Sans propofol, l’anesthésie est plus folle

jeudi 18 août 2011

Alors qu’ici même l’alerte de l’afssaps concernant l’arrêt du thiopental avait été signalé, c’est au tour du diprivan et de la xylocaïne adrénalinée de passer dans la colonne de nos chers disparus.

Cher, le diprivan l’était à ses débuts, à sa mise sur le marché en 1986. Produit révolutionnaire, il a détrôné très rapidement les autres hypnotiques pour s’imposer quasiment dans toutes les situations.
En 1990 les flacons permettaient pour les IADE bricoleurs (!) de faire un système de remplissage de seringue électrique très pratique.
Puis en 1996, les seringues pré-remplies sont arrivées sur le marché français.

Tombée dans le domaine public, la molécule, largement amortie par le laboratoire, a vu son prix dégringoler, face à la concurrence des génériques.

C’est donc le diprivan qui est arrêté. Pas le propofol. A priori.

Connu par les professionnels de l’anesthésie de longue date, le propofol a vu son nom devenir célèbre, suite à la mort de Michaël Jackson.
Il est intéressant de constater que l’utilisation de ce produit a supprimer un chanteur qui de fait, est devenu immortel.

A lire : les hypnotiques

AB


Sur le site du nouvelobs.com

Les anesthésistes-réanimateurs lancent l’alerte face à la "pénurie" et à la "disparition" de médicaments "indispensables" qui menacent la sécurité des patients, selon la Société Française d’Anesthésie-Réanimation (SFAR).

"Aux pouvoirs publics de prendre leurs responsabilités et d’anticiper ce que l’on voit arriver" comme "l’arrêt commercial pour raison économique touchant des produits indispensables et sans alternative", a déclaré jeudi à l’AFP le Dr Laurent Jouffroy, président de la SFAR.

"Qu’elles soient liées à des pénuries temporaires ou à la décision des laboratoires de cesser la fabrication, les ruptures de stocks des médicaments d’anesthésie-réanimation sont récurrentes depuis plusieurs années" et le phénomène "s’intensifie", s’insurge cette société savante avec le soutien de l’association de défense des malades Le Lien.

"Si l’on ne trouve pas de solution, le risque existe que l’on ne puisse plus réaliser d’anesthésie dans le cadre d’actes chirurgicaux ou diagnostics", ajoute son président.

Les ruptures de stocks concernent des médicaments utilisés par les anesthésistes-réanimateurs pour réaliser des anesthésies générales, locales ou péridurales (dont celles pour accoucher), sans oublier le traitement de la douleur, notamment lors de soins d’urgence.

Ainsi le thiopental utilisé depuis 1936, qui sert aussi au traitement des traumatismes crâniens graves ou de certains états de mal épileptique, a cessé d’être commercialisé par le laboratoire américain qui approvisionnait la France. Il y a eu des solutions de dépannage, mais "aucune solution pérenne n’a été trouvée pour le thiopental", déplore le Dr Jouffroy.

Les risques de rupture de stock touchent également la lidocaïne adrénalinée car le laboratoire propriétaire cesse la production ou encore le propofol, au prix dérisoire (moins d’un euro l’ampoule) qui a révolutionné l’anesthésie générale (utilisé dans 90 % de ces actes) et contribue à la sécurité des patients.

"On a même déjà eu une rupture de stock de paracétamol intraveineux (antidouleur), qui a duré 6 mois parce que le laboratoire fabricant n’avait plus reçu de matière première (le principe actif) pour le fabriquer", rappelle le Dr Jouffroy.

Il s’agit souvent de produits anciens, sûrs et peu coûteux -comme la plupart des médicaments d’usage quotidien en anesthésie-réanimation, et qui sont tombés dans le domaine public (génériques).

Dans bien des cas, il n’y a pas de produits de remplacement permettant d’assurer la même qualité de soins et/ou au même prix, insiste la SFAR.

Lettre Ouverte à l’ Afssaps

NB : On remarquera que les signataires sont tous issus des syndicats de MAR. S’y ajoute une association de patient.

Quant aux IADE... Ils font l’objet de la même considération.
Celle qui les flingue dans les congrès et dans les communiqués, et les encense dans les blocs, à l’heure du repas, de faire ses mails ou d’aller chercher des documents super importants dans son bureau pendant des heures.



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