’effet d’un entraînement cognitif. Thèse du Dr Emilie de Tournay Jetté
Le monitorage par oxymétrie cérébrale (Dr Denault)
Equanox oxymétrie cérébrale pédiatrique modele 7600
Equanox fiche en français
Dispositifs pour le monitorage de l’oxymétrie cérébrale régionale par la technique de spectroscopie proche infra-rouge (NIRS, Near-Infrared Spectroscopy) INVOS
Development and Evaluation of a Near Infrared cerebral oximeter for congenital heart disease
A Breakthrough Technology Using Nonin Medical’s dynamic compensation algorithm for neonatal pediatric cerebral oxymetry
beach chair position may decrease cerebral perfusion
Cerebral oxygen desaturation events assessed by near-infrared spectroscopy during shoulder arthroscopy in the beach chair and lateral decubitus positions
Cerebral perfusion Err on the side of caution
Chirurgie arthroscopique de l’épaule et complications ischémiques cérébrales
Effects of beach chair position and induced hypotension on cerebral oxygen saturation in patients undergoing arthroscopic shoulder surgery
Haemodynamics and cerebral oxygenation during arthroscopic shoulder surgery in beach chair position under general anesthesia
Le débit sanguin cérébral. (Dr Jean François Vibert)
NIRS. Principes généraux de cette nouvelle technique de neuroimagerie et contribution à la recherche aux origines du langage

Arnaud BASSEZ

IADE/ formateur AFGSU

Administrateur


Articles publiés dans cette rubrique

jeudi 27 octobre 2016
par  Arnaud Bassez

Oxymètrie de pouls

Yves Benisty nous propose une mise à jour sur l’oxymètre de pouls.
A lire comme ses autres publications.
Si vous avez compris la valeur de la publication pour la profession, ce site est fait pour ça.
L’oxymétrie paradoxale du pouls améliore le diagnostic de tamponnade cardiaque
Le pouls paradoxal, (...)

dimanche 8 novembre 2015
par  Arnaud Bassez

Le système ClearSight ou la pression artérielle non sanglante

Il n’y a aucun conflit d’intérêt dans la présentation du matériel.
Le Système Clear Sight est un système de monitorage de la pression artérielle sanglante non invasif. Par analogie avec celle de la courbe de pression artérielle, l’analyse de la courbe de photo-pléthysmographie d’un doigt au moyen d’une (...)

mercredi 18 mars 2015
par  Arnaud Bassez

Revue de matériel mars 2015

Petit florilège de ce qu’il me semble intéressant en terme de matériel.
APAD
Moniteur de localisation de l’espace péridural
L’APAD est un moniteur portable révolutionnaire permettant de localiser l’espace péridural au moyen d’un signal sonore et d’un écran de visualisation. Ce dispositif permet la (...)

jeudi 1er mai 2014
par  Arnaud Bassez

Perfusion intra osseuse

Voie intra osseuse
En 1922, Cecil K. Drinker confirme que des substances perfusées dans le sternum se retrouvent rapidement dans la circulation générale. (Drinker CK et al. The circulation in the mammalian bone marrow. Am J Physiol 1922 ;62:1–92.) American Journal of Physiology Published 1 (...)

jeudi 26 septembre 2013
par  Arnaud Bassez

SFAR 2013, les nouveautés

Petite revue des nouveautés qui offrent un intérêt pour la spécialité et notre exercice professionnel. (article totalement subjectif, car basé sur les goûts de l’auteur).
Il n’y a aucun conflit d’intérêt dans la présentation de ces produits ou articles.
Incompatibilités chimiques au cours d’une perfusion (...)

jeudi 7 février 2013
par  Arnaud Bassez

Oxymétrie cérébrale ou NIRS (Near-infrared spectroscopy)

(d’après le dossier innovation euro-pharmat-etsad)
L’oxymétrie cérébrale est une modalité de surveillance neurologique développée dans les années 1970 pour la chirurgie cardiaque adulte et pédiatrique mais dont les champs d’applications s’étendent actuellement en chirurgie non cardiaque en cardiologie, en (...)

dimanche 25 novembre 2012
par  Arnaud Bassez

Le respirateur en anesthésie

Aucun conflit d’intérêt dans la présentation des divers modèles
Élément incontournable de notre exercice professionnel, le respirateur doit faire l’objet de toute notre attention.
Très souvent, l’IADE est expert de ce matériel qu’il maîtrise parfaitement.
Raison de plus pour aider les étudiants à (...)

dimanche 1er avril 2012
par  Arnaud Bassez

Le vigileo

Le moniteur Vigileo™ permet la mesure en continu du débit cardiaque à partir de l’analyse de l’onde de pouls. Il reporte les valeurs de l’index cardiaque (IC), du volume d’éjection (VE) indexé et de la variation du volume d’éjection (VVE) ; relié à un cathéter veineux central d’oxymétrie, il permet la (...)

lundi 13 juin 2011
par  Arnaud Bassez

Via Dolorosa : Analgesia Nociception Index

La société metroDoloris propose l’interprétation de la douleur par une corrélation de l’espace R-R de l’ECG à la stimulation du parasympathique : l’A.N.I (Analgesia Nociception Index)
La surveillance de l’ANI au cours de l’AIVOC permet d’anticiper les épisodes de réactivité hémodynamique liés à une (...)

dimanche 12 juin 2011
par  Arnaud Bassez

Le chariot d’urgence

En l’absence du médecin, l’infirmier décide des gestes à pratiquer en attendant que puisse intervenir le médecin.
Décret n° 2004-802 du 29 juillet 2004 relatif aux parties IV et V (dispositions réglementaires) du code de la santé publique et modifiant certaines dispositions de ce code
Article R. (...)

mardi 30 mars 2010
par  Arnaud Bassez

Feuille d’anesthésie informatisée

A l’heure du numérique, il serait grand temps que l’hôpital s’équipe de système informatisant totalement le dossier du patient, afin d’éviter d’avoir à disposition un dossier s’apparentant à une archive du Vatican.
Cela faciliterait son transport et sa consultation, entre un examen manquant, ou hors du (...)

dimanche 28 mars 2010
par  Arnaud Bassez

Sirius dépasse les bornes

Le principe des bornes SIRIUS est simple. Le témoin d’un arrêt cardiaque soudain pourra sauver une vie à tout moment, en se saisissant du défibrillateur inclus dans la borne . Celles-ci sont intelligentes", elles préviennent automatiquement les services de secours et de police. Elles sont dotées (...)

mardi 25 août 2009
par  Arnaud Bassez

Le cell saver

C’est une technique qui permet de récupérer le sang du patient durant l’intervention chirurgicale, et à le transfuser au patient après lavage et filtration pour ne garder que les globules rouges.
Elle est indiquée si la chirurgie est à risque hémorragique estimée à plus de 700 à 800 ml de perte. Elle (...)

mardi 16 juin 2009
par  Arnaud Bassez

Le BIS (index bi-spectral) & entropie

L’Entropie
Moniteur de la fonction cérébrale en anesthésie : BIS, EEG, entropie, potentiels évoqués
i conférence
power point
L’entropie : un moyen d’apprécier le défaut d’analgésie ?
E. Dierckensa, M. Fleyfela, E. Robina, A. Legranda, M. Borela, L. Gambierb, B. Valleta and G. Lebuffea, Corresponding (...)

samedi 7 juin 2008
par  Arnaud Bassez

Utilisation et entretien de la sonde d’ ETO

Ce document est un protocole de l’hôpital européen Georges Pompidou, disponible sur le site de l’hôpital.

mardi 6 février 2007
par  Arnaud Bassez

L’intubation difficile

« Les patients ne meurent pas d’un “échec de l’intubation”. Ils meurent, soit du défaut de cesser d’essayer d’intuber soit de l’intubation œsophagienne non diagnostiquée ».
Scott, DB intubation endotrachéale :. Ami ou ennemi Br Med J (Clin Res Ed). 18 janvier 1986 ; 292 (6514) :157-8.
Dernière (...)

lundi 5 février 2007
par  Arnaud Bassez

Défibrillateur semi-automatique ou entièrement automatique

Article réactualisé : 30 mars 2017
Il n’y a aucun conflit d’intérêt à la présentation des matériels de cet article. (AB) HISTORIQUE DE LA DÉFIBRILLATION SEMI-AUTOMATIQUE 1899 1er essais réussis de défibrillation sur l’animal (Prevost et Batelli). 1933 Défibrillation sur l’animal (Hooker (...)

mardi 24 octobre 2006
par  Arnaud Bassez

Pacemaker - Capnographie.

Le pacemaker
Un code international a été établi selon les différents modes de stimulation cardiaque.
Le site de stimulation est défini par la première lettre :
A pour l’oreillette,
V pour le ventricule,
D pour les deux cavités
Le site de détection est défini par la deuxième lettre, d’après le (...)

Brèves

Lépine l’arrose

mardi 8 mai 2018

Le concours Lépine 2018 récompense le « MedPack », une station de travail médicale

Cette station de travail médicale a été repérée par le service de Santé des Armées...

Le « MedPack », une station de travail médicale extra-hospitalière mise au point par Samuel Mercier.

Le 117e concours Lépine a récompensé lundi soir le « MedPack », une station de travail médicale extra-hospitalière mise au point par Samuel Mercier, un infirmier urgentiste aux Pompiers de Paris.

C’est à force d’intervenir au quotidien sur le terrain, de se rendre compte combien l’hygiène pouvait poser problème que Samuel Mercier a conçu, au bout de six ans, son prototype. « Cela faisait un siècle que l’on n’avait pas évolué, avec des conditions de travail inchangées » pour le personnel de santé intervenant en situation difficile, expliquait jeudi l’infirmier à l’AFP.

Une station de travail compacte pesant 7 kg

Ainsi, racontait-il, quand l’infirmier arrive sur un lieu d’accident ou d’attentat, «  il découvre son environnement de soin et souvent il n’est pas adapté, voire insalubre : il n’y a pas d’éclairage, pas de plan de travail etc. ». Sans compter que si l’on doit transfuser le patient, il faut compter sur un collègue pour tenir la perfusion, que les produits et autres seringues sont posés à même le sol puis jetés par terre…

Fort de son expérience, Samuel Mercier a donc conçu une station de travail compacte, pesant 7 kg et transportable à l’épaule, qui se déplie en trois secondes. Une fois stabilisé sur son trépied, le « MedPack » devient un « espace de travail emménagé » : poubelles pour le tri sélectif des déchets, pied à transfusion télescopique, ampoule éclairant la zone accidentée, plateau d’intubation intégré, mini-pharmacie sécurisée et même possibilité d’accrocher un parapluie !
Le « MedPack » bientôt déployé au Liban ?

Une cinquantaine de « MedPack » ont déjà été fabriqués et sont utilisés par les pompiers, ainsi que par des CHU en Suisse et en Belgique. Il doit prochainement être déployé au Liban auprès des militaires français. « D’autres utilisations en zones difficiles sont envisageables : lors d’interventions en montagne, à la campagne par des vétérinaires ou même en maison de retraite par des infirmiers libéraux  », selon Samuel Mercier.

Grâce à cette invention, l’infirmier urgentiste à obtenu la plus prestigieuse récompense du concours Lépine, le prix du président de la République, sous la forme d’un vase en porcelaine de Sèvres.

[...]

Source : 20minutes.fr Vanessa Rodrigues Biague

AB

Arrêt cardiaque, lecture continue

jeudi 7 septembre 2017

Retrouvez les articles sur l’arrêt cardiaque dans l’article dédié aux dernières recommandations 2015-2020.

Les quatre derniers articles intéressants de la semaine sont aussi sur le forum.

  • La question de la fréquence optimale de la ventilation pendant la réanimation cardio-respiratoire
  • Les femmes moins performantes pour une réanimation cardiopulmonaire
  • Un an après l’ECMO, comment vont-ils ?
  • Le SAOS protégerait le cerveau en cas d’arrêt cardiaque

Bonne lecture

— -

En relation

AB

Rapport relatif aux moyens mis en œuvre par l’État pour lutter contre le terrorisme depuis le 7 janvier 2015

mardi 12 juillet 2016

RAPPORT FAIT AU NOM DE LA COMMISSION D’ENQUÊTE relative aux moyens mis en œuvre par l’État pour lutter contre le terrorisme depuis le 7 janvier 2015 M. Georges FENECH Président - M. SÉBASTIEN PIETRASANTA Rapporteur

RAPPORT FAIT AU NOM DE LA COMMISSION D’ENQUÊTE relative aux moyens mis en œuvre par l’État pour lutter contre le terrorisme depuis le 7 janvier 2015 M. Georges FENECH Président-M. SÉBASTIEN PIETRASANTA Rapporteur

Le rapport présente 434 pages sur les attentats en France en 2015. Et mille pages d’annexes (les auditions).

Parmi les points mis en évidence, le document met clairement en lumière les "ratés " qui ont permis aux terroristes de Paris d’échapper à la surveillance. Ils étaient pourtant connus, à un titre ou un autre, des services judiciaires, pénitentiaires ou de renseignement. Tous avaient été fichés, contrôlés, écoutés ou incarcérés, à un moment de leur parcours de la délinquance à la radicalisation violente.

Voici les principaux constats de la commission :

Pour la création d’une "agence de lutte contre le terrorisme"

Pour éviter de nouvelles attaques, la commission prône notamment la création d’une "agence nationale de lutte contre le terrorisme" placée directement sous l’autorité du Premier ministre, sur le modèle américain du Centre national antiterroriste (NTC) créée après le 11 septembre 2001.

La nécessité de fusionner les trois forces d’élite

Le soir du 13 novembre, "l’intervention des forces d’intervention a été rapide, efficace et a démontré qu’elles étaient capables de collaborer", estime le rapporteur, le député socialiste Sébastien Pietrasanta qui s’interroge toutefois sur "le bien-fondé du maintien de plusieurs forces d’intervention spécialisées" et préconise, à terme, "la fusion des trois forces d’élite" (GIGN, Raid et BRI).

Pas gagné d’avance à mon avis.

Pour la création de "colonnes d’extraction" des victimes

Le principal problème, selon la commission, a été l’évacuation des victimes, qui a pu être retardée par le fait que les secours d’urgence n’avaient pas accès au périmètre des forces d’intervention. Dans ses 39 propositions, la commission préconise ainsi l’instauration de "colonnes d’extraction" des victimes.

L’échec du renseignement

Pour la création d’une agence nationale du renseignement

Des failles dans le renseignement pénitentiaire

L’attaque du Bataclan n’aurait pas pu être évitée

Des doutes sur l’efficacité des dispositifs de sécurisation du territoire

— -

Pour ceux qui voudraient lire les retex, ils sont disponibles sur l’article Les plaies par arme à feu - balistique des armes à feu

A lire Les rapports, les référentiels sur les services d’urgence

AB

Matos news 3

vendredi 24 juin 2016

Les moniteurs de la douleur dont disposent les anesthésistes depuis 2010 surveillent le diamètre de la pupille de l’œil ou la fréquence cardiaque. «  Leur faiblesse vient du fait qu’ils sont basés sur un seul paramètre. L’avantage du nouveau moniteur que nous étudions est qu’il est multiparamétrique  ». Le système nerveux autonome et le système hormonal de l’organisme réagissent aux stimuli douloureux par divers mécanismes qui induisent des changements mesurables.

Le nouveau moniteur dénommé PMD 200 (pain monitoring device) est équipé d’une technologie mise au point par la compagnie Medasense Biometrics Ltd. en Israël. Il se compose d’une petite sonde que l’on pince au bout du doigt du patient. Cette sonde est munie de quatre capteurs. L’un d’entre eux enregistre une courbe de pléthysmographie, qui décrit les variations du volume sanguin au moyen d’une mesure de la pulsatilité des capillaires, ces petits vaisseaux entre les artères et les veines. À chaque battement cardiaque se produit une onde de pulsatilité dans les capillaires. Cette onde de pulsatilité permet de calculer la variabilité de la fréquence cardiaque.

Ce nouveau dispositif surveille continuellement ces paramètres physiologiques qui sont affectés par les stimuli douloureux et par l’administration d’analgésiques. Un algorithme mathématique analyse ces données physiologiques et les convertit en temps réel en un index de douleur appelé Nol (pour nociception level index). Les valeurs de cet index sont représentées sur une échelle de 0 à 100. Une valeur entre 0 et 10 signifie que le patient ne ressent pas de douleur et qu’on peut même alléger un peu les doses d’analgésiques. Une valeur entre 10 et 25 est idéale. Et une valeur dépassant 25 signifie que le patient est en douleur et qu’il faut augmenter les doses.

Lire la suite sur le forum

- Le site medasense

- Les articles sur la douleur

  • Douleur (le point de vue juridique)

AB

Matos news 2

samedi 21 mai 2016

Le laboratoire Dräger publie une alerte sur le remplissage des cuves de desflurane avec le produit du laboratoire Baxter.

Mesures de précaution au remplissage des cuves de desflurane Dräger

A lire et à diffuser autour de nous.

AB