Prise en charge des patients suspects d’infections dues au nouveau coronavirus (HcoV-EMC, ou NCoV)

mercredi 19 juin 2013
par  Arnaud Bassez
popularité : 2%

Le « nouveau coronavirus » (NCoV) est une souche jamais encore détectée chez l’homme avant les premiers cas confirmés par l’OMS en 2012. Bien que le nouveau coronavirus soit génétiquement assez différent du virus à l’origine du SRAS selon l’OMS, celui-ci est particulièrement grave : 16 cas mortels sur 34 cas recensés ont été rapportés au 20 Mai 2013.

  • Caractéristiques du coronavirus

Le coronavirus est un virus à ARN ayant un taux de mutation élevé comme celui de la grippe ou du virus HIV. Les coronavirus se retrouvent dans de très nombreuses espèces animales et circulent facilement d’une espèce à l’autre pouvant entrainer la mort.

Les coronavirus peuvent aussi infecter les hommes et provoquer des manifestations banales comme des rhumes.

En 2011, des chercheurs ont émis l’hypothèse que le nouveau coronavirus, nCOV, présent dans la Péninsule arabique n’a pas provoqué de manifestations chez l’homme mais a permis sa contamination auprès d’animaux le rendant l’année suivante très dangereux et potentiellement mortel pour les êtres humains.

  • Provenance

La majorité des personnes infectées ont voyagé dans la péninsule arabique ou y résidaient. Le patient qui a été admis en réanimation à Lille le 12 Mai 2013 a séjourné dans la même chambre qu’un patient infecté par le coronavirus et qui avait séjourné à Dubai.

  • Quand apparaissent les premiers symptômes ?

10 jours environ séparent la durée d’incubation du virus de l’apparition des premières manifestations.
La personne infectée semble être contagieuse lorsqu’elle présente ses premiers symptômes.

Propagation

Le coronavirus se transmet d’homme à homme, lors de contacts rapprochés et étroits avec une personne présentant les manifestations respiratoires du virus, à moins d’un mètre, et probablement par voie aérienne lors d’épisodes de toux ou de postillons par exemple.

Le contact avec des animaux infectés, situation possible dans les pays de la péninsule arabique, représente un risque de contagion.

Il semble que les hommes soient plus touchés par ce virus.

Les décès constatés semblent survenir davantage chez des personnes immunodéprimées.

Traitement et vaccin

Aucun traitement ni vaccin n’est disponible à la date du 12 mai 2013.
Le transfert dans un service de réanimation s’impose en cas d’aggravation des manifestations.

Protection

Le lavage régulier des mains ainsi que le port de masques peut permettre d’enrayer la propagation du virus.

Dispositif de surveillance

L’Institut de Veille Sanitaire, l’INVS, a mis en place un dispositif de surveillance depuis le 7 décembre 2012 et le Haut Conseil de la Santé publique a émis, le 19 mars 2013, un avis relatif à la prise en charge des patients suspects d’infections provoquées par ce nouveau coronavirus.

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et l’European Centre for Divease Prevention and Control (ECDC) ont mis en place une surveillance.

Un numéro vert d’information , 0 800 13 00 00, est disponible du Lundi au Samedi de 9 h à 19 h.

Le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) a publié en mars 2013 un avis relatif à la prise en charge des patients suspects d’infections dues au nouveau coronavirus (HcoV-EMC, ou NCoV). Ce document fournit des recommandations aux professionnels de santé sur les conduites à tenir devant des cas possibles ou confirmés de patients infectés par le NcoV, de la démarche diagnostique aux modalités de prise en charge de ces patients à l’hôpital.

Le HCSP précise que les conduites à tenir détaillées dans cet avis sont susceptibles d’évoluer rapidement avec la connaissance de ce nouveau virus.
La menace : agent pathogène et pathologie
Agent pathogène
Le HCSP donne les précisions suivantes concernant la nature et les caractéristiques de l’infection due au nouveau coronavirus :

Maladie due à un virus à ARN de la famille des Coronaviridae, proche du coronavirus du SRAS.

Désignation : HcoV-EMC (Human Coronavirus - Erasmus Medical Center), ou NCoV (Novel Coronavirus).

Il diffère des quatre autres coronavirus respiratoires endémiques connus chez l’homme : il n’est pas détecté par les trousses de PCR multiplex utilisées au laboratoire de virologie.
Transmission interhumaine fortement suspectée (NDLR : suspicion corroborée par l’Institut National de veille Sanitaire), réservoir animal évoqué (ex : chauve-souris).

  • Situation épidémiologique

extrait d’un bulletin publié par l’Institut National de Veille Sanitaire.

  • Au 13 mai 2013 : majorité des cas identifiés dans la péninsule arabique et 8 cas identifiés en Europe : dont 2 en France.
  • 34 cas d’infection au nouveau coronavirus ont été rapportés dans le monde depuis avril 2012, 20 décès.
  • La plupart des patients ont voyagé dans la péninsule arabique.
  • Transmission
    Selon le HCSP :

Contamination interhumaine mise en évidence,
transmission par voie aérienne et par contact envisagée

  • Pathologie

Pneumonies graves, parfois associées à une insuffisance rénale aiguë.

  • Diagnostic

Cas possible

Le HCSP définit les cas possibles de patients infectés par le nouveau coronavirus selon les critères suivants :

Patient, qui dans une délai de 10 jours consécutif à un séjour dans certains pays (liste des pays concernés plus bas), présente :

- des signes cliniques et/ou radiologiques de détresse respiratoire aiguë, ou d’infection du parenchyme pulmonaire (fièvre ?38°C et toux),
- sans autre étiologie pouvant expliquer la pathologie.

Tout contact (ex. famille, soignants) d’un cas possible ou confirmé, ayant présenté une infection respiratoire aiguë, dans les 10 jours suivant le dernier contact avec le cas possible/confirmé pendant que ce dernier était symptomatique.

Pays concernés : Arabie Saoudite, Bahreïn, Emirats Arabes Unis, Irak, Iran, Israël, Jordanie, Koweït, Liban, Oman, Qatar, Syrie, Territoires palestiniens occupés, Yémen

  • Cas confirmés

Les cas possibles sont confirmés après prélèvements respiratoires indiquant la présence du nouveau coronavirus.

  • Prise en charge
  • Hospitalisation et suivi de tout patient confirmé ou classé possible (en lien avec l’InVS),
  • information des contacts de cas confirmés (même asymptomatiques) et de leur médecin traitant,
  • se référer à la procédure SRAS, et à la procédure standardisée validée en 2010 par le COREB (voir annexes 6 et 7 du document).
  • Organisation de la prise en charge des cas suspects

Précautions complémentaires d’hygiène (mesures d’isolement) dès la suspicion du cas, organiser directement la prise en charge d’un patient contactant le centre 15 ou son médecin traitant (afin d’éviter le contact avec d’autres patients, ne pas l’orienter d’emblée vers les secteurs d’accueil des urgences).

  • Mesures d’isolement des cas possibles et confirmés, protection de l’entourage

Elles associent :

  1. Les précautions complémentaires de type « Air » et
  2. les précautions complémentaires de type « Contact ».

  • Dans le détail :

Hospitalisation en chambre individuelle, avec un renouvellement correct de son air (6 à 12 volumes/h sans recyclage. Si disponible : en chambre à pression d’air négative, et si possible, avec sas (pour l’habillage ou déshabillage du personnel soignant)

Professionnels de santé et visiteurs,

- Port d’une surblouse à usage unique (avec un tablier plastique en cas de soins à risque d’être mouillant ou souillant)
- Port de gants non stériles à usage unique
- Port d’un masque de protection respiratoire de type FFP2
- Port de lunettes de protection (soin exposant)
- Réalisation d’un geste d’hygiène des mains par friction avec un soluté hydroalcoolique (SHA) dès le retrait des gants et avant de quitter la chambre.

Patient (si déplacement hors de la chambre indispensable, ex :dans le cadre de la réalisation d’un examen complémentaire) :

- Port de masque chirurgical
- Désinfection des mains avec une solution hydroalcoolique

Dépôt du matériel potentiellement contaminant dans les récipients prévus à cet effet. Élimination suivant la filière des déchets d’activité de soins à risque infectieux (DASRI).

Pour entrer dans la chambre et réaliser un soin

Démarche détaillée en page 3 du document

En quittant le malade

Démarche détaillée en page 4 du document

Confirmation du diagnostic microbiologique
Selon le HCSP :

Avant la réalisation des prélèvements ou un examen clinique : le soignant doit assurer sa protection en respectant l’association de précautions complémentaires de type « Air » et de type « Contact »

Traitement

D’après les indication du HCSP, il comprend :

  1. traitement symptomatique de la détresse respiratoire,
  2. traitement de l’insuffisance rénale éventuellement associée,

Il n’existe pas de traitement antiviral spécifique.

Désinfection des matériels

Le coronavirus est sensible à l’hypochlorite de sodium (eau de Javel) à 0,1 %, aux composés organochlorés à 0,1 %, aux iodophores à 10 %, à l’éthanol à 70 % et au glutaraldéhyde à 2 %, il est résistant aux composés d’ammonium quaternaire à 0,04 % et aux dérivés phénoliques.

Signalement - Déclaration

Le HCSP indique que tout cas suspect doit être déclaré sans délai à :

l’ARS de la région où il a été identifié, via la plateforme régionale de recueil des signalements, et l’InVS par courriel (alerte@invs.sante.fr) ou par téléphone (astreinte 24h/24) : 08 20 42 67 15. Le classement en cas possible sera alors fait par l’InVS en lien avec le clinicien déclarant.

Avis relatif à la prise en charge des patients suspects d’infections dues au nouveau coronavirus (HCoV-EMC)- PDF - Haut Conseil de la santé publique, mars 2013.
Conduite à tenir pour la prise en charge des personnes présentant un syndrome ou une suspicion de syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) et des personnes contacts, le 6 avril 2004

source  :
- OMS
- InVs
- HCSP
- sante-medecine.net

En savoir encore plus sur CORONAVIRIDAE - LES CORONAVIRUS

Pour les passionnés, le laboratoire classé P4 Jean Mérieux INSERM

Ci-dessous la liste des villes où sont implantés ces laboratoires P4 dans le monde.

  • Afrique du Sud – Johannesburg – National Institute for Communicable Diseases
  • Allemagne – Berlin – Institut Robert Koch
  • Allemagne – Hambourg – Bernhard Nocht Institute for Tropical Medicine
  • Allemagne -Île Riems -Institut Friedrich Loeffler
  • Allemagne -Marburg -Hesse Université de Marbourg, Institut de Virologie
  • Australie -Geelong -Victoria Australian Animal Health Laboratory
  • Australie -Brisbane - Queensland Queensland Health Forensic and Scientific Services
  • Australie -Melbourne -Victoria Victoria Infectious Diseases Reference Laboratory (VIDRL)
  • Australie -Sydney -New South Wales Centre for Infectious Diseases and Microbiology Laboratory Service (CIDMLS) et The Institute for Clinical Pathology and Medical Research (ICPMR)
  • Canada -Winnipeg -Manitoba Laboratory Centre for Disease Control, National Microbiology Laboratory
  • États-Unis -Atlanta - Georgia Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC)
  • États-Unis -Atlanta - Georgia Center for Biotechnology and Drug Design, Georgia State University
  • États-Unis -Fort Detrick -Maryland U.S. Army Medical Research Institute of Infectious Diseases (USAMRIID)
  • États-Unis - Galveston -Texas Center for Biodefense and Emerging Infectious Diseases, University of Texas Medical Branch
  • États-Unis - Hamilton - Montana NIAID Rocky Mountain Laboratories
  • États-Unis - San Antonio - Texas Southwest Foundation for Biomedical Research
  • France - Gerland - Lyon P4 Jean Mérieux, INSERM
  • Gabon - Franceville - Centre International de Recherches Médicales de Franceville (CIRMF)
  • Italie – Rome - Lazzaro Spallanzani Hospital, National Institute of Infectious Diseases
  • Royaume-Uni – Londres - Angleterre Centre for Infections, Health Protection Agency
  • Royaume-Uni – Salisbury – Angleterre Centre for Emergency Preparedness and Response, Health Protection Agency
  • Russie – Koltsovo – Novosibirsk Centre de recherches d’état de virologie et de biotechnologie VECTEUR
  • Russie – Kirov – Kirov Institute of Microbiology, Russian Ministry of Defense
  • Russie – Sergiyev Posad – Moscou Virological Center of the Institute of Microbiology, Russian Ministry of Defense
  • Suède – Solna – Stockholm Swedish Institute for Communicable Disease Control
  • Suisse – Genève – Hôpitaux Universitaires de Genève
  • Suisse – Spiez – Office fédéral de la protection de la population
  • Taïwan Kwen-yang Laboratory Center of Disease Control
  • Taïwan Preventive Medical Institute of ROC Ministry of National Defense

Chirac corona virus

Arnaud BASSEZ

IADE/Formateur AFGSU-NRBC

Administrateur


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Anesthésie de l’obèse

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Étymologie du mot bariatrique
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I - Généralités :
BMI :

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ALRIV (Anesthésie Locale intraVeineuse)

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samedi 23 octobre 2010
par  Arnaud Bassez

Réanimation cardio-repiratoire : guidelines 2010-2015

Retrouvez en fin de cet article, l’actualité des articles sur l’arrêt cardiaque, mise en ligne au fil des publications.
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jeudi 24 septembre 2009
par  Arnaud Bassez

Le xénon : sweet dreams

Le xénon, un gaz rare, a fait son entrée depuis quelques temps comme anesthésiant dans les blocs opératoires.
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samedi 13 juin 2009
par  Arnaud Bassez

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AIVOC
Anesthésie Intra-veineuse à Objectif de Concentration
cliquez sur l’image pour voir l’animation
I Définition
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lundi 23 mars 2009
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Choc anaphylactique

A lire, l’article sur l’allergie (latex, curares et autre)
Vous trouverez d’autres documents (pas forcément en lien avec le sujet présent), en consultant les "best of" de la SOFIA ainsi que les différents congrès publiés ici.
Docs en stock
Docs en stock 2 Anesthésie-Cardiologie-Femme (...)

Brèves

Lépine l’arrose

mardi 8 mai 2018

Le concours Lépine 2018 récompense le « MedPack », une station de travail médicale

Cette station de travail médicale a été repérée par le service de Santé des Armées...

Le « MedPack », une station de travail médicale extra-hospitalière mise au point par Samuel Mercier.

Le 117e concours Lépine a récompensé lundi soir le « MedPack », une station de travail médicale extra-hospitalière mise au point par Samuel Mercier, un infirmier urgentiste aux Pompiers de Paris.

C’est à force d’intervenir au quotidien sur le terrain, de se rendre compte combien l’hygiène pouvait poser problème que Samuel Mercier a conçu, au bout de six ans, son prototype. « Cela faisait un siècle que l’on n’avait pas évolué, avec des conditions de travail inchangées » pour le personnel de santé intervenant en situation difficile, expliquait jeudi l’infirmier à l’AFP.

Une station de travail compacte pesant 7 kg

Ainsi, racontait-il, quand l’infirmier arrive sur un lieu d’accident ou d’attentat, «  il découvre son environnement de soin et souvent il n’est pas adapté, voire insalubre : il n’y a pas d’éclairage, pas de plan de travail etc. ». Sans compter que si l’on doit transfuser le patient, il faut compter sur un collègue pour tenir la perfusion, que les produits et autres seringues sont posés à même le sol puis jetés par terre…

Fort de son expérience, Samuel Mercier a donc conçu une station de travail compacte, pesant 7 kg et transportable à l’épaule, qui se déplie en trois secondes. Une fois stabilisé sur son trépied, le « MedPack » devient un « espace de travail emménagé » : poubelles pour le tri sélectif des déchets, pied à transfusion télescopique, ampoule éclairant la zone accidentée, plateau d’intubation intégré, mini-pharmacie sécurisée et même possibilité d’accrocher un parapluie !
Le « MedPack » bientôt déployé au Liban ?

Une cinquantaine de « MedPack » ont déjà été fabriqués et sont utilisés par les pompiers, ainsi que par des CHU en Suisse et en Belgique. Il doit prochainement être déployé au Liban auprès des militaires français. « D’autres utilisations en zones difficiles sont envisageables : lors d’interventions en montagne, à la campagne par des vétérinaires ou même en maison de retraite par des infirmiers libéraux  », selon Samuel Mercier.

Grâce à cette invention, l’infirmier urgentiste à obtenu la plus prestigieuse récompense du concours Lépine, le prix du président de la République, sous la forme d’un vase en porcelaine de Sèvres.

[...]

Source : 20minutes.fr Vanessa Rodrigues Biague

AB

Arrêt cardiaque, lecture continue

jeudi 7 septembre 2017

Retrouvez les articles sur l’arrêt cardiaque dans l’article dédié aux dernières recommandations 2015-2020.

Les quatre derniers articles intéressants de la semaine sont aussi sur le forum.

  • La question de la fréquence optimale de la ventilation pendant la réanimation cardio-respiratoire
  • Les femmes moins performantes pour une réanimation cardiopulmonaire
  • Un an après l’ECMO, comment vont-ils ?
  • Le SAOS protégerait le cerveau en cas d’arrêt cardiaque

Bonne lecture

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En relation

AB

Rapport relatif aux moyens mis en œuvre par l’État pour lutter contre le terrorisme depuis le 7 janvier 2015

mardi 12 juillet 2016

RAPPORT FAIT AU NOM DE LA COMMISSION D’ENQUÊTE relative aux moyens mis en œuvre par l’État pour lutter contre le terrorisme depuis le 7 janvier 2015 M. Georges FENECH Président - M. SÉBASTIEN PIETRASANTA Rapporteur

RAPPORT FAIT AU NOM DE LA COMMISSION D’ENQUÊTE relative aux moyens mis en œuvre par l’État pour lutter contre le terrorisme depuis le 7 janvier 2015 M. Georges FENECH Président-M. SÉBASTIEN PIETRASANTA Rapporteur

Le rapport présente 434 pages sur les attentats en France en 2015. Et mille pages d’annexes (les auditions).

Parmi les points mis en évidence, le document met clairement en lumière les "ratés " qui ont permis aux terroristes de Paris d’échapper à la surveillance. Ils étaient pourtant connus, à un titre ou un autre, des services judiciaires, pénitentiaires ou de renseignement. Tous avaient été fichés, contrôlés, écoutés ou incarcérés, à un moment de leur parcours de la délinquance à la radicalisation violente.

Voici les principaux constats de la commission :

Pour la création d’une "agence de lutte contre le terrorisme"

Pour éviter de nouvelles attaques, la commission prône notamment la création d’une "agence nationale de lutte contre le terrorisme" placée directement sous l’autorité du Premier ministre, sur le modèle américain du Centre national antiterroriste (NTC) créée après le 11 septembre 2001.

La nécessité de fusionner les trois forces d’élite

Le soir du 13 novembre, "l’intervention des forces d’intervention a été rapide, efficace et a démontré qu’elles étaient capables de collaborer", estime le rapporteur, le député socialiste Sébastien Pietrasanta qui s’interroge toutefois sur "le bien-fondé du maintien de plusieurs forces d’intervention spécialisées" et préconise, à terme, "la fusion des trois forces d’élite" (GIGN, Raid et BRI).

Pas gagné d’avance à mon avis.

Pour la création de "colonnes d’extraction" des victimes

Le principal problème, selon la commission, a été l’évacuation des victimes, qui a pu être retardée par le fait que les secours d’urgence n’avaient pas accès au périmètre des forces d’intervention. Dans ses 39 propositions, la commission préconise ainsi l’instauration de "colonnes d’extraction" des victimes.

L’échec du renseignement

Pour la création d’une agence nationale du renseignement

Des failles dans le renseignement pénitentiaire

L’attaque du Bataclan n’aurait pas pu être évitée

Des doutes sur l’efficacité des dispositifs de sécurisation du territoire

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Pour ceux qui voudraient lire les retex, ils sont disponibles sur l’article Les plaies par arme à feu - balistique des armes à feu

A lire Les rapports, les référentiels sur les services d’urgence

AB

Matos news 3

vendredi 24 juin 2016

Les moniteurs de la douleur dont disposent les anesthésistes depuis 2010 surveillent le diamètre de la pupille de l’œil ou la fréquence cardiaque. «  Leur faiblesse vient du fait qu’ils sont basés sur un seul paramètre. L’avantage du nouveau moniteur que nous étudions est qu’il est multiparamétrique  ». Le système nerveux autonome et le système hormonal de l’organisme réagissent aux stimuli douloureux par divers mécanismes qui induisent des changements mesurables.

Le nouveau moniteur dénommé PMD 200 (pain monitoring device) est équipé d’une technologie mise au point par la compagnie Medasense Biometrics Ltd. en Israël. Il se compose d’une petite sonde que l’on pince au bout du doigt du patient. Cette sonde est munie de quatre capteurs. L’un d’entre eux enregistre une courbe de pléthysmographie, qui décrit les variations du volume sanguin au moyen d’une mesure de la pulsatilité des capillaires, ces petits vaisseaux entre les artères et les veines. À chaque battement cardiaque se produit une onde de pulsatilité dans les capillaires. Cette onde de pulsatilité permet de calculer la variabilité de la fréquence cardiaque.

Ce nouveau dispositif surveille continuellement ces paramètres physiologiques qui sont affectés par les stimuli douloureux et par l’administration d’analgésiques. Un algorithme mathématique analyse ces données physiologiques et les convertit en temps réel en un index de douleur appelé Nol (pour nociception level index). Les valeurs de cet index sont représentées sur une échelle de 0 à 100. Une valeur entre 0 et 10 signifie que le patient ne ressent pas de douleur et qu’on peut même alléger un peu les doses d’analgésiques. Une valeur entre 10 et 25 est idéale. Et une valeur dépassant 25 signifie que le patient est en douleur et qu’il faut augmenter les doses.

Lire la suite sur le forum

- Le site medasense

- Les articles sur la douleur

  • Douleur (le point de vue juridique)

AB

Matos news 2

samedi 21 mai 2016

Le laboratoire Dräger publie une alerte sur le remplissage des cuves de desflurane avec le produit du laboratoire Baxter.

Mesures de précaution au remplissage des cuves de desflurane Dräger

A lire et à diffuser autour de nous.

AB