Postuler, ça s’apprend

samedi 9 novembre 2013
par  Arnaud Bassez
popularité : 3%

Comment mettre les chances de votre côté en envoyant un CV qui soit le mieux possible ?

Le curriculum vitae répond à des exigences, que les DRH connaissent mais pas forcément le soignant.

Voici quelques pistes afin de vous aider dans la rédaction du sésame qui pourra vous ouvrir les portes de l’établissement convoité.

L’organisation du CV

Cette étape est importante. Avant de penser au contenu de celui-ci, il est nécessaire de savoir ce qui doit impérativement y figurer et dans quel ordre.

1) Les coordonnées et l’état civil

Les coordonnées et l’état civil doivent toujours figurer à gauche, en haut du CV.

  • Prénom, nom, adresse, numéro de téléphone, adresse e-mail et âge doivent être mentionnés. Vous pouvez également ajouter votre situation maritale et votre nationalité, mais ces éléments ne sont en aucun cas obligatoires.
  • À droite, vous pouvez faire figurer une photo. Là encore, ce n’est pas obligatoire mais elle permet de susciter la sympathie du recruteur. Attention cependant à bien choisir la photo de votre CV.

Vous pouvez également préciser ici que vous avez le permis de conduire. Cela peut être un atout, notamment si vous postulez loin de votre domicile.

2) Le titre

Il est essentiel de donner un titre à votre CV, notamment si vos précédentes expériences ne sont pas totalement en relation avec le poste pour lequel vous postulez. Le recruteur pourra ainsi voir du premier coup d’œil pour quel type de poste vous postulez. Pensez à choisir un titre explicite et avenant afin d’attirer l’attention du recruteur.

3) Les expériences

Si vous débutez, il est préférable de mettre, en premier lieu, la rubrique dédiée aux diplômes, car c’est ce qui pourra convaincre le recruteur. Si, au contraire, vous avez quelques années d’expérience à votre actif, mettez-les en valeur en les faisant figurer en tête du CV. N’oubliez pas que votre CV ne doit pas être trop long, la longueur idéale est d’une page. Attention donc, si vous avez une longue et riche carrière derrière vous, il est préférable de mentionner les expériences les plus significatives et les plus en relation avec le poste pour lequel vous postulez. Enfin, vous pouvez faire figurer vos expériences dans l’ordre chronologique mais l’utilisation de l’ordre chronologique inversée reste davantage employée car elle permet de mettre en évidence les derniers postes occupés. Pensez à préciser, à chaque fois, le type de contrat effectué, la durée, l’intitulé du poste ainsi que le nom de l’établissement et le lieu d’exercice.

4) Les diplômes

Soyez concis quand vous mentionnez vos diplômes. Si vous avez obtenu un Master ou une Licence, il n’est pas nécessaire de préciser l’obtention du BEPC et du Baccalauréat. Vous pouvez également faire figurer dans cette rubrique les Validations des Acquis de l’Expérience et formations. Quand vous énumérez vos diplômes, indiquez le titre, l’année d’obtention ainsi que le nom de l’établissement.

5) Les informations complémentaires

Vous pouvez intégrer ici tout ce qui pourrait achever de convaincre le recruteur : permis de conduire, compétences informatiques ou encore pratique de langues étrangères. Précisez votre niveau de maîtrise pour les langues : lu-écrit-parlé, années de pratique ou encore tests obtenus (TOEIC ou TOEFL).

6) Les centres d’intérêt

Cette rubrique est facultative, mais elle permettra au recruteur de mieux cerner votre personnalité. Activité sportive, passion, occupation associative : l’essentiel est d’être honnête et précis. Évitez de dire simplement que vous aimez la lecture et les voyages et précisez quel genre de livres vous aimez ou encore quels voyages avez-vous effectué.

La mise en page du CV

La mise en page, simple détail du CV ? Bien au contraire ! Au premier coup d’œil, c’est ce que le recruteur apercevra. La mise en page détermine la bonne présentation du CV et influencera fortement la première opinion que se fera le recruteur de vous. De plus, une mise en page claire et structurée témoignera de votre maîtrise des logiciels de traitement de texte.

La police

Utilisez une seule police dans votre document. Certains candidats veulent miser sur l’originalité pour que leurs CV retiennent l’attention du recruteur, mais le risque est de tomber dans le mauvais goût. En multipliant les polices votre CV manquera de cohérence. Gardez à l’esprit que votre CV vous représente.

De plus, l’utilisation de plusieurs polices ne facilite pas la lecture d’un CV. Il serait dommage que votre CV finisse aux oubliettes à cause d’un mauvais choix de police. mieux vaut donc jouer la carte de la sobriété.

Par ailleurs, vous pouvez oublier les polices de type Comic sans Ms qui ne font pas professionnelles. Optez plutôt pour des polices classiques du type Times New roman, Arial ou Verdana.

Si vous souhaitez renvoyer une image un peu plus moderne, choisissez les polices Century Gothic ou Avenir. Mais il est essentiel de toujours choisir une police lisible, car votre CV sera peut être scanné ou imprimé. Certaines polices ne sont plus très lisibles une fois passée l’étape de l’impression.

La taille de la police doit, quant à elle, être comprise entre 9 et 12. Si vous avez un CV fourni, choisissez une police de taille 9, mais pas moins. Si au contraire vous êtes débutant, optez pour une police de taille 12, mais ne dépassez pas cette taille sinon le recruteur aura l’impression que vous essayez de combler le vide de votre CV en employant une police imposante.

Les options

Utilisez le gras avec parcimonie. Le gras permet de mettre certains éléments en évidence. Mais si vous en abusez, c’est l’effet inverse qui se produira et aucun élément de ressortira efficacement. Il en est de même pour l’option de soulignage. Elle n’est pas très répandue et est à éviter à l’intérieur des paragraphes. Cependant, cette option peut être employée pour mettre en valeur les titres des rubriques par exemple.

Les outils de mise en page

Évitez les blocs de texte, cela ne donnera pas envie au recruteur de vous lire. Retournez à la ligne quand vous le jugerez nécessaire. Usez également des puces qui permettront de classer et de mettre en évidence vos compétences et/ou vos expériences.
Enfin, n’oubliez pas de prêter attention à l’interlignage qui est l’espace entre deux lignes. La norme est de choisir un interlignage de 1,5.
La marge a aussi son importance, l’idéal est de choisir une marge de 2,5 cm. Si vous avez un long CV, vous pouvez réduire cette marge.

Quelles que soient les options de mise en page que vous utilisez, ne perdez pas de vue qu’il ne faut pas surcharger votre CV. Mettez-vous à la place du recruteur qui reçoit des dizaines de CV. Si le vôtre est illisible et que l’information est noyée dans les fioritures, il ne prendra pas la peine de le lire.
Enfin, les règles de mise en page que vous appliquez doivent être les mêmes dans chaque paragraphe afin de donner de la cohérence à l’ensemble.

Bien choisir la photo de son CV

La photo n’est pas obligatoire sur un CV. Néanmoins, les recruteurs sont nombreux à apprécier le fait de pouvoir mettre un nom sur un visage. De plus, la photo peut être un atout pour le CV car, grâce à elle, vous pourrez susciter l’intérêt et la sympathie du recruteur… Mais encore faut-il bien la choisir. À l’inverse, si vous ne choisissez pas la bonne photo, cela peut être rédhibitoire.

À éviter

N’oubliez pas que la photo du CV est la première vision que le recruteur aura de vous : vous adorez cette photo, prise lors du mariage de votre cousine quand vous aviez 20 ans ? Mais voilà, aujourd’hui vous avez 15 ans de plus. Assumez votre âge et ne choisissez pas une photo trop ancienne. Le recruteur veut avoir une idée précise de la personne qu’il va rencontrer.

On évite également la photo de soirée ou de vacances sur laquelle vous avez coupé votre meilleur ami, mais dont on voit toujours l’épaule. Ces photos, d’ordre privé, n’envoient pas une image professionnelle et sérieuse.
Enfin, pour des raisons évidentes, ne choisissez pas une photo dénudée, en short de plage ou maillot de bain.

Quelle tenue choisir ?

Le choix de la tenue est important sur une photo de CV. Ne choisissez pas une photo sur laquelle vous posez en pyjama ou torse-nu. Revêtez plutôt une tenue sobre : une chemise, un pull ou un polo par exemple. Ce sont des classiques incontournables et toujours efficaces. Optez plutôt pour des imprimés sobres, vous pouvez donc donc oublier l’imprimé hawaïen.
En d’autres termes, présentez-vous sur votre votre de la même manière que si vous vous rendiez à un entretien.
Bon à savoir, choisir un haut de couleur vive vous donnera un côté moderne et dynamique. des couleurs plus claires donnent, quant à elles, une impression sérieuse et classique.

Quelle attitude adopter ?

Sur la photo de votre CV, on ne doit voir que votre buste. N’oubliez pas qu’elle permet simplement au recruteur de vous identifier. La photo de pied est donc complètement inutile.
Surtout, évitez les poses qui manquent de naturel et les sourires forcés. Soyez décontracté et souriant. Le but est de communiquer une image sympathique et de donner ainsi envie au recruteur de vous rencontrer.

Comment réaliser une photo pour son CV ?

Certains photographes proposent de réaliser des photos professionnelles pour votre CV. C’est la solution la plus facile, la plus professionnelle mais aussi la plus chère.
L’autre solution est de choisir une photo prise dans un Photomaton. Mais attention, trop exposée, trop floue ou trop sombre, la première photo est rarement une réussite. plusieurs essais sont nécessaires avant d’arriver à un résultat satisfaisant.

La solution la plus simple et la moins chère est encore de réaliser votre photo vous-même à l’aide d’un appareil photo numérique. Choisissez un mur blanc ou de couleur neutre (ne prenez pas la pose devant une tapisserie décorée de dauphins). Revêtez votre tenue la plus professionnelle, demandez à un proche de vous prendre en photo et surtout souriez !

Il ne vous reste plus qu’à intégrer la photo à votre CV. Attention, elle doit respecter une certaine taille. elle ne doit pas faire plus de 4,5 centimètres, ce qui correspond à peu près à la taille d’une photo d’identité. Au-delà, votre photo éclipsera vos expériences professionnelles.

Ce qu’un recruteur attend d’un candidat

Julie Staudt, responsable des Ressources Humaines pour la maison de santé AMRESO-BETHEL a accepté de répondre aux questions du Labo Staff afin que vous sachiez ce qu’un recruteur attend de vous en entretien.

  • Quels conseils pourriez-vous donner afin d’aider un candidat à préparer un entretien ?

Avant toute chose, il est essentiel de vous renseigner sur la structure pour laquelle vous postulez. Aujourd’hui avec Internet, c’est très facile. Cela vous permettra de cibler le secteur d’activité de l’établissement et de voir si celui-ci correspond à votre projet professionnel. Il n’est pas rare de voir des lettres de motivation dans lesquelles le candidat se trompe quant au secteur d’activité de notre structure.

À l’approche de l’entretien, préparez-vous aux questions que le recruteur pourrait poser. Demandez-vous pourquoi vous postulez dans cette structure, il faut que vous sachiez expliquer vos motivations pour le poste. Cela fait partie des premières questions sur lesquelles le recruteur vous interrogera.

Par ailleurs, il est important de définir clairement votre projet professionnel, en mettant en lumière vos envies, vos ambitions mais aussi en donnant une logique à votre parcours. Il faut que le recruteur comprenne pourquoi vous postulez.

  • Quelles qualités essentielles recherchez-vous chez un candidat ?

Quand on postule dans une structure, avoir un bon relationnel est une qualité essentielle. Le candidat doit montrer sa motivation à travailler au service de personnes. La bientraitance et le respect sont donc tout aussi importants, surtout quand on s’occupe d’humains. Enfin même si l’entretien est une étape stressante, le candidat devra savoir gérer ses émotions. C’est un bon moyen de voir, si, en cas d’urgence, il sera capable de garder son sang froid. Pour terminer, je conseillerais de rester naturel, il est inutile de mentir sur soi-même ou de vous faire passer pour quelqu’un que vous n’êtes pas, cela finira vite par se voir.

  • La gestuelle est-elle un élément que vous analysez en entretien ?

La gestuelle est une chose à laquelle on prête attention sans le vouloir. Une attitude trop molle ou à l’inverse trop énergique, peut refroidir votre interlocuteur. Mais surtout, il est très important d’éviter toute familiarité.

  • Quels sont les détails ou attitudes qui sont rédhibitoires ?

Le tutoiement et la vulgarité sont clairement rédhibitoires. Si un candidat se laisse aller à une telle attitude face au recruteur, il en fera de même avec un patient et cela n’est pas acceptable.
La saleté est également un frein, car l’hygiène est un domaine essentiel quand on travaille dans le domaine de la santé. Enfin, évitez également les décolletés, les shorts ou les jupes trop courtes cela risque de renvoyer une mauvaise image de vous.

  • Sur quoi évaluez-vous un candidat ?

90 % de l’évaluation d’un candidat repose sur son parcours professionnel. Le candidat devra démontrer une certaine cohérence dans son parcours, en expliquant ses choix professionnels et ses motivations. Si par exemple, vous avez un trou dans votre CV, expliquez-le et soyez le plus honnête possible. Même si vos précédentes expériences ne sont pas toutes en adéquation avec le poste que vous convoitez, il est important de pouvoir l’expliquer et de motiver tous vos choix professionnels.

  • Comment faire bonne impression face à un recruteur ?

La poignée de main est le premier contact avec le candidat. Elle en dit beaucoup sur l’attitude. Alors, évitez la poignée de main trop ferme ou trop molle. Quant à l’allure vestimentaire, l’important est d’être propre et présentable, inutile de sortir le tailleur ou le costume. Un simple pantalon ou jupe pour les femmes, avec un pull ou un chemisier, en bref des vêtements sobres feront l’affaire. Enfin, la bonne impression c’est aussi une question d’affect. Si la personne que l’on reçoit est à l’aise, naturelle et qu’une discussion s’engage avec le recruteur c’est un point positif.

  • Que faire quand un entretien reste sans suite ?

En fin d’entretien, n’hésitez pas à demander au recruteur quand il vous contactera. Si vous oubliez de lui demander, alors entre 24 et 48 heures après l’entretien, vous pouvez lui envoyer un email, pour revenir sur votre motivation pour le poste, sur certains points abordés durant l’entretien ou encore sur votre disponibilité. Enfin, si après une semaine vous restez sans nouvelle, n’hésitez pas à appeler le recruteur pour savoir où il en est dans son processus de recrutement, cela témoignera de votre motivation.

Les attitudes qui peuvent être rédhibitoires en entretien

Motivation, ambition, humour ou détermination : il y a des attitudes qui achèvent de convaincre un recruteur en entretien. D’autres, au contraire, peuvent être clairement rédhibitoires. Alors, pour éviter de passer à côté du job de votre vie, lisez la suite.

  • Ne pas dire bonjour

Évidemment, vous dites bonjours au recruteur, mais avez-vous pensé à saluer la secrétaire ou l’hôtesse d’accueil ? Il ne faut pas oublier que toutes les personnes que vous rencontrerez durant l’entretien sont susceptibles de devenir vos collègues, alors autant être courtois et gagner des points.

  • Rater sa poignée de main

La poignée de main est le premier contact direct que avez avec le recruteur. Sachez qu’elle en dit long sur la personnalité. Une main molle et humide renvoie l’image d’un candidat stressé et peu sûr de lui. En revanche, une poignée de main franche et un large sourire vous feront gagner des points. Cependant, vous n’êtes pas à un concours de force, il est inutile de trop serrer la main du recruteur.

  • Mâcher un chewing-gum

Mâcher un chewing-gum en entretien est impoli et vulgaire. Le recruteur aura l’impression d’avoir une vache en face de lui. L’idée de prendre un chewing-gum avant l’entretien est bonne, mais pensez à le jeter avant de vous retrouver face au recruteur.

  • Regarder l’heure ou arriver en retard

Arriver en retard à un entretien est une attitude à proscrire. Le recruteur pensera que vous manquez de sérieux et de rigueur.
Il est également déconseillé de regarder fréquemment votre montre. L’entretien doit être votre priorité, vous devez être concentré et entièrement disposé à écouter le recruteur. Prenez donc vos précautions afin de ne pas être gêné si l’entretien devait durer plus longtemps que prévu.

  • Porter une tenue inappropriée

Tenue trop sexy, trop décontractée, trop habillée ou trop sale ? Ne perdez pas de vue que l’aspect extérieur influe fortement sur la première impression que le recruteur se fera de vous. Alors, choisissez une tenue sobre et propre.

  • Poser les mauvaises questions

C’est important de poser des questions en entretien, mais encore faut-il poser les bonnes questions. Si c’est le premier entretien que vous passez pour cet établissement, n’abordez pas la question des congés et des autres avantages que pourraient vous proposer le recruteur, au risque de passer pour une personne qui n’est pas motivée par les missions qui l’attendent. Néanmoins, la question du salaire peut tout de même être abordée.

  • Ne pas regarder le recruteur

Il est important de regarder le recruteur dans les yeux. Dans le cas contraire, il pensera que vous n’êtes pas sûr de vous. Si vous êtes timide, fixez un point imaginaire entre les yeux du recruteur, mais surtout ne regardez pas vos pieds pendant qu’il parle.

Exemple de CV d’un infirmier

source : Le Labo Staff

Le chat de Geluck

Arnaud BASSEZ

IADE-formateur AFGSU-NRBC

Administrateur


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Gas Man, le logiciel

Gas Man est un outil informatique unique pour l’enseignement, la simulation et l’expérimentation de l’absorption et la distribution de produits d’anesthésie. Il combine un livre de didacticiel primé avec des logiciels puissants et faciles à utiliser.
Chaque concept enseigné par Gas Man est entièrement (...)

dimanche 23 février 2014
par  Arnaud Bassez

Je pense donc j’invente

Professeur maboule, rêveur ou les pieds sur terre, les inventeurs et les inventions peuvent surgir en nous, sans l’avoir prémédité. Les meilleures idées sont souvent les plus bêtes, car les plus évidentes et les plus simples, comme le masque pédiatrique muni d’une tétine, inventé par une IADE (...)

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mardi 7 octobre 2008
par  Yves Benisty

Courroie de transmission

Pour certains, transmettre est une seconde nature.
Il en va ainsi de notre collègue Yves Benisty, qui nous envoie des documents propices à l’instruction de tous.
Bonne lecture.
Merci Yves.
AB

samedi 4 octobre 2008
par  Yves Benisty

Chef mécano

Merci à Yves Benisty, qui nous envoie des procédures de vérification de ventilateurs Excel
et aestiva 3000
de Ohmeda,
ainsi qu’un document sur les traitements de brûlures.
Vous pouvez déposer des documents utiles à transmettre, à condition que vous en soyez l’auteur ou que l’auteur donne son accord (...)

dimanche 20 mai 2007
par  Arnaud Bassez

Comment lire un article médical ?

Il n’est pas dans mes intentions de vous expliquer comment lire et interpréter votre lecture, mais plus de vous donner des définitions sur certains thèmes que l’on retrouvent fréquemment dans les articles et que peut-être quelques uns d’entre nous ne saisissent pas.
Niveau de preuve scientifique
= (...)

vendredi 9 mars 2007
par  Arnaud Bassez

Abréviation

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les abréviations sans jamais oser le demander
Pour ceux et celles qui seraient intéressés par une formation de secouriste. Les professionnels de santé devant s’orienter vers l’AFGSU.
LES DIFFÉRENTES FORMATIONS EXISTANTES
Attestation de Formation aux (...)

mercredi 31 janvier 2007
par  Arnaud Bassez

Comment lire sa fiche de paie ?

Article actualisé le 1er juilllet 2016
La rémunération des fonctionnaires est définie par
Instruction DGOS/RH1/2013/428 du 31 décembre 2013 relative à la rémunération des agents publics participant à titre accessoire à des activités de formation et de recrutement
Décret 2013-1290 du 27 décembre 2013 (...)

Brèves

Arrêt cardiaque, lecture continue

jeudi 7 septembre

Retrouvez les articles sur l’arrêt cardiaque dans l’article dédié aux dernières recommandations 2015-2020.

Les quatre derniers articles intéressants de la semaine sont aussi sur le forum.

  • La question de la fréquence optimale de la ventilation pendant la réanimation cardio-respiratoire
  • Les femmes moins performantes pour une réanimation cardiopulmonaire
  • Un an après l’ECMO, comment vont-ils ?
  • Le SAOS protégerait le cerveau en cas d’arrêt cardiaque

Bonne lecture

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En relation

AB

Rapport relatif aux moyens mis en œuvre par l’État pour lutter contre le terrorisme depuis le 7 janvier 2015

mardi 12 juillet 2016

RAPPORT FAIT AU NOM DE LA COMMISSION D’ENQUÊTE relative aux moyens mis en œuvre par l’État pour lutter contre le terrorisme depuis le 7 janvier 2015 M. Georges FENECH Président - M. SÉBASTIEN PIETRASANTA Rapporteur

RAPPORT FAIT AU NOM DE LA COMMISSION D’ENQUÊTE relative aux moyens mis en œuvre par l’État pour lutter contre le terrorisme depuis le 7 janvier 2015 M. Georges FENECH Président-M. SÉBASTIEN PIETRASANTA Rapporteur

Le rapport présente 434 pages sur les attentats en France en 2015. Et mille pages d’annexes (les auditions).

Parmi les points mis en évidence, le document met clairement en lumière les "ratés " qui ont permis aux terroristes de Paris d’échapper à la surveillance. Ils étaient pourtant connus, à un titre ou un autre, des services judiciaires, pénitentiaires ou de renseignement. Tous avaient été fichés, contrôlés, écoutés ou incarcérés, à un moment de leur parcours de la délinquance à la radicalisation violente.

Voici les principaux constats de la commission :

Pour la création d’une "agence de lutte contre le terrorisme"

Pour éviter de nouvelles attaques, la commission prône notamment la création d’une "agence nationale de lutte contre le terrorisme" placée directement sous l’autorité du Premier ministre, sur le modèle américain du Centre national antiterroriste (NTC) créée après le 11 septembre 2001.

La nécessité de fusionner les trois forces d’élite

Le soir du 13 novembre, "l’intervention des forces d’intervention a été rapide, efficace et a démontré qu’elles étaient capables de collaborer", estime le rapporteur, le député socialiste Sébastien Pietrasanta qui s’interroge toutefois sur "le bien-fondé du maintien de plusieurs forces d’intervention spécialisées" et préconise, à terme, "la fusion des trois forces d’élite" (GIGN, Raid et BRI).

Pas gagné d’avance à mon avis.

Pour la création de "colonnes d’extraction" des victimes

Le principal problème, selon la commission, a été l’évacuation des victimes, qui a pu être retardée par le fait que les secours d’urgence n’avaient pas accès au périmètre des forces d’intervention. Dans ses 39 propositions, la commission préconise ainsi l’instauration de "colonnes d’extraction" des victimes.

L’échec du renseignement

Pour la création d’une agence nationale du renseignement

Des failles dans le renseignement pénitentiaire

L’attaque du Bataclan n’aurait pas pu être évitée

Des doutes sur l’efficacité des dispositifs de sécurisation du territoire

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Pour ceux qui voudraient lire les retex, ils sont disponibles sur l’article Les plaies par arme à feu - balistique des armes à feu

A lire Les rapports, les référentiels sur les services d’urgence

AB

Matos news 3

vendredi 24 juin 2016

Les moniteurs de la douleur dont disposent les anesthésistes depuis 2010 surveillent le diamètre de la pupille de l’œil ou la fréquence cardiaque. «  Leur faiblesse vient du fait qu’ils sont basés sur un seul paramètre. L’avantage du nouveau moniteur que nous étudions est qu’il est multiparamétrique  ». Le système nerveux autonome et le système hormonal de l’organisme réagissent aux stimuli douloureux par divers mécanismes qui induisent des changements mesurables.

Le nouveau moniteur dénommé PMD 200 (pain monitoring device) est équipé d’une technologie mise au point par la compagnie Medasense Biometrics Ltd. en Israël. Il se compose d’une petite sonde que l’on pince au bout du doigt du patient. Cette sonde est munie de quatre capteurs. L’un d’entre eux enregistre une courbe de pléthysmographie, qui décrit les variations du volume sanguin au moyen d’une mesure de la pulsatilité des capillaires, ces petits vaisseaux entre les artères et les veines. À chaque battement cardiaque se produit une onde de pulsatilité dans les capillaires. Cette onde de pulsatilité permet de calculer la variabilité de la fréquence cardiaque.

Ce nouveau dispositif surveille continuellement ces paramètres physiologiques qui sont affectés par les stimuli douloureux et par l’administration d’analgésiques. Un algorithme mathématique analyse ces données physiologiques et les convertit en temps réel en un index de douleur appelé Nol (pour nociception level index). Les valeurs de cet index sont représentées sur une échelle de 0 à 100. Une valeur entre 0 et 10 signifie que le patient ne ressent pas de douleur et qu’on peut même alléger un peu les doses d’analgésiques. Une valeur entre 10 et 25 est idéale. Et une valeur dépassant 25 signifie que le patient est en douleur et qu’il faut augmenter les doses.

Lire la suite sur le forum

- Le site medasense

- Les articles sur la douleur

  • Douleur (le point de vue juridique)

AB

Matos news 2

samedi 21 mai 2016

Le laboratoire Dräger publie une alerte sur le remplissage des cuves de desflurane avec le produit du laboratoire Baxter.

Mesures de précaution au remplissage des cuves de desflurane Dräger

A lire et à diffuser autour de nous.

AB

Organisation de l’anesthésie-réanimation obstétricale (recommandations SFAR)

jeudi 4 février 2016

Nouvelle recommandation SFAR..

Les IADE ayant participé au référentiel ont eu quelques difficultés semblerait-il...

Organisation de l’anesthésie-réanimation obstétricale (recommandations SFAR)

Les autres recommandations de la SFAR

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Analyse de la sinistralité en anesthésie réanimation obstétricale dans les hôpitaux publics français : données SHAM 2007–2014

Laurie Tran1, Michel Carles1, Frederic Fuz2, Marc Raucoules1, Patrick Niccolai3, Isabelle Rouquette-Vincenti3, Alexandre Theissen3

  • 1 Pôle anesthésie-réanimation, CHU de Nice, Nice, France
  • 2 SHAM, Lyon, France
  • 3 Pôle anesthésie-réanimation, CHPG, Monaco

Available online 10 November 2015

Introduction

La mortalité maternelle et périnatale ainsi que les séquelles neurologiques des nouveaux-nés restent les principaux motifs de réclamations en contexte obstétrical aux États-Unis [1] et en France [2]. Nous présentons les motifs de réclamations en anesthésie obstétricale en France à partir des déclarations SHAM (1er assureur des établissements de santé), entre 2007 et 2014.

Matériel et méthodes

Étude rétrospective des dossiers de sinistres SHAM entre 2007 et 2014 réglés soit par voie amiable, soit par l’intermédiaire de la CRCI, soit par voie judiciaire.

Résultats

L’anesthésie obstétricale est impliquée dans 99 dossiers sur 3083 sinistres en obstétrique soit 3,2 %. Seuls 4 % des sinistres impliquaient la personne physique, les autres sinistres impliquant l’établissement public soit 81 % (dont 1/3 de CHU et 2/3 de CHG) et privé soit 14 %. Concernant les circonstances cliniques, pour 2 patientes il s’agissait d’une IVG, pour les autres dans 61 % des cas un accouchement par voie basse et dans 39 % des cas une césarienne (d’emblée ou conversion).

Le type d’anesthésie initiale était une APD dans 75 % des cas, une rachianesthésie dans 20 % des cas, une AG dans 3 % des cas et aucune anesthésie chez une parturiente ; le type d’anesthésie concerné par la plainte était l’ALR dans 93 % des cas et l’AG dans 7 % des cas (due donc dans la moitié de ces cas à une AG 2aire à l’ALR). Les réclamations concernant l’ALR étaient en relation avec des complications survenues dans 42 % des cas lors de la pose et dans 81 % des cas pendant l’hospitalisation (> 100 % car signalements cumulés).

Parmi les complications de l’ALR à la pose de type échec ou brèche, 12 cas ont nécessité une AG avec IOT (dont un cas d’arrêt respiratoire sur brèche à la pose de l’APD et un hématome sous dural aigu à j2) ; de plus une AG s’est compliquée d’un choc anaphylactique (succinylcholine) et inhalation sur IOT difficile, avec séquelles neurologiques.

Les réclamations après AG de 1re intention (pas d’ALR) sont liées à deux chocs anaphylactiques dont l’un avec décès et l’autre avec séquelles neurologiques (1 IVG et 1 césarienne respectivement), et une réclamation pour douleur périnéale dans le 3e cas (IVG). En fin d’expertise, 54 séquelles neurologiques (allant de la monoparésie au coma végétatif), 2 décès, 6 préjudices moraux et 37 conséquences autres ont été retenues. Seuls 2 dossiers sur 99 ont fait l’objet d’une condamnation civile, les autres ayant été réglé soit à l’amiable soit ayant fait l’objet d’une indemnisation par l’intermédiaire de la CRCI.

Discussion

Les complications en obstétrique faisant l’objet d’une déclaration de sinistre concernent peu fréquemment l’anesthésie. Les conséquences de l’ALR sont au premier plan et le recours à l’AG secondairement reste une source supplémentaire de complications. Il faut noter le faible nombre de condamnations par rapport à la gravité des préjudices, lié à une information appropriée et tracée ainsi qu’à l’absence de faute médicale patente (aléa thérapeutique).

Auteur correspondant.

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AB