Développement durable au bloc opératoire

samedi 31 mars 2018
par  Arnaud Bassez
popularité : 9%

Une collègue et amie, Nathalie, nous envoie des documents sur le développement durable au bloc opératoire.
Ce sujet est très important, et la SOFIA en est très soucieuse. La prise de conscience doit être la règle.

Circuits déchets, bilan 2013, programme 2014
Primum non nocere. Une entreprise politique pour une mobilisation citoyenne
Le guide pratique du développement durable au bloc opératoire, édition 2017

Guide 2015 des pratiques vertueuses en développement durable des établissements sanitaires et médico sociaux (CDS)

Dès juin 2008, une brève évoquait cette problématique, suivie en janvier 2012, d’un article sur la pollution au bloc opératoire mentionnant ce problème récurrent, que l’on ne peut et doit plus occulter.

Il va du simple tri dans la bonne poubelle, très ou trop souvent ignoré ou méprisé, au recyclage des parties métalliques, en passant par une action raisonnable et raisonnée des agents halogénés, associé à une prise sega qui toutefois déplace le problème vers l’extérieur et participe à l’effet de serre.

Lorsque l’on sait que le sévoflurane est six fois (certains écrits mentionnent 14 voire 27) plus polluant que le desflurane, il est sans doute intéressant de changer ses pratiques pour les adapter à une prise en compte de l’effet polluant sur la planète.

Pour une prise en compte de notre seul hôte disponible dans l’univers, dans l’état actuel des connaissances de la science.

  • A lire

La pollution au bloc opératoire

Anesthésie verte et éco responsable. (Dr Jane MURET Gustave Roussy)
Guide DASRI 2009 Ministère de la santé
Anesthésie, recyclage et projets en anesthésie (Nolwenn FEBVRE chu Rennes)
Quand une IADE initie un projet porteur : les p’tits doudous
Les médicaments utilisés en anesthésie sont-ils vraiment des polluants majeurs. (Chapuis, Guerquin, Albaladejo. MAPAR 2016)
Eco-responsabilité, les grands principes appliqués au bloc opératoire. (mapar 2016)
Empreinte environnementale de l’activité des blocs opératoires (Dr El Mahdi HAFIANI CHU Tenon, Paris)
Les déchets dans un établissement de soins (Bruno JAECK, CHU Strasbourg)
Cap vers le développement durable au bloc opératoire ( Djamila MOKHTAR ADMAN- Catherine SOUQUET 35e journée de l’UNAIBODE)
  • Le mémoire de sortie de l’école d’IADE de Grenoble
    Gestion du tri des déchets au bloc opératoire, impact économique et écologique. Memoire-EIADE-2015 (Demangeat Charlotte-Maynard Lucile-Mensah Kokou Désiré-Wieczorek Arnold)
  • Le mémoire d’un technicien de salle d’opération en Suisse
    Le technicien en salle d’opération au service du développement durable du tri et du recyclage
  • Le travail d’une IBODE sur la problématique

- Le développement Durable et bloc opératoire
Delphine Stassin le 9 juin 2015


Les blocs opératoires sont aussi des pollueurs silencieux

Par Aurélie Franc le 21/05/2018 .lefigaro.fr

Ce sont notamment les gaz anesthésiques, non recyclés, qui constituent une source de pollution importante. Plus de 95 % du gaz utilisé lors des opérations s’échappe en l’état.

Une opération chirurgicale sous anesthésie générale produit plus de gaz à effet de serre qu’un trajet Paris-Lyon en voiture. Chacun de ces actes médicaux émettrait en moyenne entre 150 et 230 kg de CO2, contre « seulement » 120 kg de CO2 pour traverser la moitié de la France en voiture, selon une étude publiée fin 2017 dans The Lancet. De quoi mobiliser les anesthésistes réanimateurs français, pour réduire leur consommation dans les blocs opératoires.

Les estimations des émissions de carbone ont été réalisées par une équipe de chercheurs canadiens, dans trois hôpitaux anglophones : l’hôpital général de Vancouver (Canada), le centre médical de l’université du Minnesota (États-Unis) et l’hôpital John Radcliffe (Royaume-Uni). Trois critères ont été retenus pour mesurer la production de CO2 : la consommation d’énergie (lumières, chauffage, etc.), l’émission de gaz anesthésiants (la pollution liée à ces gaz a été transposée en émission de CO2) et enfin, la production de déchets matériels des hôpitaux.

Dans les trois cas, les gaz anesthésiques et la consommation d’énergie étaient la source principale d’émission de gaz à effet de serre. Dans les hôpitaux canadien et américain, les gaz étudiés (isoflurane, sevoflurane et desflurane, dits gaz halogénés) représentaient respectivement 63 % et 51 % des émissions des blocs opératoires. À l’inverse, au Royaume-Uni, ils ne représentaient que 4 % (alors que la consommation d’énergie comptait pour 84 %).

« À cause de l’utilisation [du desflurane], les hôpitaux américains rejettent dix fois plus de gaz dans l’atmosphère que leurs homologues anglais  » Les chercheurs de l’étude, qui plaident pour une réduction de l’utilisation de ce gaz

Pourquoi tant de différence ? Tout d’abord l’hôpital John Radcliffe, plus grand, consomme davantage d’énergie. Mais c’est surtout que cet hôpital anglais n’utilise pas de desflurane, un anesthésique extrêmement polluant. « À cause de l’utilisation de ce produit, les hôpitaux américains rejettent dix fois plus de gaz dans l’atmosphère que leurs homologues anglais », notent les chercheurs de l’étude, qui plaident pour une réduction de l’utilisation de ce gaz.

« Le desflurane et le sevoflurane sont aussi utilisés dans les hôpitaux français. Tout comme le protoxyde d’azote (gaz non halogéné cette fois), non mentionné dans l’étude du Lancet et qui est pourtant extrêmement polluant », alerte le Dr Jane Muret, anesthésiste à l’Institut Curie, et coauteure du Guide pratique développement durable au bloc opératoire coédité par le Groupe développement durable de la Société française d’anesthésie et de réanimation (Sfar) et le C2DS (Comité développement durable en santé).

Pourquoi ces gaz, pourtant inhalés par le patient, se retrouvent-ils dans l’atmosphère ? « Parce que le patient n’en métabolise qu’une toute petite partie. On estime que plus de 95 % du gaz utilisé lors des opérations s’échappe en l’état, explique le Dr Jane Muret. Et pour éviter qu’ils ne restent dans la salle d’opération, les gaz sont évacués via des prises Sega (pour “système d’évacuation des gaz anesthésiques”). Ces prises les aspirent hors de la salle d’opération pour les rejeter directement à l’extérieur de l’hôpital. Les gaz s’échappent donc tels quels dans l’atmosphère. »

Une entreprise canadienne a créé un dispositif, le Deltasorb, qui n’est pas encore disponible en France, pour capturer les gaz dans la salle d’opération, les purifier et les réutiliser

Le Groupe développement durable de la Sfar essaye donc de promouvoir des pratiques plus durables. Il prône prioritairement une réduction de l’utilisation de certains gaz particulièrement polluants, comme le desflurane. « Certes, celui-ci est indiqué pour certains malades, mais pas pour tous, explique le Dr Jane Muret. En plus c’est économique, car ce gaz coûte plus cher que les autres. »

Aussi, au CHU de Bordeaux par exemple, le choix a été fait de supprimer le protoxyde d’azote et les nouveaux blocs opératoires ont été construits sans canalisations pour ce gaz. « À Grenoble, nous nous servons toujours du desflurane, témoigne le Dr Claire Chapuis, pharmacienne au CHU de Grenoble. Mais nous essayons de réduire son utilisation au profit du sevoflurane. »

Les anesthésistes et réanimateurs réfléchissent enfin à une méthode de recyclage des gaz halogénés, pour, à la fois, réduire l’empreinte carbone et faire des économies. Une entreprise canadienne a créé un dispositif, le Deltasorb, qui n’est pas encore disponible en France, pour capturer les gaz dans la salle d’opération, les purifier et les réutiliser.

« Le bloc opératoire est le cœur de l’hôpital. Les personnes qui y travaillent sont quotidiennement au contact les unes des autres, à l’inverse de certains autres services des hôpitaux. Il est donc plus facile d’y installer des politiques de développement durable, argumente le Dr Jane Muret. Cependant, il faut des volontés politiques. »

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Arnaud BASSEZ

IADE/Enseignant CESU

formateur AFGSU

Administrateur


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La loi c’est la loi

Loi des gaz parfaits ou loi d’Avogadro
Définition
La loi des gaz parfait est définie par la relation : PV = nRT
avec :
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lundi 17 juin 2013
par  Arnaud Bassez

Docs en stock 9

DOCS EN STOCK 9
Ces mises au point annuelles, sont toujours excellentes en qualité de contenu et en organisation. Le MAPAR s’impose comme un des meilleurs congrès de la spécialité, et son recueil s’apparente à la bible de l’interne en anesthésie.
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vendredi 14 juin 2013
par  Arnaud Bassez

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Pour les acteurs de l’urgence et les autres. Même si parfois le congrès est plus orienté IDE que IADE. On pourra trouver sur le site de la SFMU, des documents à télécharger. Hélas, ils sont un peu datés...
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Docs en stock 2 Anesthésie-Cardiologie-Femme (...)

vendredi 24 mai 2013
par  Arnaud Bassez

Anxiété, les echelles

Les étudiants sont assez versés sur le sujet. L’accueil, la prise en charge du patient les intéressent souvent.
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samedi 11 mai 2013
par  Arnaud Bassez

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Il ne respire plus...il est mort !
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mercredi 20 mars 2013
par  Arnaud Bassez

Le débit sanguin cérébral et le traumatisé crânien

Le débit sanguin cérébral est de 750 millilitres par minute, soit 15 % du débit sanguin. De nombreux paramètres peuvent interférer sur ce débit.
Mesure de la pression intracrânienne
Monitorage cérébral du traumatisé crânien
Traumatisme crâniens de l’adulte
Les traumatismes crâniens (TC), cause majeure (...)

vendredi 26 octobre 2012

Docs en stock 7

Les documents du congrès de la SFAR 2012 sont disponibles ici.
Pour l’intérêt de tous les acteurs de l’anesthésie-réanimation.
Conférences d’actualisation, Conférences d’essentiel, des sessions IADE, Infirmier(e)s d’Urgence, Évaluation et traitement de la douleur, Urgences vitales, Infirmières de (...)

Brèves

Lépine l’arrose

mardi 8 mai

Le concours Lépine 2018 récompense le « MedPack », une station de travail médicale

Cette station de travail médicale a été repérée par le service de Santé des Armées...

Le « MedPack », une station de travail médicale extra-hospitalière mise au point par Samuel Mercier.

Le 117e concours Lépine a récompensé lundi soir le « MedPack », une station de travail médicale extra-hospitalière mise au point par Samuel Mercier, un infirmier urgentiste aux Pompiers de Paris.

C’est à force d’intervenir au quotidien sur le terrain, de se rendre compte combien l’hygiène pouvait poser problème que Samuel Mercier a conçu, au bout de six ans, son prototype. « Cela faisait un siècle que l’on n’avait pas évolué, avec des conditions de travail inchangées » pour le personnel de santé intervenant en situation difficile, expliquait jeudi l’infirmier à l’AFP.

Une station de travail compacte pesant 7 kg

Ainsi, racontait-il, quand l’infirmier arrive sur un lieu d’accident ou d’attentat, «  il découvre son environnement de soin et souvent il n’est pas adapté, voire insalubre : il n’y a pas d’éclairage, pas de plan de travail etc. ». Sans compter que si l’on doit transfuser le patient, il faut compter sur un collègue pour tenir la perfusion, que les produits et autres seringues sont posés à même le sol puis jetés par terre…

Fort de son expérience, Samuel Mercier a donc conçu une station de travail compacte, pesant 7 kg et transportable à l’épaule, qui se déplie en trois secondes. Une fois stabilisé sur son trépied, le « MedPack » devient un « espace de travail emménagé » : poubelles pour le tri sélectif des déchets, pied à transfusion télescopique, ampoule éclairant la zone accidentée, plateau d’intubation intégré, mini-pharmacie sécurisée et même possibilité d’accrocher un parapluie !
Le « MedPack » bientôt déployé au Liban ?

Une cinquantaine de « MedPack » ont déjà été fabriqués et sont utilisés par les pompiers, ainsi que par des CHU en Suisse et en Belgique. Il doit prochainement être déployé au Liban auprès des militaires français. « D’autres utilisations en zones difficiles sont envisageables : lors d’interventions en montagne, à la campagne par des vétérinaires ou même en maison de retraite par des infirmiers libéraux  », selon Samuel Mercier.

Grâce à cette invention, l’infirmier urgentiste à obtenu la plus prestigieuse récompense du concours Lépine, le prix du président de la République, sous la forme d’un vase en porcelaine de Sèvres.

[...]

Source : 20minutes.fr Vanessa Rodrigues Biague

AB

Arrêt cardiaque, lecture continue

jeudi 7 septembre 2017

Retrouvez les articles sur l’arrêt cardiaque dans l’article dédié aux dernières recommandations 2015-2020.

Les quatre derniers articles intéressants de la semaine sont aussi sur le forum.

  • La question de la fréquence optimale de la ventilation pendant la réanimation cardio-respiratoire
  • Les femmes moins performantes pour une réanimation cardiopulmonaire
  • Un an après l’ECMO, comment vont-ils ?
  • Le SAOS protégerait le cerveau en cas d’arrêt cardiaque

Bonne lecture

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En relation

AB

Rapport relatif aux moyens mis en œuvre par l’État pour lutter contre le terrorisme depuis le 7 janvier 2015

mardi 12 juillet 2016

RAPPORT FAIT AU NOM DE LA COMMISSION D’ENQUÊTE relative aux moyens mis en œuvre par l’État pour lutter contre le terrorisme depuis le 7 janvier 2015 M. Georges FENECH Président - M. SÉBASTIEN PIETRASANTA Rapporteur

RAPPORT FAIT AU NOM DE LA COMMISSION D’ENQUÊTE relative aux moyens mis en œuvre par l’État pour lutter contre le terrorisme depuis le 7 janvier 2015 M. Georges FENECH Président-M. SÉBASTIEN PIETRASANTA Rapporteur

Le rapport présente 434 pages sur les attentats en France en 2015. Et mille pages d’annexes (les auditions).

Parmi les points mis en évidence, le document met clairement en lumière les "ratés " qui ont permis aux terroristes de Paris d’échapper à la surveillance. Ils étaient pourtant connus, à un titre ou un autre, des services judiciaires, pénitentiaires ou de renseignement. Tous avaient été fichés, contrôlés, écoutés ou incarcérés, à un moment de leur parcours de la délinquance à la radicalisation violente.

Voici les principaux constats de la commission :

Pour la création d’une "agence de lutte contre le terrorisme"

Pour éviter de nouvelles attaques, la commission prône notamment la création d’une "agence nationale de lutte contre le terrorisme" placée directement sous l’autorité du Premier ministre, sur le modèle américain du Centre national antiterroriste (NTC) créée après le 11 septembre 2001.

La nécessité de fusionner les trois forces d’élite

Le soir du 13 novembre, "l’intervention des forces d’intervention a été rapide, efficace et a démontré qu’elles étaient capables de collaborer", estime le rapporteur, le député socialiste Sébastien Pietrasanta qui s’interroge toutefois sur "le bien-fondé du maintien de plusieurs forces d’intervention spécialisées" et préconise, à terme, "la fusion des trois forces d’élite" (GIGN, Raid et BRI).

Pas gagné d’avance à mon avis.

Pour la création de "colonnes d’extraction" des victimes

Le principal problème, selon la commission, a été l’évacuation des victimes, qui a pu être retardée par le fait que les secours d’urgence n’avaient pas accès au périmètre des forces d’intervention. Dans ses 39 propositions, la commission préconise ainsi l’instauration de "colonnes d’extraction" des victimes.

L’échec du renseignement

Pour la création d’une agence nationale du renseignement

Des failles dans le renseignement pénitentiaire

L’attaque du Bataclan n’aurait pas pu être évitée

Des doutes sur l’efficacité des dispositifs de sécurisation du territoire

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Pour ceux qui voudraient lire les retex, ils sont disponibles sur l’article Les plaies par arme à feu - balistique des armes à feu

A lire Les rapports, les référentiels sur les services d’urgence

AB

Matos news 3

vendredi 24 juin 2016

Les moniteurs de la douleur dont disposent les anesthésistes depuis 2010 surveillent le diamètre de la pupille de l’œil ou la fréquence cardiaque. «  Leur faiblesse vient du fait qu’ils sont basés sur un seul paramètre. L’avantage du nouveau moniteur que nous étudions est qu’il est multiparamétrique  ». Le système nerveux autonome et le système hormonal de l’organisme réagissent aux stimuli douloureux par divers mécanismes qui induisent des changements mesurables.

Le nouveau moniteur dénommé PMD 200 (pain monitoring device) est équipé d’une technologie mise au point par la compagnie Medasense Biometrics Ltd. en Israël. Il se compose d’une petite sonde que l’on pince au bout du doigt du patient. Cette sonde est munie de quatre capteurs. L’un d’entre eux enregistre une courbe de pléthysmographie, qui décrit les variations du volume sanguin au moyen d’une mesure de la pulsatilité des capillaires, ces petits vaisseaux entre les artères et les veines. À chaque battement cardiaque se produit une onde de pulsatilité dans les capillaires. Cette onde de pulsatilité permet de calculer la variabilité de la fréquence cardiaque.

Ce nouveau dispositif surveille continuellement ces paramètres physiologiques qui sont affectés par les stimuli douloureux et par l’administration d’analgésiques. Un algorithme mathématique analyse ces données physiologiques et les convertit en temps réel en un index de douleur appelé Nol (pour nociception level index). Les valeurs de cet index sont représentées sur une échelle de 0 à 100. Une valeur entre 0 et 10 signifie que le patient ne ressent pas de douleur et qu’on peut même alléger un peu les doses d’analgésiques. Une valeur entre 10 et 25 est idéale. Et une valeur dépassant 25 signifie que le patient est en douleur et qu’il faut augmenter les doses.

Lire la suite sur le forum

- Le site medasense

- Les articles sur la douleur

  • Douleur (le point de vue juridique)

AB

Matos news 2

samedi 21 mai 2016

Le laboratoire Dräger publie une alerte sur le remplissage des cuves de desflurane avec le produit du laboratoire Baxter.

Mesures de précaution au remplissage des cuves de desflurane Dräger

A lire et à diffuser autour de nous.

AB