Le droit de choisir 2

mercredi 8 novembre 2006

vu sur le jim (journal international de médecine)

La frilosité du législateur, à l’heure de se pencher sur la question de l’euthanasie, au printemps 2005, était peut-être liée à une certaine crainte quant à l’insuffisante préparation de la société française face à une trop importante révolution dans ce domaine. En effet, si la nécessité d’un « débat » sur l’euthanasie a été maintes fois évoquée et si plusieurs enquêtes d’opinion ont démontré que la population semblait acquise à l’idée de promouvoir un droit de « mourir dans la dignité », les discussions publiques sur ces questions n’auront jamais dépassé les procès d’intention et la ponctualité de faits divers, aussi poignants fussent-ils. Aussi, après l’adoption de la loi Léonetti sur l’accompagnement de la fin de vie, qui tout au plus dépénalise l’euthanasie passive, il semblait essentiel d’ouvrir un véritable champ de réflexion sur cette pratique. Sans doute, la présence de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), dont on connaît le soutien à Marie Humbert, au sein des conseils d’administration et des commissions des usagers des hôpitaux constitue-t-elle un premier pas dans cette voie. Aussi, dans le cadre de la loi du 4 mars 2002 qui prévoit une plus grande représentation des patients au sein des instances administratives des hôpitaux et après l’avis favorable cet été d’une commission nationale, le ministre de la Santé, Xavier Bertrand a autorisé cette association à faire son entrée à l’hôpital.

Scandale ?

L’ADMD affirme que son objectif en siégeant au sein des conseils d’administrations et des commissions d’usagers n’est pas de « faire du militantisme, mais de s’assurer que les patients qui demandent à ne plus être soignés soient respectés par les équipes médicales ». Pourtant, après quelques semaines sans remous, la légitimité de la présence de cette organisation est aujourd’hui contestée, notamment par des organisations dont les vues sont diamétralement opposées à celles de l’ADMD. C’est ainsi que l’Alliance pour les droits de la vie a déposé un recours en annulation contre l’arrêté du ministre de la Santé. Pour Xavier Mirabel, président de cette alliance, cité par le Figaro, il est en effet « scandaleux qu’un mouvement politique (…) qui n’a aucune connaissance du terrain, soit autorisé à représenter les malades ». Sans user de la même emphase, plusieurs responsables d’associations favorables au développement de soins palliatifs s’interrogent. L’Union nationale des associations pour le développement des soins palliatifs estime ainsi : « Les commissions des usagers ne doivent pas se détourner des discussions concrètes sur les soins à apporter aux malades pour devenir des lieux de débats philosophiques ».



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