Meurs un autre jour

vendredi 15 octobre 2010

Suite aux manifestations des étudiants contre la réforme des retraite, le ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux demande aux policiers de "limiter l’usage de la force au strict nécessaire"

"Compte tenu de la spécificité de ce type de manifestations, j’attire votre attention sur la nécessité d’être particulièrement vigilants sur les conditions d’intervention et de limiter l’usage de la force au strict nécessaire", a écrit le ministre aux préfets.

Avant de préférer en interdire l’usage, le préfet de Paris avait rappelé à ses équipes les conditions "restrictives" d’utilisation du flash-ball. Selon la législation, le flash-ball ne peut être utilisé qu’en cas de légitime défense et sans "disproportion entre les moyens de défense et la gravité de l’atteinte".

Le préfet de police de Paris, Michel Gaudin a rappelé vendredi matin aux forces de l’ordre de Paris et de la petite couronne les règles d’utilisation du flash-ball. Selon la législation, le flash-ball ne peut être utilisé qu’en cas de légitime défense et sans « disproportion entre les moyens de défense et la gravité de l’atteinte ». « Nous demandons depuis hier aux forces de l’ordre de s’en tenir aux gaz lacrymogènes lorsqu’il faut se dégager. Mais l’utilisation du flash-ball reste possible en cas de légitime défense », explique-t-on à la préfecture, en précisant que Michel Gaudin n’a pas sollicité d’interdiction de l’arme.

A n’en pas douter, nous étions fortement menaçant avec nos mitrailleuses de seringues enrichies à la bétadine. Nous menacions la stabilité des institutions avec nos casaques de chirurgien, nous formions une milice dangereuse avec nos bonnets de bloc et nos lunettes de piscine pour limiter les effets des gaz lacrymogènes.

Flash ball contre les soignants. Qui menace l'autre ? Flash ball contre les soignants. Au secours la police est en danger ! Flash ball contre les soignants. Ah les ignobles IADE qui vont tout casser !

- Nous n’avons rien cassé.
- Nous n’avons rien détruit.
- Nous n’avons pas retourné de véhicule
- Nous avons le respect de l’autre
- Nous savons la valeur de la vie
- Nous savons le prix de la douleur et de la souffrance

Pour autant, il faut croire que nous aussi nous avons eu des casseurs infiltrés dans les rangs des IADE. De dangereux casseurs, habillés de bleu, en casaque de bloc, avec un masque FFP1 pour seule protection, des casseurs féminines, mères de famille, prêtes à agresser sauvagement à coups de stéthoscope ou de sonde d’intubation les forces de l’ordre en état de faiblesse, d’infériorité numérique et en déficit de matériel de répression.

L’État n’est plus policé. Il est policier.

Protège-moi Bébert, j'ai peur, il y a des IADE en face... Il faut bien ça, face à la délinquance en blouse blanche !

Suite à la manifestation estudiantine, treize policiers ont été blessés dans les trois départements de la petite couronne parisienne, dont un assez grièvement dans le Val-de-Marne, lors des manifestations de jeunes, selon la préfecture de police de Paris.

Il serait "drôle" qu’il soit pris en charge par un IADE...qui le reconnaisse !

La bavure policière n’est pas loin. Le spectre de Malik Oussekine plane au dessus des cow boys de la république, toujours très arrogants et mal élevés, instituant l’insulte et le tutoiement face à des personnes dont ils n’atteindront jamais le niveau scolaire.

Qu’ils soient lycéens ou IADE.

L’œil du jeune lycéen se souviendra du flash ball.

Flash ball dont on nous jurait la main sur le cœur (mais en ont-ils ces jureurs ?) qu’il ne fallait pas viser la tête mais le corps...

oups...j’ai glissé chef !?

AHH des IADE viens m'aider Bébert j'ai peur !!! C'est courageux comme acte, frapper un soignant. Et à la Courneuve, tu fais quoi ? (Oui j'utilise aussi le tutoiement) (AP Photo Remy de la Mauviniere) gaz à tous les étages ! (Photos Jiemel)

AB



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