Christophe Leroy


Articles de cet auteur

samedi 11 octobre 2008
par  Christophe Leroy

Synthèse du Rapport d’évaluation d’impact du LMD pour les professions paramédicales

Ce texte est une synthèse du rapport (volumineux)d’évaluation d’impact du LMD pour nos professions. Je me suis efforcé de rester objectif et de ne pas avoir oublié de notions importantes dans ce dédales de propositions, souhaits,volontés, et références à d’autres textes ou missions antérieures. De ce (...)

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Brèves

Les prostestants de Duquesne

vendredi 29 mai

Le Ségur de la santé n’a pas cru bon de convier les "héros" d’hier. Dès lors, comment pouvoir penser à une évolution favorable de ce qui ressemble à une mascarade comme le disait une ministre de la santé démissionnaire pour tenter l’aventure municipale.

Un groupe de 26 associations, syndicats et sociétés savantes s’est constitué. Son nom est tiré de l’avenue perpendiculaire à l’avenue Ségur, siège du ministère de la santé.

Il n’est pas tolérable que ceux indispensable hier, ne le soient plus à l’heure de la réflexion et des changements de notre système de santé.

Le propos est relayé par chacun dans ses réseaux, contacts respectifs.

Le Ségur de la Santé (version Duquesne)

AB

Les petites filles modèles

mercredi 27 mai

Lancement du Ségur de la santé - 25 mai 2020

Si vous voyez une association infirmière ou un syndicat spécifique infirmier, merci de contacter la SOFIA.

En revanche, les médecins sont bien là, sauf le SNPHARe...

Comment dès lors être optimiste sur le devenir de ce roman déjà écrit ?

Composition du Groupe Ségur national « carrières et rémunérations »

Annexe 1 : composition du Comité Ségur national

Le Comité Ségur National est composé des membres suivants :

  • • Direction générale de l’offre de soins, Direction générale de la cohésion sociale et Direction de la sécurité sociale ;
  • • Deux Agences régionales de santé ;
  • • Union nationale des Caisses d’Assurance maladie, Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie et Centre national de gestion ;
  • • Associations d’élus : Association des Régions de France, Association des Départements de France et Association des Maires de France ;
  • • Ordres : Conseil national de l’ordre des Médecins
  • • Représentants des usagers (France Assos Santé) ;
  • • Conférences hospitalières et médico-sociales : conférence des PCME de CHU, conférence des Directeurs généraux de CHU, conférence des PCME de CH, conférence des Directeurs de CH, conférence des PCME de CHS, ADESM, AD-PA, CNADEPAH, conférence des doyens de faculté de médecine ;
  • • Fédérations et associations d’établissements et employeurs du secteur sanitaire et médico-social : FHF, FEHAP, FHP, Unicancer, FNEHAD, SYNERPA, Union nationale Aide à domicile en milieu rural (ADMR), Union nationale de l’aide, des soins et des services au domicile (UNA) ;
  • • Organisations syndicales hospitalières et médico-sociales : CFDT, CGT, SUD-Santé, FO, UNSA, Intersyndicat national des praticiens hospitaliers, APH, Avenir Hospitalier, Coordination Médicale Hospitalière, Syndicat National des Médecins des Hôpitaux Publics ;
  • • Syndicats de praticiens et professions paramédicales libéraux : CSMF, MG France, LE BLOC, SML, FMF, FFCPTS, AVEC SANTE, FFPS, UNPS ;
  • • Représentants des étudiants en santé et jeunes médecins : FAGE, ANEMF, FNESI, ISNAR-IMG, ISNI, ReAGJIR ;
  • • Collectif inter-hospitalier.

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Le Groupe Ségur national « carrières et rémunérations » est composé des membres suivants :

  • • Organisations syndicales hospitalières et médico-sociales : CFDT, CGT, SUD-Santé, FO, UNSA, Intersyndicat national des praticiens hospitaliers, APH, Avenir Hospitalier, Coordination Médicale Hospitalière, Syndicat National des Médecins des Hôpitaux Publics
  • • FHF ;
  • • Représentants des étudiants en santé et jeunes médecins : FAGE, ANEMF, FNESI, ISNAR-IMG, ISNI.
  • • Conférences hospitalières et médico-sociales : conférence des PCME de CHU, conférence des Directeurs généraux de CHU, conférence des PCME de CH, conférence des Directeurs de CH, conférence des PCME de CHS, ADESM, AD-PA, CNADEPAH, conférence des doyens de faculté de médecine ;
  • • Centre national de gestion ;
  • • Directions d’administration centrale du Ministère (Direction générale de l’offre de soins et Direction générale de la cohésion sociale) ;
Communiqué de presse. Lancement du Ségur de la santé 25 mai 2020

AB

Covid-19 et aide psychologique

mardi 26 mai

La pandémie du Covid-19 a précipité l’ensemble des soignants hospitaliers dans une lutte acharnée contre le fléau épidémique représenté par la SARS-CoV-2, ils ont fait don de soi, se sont donnés sans compter pour les autres en faisant abnégation de leurs ressources physiques et surtout psychologiques.

En effet, leur équilibre psychologique est mis à rude épreuve, malmené jour après jour. Aujourd’hui, beaucoup de soignants se retrouvent en difficulté après des semaines de combat, sans répit.

Dix fiches « Repère »

C’est pourquoi, le groupement média COVID19 Presse pro, l’Association SPS et la MNH se sont associés pour leur venir en aide et leur proposer dix fiches « Repère » d’accompagnement psychologique.

Ces fiches décryptent les principales situations où l’équilibre psychologique, émotionnel, est fragilisé. Elles permettent surtout de retrouver dans un seul et même document les conseils, recommandations, adresses et liens utiles pour prévenir et soulager la détresse psychologique face aux situations de stress inédites rencontrées par les soignants confrontés à cet environnement très anxiogène. Sept fiches sont dédiées aux soignants [infirmier(e)s, aides-soignant(e)s, médecins, étudiants] et trois autres fiches adaptées aux équipes managériales c’est-à-dire aux cadres de santé.

  • La communauté de soignants vit et affronte de plein fouet la situation exceptionnelle engendrée par l’épidémie de COVID-19. Cette période anxiogène expose certains au risque de dépressions sévères et de pensées ou crises suicidaires.
    Rique suicidaire
  • Décompresser et se détendre, calmer son stress, oublier les moments difficiles vécus dans la journée… Face à l’épisode épidémique d’ampleur du Covid-19, le risque d’augmenter sa consommation de tabac, alcool ou autre substance psychoactive et de développer une addiction augmente.
    Conduites addictives (alcool, drogue, tabac)
  • Le risque de troubles du comportement se trouve accru par la crise sanitaire actuelle qui modifie le quotidien de chacun et majore le stress et l’anxiété.
    Troubles du comportement (alimentation, repli sur soi, agressivité)
  • Conditions d’exercice difficiles, confrontation à l’afflux de patients, sidération face à la brutalité de la maladie, craintes des pénuries et des contaminations, incertitude quant à la durée de la crise : autant de facteurs susceptibles de déclencher stress et épuisement physique et psychologique. Dans cette situation bien particulière, toute la communauté soignante, engagée dans la lutte contre le COVID-19, est exposée au risque d’épuisement professionnel (ou burn-out).
    Stress et burn-out
  • En première ligne face à la pandémie de coronavirus, les soignants sont durement éprouvés tant physiquement que mentalement. Ainsi, l’exposition à un événement traumatisant hors du cadre des expériences habituelles, comme la confrontation brutale à la mort de ses pairs, peut avoir des conséquences psychologiques immédiates, mais aussi à plus long terme.
    Faire face au deuil
  • La période anxiogène vécue actuellement peut nuire à la qualité du sommeil. Chez les soignants, confrontés au stress extrême et à la flambée de demandes de soins, elle peut générer des troubles du sommeil notables et durables. Or l’insomnie fragilise la résistance vis-à-vis du stress, diminue les performances et l’efficacité au cours de la journée ; elle met soi-même en danger et peut également compromettre sa capacité à soigner les patients.
    Insomnie
  • Les troubles psychologiques touchent de plein fouet les soignants, en particulier dans des moments de crise extrême comme celle du COVID-19. Ils sont le plus souvent causés par des conditions de travail pénibles, mais aussi par des tâches dont le poids émotionnel et symbolique est difficile à endurer. Dans ce contexte, le management est essentiel pour éviter que la détresse n’atteigne un point de non-retour. D’où l’importance de savoir détecter, prévenir et corriger ces situations par nature extrêmement délétères.
    Management - Sensibiliser, détecter et prévenir les signes de détresse psychologique
  • Face à l’afflux massif de patients atteints du COVID-19 dans les services hospitaliers, une prise en charge qui diffère de l’accoutumée, de nombreux décès ou encore le risque de contamination, les soignants peuvent être confrontés à des troubles psychopathologiques et un stress post-traumatique. Outre la pandémie infectieuse, la pandémie est aussi psychique. Comment identifier les personnels les plus fragilisés (y compris soi-même) et prévenir au maximum ce risque ?
    Troubles psychopathologiques et stress post-traumatique
  • Augmentation de la demande de soins, risque permanent de contamination, gestion de la détresse des patients… la pandémie de COVID-19 met la communauté des soignants à rude épreuve les exposant durablement à des situations de stress. Comment prendre soin de soi-même pour maintenir sa capacité à prendre soin des autres ? Quels réflexes adopter pour préserver son bien-être ?
    Prévention solutions pour prévenir et gérer la détresse psychologique
  • Pour les étudiants en médecine ou en école de soins infirmiers venus prêter main forte aux équipes soignantes, l’épidémie de COVID-19 constitue une expérience professionnelle particulièrement difficile/un véritable baptême du feu. Rien ne les avait préparés à ce qu’ils vivent depuis plusieurs semaines : jusque-là très assistés dans leurs études, ils sont habitués à s’entraîner virtuellement, à suivre des protocoles… Aujourd’hui, ils ont perdu le contrôle face à cette situation inédite, ils se retrouvent exposés au stress, à l’anxiété, à la fatigue, à la peur.
    Étudiants - affronter la réalité du terrain

AB

Covid-19 une chance pour l’hôpital ?

mercredi 20 mai

Et si le covid-19 était une chance pour l’hôpital ?

On l’a vu, la crise sanitaire de la covid-19 (dixit l’académie française) a mobilisé les professionnels de santé, comme on pouvait légitimement s’y attendre, sans hésitation, sans retenue, mais non sans peur.
Au-delà des médecins et soignants dans leur ensemble, c’est aussi les acteurs de l’hôpital qui se sont aussi mobilisés et qu’il ne faut surtout pas oublier à l’heure des bilans inéluctables.

De la secrétaire, en passant par les cuisiniers, les administratifs et les ouvriers, les ambulanciers, les manipulateur radio, les aides-soignantes, les chirurgiens, les internes, les étudiants de toute spécialité, c’est un ensemble qui s’est levé pour faire face à cet orage, mais que d’autres ont transformé en mission.

Sauver des vies.

Est-ce que nous sommes des héros, parce que nous « sauvons des vies » ?
Bien sûr que non. A aucun moment. Nous sommes des professionnels de santé, et nous savons faire le travail. Alors nous le faisons. Et nous sommes payés pour ça.

Et il y aura eu nécessité de cet ouragan viral, pour qu’enfin en haut lieu, on se rende compte du cri des soignants, qui alertent depuis longtemps sur des salaires pas à la hauteur, sur une différence entre d’autres pays où la qualité du système de santé n’est peut-être pas aussi performante que la supposée nôtre, mais qui pourtant font mieux que la France, en rémunérant à leur juste valeur les hommes et femmes qui sont au quotidien auprès des malades. Ces mêmes personnes que l’on retrouve dans les hôpitaux et établissements de soins de France et outre-mer.

Ce cri, tel Munch, résonnait aussi des demandes insistantes en termes de personnels à embaucher, de revalorisation des carrières et des manques de matériels et de dégradation des conditions de travail.

On a vu le fiasco des masques, des casaques, du manque flagrant de matériel, imposant aux soignants des prises de risques inadmissibles et un recours forcené au système D.

Les conséquences et les suites judiciaires ne font que commencer, les débats autour des revalorisations et de la reconnaissance des soignants dont on sait le classement pitoyable selon les données de l’OCDE.
La France se classe 28e sur 33 pays dans le classement des rémunérations des infirmières à l’hôpital par rapport au salaire moyen national. Infirmières et infirmiers sont payés 6 % de moins que la moyenne des travailleurs français.

Ce sera donc un travail de concertation de débats et de combat à entreprendre auprès du gouvernement et du ministère pour réduire cet écart européen inique.
Et il appartient aux organisations syndicales et autres collectifs de faire ce travail.

Il semble donc qu’il ait fallu une catastrophe sanitaire de cette ampleur, imposant un confinement et des mesures drastiques jamais vues auparavant, même pendant les grandes épidémies de peste, où la quarantaine primait mais pas le confinement, pour que le pays s’aperçoive finalement de la chance qu’il avait de posséder des soignants de qualité dans ces hôpitaux dégradés et abattus par des successions de réforme pas vraiment en sa faveur, au fil des ans. Il aura fallu ce virus pour que le gouvernement accède enfin à une simple considération qu’il éteignait sous les gaz lacrymogènes en mars 2019, alors que les demandes ne portaient que sur des postes supplémentaires. Comment dès lors s’étonner des suicides et des départs définitifs de l’hôpital, nouvelle machine à broyer le personnel qui le faisait si bien fonctionner il y a peu, et qui s’épuise maintenant devant une logique financière hors de son ADN.

Qu’en est-il de cette notion de confinement imposée à tous ?

À l’époque, la quarantaine concerne d’abord les lépreux : une ordonnance royale du 21 juin 1321 leur interdit d’entrer dans les villes. Des léproseries apparaissent en périphérie en contrecoup.

Cette quarantaine est due à une observation du père de la médecine. En effet au IVème siècle avant JC, Hippocrate fait le constat que les maladies aiguës durent 40 jours en moyenne, entre les tout premiers symptômes jusqu’à la guérison. Ces quarante jours, donneront le nom de quarantaine à cette période d’éviction qui reste la référence de nos jours.

La quarantaine à titre préventif date de 1377. C’est dans la ville de Raguse, (l’actuelle Dubrovnik), que l’interdiction sera faite aux bateaux en provenance d’une zone infestée par la peste de rentrer dans son port. Venise, la sérénissime, adopte la même mesure. La quarantaine s’exportera ensuite à Marseille en 1383, Barcelone, en 1458 ou Édimbourg en 1475.

La première quarantaine terrestre en France, se fera en 1720, pour empêcher l’épidémie de peste, qui a commencé à Marseille, de se propager dans tout le pays. C’est le conseil du Roi qui prendra la décision de placer toute la Provence en quarantaine, elle sera de ce fait coupée du reste de la France durant deux ans. Elle fera 120.000 morts dans cette région.

L’épidémie de choléra débutant le 26 mars 1832 à Paris, et s’achevant en septembre-octobre fit environ 100 000 victimes.

La covid-19 elle, en est à 325 712 au 20 mai 2020, d’après les données du John Hopkins university.

Il est dommage d’avoir eu à en arriver là, pour peut-être sauver l’hôpital. Peut-être, car en la matière, les promesses n’engagent que ceux qui y croient.

AB

Prime covid-19

vendredi 15 mai

Le Décret n° 2020-568 du 14 mai 2020 relatif au versement d’une prime exceptionnelle aux agents des établissements publics de santé et à certains agents civils et militaires du ministère des armées et de l’Institution nationale des invalides dans le cadre de l’épidémie de covid-19 est paru.

En savoir plus sur le plan blanc

AB