Organisations non gouvernementales (ONG)-médecine humanitaire

jeudi 14 février 2013
par  Arnaud Bassez
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L’engagement humanitaire, qu’il soit dans des Organisations Non Gouvernementales (ONG) ou dans des les structures gouvernementales (eprus) ou internationales (ONU) est possible aux personnel soignants dans son ensemble.

Des conventions sont passées entre la fonction publique hospitalière employeur de l’agent, les employeurs privés et les organisations recruteuses pour des missions d’une durée pouvant varier de deux semaines à un an.

L’engagement dans une action humanitaire doit être un acte réfléchi, car au delà de l’aspect itinérant, voire "baroudeur", les conditions de vie et d’exercice peuvent être difficiles. Votre vie pourrait être en danger dans certaines régions du globe où vous seriez affecté.

L’application des règles de sécurité dans les zones sensibles, peut limiter vos allées et venues ainsi que vos interactions avec la population locale en dehors des heures de travail, rendant par la même, la notion de "voyage" plus délicate à cerner. Il peut aussi arriver qu’un couvre-feu soit instauré et que vous ne puissiez "vadrouiller" à votre guise en dehors de l’enceinte de l’organisation.

Ceci peut générer un climat de tension et de stress. D’autres facteurs peuvent influer : problème relationnel entre coéquipiers, les changements fréquents de projet, les relations parfois difficiles avec les autorités locales, les conditions de vie à la "Robinson".

La nourriture, le logement, le rythme de vie, les loisirs, la langue peuvent être un facteur de changement mal vécus. Un niveau élevé d’adaptabilité est requis afin de ne pas en subir les conséquences sur place.

L’intimité et les temps libres peuvent être rares. Le confort matériel du quotidien peut être absent. Les communications téléphoniques ou internet être absentes ou très difficiles.

La météo peut être particulièrement rude. Combinant ou alternant chaleur ou froid extrême, taux d’humidité élevé, pluie abondante ou climat désertique. Le relief et sa faune peuvent être également à prendre en considération. Montagne, forêt tropicale, animaux venimeux, insectes...

L’éloignement familial est aussi un frein possible à un bon équilibre personnel et qui peut avoir des répercussions sur votre moral.

Il y a donc nécessité d’être en bonne santé et de respecter une bonne hygiène de vie afin d’éviter toute maladie et de pouvoir être opérationnel pour la tâche à laquelle on vous a affecté et pour laquelle vous vous êtes engagé.

Les vaccinations appropriées sont aussi indispensables, tout comme certaines mesures préventives (traitement anti paludéen ou autre).

à lire les fiches santé de certains pays de la planète. Ce site est une richesse pour prendre le pouls sanitaire de la destination envisagée. Ces fiches concernent les risques sanitaires, l’épidémiologie des maladies transmissibles, les vaccinations, les ressources médicales, la liste des hôpitaux et des médecins, les procédures d’évacuation, etc.

A consulter, le dossier sur les maladies infectieuses de l’institut de veille sanitaire

Carnet de route MSF à lire avant, pendant et après votre mission (2012)
  • Les logos de diverses associations humanitaires

Il est possible également d’intégrer la réserve sanitaire de l’armée pour des opérations extérieures (opex).

Pour ceux qui seraient intéressés par une carrière militaire, il y a une particularité :
dans l’armée de l’air, un(e) IDE convoyeur(se) de l’air est élève Officier Navigant pendant l’année de formation, puis Aspirant pour finir Capitaine.

Un(e) IADE de classe supérieure dans l’armée de terre est au mieux Major (soit sous officier), au même titre qu’une diététicienne, un infirmier DE, un technicien de laboratoire, un manipulateur radio ou une secrétaire médicale !

Ça encourage la vocation à bac + 5...

grades MITHA

Issus de docs en stock 3 ces documents sur l’humanitaire

Epidémie de dengue et de chikungunya
les transferts de matériel dans les pays en voies de développement
vieux produits nouvelles missions (humanitaire)

Les documents ci-dessous, proviennent du site devsante.org

Manuel de l’infirmier anesthésiste isolé
Manuel réalisé par :
Dr Jean BRUNA, René CHOULOT Dr Carl DAIGLE, Dr Gilles GERMAIN, Dr Anne-Marie GOUVET, Pascale HARVEY, Dr Chantal HURBIN, Dr Véronique LALOE, Dr Jean L’HUILLIER, Dr Patrice MOURET, Alain RAFFOUR, Dr Françoise TANDONNET, Dr Tuppin SCRASE
Septembre 2011
Ce manuel est destiné aux infirmiers anesthésistes de petits hôpitaux en situation de précarité dans les pays en développement, précarité tenant à l’isolement, à un équipement minimum et souvent insuffisant, à l’absence de chirurgien certifié, et à la difficulté pour les équipes d‟accéder à une formation professionnelle continue.
developpement et sante n°206

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L’"humanitaire" est-il plus dangereux aujourd’hui qu’hier ?

le mercredi 19 août 2015

Médecins et infirmiers participant aux campagnes de vaccination contre la poliomyélite premières cibles d’attentats sanglants, soignants en première ligne face à une épidémie telle qu’Ebola, praticiens continuant à opérer et à soigner malgré le tapis de bombes au-dessus du fragile toit de l’hôpital : partir en mission humanitaire ou y consacrer sa vie est par essence périlleux. Le président de Médecins sans frontières (MSF), Mego Terzian, constate interrogé par le site Pourquoi Docteur : « Je ne crois pas que le monde est devenu plus dangereux pour les travailleurs humanitaires. Dès les premiers jours de la création de MSF, nous avons assumé de travailler dans des pays en guerre. Les attaques à l’encontre des humanitaires ne sont pas, à mon sens, des événements récents. Ils existent depuis des décennies malheureusement » remarque-t-il.

La neutralité violée des "humanitaires"

Cependant, si une certaine stabilité du "taux" d’"humanitaires" assassinés, blessés ou kidnappés a été observée entre 1997 et 2012 selon The Aid Worker Security Report cité par Mego Terzian (ce qui n’exclut pas une augmentation en nombre absolu en raison de la progression du nombre d’agents), ces dernières années pourraient être marquées par une hausse inquiétante.

C’est ce que suggèrent les chiffres présentés par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) à l’occasion, ce 19 août, de la journée mondiale de l’aide humanitaire. En 2014, les personnels de santé ont ainsi été la cible de 372 attaques recense l’OMS, qui ont entraîné la mort de 603 personnes et des blessures et traumatismes chez 958 autres. L’année 2015 pourrait être plus meurtrière encore, puisque les chiffres de 2014 ont déjà été dépassés.

De fait, dans plusieurs zones de conflit, la neutralité des personnels humanitaires et au-delà des agents de santé est très souvent ignorée. « Aujourd’hui, les travailleurs humanitaires sont assimilés à l’Occident accusé d’être derrière les guerres en Syrie ou en Lybie. Nous sommes donc des cibles » analyse Mego Terzian. C’est notamment le cas en Syrie et au Yémen, où certaines (voire la plupart) des organisations humanitaires refusent de s’engager en raison de cette situation explosive, laissant sans soins des milliers de personnes isolées.

#ThanksHealthHero

Face à cette situation, il y a peu de solutions et leur efficacité difficilement évaluable. MSF, par exemple, multiplie les négociations avec l’ensemble des belligérants, mais ne parvient pas toujours à obtenir les garanties espérées, ce qui explique son action restreinte en Syrie, tandis que même en cas de semblant d’accords, elle ne se méprend pas sur leur force réelle. De son côté, l’OMS a décidé d’attaquer sur le front médiatique, avec sans doute peu d’espoir également d’une véritable influence.

Ainsi, elle lance aujourd’hui sur Twitter et les réseaux sociaux la campagne #ThanksHealthHero « qui vise à recueillir des témoignages rendant hommage à l’action des professionnels de santé ». Chacun est ainsi invité à évoquer l’action de ceux qui, parfois au péril de leur vie, travaillent en zone de guerre, viennent au secours des victimes de catastrophe naturelle ou assurent la gestion d’une épidémie meurtrière. « La présente campagne sert à attirer l’attention sur les menaces auxquelles sont exposés les agents de santé et sur la nécessité d’intensifier l’action pour les protéger » explique l’OMS, qui indique encore que cette opération doit servir de préparation au sommet mondial sur l’action humanitaire prévu en mai 2016. Au-delà du caractère louable de ces initiatives, difficile d’affirmer cependant qu’elles pourront avoir une réelle emprise sur la réalité.

Plus dur sera le retour

Néanmoins, cette réalité ne dissuadera jamais les vocations les plus déterminées. Si elles restent nombreuses, la bonne volonté et l’enthousiasme sont loin d’être suffisants (heureusement) pour s’envoler à l’autre bout du monde. Comme le rappelle un récent dossier consacré à la médecine humanitaire par le journal What’s up doc, les élus sont rares. Ainsi, chez MSF, sur 308 dossiers de médecins étudiés en 2014, seuls 72 ont finalement été retenus.

Par ailleurs, si les assassinats, les bombes et les virus mortels sont des dangers réels, ils restent heureusement rares. Mais d’autres périls plus insidieux attendent souvent ceux qui ont choisi de s’engager : le découragement, le sentiment d’impuissance et au moment de regagner l’Occident un désarroi face aux insondables différences de niveau sanitaire. Face à ces retours difficiles et pour prendre également en charge les éventuels syndromes post traumatiques, les grandes organisations humanitaires mettent le plus souvent à la disposition de leurs volontaires des soutiens psychologiques dédiés.

Aurélie Haroche (jim.fr)

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Arnaud BASSEZ

IADE/formateur AFGSU

Administrateur


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jeudi 14 février 2013
par  Arnaud Bassez

Organisations non gouvernementales (ONG)-médecine humanitaire

L’engagement humanitaire, qu’il soit dans des Organisations Non Gouvernementales (ONG) ou dans des les structures gouvernementales (eprus) ou internationales (ONU) est possible aux personnel soignants dans son ensemble.
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Brèves

Astreinte, la nouvelle donne selon la curia

samedi 24 février 2018

Cour de justice de l’Union européenne (CJUE)

  • Rôle : veiller à ce que la législation de l’UE soit interprétée et appliquée de la même manière dans tous les pays de l’UE ; garantir que les pays et les institutions de l’UE respectent la législation européenne.
  • Membres :
    - Cour de justice : un juge par État membre et 11 avocats généraux
    - Tribunal : 47 juges. En 2019, leur nombre sera porté à 56 (2 juges par État membre).
  • Création : 1952
  • Siège : Luxembourg
  • Site web : https://curia.europa.eu/jcms/jcms/j_6/fr/

Les rapports entre le droit communautaire et le droit français : Le principe de primauté du droit communautaire

Deux grands principes sont issus de décisions de la CJCE.

Le principe de primauté du droit communautaire énonce que le droit communautaire dans son ensemble (traités, règlements, directives) a une valeur supérieure au droit national dans son ensemble (Constitution, lois, règlement, etc.)

Ce principe de primauté a été posé dans un arrêt de 1964.

La CJCE a décidé que le droit communautaire devait l’emporter systématiquement sur le droit national et ce, quelle que soit la norme communautaire (traité, accords conclus par la communauté, droit dérivé, jurisprudence…). L’essence même de la communauté est d’avoir un droit communautaire supérieur aux droits nationaux.

Le droit européen primaire (traités et principes généraux du droit européen) et dérivé (règlements, directives, décisions) l’emporte sur toute disposition contraire du droit national : c’est le principe de primauté. La déclaration 17 relative à la primauté, annexée à l’Acte final du traité de Lisbonne, précise que « les traités et le droit adopté par l’Union sur la base des traités priment le droit des États membres ».

source : https://europa.eu

Dès lors, le jugement de la Cour européenne sur les astreintes, s’impose.

Cour de justice européenne. Communiqué de presse numéro 14-18 du 21 février 2018
Jugement de la Cour européenne sur les astreintes, qui rappelle que celles-ci sont bien du travail. Avec tout ce qui en découle.

AB

Le bonheur n’est pas dans le pré

samedi 18 mars 2017

Le rectificatif de notre nouveau décret est paru.

Rectificatif au Journal officiel n° 0061 du 12 mars 2017, texte n° 6, à l’article 1er :

- Au c du 1° du B du I de l’article R. 4311-12, au lieu de : « Réanimation préopératoire », lire : « Réanimation per-opératoire » ;

- Au 3° du B du I de l’article R. 4311-12, au lieu de : « réanimation préopératoire », lire : « réanimation per-opératoire ».

Rectificatif au Journal officiel n° 0061 du 12 mars 2017, texte n° 6, à l’article 1er

AB

Nouveau décret IADE

dimanche 12 mars 2017

Décret n° 2017-316 du 10 mars 2017 relatif aux actes infirmiers relevant de la compétence des infirmiers anesthésistes diplômés d’Etat

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NB : Une chose me questionne

L’article R. 4311-12 du code de la santé publique est remplacé par les dispositions suivantes :

[...]

« B. - L’infirmier ou l’infirmière, anesthésiste diplômé d’Etat est, dans ces conditions, seul habilité à :

[...]

« c) Réanimation préopératoire ;

C’est moi ou je ne vois pas de peropératoire ?

Décret n° 2017-316 du 10 mars 2017 relatif aux actes infirmiers relevant de la compétence des infirmiers anesthésistes diplômés d’Etat

Il s’agirait d’une coquille... C’est ennuyeux sur un décret. La correction serait apportée d’ici le 19 mars au JO.

A suivre...

AB

Du haut vers le bas

lundi 23 janvier 2017

JORF n°0017 du 20 janvier 2017
texte n° 26

Rapport au Président de la République relative à l’ordonnance n° 2017-50 du 19 janvier 2017 relative à la reconnaissance des qualifications professionnelles dans le domaine de la santé

Rapport au Président de la République relative à l’ordonnance n° 2017-50 du 19 janvier 2017 relative à la reconnaissance des qualifications professionnelles dans le domaine de la santé

Ordonnance n° 2017-50 du 19 janvier 2017 relative à la reconnaissance des qualifications professionnelles dans le domaine de la santé

[...]

"La carte professionnelle européenne concerne uniquement trois professions de santé ; pharmacien, infirmier de soins généraux et masseur-kinésithérapeute."

Pour le moment...

AB

Parcours professionnels, carrières et rémunérations pour la fonction publique

mardi 24 mai 2016

Parcours professionnels, carrières et rémunérations pour la fonction publique ou PPCR

Les textes en date du 19 mai 2016, sont parus au JO. Ils sont à consulter sur l’article dédié avec les explications.

Voir aussi en complément l’article sur la Retraite-Grilles indiciaires-NBI-Arrêt Griesmar-Achat des années d’études-Cumul emploi retraite

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Afin d’harmoniser les déroulements de carrières dans les trois branches de la Fonction publique, deux textes -l’un pour les paramédicaux de catégorie A, l’autre pour ceux qui sont restés en catégorie active- instaurent à compter du 22 mai 2016 un cadencement unique d’avancement d’échelon, mettant fin au système des réductions d’ancienneté. Ils modifient les modalités d’avancement entre les échelons ainsi que leur nombre. Ces décrets mentionnent également les règles de reclassement des agents concernés dans les nouvelles grilles indiciaires au 1er janvier 2017.

- Pour les paramédicaux de catégorie A

Revalorisations indiciaires

Ces nouvelles grilles, fixées par le Décret n° 2016-647 du 19 mai 2016 et un arrêté, entrent en vigueur de façon rétroactive au 1er janvier 2016. Les revalorisations sont échelonnées entre 2016 et 2019.

Au 1er janvier 2019 :

  • Les Iade démarreront à l’IB 506 pour finir leur carrière à l’IB 821.
  • Une Iade gagnera 2027,4€ brut par mois en début d’exercice (+161,51€) et 3129,45€ en fin d’exercice (+156,99€).
  • les Iade bénéficieront d’une hausse mensuelle de 119,03€ en 2019

- Pour ceux restés en catégorie active lors du droit d’option

  • Iade : 433-761 au 1er janvier 2019.

NB : Une partie des gains indiciaires est destinée à relever le niveau des pensions de retraite, via la transformation de primes en point d’indices, actée par le Décret n° 2016-588 du 11 mai 2016 portant mise en œuvre de la mesure dite du « transfert primes/points » . C’est en 2017 que se verront les réelles hausses de salaires.

Enfin la valeur mensuelle du point d’indice majoré passe à 4,65, contre 4,63 depuis juillet 2010.

Texte de l’accord relatif à l’avenir de la fonction publique. La modernisation des parcours professionnels, des carrières et des rémunérations

AB