Un silence qui hurle aux oreilles

vendredi 8 avril 2011

Le SNARF est à cette heure, le seul syndicat qui réagit devant les dérives des sociétés savantes de gastroentérologies européennes.

On attend le smarnu et le snphar toujours plus vifs lorsqu’il s’agit de rappeler aux petits IADE, les limites de leur prérogatives encadrées, elles, par un Décret.

Les IDE de gastro n’ont pas ces prérogatives.

Faut-il le redire ?

AB


NB Le SNPHAR-e réagit en date du 11 avril 2011. Voici le communiqué de presse. Il était temps, « j’ai failli attendre », aurait dit Louis XIV...

Communiqué de presse SNPHAR-e le 11 avril 2011

A l’heure de cette mise à jour (le 16 avril 2011, 16H 30) le smarnu n’a toujours pas réagi sur son site.


Une nouvelle spécialité : la gastrosthésie

Une nouvelle spécialité médicale pourrait bientôt voir le jour : la gastrosthésie, fille naturelle de la gastro-entérologie et dont le père putatif serait l’anesthésie.
La HAS a décidé de réunir un groupe de travail afin de définir les conditions dans lesquelles certains spécialistes médicaux pourraient réaliser la sédation pour leurs actes invasifs. Ce groupe comprend, outre la gastro-entérologie, la radiologie et la pneumologie ; il est coordonné par la SFAR.

Bien sûr on ne parle pas d’anesthésie mais de sédation ; cependant, comment appeler une sédation utilisant des doses totales de Propofol de 200 à 300 mg, sinon anesthésie générale.
Comme toujours ,il faut chercher à qui profite le crime et se poser les bonnes questions : pourquoi et comment ?

Pourquoi ?

La raison officielle c’est la démographie de notre spécialité qui ne permettrait plus d’assumer ce type d’actes ; en fait la demande vient des services de gastro-entérologie des CHU qui n’arrivent plus à avoir d’anesthésistes disponibles pour réaliser leurs endoscopies ! Diable, comment alors expliquer que, dans le secteur libéral, avec 2400 actes par an et par médecin, on arrive à satisfaire la demande. Ne pourrait-on pas suspecter un problème d’organisation ? Ou peut-être encore la volonté de certains chefs de service de privilégier la réanimation, partie noble de la spécialité, au détriment de l’anesthésie qui, après tout, peut bien être administrée par les IADE, voire dans le cas présent par des IDE.

Comment ?

C’est tout simple. Il suffit de former des IDE à l’administration des drogues et de les placer sous la responsabilité du médecin qui réalise l’exploration ; notez bien que ce peut aussi être un autre médecin, ce qui laisse rêveur sur les effectifs de spécialités qui peuvent détacher deux médecins pour le même acte. Une petite formation, peut-être un petit opuscule et le tour est joué ; après Windows ou l’astronomie pour les nuls, on pourrait avoir « l’anesthésie pour les nuls » ; pourquoi pas rajouter, aussi, une page Wikipédia sur la sédation pour acte invasif.
J’entends déjà certains d’entre vous dire : « après tout si les gastro veulent faire tout seuls, qu’ils le fassent, mais nous on n’y met pas les doigts » ; désolé, mais ils ont tout faux, car quand la sédation dépasse son but ou qu’un problème survient il faut qu’un médecin anesthésiste puise intervenir dans les plus brefs délais ; parce que superviser l’infirmière c’est facile mais quand il faut mettre les mains dans le cambouis c’est autre chose ! Comme vous vous en doutez, si vous arrivez trop tard, parce que vous étiez en train de faire une induction à l’autre bout du bloc, vous serez responsable des conséquences du retard éventuel !

Finalement on nous donne une nouvelle définition de l’anesthésiste : un truc rouge pendu dans le couloir, appelé extincteur, à utiliser quand d’autres ont mis le feu. Il ne vous échappera pas que la CNAM fera comme tous les assureurs, elle ne remboursera l’extincteur que lorsqu’ il aura servi.

Bien entendu on nous opposera que de telles recommandations existent dans d’autres pays européens ; c’est exact, mais dans les guidelines publiés en Allemagne celui qui administre la sédation est un « physician experienced in intensive care ». Alors, si on recherche un médecin expérimenté en soins intensifs, connaissant la pharmacologie et le maniement des drogues utilisées pour la sédation, je crois bien qu’il faut s’adresser à un anesthésiste-réanimateur

Les recommandations proposées par le groupe de travail réuni par la HAS, n’ont pas encore été validées par le conseil d’administration de la SFAR. Pourtant les gastro-entérologues qui, comme dans la chanson, se voient déjà en haut de l’affiche, en font l’éloge sur le site de la SFED ; ils reconnaissent toutefois que la partie politique ne fait que commencer, voici un point sur lequel nous sommes d’accord mais qu’ils ne se bercent pas d’illusions, elle sera rude et sans concession.

Le SNARF ne permettra pas que l’on brade la spécialité, ni la sécurité des patients, pour des raisons d’organisation, ou plutôt d’inorganisation. Il s’opposera par tous les moyens qu’il jugera nécessaires au texte tel qu’il est rédigé dans sa version actuelle.

Dr Jean-Marc DUMEIX

1er vice-président du SNARF


La SFAR publie un état ...des états généraux de l’anesthésie-réanimation qui se sont tenus en juin 2010.

Elle insiste sur le versant réanimation, composante noble de la spécialité.

Étonnamment on note un esprit d’ouverture qui n’a jamais été l’apanage de cette société hostile à tout ce qui comporte les lettre I.A.D.E dans sa profession. Ouverture vers...les IDE !

Les liens avec les infirmières diplômées d’état (IDE). Les infirmières sont à notre côté dans toutes les activités de soins et d’accompagnement des patients et des familles. Une place renforcée doit leur être faite dans la SFAR. Le Conseil d’Administration a décidé de consacrer plus d’espace dans le congrès aux sessions IDE Réa et IDE Urgences et de créer des prix IDE Réa et IDE Urgence. Les travaux communs avec les IDE seront favorisés en créant des bourses de recherche infirmière et en intégrant les IDE dans les groupes de travail médicaux. Enfin la communication sera renforcée par la création d’un espace web infirmier sur le site sur le site SFAR.

Tant d’attention ne peut qu’être suspecte. La corporation IADE n’ayant jamais été l’objet de telle prévention. La SFAR qui interdisait jusqu’à il y a peu, l’accès à des conférences d’anesthésie-réanimation aux IADE, démontre le mépris qu’elle affiche envers ses plus proches, et uniques, collaborateurs.

Un IDE se méprise tout autant et se maitrise sans doute plus facilement pour les penseurs SFARIEN. Cette ouverture apparait sujette à l’ostracisme, à la défiance et à la méfiance.

Dès lors, et à part l’appel notable du professeur Samama, il ne faudra sans doute pas voir un geste de la SFAR envers la corporation IADE.

Est-il possible que la SFAR autorise des actes d’anesthésie à des IDE non formés, non entrainés, et qui représenteraient un danger pour la sécurité des patients ?

« Protège-moi de mes amis, mes ennemis je m’en charge ».

Certes, mais quand les deux ont le même visage, comment fait-on alors ?

Qui a dit une opération « bloc mort national » sur le long terme ?

AB



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