ONIrothérapie

jeudi 16 septembre 2010

À l’occasion de la réunion de son conseil national, l’Ordre des infirmiers a indiqué que le nombre d’inscrits est d’un peu plus de 70 000 actuellement. Pour sa présidente, ce résultat modeste n’est pas à mettre au compte du montant de la cotisation, mais à l’opposition des syndicats et aux propos de la ministre de la santé.

L’Ordre national des infirmiers, qui a réuni mardi son conseil national, a présenté les comptes de son premier exercice budgétaire (mai 2009-avril 2010) qui laisse apparaître un déficit de 381.186 euros, au cours d’une conférence de presse mercredi.

Ce déficit s’explique par "la politique anti-Ordre" qui a affecté le bon fonctionnement de l’instance, a déclaré la présidente de l’Ordre, Dominique Le Boeuf, faisant référence à la vive opposition exprimée par les syndicats à l’encontre de l’instance ordinale et aux réserves exprimées par la ministre de la santé sur le montant de la cotisation (fixée à 75 euros). "Pourquoi voulez-vous qu’une infirmière ait envie de cotiser (...) lorsqu’elle entend la ministre de tutelle qui s’émeut en disant que c’est trop cher", a fait remarquer la présidente de l’Ordre.

En raison de ces obstacles qui "ont entravé la procédure d’inscription", l’Ordre n’a pu recouvrer que 4,6 millions d’euros au titre des cotisations demandées aux infirmiers pour 2009-10, alors qu’il projetait de recouvrir 38,4 millions, compte tenu du nombre d’infirmiers figurant au fichier Adeli. Le fichier Adeli s’est d’ailleurs "révélé défaillant dans une proportion de 20% à 50% selon les lieux", peut-on lire dans le rapport relatif à l’activité de l’Ordre pour son premier exercice, présenté par sa présidente.

Dans ce climat d’incertitude sur le plan financier, les responsables de l’Ordre ont été contraints de limiter au maximum les coûts de l’institution et se sont trouvés dans la nécessité d’engager un crédit auprès d’une banque. "Cette politique prudentielle a permis de limiter les dépenses de l’exercice à 5.052.762 euros et en conséquence de cantonner le déficit à 381.186 euros ", peut-on lire dans le rapport. "Cette clôture du premier exercice nous permet d’avoir un vrai chiffrage des comptes, dans une grande transparence et nous permet d’exister en tant qu’Ordre", s’est félicitée Dominique Le Boeuf.

Sur une population infirmière évaluée autour de 500.000 infirmiers, 70.612 professionnels étaient inscrits au tableau de l’Ordre au 1er septembre et 4.000 dossiers étaient en attente d’inscription, a indiqué la présidente. "Les chiffres évoluent de façon très progressive", a t’elle précisé, en soulignant que le frein n’était pas tant celui du montant de la cotisation que les contraintes liées à l’inscription et au fait de devoir remplir un dossier.

L’Ordre national des infirmiers met par ailleurs en ligne sur son site internet, mercredi, son code de déontologie. Ce code, qui doit faire l’objet d’une publication sous la forme d’un décret en Conseil d’Etat, a été transmis à la ministre de la santé en février. A ce jour, le ministère "n’y a pas donné suite" mais le code "est à l’étude", a indiqué Dominique Le Boeuf.

A l’occasion de son conseil national, l’Ordre infirmier a abordé divers sujets d’ordre professionnel et a notamment proposé que soient reconnus "les nouveaux rôles infirmiers", dans le contexte du débat actuel sur les nouveaux métiers. Il a ainsi suggéré le développement de trois modèles : un infirmier praticien spécialisé dans un champ médical (cardiologie, psychiatrie, gériatrie,...), un infirmier clinicien (en soins palliatifs, pour l’éducation thérapeutique,...) ou encore un infirmier référent (en cancérologie, psychiatrie...). Les diverses propositions sont mises en ligne mercredi sur le site internet de l’Ordre.

L’Ordre national a également exprimé son souhait de voir reconnu l’exercice infirmier en santé au travail, qui passerait notamment par la reconnaissance d’une véritable spécialisation infirmière (avec un cursus de spécialisation qui se ferait après une licence).

ONI bulletin n° 3

Dire que "ce résultat modeste n’est pas à mettre au compte du montant de la cotisation, mais à l’opposition des syndicats et aux propos de la ministre de la santé" c’est nier que la profession IDE dans son ensemble n’adhère pas à l’ONI. Les professionnels de la santé étant peu syndiqués (4%) il est fort peu crédible de donner autant de pouvoir aux syndicats alors qu’ils n’entrainent pas d’adhésion massive.

Le fonctionnement de l’ONI apparait compromis. Ne serait-il pas mieux de tout arrêter avant de se retrouver avec un déficit abyssal ?

AB



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