
La FNI publie un communiqué de presse sur l’ONI et ses dérives.
Rappelons que la FNI était parmi le groupe sainte-Anne à vouloir cet ordre que la profession appelait de ses vœux.

On a vu en effet au moment du vote, ce qu’il en fut, et ce qu’il en est actuellement. 420 000 non inscrits qui sont théoriquement en exercice illégal de la profession.
De quoi fermer les portes de tous les hôpitaux, cliniques, ehpad, dispensaires, ong…
Mais bon. On peut être déçu et retourner sa veste. D’autres l’ont fait avant et le feront après. Et comme il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis…
Dès lors il devient licite de tomber sur l’ONI abhorré que l’on adorait; et de dénoncer les travers de la gestion du président Borniche.
“Protège-moi de mes amis, mes ennemis je m’en charge”.
INFIRMIERES, N’AYEZ PAS PEUR !
Quand il a été informé, en début d’année, de la nature extrêmement menaçante des courriers adressés par l’Ordre des infirmiers aux infirmières libérales, courriers accompagnés d’une injonction de payer, le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, avait invité le président de l’Ordre à renoncer à ce type de pressions par la voie officielle d’un courrier qui ressemblait à un sévère rappel à l’ordre. Il lui demandait ni plus ni moins de « suspendre l’action de l’organisme qu’il avait mandaté pour opérer le recouvrement des cotisations ordinales de l’année 2011 ». Rien n’en fut fait et devant la poursuite des pressions qui s’exercent de plus en plus fortement sur les seules infirmières libérales par des commandements à payer, la FNI s’est directement adressée au ministre. La réponse qui lui a été faite est rendue publique ce jour (cf. lettre en pièce jointe). Xavier Bertrand confirme qu’il désapprouve les méthodes employées et souhaite que les infirmières libérales « puissent travailler dans la sérénité », une sérénité en vérité bien mise à mal.
La FNI regrette que le président de l’Ordre National ne tienne plus aucun compte des conseils appuyés du ministère alors même qu’il faisait partie de ceux qui, dès 2010, plaidaient en faveur d’une plus grande obéissance de l’ordre aux pouvoirs publics. Des conseils du ministre qui insistent aussi sur la nécessité de lever le caractère discriminatoire d’une cotisation libérale à 75€ quand celle des salariés n’est que de 30€. « L’ONI, quelles que soient ses difficultés actuelles, ne peut faire reposer sur les seuls infirmiers libéraux le poids de celle-ci », affirme Xavier Bertrand.
Convaincre les professionnels, ou devenir facultatif comme le propose le député de Paris Jean-Marie Le Guen, s’exprimant au nom de François Hollande. Si l’Ordre infirmier doit convaincre de son intérêt, encore faudrait-il qu’il s’implique dans les sujets qui, en ce moment, engagent l’avenir de la profession et avec elle la qualité et la sécurité des soins. Or, la Haute Autorité de santé, dans le cadre de la validation des expérimentations de coopérations interprofessionnelles, souligne expressément dans un document de synthèse que « l’Ordre national des infirmiers n’est plus en mesure d’apporter des contributions » ! Par ailleurs, lors de la dernière séance du Haut Conseil des Professions Paramédicales dont l’ordre du jour portait sur des sujets majeurs, notemment la prescription infirmière, l’Ordre des infirmiers était tout simplement absent.
Dans le même temps, la FNI dénonce une augmentation déguisée du montant de la cotisation ordinale. En effet, malgré l’annonce qui a été faite que la cotisation pour l’exercice 2012/2013 serait inchangée pour tenir compte des difficultés économiques, la FNI dénonce la décision de l’ordre national de basculer l’exercice comptable en année civile. Ce subterfuge augmente de fait de 25% la cotisation 2012 qui ne recouvrira que trois trimestres. On peut alors légitimement s’interroger si toute l’énergie et les efforts déployés par Monsieur Borniche ne seraient pas d’abord mis à contribution pour servir les intérêts des banques au détriment des intérêts de la profession ? D’autant que la légitimité de l’équipe dirigeante en place tient désormais de l’arbitraire. Cette équipe n’a-t-elle pas en effet préféré recourir à la loi pour prolonger son mandat de deux ans, plutôt que de se soumettre au suffrage des infirmières ?
Dés l’installation du nouveau gouvernement et après les élections législatives, la FNI saisira le parlement afin que soit rétablie une cotisation unique à 30€ quels que soient les secteurs d’activités, salarié comme libéral, telle que prévue initialement dans la loi portant création de l’Ordre national des infirmiers : une infirmière = une voix = une cotisation. A défaut de l’obtenir, elle soumettra à son congrès la décision de demander l’abrogation pure et simple de l’Ordre national des infirmiers.


ps : il est toujours regrettable de ne pas se relire. Ou si cela a été fait c’est encore plus regrettable. Notamment s’écrit avec un a.
C’est peut-être un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup…
Il faut noter ce petit changement non négligeable qui pousse l’ONI à changer les règles du calcul d’une année de cotisation :
– 2) La cotisation
Les montants de la cotisation annuelle pour l’exercice du 1er mai 2012 au 28 février 2013 sont fixés comme suit : […]
Oui vous avez bien lu : une année pour l’ONI correspond à 10 mois. Une façon à peine déguisée de tenter de compenser son manque chronique de trésorerie en faisant payer les « volontaires » deux mois plus tôt.
D’ici à ce que l’ONI nous invente l’année de trois mois.
Qui doit regretter de nous avoir imposé cet ordre professionnel qui divise au lieu de rassembler, qui menace parce qu’il ne convainc pas ?
Que ceux qui en ont été les partisans et les demandeurs s’excusent en public.
Par un communiqué de presse.
Ce que pourraient faire la FNI et 39 autres organisations…
AB
ps : Dès l’installation du nouveau gouvernement et après les élections législatives, la FNI annonce qu’elle saisira le parlement afin que soit rétablie “une cotisation unique à 30€ quels que soient les secteurs d’activités, salarié comme libéral, telle que prévue initialement dans la loi portant création de l’Ordre national des infirmiers : une infirmière = une voix = une cotisation”.
A défaut de l’obtenir, prévient-elle, elle soumettra à son congrès la décision de demander l’abrogation pure et simple de l’Ordre national des infirmiers.

- Il y en a qui conteste
- Qui revendique et qui proteste
- Moi je ne fais qu’un seul geste
- Je retourne ma veste, je retourne ma veste
- Toujours du bon côté
- Je crie vive la révolution
- Je crie vive les institutions
- Je crie vive les manifestations
- Je crie vive la collaboration
- Non jamais je ne conteste
- Ni revendique ni ne proteste
- Je ne sais faire qu’un seul geste
- Celui de retourner ma veste, de retourner ma veste
- Toujours du bon côté