le droit de choisir

jeudi 19 octobre 2006

Au dernier congrès de la SFAR, les MAR se sont prononcés contre l’euthanasie. Au delà de toutes considérations philosophiques, religieuses et éthiques, il convient toutefois de se poser la question non pas de soi en tant que soignant, mais de soi en tant que malade.

Refuser la mort, c’est notre travail. Dans une certaine mesure, reconnue comme étant celle de la limite actuelle de la science, de la mobilité des moyens disponibles (matériel et humain). Mais refuser la mort, ne serait-ce pas aussi, refuser un soin ? Au nom de quel principe, nous pourrions refuser le droit élémentaire à tout un chacun, pourvu qu’il soit en pleine possession de son état, de pouvoir décider ce qu’il croit être bon pour lui ?

Il n’y a pas de serial killer dans les hôpitaux, sauf dans l’imagination de quelques romanciers, ou de journaux en mal de sensationnel. L’équipe soignante est là pour apporter le soin. Et si la mort en était un, par la délivrance qu’elle donne ? Délivrance envers la souffrance, envers la vision de son propre schéma corporel invariablement bouleversé. Posons nous la question, en tant que soignant. Les médecins ne détiennent pas tous les pouvoirs décisionnaires.
En la matière, c’est un véritable débat de société, où les français devraient pouvoir s’exprimer.

Le cas Humbert a fait jurisprudence. Ne tombons pas dans la prude incertitude de la peur. Réagissons comme des personnes responsables, et posons nous la question de savoir ce que nous voudrions que l’on fasse pour nous, si nous étions à la place de celui ou celle qui demande un peu d’aide.

Arnaud BASSEZ



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