Pacemaker - Capnographie.

mardi 24 octobre 2006
par  Arnaud Bassez
popularité : 1%

Le pacemaker

Un code international a été établi selon les différents modes de stimulation cardiaque.

Le site de stimulation est défini par la première lettre :

  • A pour l’oreillette,
  • V pour le ventricule,
  • D pour les deux cavités

Le site de détection est défini par la deuxième lettre, d’après le même code que précédemment ;

Le mode de fonctionnement est défini par la troisième lettre :

  • I pour inhiber,
  • T pour déclencher
  • D pour les deux.

Un stimulateur cardiaque qui entraîne une impulsion électrique dans le ventricule, détecte l’activité naturelle du ventricule et s’inhibe si une activité spontanée du ventricule apparaît, est ainsi appelé VVI.

Un stimulateur qui stimule les deux cavités (oreillette et ventricule), écoute les deux cavités, et répond aux deux modes de fonctionnement est appelé DDD

Entraînement électrique monocaméral (OD), bicaméral (OD + VD) ou tricaméral (OD + VD + VG, thérapie de resynchronisation).
Sondes : monopolaire (anode active à l’extrémité de la sonde, cathode sur le boîtier) ou bipolaire (anode et cathode à 1-2 cm sur la sonde).

Les pacemakers sont classés au moyen de 5 lettres : Code pour chaque lettre :

  • A = oreillette,
  • V = ventricule,
  • D = double chambre,
  • O = aucune,
  • I = inhibition,
  • T = entraînement,
  • D = double réponse,
  • R = modulation de la fréquence
  • - Première lettre : chambre entraînée
  • - Deuxième lettre : chambre détectée
  • - Troisième lettre : réponse du pace-maker
  • - Quatrième lettre : modification possible de la fréquence
  • - Cinquième lettre : entraînement multisite

En savoir plus

Chirurgie en présence d’un pace-maker

Anamnèse, âge du boîtier, dernier contrôle (< 12 mois). ECG et radio du thorax (sondes, code du boîtier)
Déterminer le degré de dépendance du patient vis-à-vis du pace-maker
Reprogrammer en mode asynchrone si :
- Patient dépendant du pace-maker
- Interférences électriques peropératoires majeures inévitables

Un aimant placé sur le boîtier convertit le pacemaker en mode asynchrone (AOO, VOO, DOO) à une fréquence préprogrammée (en général 50-70 batt/min)

- Médicaments à disposition : isoprénaline (dilution à 10 mcg/ml), lidocaïne (1.5 mg/kg), amiodarone (300 mg)

Quand dois-je utiliser un aimant chez les patients porteurs d’un dispositif électronique implantable cardiologique. (B. FOHLEN desar 6e semestre juin 2016)

Compter la fréquence cardiaque sur le pulsmètre ou la courbe d’artère et non sur l’ECG (spikes !)

Pas de cathéter auriculaire ou ventriculaire si pacemaker posé à < 6 semaines

Entraînement de l’oreillette et du ventricule par le PM puis détection de l’oreillette et entraînement du ventricule.

Entraînement de l'oreillette et du ventricule par le PM puis détection de l'oreillette et entraînement du ventricule.

Exemple d’entraînement électro-systolique vvi. Exemple d'entraînement électro-systolique vvi.

Quelques précautions sont nécessaires en cours d’intervention

  • Utilisation de thermocautère bipolaire ; utilisation de la fonction coagulation plutôt que de la fonction coupe ; épisodes de coagulation intermittents, brefs et irréguliers ; utilisation préférentielle de bistouri ultrasonique.
  • Éloignement maximal de la plaque d’électrocoagulation par rapport au boîtier de pace-maker ; éviter que les sondes du pace-maker se trouvent dans le circuit entre le bistouri/coagulation et la plaque.
  • Un aimant, un équipement d’entraînement temporaire et un défibrillateur doivent être à disposition immédiate ; les plaques de défibrillateurs doivent être placées à plus de 10 cm du boîtier dans un axe antéro-postérieur ; la ligne virtuelle qui les relie à travers le thorax doit être perpendiculaire aux sondes ; les énergies les plus faibles possibles sont recommandées en cas de choc électrique.

- Médicaments à disposition : isoprénaline (dilution à 10 mcg/ml), lidocaïne (1.5 mg/kg), amiodarone (300 mg).

Pacemaker (Dr Ph Rault)

A lire

anesthésie d’un patient porteur d’un défibrillateur implantable

Indications et surveillance de la stimulation cardiaque

- Le pacemaker

Anesthésie du patient porteur d’un pace maker ou d’un défibrillateur implantable
Les différents types de pacemakers, utilisation en médecine vétérinaire (Thèse du Dr Laurent Michel FRANÇOIS)
Les pacemaker restant les mêmes que pour l’homme, cette thèse est très riche et passionnante. Pour peu que le sujet intéresse...

A connaître :

- Classification de Vaughan-Williams

Les antiarythmiques sont les médicaments les plus employés dans le domaine de la cardiologie. Les antiarythmiques se subdivisent en plusieurs classes. Claque classe d’antiarythmiques dispose de plusieurs avantages thérapeutique et de mécanisme d’action qui leur sont propre.

La classification la plus utilisée est celle établie par Vaughan-Williams en 1970. Elle divise les antiarythmiques en quatre grandes classes, en fonction de l’action sur la cinétique trans membranaires des ions (Na+, K+, Ca++) ou de l’effet sur le système nerveux autonome.

  • Classe I ; inhibent le canal sodique entrant
  • Classe II ; bêta bloquants, inhibent l’action des catécholamines
  • Classe III ; inhibent le canal potassique sortant
  • Classe IV ; inhibent le canal calcique lent
  • Les antiarythmiques de classe I

Les antiarythmiques de classe I agissent en réduisant la vitesse d’absorption du sodium dans les cellules lors de la première phase du potentiel d’action. Selon leur mode d’action, on peut répartir ces molécules en trois grandes familles.

- La famille « Ia » composée de la disopyramide et des dérivés de la quinidine. Leur action consiste à allonger la durée du potentiel d’action et du potentiel de repos. Ces molécules sont généralement prescrites afin de prévenir la récidive des troubles auriculaires ;

- La famille « Ib » comprenant la lidocaïne, la méxilétine et la phénytoïne. Ces molécules ont pour objectif de réduire la durée du potentiel d’action et du potentiel de repos. Cette famille d’antiarythmiques de classe I est utilisée afin de réduire une tachycardie ventriculaire.

- La famille « Ic » est composée de la flécaïnide, de la propafénone et de la cibenzoline. Ces molécules ne modifient pas la durée du potentiel d’action, mais allongent celle du potentiel de repos. Elles sont prescrites pour traiter les troubles du rythme auriculaire.

  • Les antiarythmiques de classe II

Les molécules de cette classe appartiennent à la famille de bêtabloquants. Leur action consiste à réduire l’activité du système nerveux sympathique en bloquant l’action de certains médiateurs du système adrénergique telle l’adrénaline. Ces médicaments sont généralement prescrits dans le traitement d’insuffisances cardiaque et coronarienne, mais également dans le cas de l’hypertension artérielle

  • Les antiarythmiques de classe III

Cette classe d’antiarythmiques est la plus utilisée du fait de son efficacité pour le traitement de tous les types d’arythmies. Ces molécules ont la capacité de ralentir la fréquence cardiaque. Cette classe est composée de l’amiodarone et ses génériques et est surtout utilisée pour la prévention des récidives des arythmies supraventriculaires

  • Les antiarythmiques de classe IV

Cette classe est composée par deux inhibiteurs du calcium : le vérapamil et le diltiazem. Leur action consiste à ralentir l’entrée du calcium au niveau des cellules musculaires ce qui a pour effet de réduire les contractions du myocarde et entraine également la dilatation des artères. Cette classe est généralement prescrite pour le traitement des tachycardies de type jonctionnelles, mais également dans les cas d’hypertension artérielle.

- Les effets secondaires et les contre-indications

L’emploi des antiarythmiques peut entrainer plusieurs types d’effets secondaires. Ces effets secondaires peuvent se traduire par des troubles du rythme ventriculaires qui engendrent diverses pathologies comme les tachycardies ventriculaires, les extrasystoles ventriculaires, les fibrillations ventriculaires, les torsades de pointe, etc.

Les antiarythmiques peuvent également provoquer les mêmes effets que les médicaments anticholinergiques. L’utilisateur peut donc être sujet à des troubles visuels (dilatation de la pupille, glaucome, etc.), des troubles digestifs (nausée, vomissements, etc.), des troubles urogénitaux (rétention urinaire, impuissance, etc.).

Les antiarythmiques ne doivent pas être utilisés dans certaines conditions sous peine de provoquer des complications. Certaines interactions médicamenteuses sont donc proscrites (associations avec des anticonvulsivants ou d’autres antiarythmiques).

antiarythmiques (F Chikli)
Classification des principaux antiarythmiques selon Vaughan Williams

— -

Des porteurs de pacemakers piratables incités à effectuer une mise à jour logicielle

Par DAMIEN LELOUP
Publié Le 01.09.2017 source : le monde.fr

Les stimulateurs cardiaques concernés, portés par 40 000 patients en France, sont susceptibles d’être pris sous le contôle de tiers.

La Food and Drug Administration (FDA), chargée de la protection des patients aux Etats-Unis, a ordonné mardi 29 août 2017 un rappel d’un type un peu particulier : il concerne les pacemakers de l’entreprise Abbott (ex-St. Jude Medical).

« La FDA a enquêté à la suite d’informations selon lesquelles [ces pacemakers] comportaient des failles de sécurité informatique et elle a pu confirmer que ces failles, une fois exploitées, peuvent permettre à une personne non autorisée d’accéder à l’appareil en utilisant du matériel disponible dans le commerce. Cet accès permettrait de modifier les commandes du pacemaker, ce qui pourrait nuire au patient en vidant rapidement la batterie ou en imposant un rythme cardiaque non approprié. »
En conséquence, et devant l’impossibilité de procéder à un rappel physique de ces appareils, la FDA recommande très fortement une mise à jour logicielle, qui ajoute des protections supplémentaires contre un éventuel piratage. La mise à jour peut être faite directement par le médecin, par télétransmission, en quelques minutes. Aucun cas de piratage malveillant n’a pour l’instant été rapporté.

40 000 patients concernés en France

Environ 500 000 patients seraient concernés aux Etats-Unis par cette mise à jour, qui corrige des failles présentes sur neuf modèles de pacemakers :

  • Accent SR RF™, Accent MRI™, Assurity™, Assurity MRI™, Accent DR RF™, Anthem RF™, Allure RF™, Allure Quadra RF™, Quadra Allure MP RF™.

En France, un peu plus de 40 000 patients sont équipés de pacemakers de ces modèles.

La mise à jour sera effectuée en France « après approbation des autorités », a dit au Monde la société Abbott — soit l’obtention d’un « marquage CE », qui doit être délivré par un organisme européen habilité, vraisemblablement à la fin d’octobre. L’entreprise rappelle qu’elle avait annoncé en janvier que des mises à jour de sécurité complémentaires seraient effectuées cette année.

Pour le docteur Olivier Piot, spécialiste du rythme cardiaque au Centre de cardiologie du Nord, à Saint-Denis, les questions de sécurité informatique restent assez nouvelles dans un secteur où « l’on se préoccupe avant tout de la sécurité du matériel. Dans le monde médical, on cherche avant tout à corriger les défauts de fabrication, qui sont par définition non volontaires ; l’idée qu’il puisse y avoir des personnes qui cherchent sciemment à attaquer un dispositif est relativement nouvelle. »

Développement des pacemakers connectés

Les pacemakers ont largement évolué ces dernières années, notamment grâce à l’ajout d’outils de télétransmission par radiofréquence. Or, ces canaux d’échange d’informations créent une porte d’entrée pour d’éventuels attaquants. Et les pacemakers embarquent désormais des outils informatiques complexes, qui peuvent contenir des failles, comme tout ordinateur. Ces matériels évolués ont été un réel progrès, note M. Piot : « Le médecin peut contrôler l’appareil à distance, accéder aux données du patient, recevoir des alertes en cas de comportement anormal... »

Ce n’est pas la première fois que des produits conçus par Saint Jude Medical, avant son rachat par Abbott en avril 2016, font l’objet d’une mise à jour de sécurité importante. Les failles dans les pacemakers de l’entreprise avaient été rendues publiques l’an dernier par MedSec, une société spécialisée dans la sécurité du matériel médical. Saint Jude Medical avait alors porté plainte, et avait publié un premier correctif en janvier 2017.

Mais MedSec est aussi une société aux pratiques controversées : après avoir découvert l’existence des failles, elle avait communiqué l’information à une firme d’investisseurs, Muddy Waters Capital, qui avait alors spéculé à la baisse sur l’action de Saint Jude Medical. La présidente-directrice générale de MedSec, Justine Bone, avait publié un message disant qu’il s’agissait de « la seule manière de forcer St Jude Medical à agir ».

A l’avenir, les normes de sécurité devraient être renforcées pour ces appareils sensibles. Aux Etats-Unis, « plus avancés que nous sur cette problématique » selon le docteur Piot, la FDA s’apprête à intégrer une norme de cybersécurité obligatoire pour les matériels médicaux en plus d’un cahier des charges déjà établi. Une directive de cybersécurité existe depuis 2017 au niveau européen.


La capnie

pace maker et capnographie
(document SOFIA)
Exemples de capnigrammes
capnographie (Dr B.Barberon, Dr P. Cano, Dr Pierre Michelet)

En savoir plus sur l’insuffisance respiratoire chronique


Articles publiés dans cette rubrique

jeudi 27 octobre 2016
par  Arnaud Bassez

Oxymètrie de pouls

Yves Benisty nous propose une mise à jour sur l’oxymètre de pouls.
A lire comme ses autres publications.
Si vous avez compris la valeur de la publication pour la profession, ce site est fait pour ça.
L’oxymétrie paradoxale du pouls améliore le diagnostic de tamponnade cardiaque
Le pouls paradoxal, (...)

dimanche 8 novembre 2015
par  Arnaud Bassez

Le système ClearSight ou la pression artérielle non sanglante

Il n’y a aucun conflit d’intérêt dans la présentation du matériel.
Le Système Clear Sight est un système de monitorage de la pression artérielle sanglante non invasif. Par analogie avec celle de la courbe de pression artérielle, l’analyse de la courbe de photo-pléthysmographie d’un doigt au moyen d’une (...)

mercredi 18 mars 2015
par  Arnaud Bassez

Revue de matériel mars 2015

Petit florilège de ce qu’il me semble intéressant en terme de matériel.
APAD
Moniteur de localisation de l’espace péridural
L’APAD est un moniteur portable révolutionnaire permettant de localiser l’espace péridural au moyen d’un signal sonore et d’un écran de visualisation. Ce dispositif permet la (...)

jeudi 1er mai 2014
par  Arnaud Bassez

Perfusion intra osseuse

Voie intra osseuse
En 1922, Cecil K. Drinker confirme que des substances perfusées dans le sternum se retrouvent rapidement dans la circulation générale. (Drinker CK et al. The circulation in the mammalian bone marrow. Am J Physiol 1922 ;62:1–92.) American Journal of Physiology Published 1 (...)

jeudi 26 septembre 2013
par  Arnaud Bassez

SFAR 2013, les nouveautés

Petite revue des nouveautés qui offrent un intérêt pour la spécialité et notre exercice professionnel. (article totalement subjectif, car basé sur les goûts de l’auteur).
Il n’y a aucun conflit d’intérêt dans la présentation de ces produits ou articles.
Incompatibilités chimiques au cours d’une perfusion (...)

jeudi 7 février 2013
par  Arnaud Bassez

Oxymétrie cérébrale ou NIRS (Near-infrared spectroscopy)

(d’après le dossier innovation euro-pharmat-etsad)
L’oxymétrie cérébrale est une modalité de surveillance neurologique développée dans les années 1970 pour la chirurgie cardiaque adulte et pédiatrique mais dont les champs d’applications s’étendent actuellement en chirurgie non cardiaque en cardiologie, en (...)

dimanche 25 novembre 2012
par  Arnaud Bassez

Le respirateur en anesthésie

Aucun conflit d’intérêt dans la présentation des divers modèles
Élément incontournable de notre exercice professionnel, le respirateur doit faire l’objet de toute notre attention.
Très souvent, l’IADE est expert de ce matériel qu’il maîtrise parfaitement.
Raison de plus pour aider les étudiants à (...)

dimanche 1er avril 2012
par  Arnaud Bassez

Le vigileo

Le moniteur Vigileo™ permet la mesure en continu du débit cardiaque à partir de l’analyse de l’onde de pouls. Il reporte les valeurs de l’index cardiaque (IC), du volume d’éjection (VE) indexé et de la variation du volume d’éjection (VVE) ; relié à un cathéter veineux central d’oxymétrie, il permet la (...)

lundi 13 juin 2011
par  Arnaud Bassez

Via Dolorosa : Analgesia Nociception Index

La société metroDoloris propose l’interprétation de la douleur par une corrélation de l’espace R-R de l’ECG à la stimulation du parasympathique : l’A.N.I (Analgesia Nociception Index)
La surveillance de l’ANI au cours de l’AIVOC permet d’anticiper les épisodes de réactivité hémodynamique liés à une (...)

dimanche 12 juin 2011
par  Arnaud Bassez

Le chariot d’urgence

En l’absence du médecin, l’infirmier décide des gestes à pratiquer en attendant que puisse intervenir le médecin.
Décret n° 2004-802 du 29 juillet 2004 relatif aux parties IV et V (dispositions réglementaires) du code de la santé publique et modifiant certaines dispositions de ce code
Article R. (...)

mardi 30 mars 2010
par  Arnaud Bassez

Feuille d’anesthésie informatisée

A l’heure du numérique, il serait grand temps que l’hôpital s’équipe de système informatisant totalement le dossier du patient, afin d’éviter d’avoir à disposition un dossier s’apparentant à une archive du Vatican.
Cela faciliterait son transport et sa consultation, entre un examen manquant, ou hors du (...)

dimanche 28 mars 2010
par  Arnaud Bassez

Sirius dépasse les bornes

Le principe des bornes SIRIUS est simple. Le témoin d’un arrêt cardiaque soudain pourra sauver une vie à tout moment, en se saisissant du défibrillateur inclus dans la borne . Celles-ci sont intelligentes", elles préviennent automatiquement les services de secours et de police. Elles sont dotées (...)

mardi 25 août 2009
par  Arnaud Bassez

Le cell saver

C’est une technique qui permet de récupérer le sang du patient durant l’intervention chirurgicale, et à le transfuser au patient après lavage et filtration pour ne garder que les globules rouges.
Elle est indiquée si la chirurgie est à risque hémorragique estimée à plus de 700 à 800 ml de perte. Elle (...)

mardi 16 juin 2009
par  Arnaud Bassez

Le BIS (index bi-spectral) & entropie

L’Entropie
Moniteur de la fonction cérébrale en anesthésie : BIS, EEG, entropie, potentiels évoqués
i conférence
power point
L’entropie : un moyen d’apprécier le défaut d’analgésie ?
E. Dierckensa, M. Fleyfela, E. Robina, A. Legranda, M. Borela, L. Gambierb, B. Valleta and G. Lebuffea, Corresponding (...)

samedi 7 juin 2008
par  Arnaud Bassez

Utilisation et entretien de la sonde d’ ETO

Ce document est un protocole de l’hôpital européen Georges Pompidou, disponible sur le site de l’hôpital.

mardi 6 février 2007
par  Arnaud Bassez

L’intubation difficile

« Les patients ne meurent pas d’un “échec de l’intubation”. Ils meurent, soit du défaut de cesser d’essayer d’intuber soit de l’intubation œsophagienne non diagnostiquée ».
Scott, DB intubation endotrachéale :. Ami ou ennemi Br Med J (Clin Res Ed). 18 janvier 1986 ; 292 (6514) :157-8.
Dernière (...)

lundi 5 février 2007
par  Arnaud Bassez

Défibrillateur semi-automatique ou entièrement automatique

Article réactualisé : 16 novembre 2019
Il n’y a aucun conflit d’intérêt à la présentation des matériels de cet article. (AB) HISTORIQUE DE LA DÉFIBRILLATION SEMI-AUTOMATIQUE 1899 1er essais réussis de défibrillation sur l’animal (Prevost et Batelli). 1933 Défibrillation sur l’animal (Hooker (...)

mardi 24 octobre 2006
par  Arnaud Bassez

Pacemaker - Capnographie.

Le pacemaker
Un code international a été établi selon les différents modes de stimulation cardiaque.
Le site de stimulation est défini par la première lettre :
A pour l’oreillette,
V pour le ventricule,
D pour les deux cavités
Le site de détection est défini par la deuxième lettre, d’après le (...)

Brèves

Lépine l’arrose

mardi 8 mai 2018

Le concours Lépine 2018 récompense le « MedPack », une station de travail médicale

Cette station de travail médicale a été repérée par le service de Santé des Armées...

Le « MedPack », une station de travail médicale extra-hospitalière mise au point par Samuel Mercier.

Le 117e concours Lépine a récompensé lundi soir le « MedPack », une station de travail médicale extra-hospitalière mise au point par Samuel Mercier, un infirmier urgentiste aux Pompiers de Paris.

C’est à force d’intervenir au quotidien sur le terrain, de se rendre compte combien l’hygiène pouvait poser problème que Samuel Mercier a conçu, au bout de six ans, son prototype. « Cela faisait un siècle que l’on n’avait pas évolué, avec des conditions de travail inchangées » pour le personnel de santé intervenant en situation difficile, expliquait jeudi l’infirmier à l’AFP.

Une station de travail compacte pesant 7 kg

Ainsi, racontait-il, quand l’infirmier arrive sur un lieu d’accident ou d’attentat, «  il découvre son environnement de soin et souvent il n’est pas adapté, voire insalubre : il n’y a pas d’éclairage, pas de plan de travail etc. ». Sans compter que si l’on doit transfuser le patient, il faut compter sur un collègue pour tenir la perfusion, que les produits et autres seringues sont posés à même le sol puis jetés par terre…

Fort de son expérience, Samuel Mercier a donc conçu une station de travail compacte, pesant 7 kg et transportable à l’épaule, qui se déplie en trois secondes. Une fois stabilisé sur son trépied, le « MedPack » devient un « espace de travail emménagé » : poubelles pour le tri sélectif des déchets, pied à transfusion télescopique, ampoule éclairant la zone accidentée, plateau d’intubation intégré, mini-pharmacie sécurisée et même possibilité d’accrocher un parapluie !
Le « MedPack » bientôt déployé au Liban ?

Une cinquantaine de « MedPack » ont déjà été fabriqués et sont utilisés par les pompiers, ainsi que par des CHU en Suisse et en Belgique. Il doit prochainement être déployé au Liban auprès des militaires français. « D’autres utilisations en zones difficiles sont envisageables : lors d’interventions en montagne, à la campagne par des vétérinaires ou même en maison de retraite par des infirmiers libéraux  », selon Samuel Mercier.

Grâce à cette invention, l’infirmier urgentiste à obtenu la plus prestigieuse récompense du concours Lépine, le prix du président de la République, sous la forme d’un vase en porcelaine de Sèvres.

[...]

Source : 20minutes.fr Vanessa Rodrigues Biague

AB

Arrêt cardiaque, lecture continue

jeudi 7 septembre 2017

Retrouvez les articles sur l’arrêt cardiaque dans l’article dédié aux dernières recommandations 2015-2020.

Les quatre derniers articles intéressants de la semaine sont aussi sur le forum.

  • La question de la fréquence optimale de la ventilation pendant la réanimation cardio-respiratoire
  • Les femmes moins performantes pour une réanimation cardiopulmonaire
  • Un an après l’ECMO, comment vont-ils ?
  • Le SAOS protégerait le cerveau en cas d’arrêt cardiaque

Bonne lecture

— -

En relation

AB

Rapport relatif aux moyens mis en œuvre par l’État pour lutter contre le terrorisme depuis le 7 janvier 2015

mardi 12 juillet 2016

RAPPORT FAIT AU NOM DE LA COMMISSION D’ENQUÊTE relative aux moyens mis en œuvre par l’État pour lutter contre le terrorisme depuis le 7 janvier 2015 M. Georges FENECH Président - M. SÉBASTIEN PIETRASANTA Rapporteur

RAPPORT FAIT AU NOM DE LA COMMISSION D’ENQUÊTE relative aux moyens mis en œuvre par l’État pour lutter contre le terrorisme depuis le 7 janvier 2015 M. Georges FENECH Président-M. SÉBASTIEN PIETRASANTA Rapporteur

Le rapport présente 434 pages sur les attentats en France en 2015. Et mille pages d’annexes (les auditions).

Parmi les points mis en évidence, le document met clairement en lumière les "ratés " qui ont permis aux terroristes de Paris d’échapper à la surveillance. Ils étaient pourtant connus, à un titre ou un autre, des services judiciaires, pénitentiaires ou de renseignement. Tous avaient été fichés, contrôlés, écoutés ou incarcérés, à un moment de leur parcours de la délinquance à la radicalisation violente.

Voici les principaux constats de la commission :

Pour la création d’une "agence de lutte contre le terrorisme"

Pour éviter de nouvelles attaques, la commission prône notamment la création d’une "agence nationale de lutte contre le terrorisme" placée directement sous l’autorité du Premier ministre, sur le modèle américain du Centre national antiterroriste (NTC) créée après le 11 septembre 2001.

La nécessité de fusionner les trois forces d’élite

Le soir du 13 novembre, "l’intervention des forces d’intervention a été rapide, efficace et a démontré qu’elles étaient capables de collaborer", estime le rapporteur, le député socialiste Sébastien Pietrasanta qui s’interroge toutefois sur "le bien-fondé du maintien de plusieurs forces d’intervention spécialisées" et préconise, à terme, "la fusion des trois forces d’élite" (GIGN, Raid et BRI).

Pas gagné d’avance à mon avis.

Pour la création de "colonnes d’extraction" des victimes

Le principal problème, selon la commission, a été l’évacuation des victimes, qui a pu être retardée par le fait que les secours d’urgence n’avaient pas accès au périmètre des forces d’intervention. Dans ses 39 propositions, la commission préconise ainsi l’instauration de "colonnes d’extraction" des victimes.

L’échec du renseignement

Pour la création d’une agence nationale du renseignement

Des failles dans le renseignement pénitentiaire

L’attaque du Bataclan n’aurait pas pu être évitée

Des doutes sur l’efficacité des dispositifs de sécurisation du territoire

— -

Pour ceux qui voudraient lire les retex, ils sont disponibles sur l’article Les plaies par arme à feu - balistique des armes à feu

A lire Les rapports, les référentiels sur les services d’urgence

AB

Matos news 3

vendredi 24 juin 2016

Les moniteurs de la douleur dont disposent les anesthésistes depuis 2010 surveillent le diamètre de la pupille de l’œil ou la fréquence cardiaque. «  Leur faiblesse vient du fait qu’ils sont basés sur un seul paramètre. L’avantage du nouveau moniteur que nous étudions est qu’il est multiparamétrique  ». Le système nerveux autonome et le système hormonal de l’organisme réagissent aux stimuli douloureux par divers mécanismes qui induisent des changements mesurables.

Le nouveau moniteur dénommé PMD 200 (pain monitoring device) est équipé d’une technologie mise au point par la compagnie Medasense Biometrics Ltd. en Israël. Il se compose d’une petite sonde que l’on pince au bout du doigt du patient. Cette sonde est munie de quatre capteurs. L’un d’entre eux enregistre une courbe de pléthysmographie, qui décrit les variations du volume sanguin au moyen d’une mesure de la pulsatilité des capillaires, ces petits vaisseaux entre les artères et les veines. À chaque battement cardiaque se produit une onde de pulsatilité dans les capillaires. Cette onde de pulsatilité permet de calculer la variabilité de la fréquence cardiaque.

Ce nouveau dispositif surveille continuellement ces paramètres physiologiques qui sont affectés par les stimuli douloureux et par l’administration d’analgésiques. Un algorithme mathématique analyse ces données physiologiques et les convertit en temps réel en un index de douleur appelé Nol (pour nociception level index). Les valeurs de cet index sont représentées sur une échelle de 0 à 100. Une valeur entre 0 et 10 signifie que le patient ne ressent pas de douleur et qu’on peut même alléger un peu les doses d’analgésiques. Une valeur entre 10 et 25 est idéale. Et une valeur dépassant 25 signifie que le patient est en douleur et qu’il faut augmenter les doses.

Lire la suite sur le forum

- Le site medasense

- Les articles sur la douleur

  • Douleur (le point de vue juridique)

AB

Matos news 2

samedi 21 mai 2016

Le laboratoire Dräger publie une alerte sur le remplissage des cuves de desflurane avec le produit du laboratoire Baxter.

Mesures de précaution au remplissage des cuves de desflurane Dräger

A lire et à diffuser autour de nous.

AB