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jeudi 15 juillet 2010

Pour la deuxième année consécutive, la Cour des comptes a rendu public, jeudi 15 juillet, un rapport sur "les comptes et la gestion des services de la présidence de la République pour l’exercice 2009".

Rapport de la gestion 2009 de la Présidence de la République (juillet 2010)

La loi de finances 2008 a pour la première fois doté la présidence de la République d’un "budget consolidé", d’un montant de 110 millions d’euros.

Au final, alors que le budget de l’Etat n’a augmenté de 2,8% en 2008 par rapport à l’année précédente, celui de la présidence de la République a connu une progression de 18,5%, selon le rapport Dosière.

Petit tour d’horizon de ces dépenses auxquelles nous n’avons pas droit :

La garden party

Le coût de ce rendez-vous annuel dans les jardins de la présidence s’était élevé en 2009 à 732.826 euros, soit près de 100 euros par personne invitée, avait dit à l’AFP début juin le député (apparenté PS) René Dosière, en précisant tenir ces informations de Matignon.
Le rapport budgétaire de l’Elysée se félicite ainsi que la mise en concurrence des fournisseurs ait permis de baisser le coût unitaire par convive de la garden party du 14 juillet de 76,22 euros en 2007 à 67,45 euros en 2008.

Le lecteur en conclut que la garden-party coûte moins cher, relève M. Dosière. La réalité est exactement contraire puisqu’elle a coûté plus cher : 474.523 euros en 2008 contre 419.213 en 2007, soit + 13,4 %. Ce que ne dit pas le rapport, c’est que le nombre d’invités est passé de 5.500 en 2007 à 7.050 en 2008 et 7.500 en 2009.

Selon le document de la Cour, le prestataire en charge de cette "garden-party" depuis 1995 a été retenu avec une offre de plus de 296.000 euros alors que l’offre de son concurrent n’était que de 186.900 euros.
Concernant les frais de restauration, la présidence souhaite "aller plus loin dans la mise en concurrence des fournisseurs", afin de faire baisser les coûts.

Les déplacements de la Présidence

Paradoxalement, d’importantes économies seraient également possibles si le président employait les avions de l’Etat pour ses vacances plutôt que des vols commerciaux, estime la Cour. En effet, même pour un voyage privé, le chef de l’Etat doit être accompagné d’au moins six ou sept personnes payés sur des fonds publics, et un avion d’Etat, vide, le suit dans tous ses déplacements.

Puisque cet avion se déplace de toute façon, mieux vaudrait que le chef de l’Etat et sa famille l’empruntent puis remboursent le prix du trajet sur la base des tarifs pratiqués par les lignes régulières, suggère la Cour.

Quant au nouvel avion présidentiel -un long courrier acheté environ 180 millions d’euros, achat et l’aménagement de l’Airbus A330 , dont la livraison est attendue à l’automne- son utilisation en exploitation doit revenir moins cher que les appareils actuels, en épargnant des escales, a-t-il été assuré à l’Elysée, malgré l’heure de vol qui passera à 20 000 euros en moyenne (contre 12 000 sur A319)

C’est Alain Joyandet qui va être content.

La facture des plateaux-repas en avion est surprenante : 120 à 160 euros par personne. Par ailleurs, la Cour des comptes estime que la restauration à l’Élysée coûte trop cher. Sur ces deux questions, l’Élysée s’est engagé à apporter des améliorations, notamment en réduisant de 10 % en trois ans les effectifs dans la restauration.

Moralité, pour pouvoir continuer à dépenser plus, on va mettre au chômage des employés.

Reste des points à améliorer. Les magistrats de la rue Cambon pointent surtout les déplacements. Les délégations sont trop nombreuses, notamment dans les voyages préparatoires.
Ainsi, relève la Cour des comptes, à l’assemblée générale des Nations unies, à New York, du 21 au 24 septembre, la délégation française comprenait 132 membres. Auxquels, indique le rapport, "il faut ajouter les 31 membres de l’équipage des trois avions dont l’hébergement et la restauration ont été payés par la présidence". Coût total : 1 145 279 euros.

La médiatisation de ces déplacements est de plus en plus onéreuse : 465.000 euros en 2008, 1.060.000 euros en 2009.
Autre exemple : au G20 de Pittsburgh, les 24 et 25 septembre, le service audiovisuel de la présidence a considéré comme "absolument incompatible" avec les contraintes du président de la République la salle de presse mise à disposition par les organisateurs. Du coup, elle a engagé pour plus de 25 000 euros de dépenses de location et d’aménagement pour une salle de presse spécifique.

Les coûts des déplacements présidentiels ont augmenté de près de 40 % en un an. S’élevant en 2009 à 22 millions d’euros, sur un budget total de 112,113 millions d’euros, il représente 19,25 % du total des charges en 2009.

En 2009, les dépenses engagées par le service audiovisuel de la présidence de la République pour les déplacements en France ont doublé, tandis que celles relatives aux déplacements à l’étranger ont triplé.

Enfin, l’Elysée souhaite maintenir son effort de diminution du nombre d’agents travaillant au Palais, a précisé Mr Christian Frémont, directeur de cabinet du Président de la République. Entre 2008 et 2010, ce chiffre est passé de 1.031 personnes à 940, soit une baisse de 3,8% de la masse salariale. D’ici la fin du quinquennat, l’objectif fixé est de diminuer de 5 à 10% les effectifs selon la catégorie de personnel, soit une soixantaine de personnes en moins.

Le seul poste de dépenses à avoir diminué, souligne le député Dosière, est celui des aides sociales traditionnellement accordées aux personnes en grande difficulté : son budget a fondu de 22% en 2008, à 164.568 euros. En deux ans, ce crédit - le plus modeste du budget - a été divisé par deux.

Interrogé par l’Express, René Dosière souligne : « Depuis qu’il a été élu, Nicolas Sarkozy dit qu’il fait des économies, que les dépenses de la présidence baissent. En réalité, c’est toujours plus pour l’Elysée alors que, dans le même temps, c’est toujours moins pour les fonctionnaires ! »

Chacun a ses priorités. "Je serai le Président de tous les français"... surtout ceux que je connais.

source : le monde, l’express, le nouvel obs, 20 minutes

Vaccin grippe A

Plus de trois millions de doses de vaccins contre la grippe pandémique A H1N1 ont dû être jetées, selon un rapport de la commission d’enquête parlementaire.

En France, seules 5,3 millions de personnes au 1er juin 2010, soit 8,5% de la population, ont été vaccinées. Si le rapport conclu que le gouvernement a fait son travail, il note des résultats « décevants comme dans la plupart des autres pays ».

Sur un peu moins de 21 millions de vaccins, 12 millions d’entre eux devraient arriver à péremption en octobre 2010. Le coût de la campagne de vaccination contre la grippe H1N1 s’établirait aux alentours de 670 millions d’euros.

Mais puisqu’on nous assure au ministère que les caisses sont vides, que c’est la crise, qu’on a déjà été revalorisés il y a 10 ans, que nous avons un protocole qui nous octroie une augmentation "sensible"...

Source : Rapport de la commission d’enquête parlementaire sur la manière dont a été programmée, expliquée et gérée la campagne de vaccination contre la grippe A(H1N1), juillet 2010.

Et pendant ce temps...

Selon des enregistrements confidentiels, Liliane Bettencourt aurait ainsi caché au fisc français quelque 78 millions d’euros. Face à la polémique, elle a promis de régulariser tous ses avoirs. Mais si la somme est importante, elle représente à peine 0,5% d’une fortune colossale.

source forbes

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