Difficile de tout accepter en ces temps de crise, où encore une fois pour l’année 2013, les salaires des fonctionnaires sont gelés. Le point d’indice n’a pas bougé depuis une revalorisation de 0,5% en 2010. (les cliniques ne sont pas mieux loties)
A Roland Garros, en revanche, on s’en contre-fiche. Car les vedettes du court de tennis en veulent toujours plus.

Donc on assiste à l’escalade dégoulinante de primes rehaussées à l’envi. Le tout dans un pays touché par la récession.
Le tournoi de Roland-Garros, qui aura lieu du 26 mai au 9 juin, va distribuer 22 millions d’euros de gains aux joueurs cette année, soit une hausse de plus de trois millions. il fallait bien ça pour juguler l’annonce de deux autres tournois du Grand Chelem, l’Open d’Australie (24 millions d’euros cette année) et l’US Open (25 millions).

Les vainqueurs messieurs et dames de l’édition 2013 recevront chacun 1 500 000 euros, contre 1 250 000 euros l’an passé. Cette augmentation s’inscrit dans le cadre d’un plan sur quatre ans, qui verra la dotation de Roland-Garros augmenter encore de 10 millions d’euros d’ici à 2016.
« Cette année, l’augmentation la plus significative sera celle des joueuses et joueurs qui perdront aux 2e, 3e et 4e tours : leur dotation progressera de 25 % par rapport à 2012« .
L’Open d’Australie, qui a lieu en janvier, a augmenté de plus de 15 % la dotation de son tournoi cette année pour atteindre le niveau record de 30 millions de dollars australiens, soit 24 millions d’euros. Le 20 mars dernier, l’US Open a fait grimper les enchères en annonçant que son édition 2013, qui aura lieu du 26 août au 9 septembre, sera dotée de 33,6 millions de dollars (25 millions d’euros), soit une hausse de 8,1 millions de dollars par rapport à 2012, pour atteindre les 50 millions dans quatre ans (38 millions d’euros).
Lors de l’édition précédente de Roland-Garros, la dotation fournie aux joueurs avait été réhaussée de 7 %, s’élevant à 18,718 millions d’euros. Pour un(e) jou-eur (-euse) éliminé(e) au premier tour des simples, elle avait été augmentée de 20 % (18 000 euros), quand celle du vainqueur ne connaissait qu’une hausse de 4 % (1 250 000 euros). Des hausses de 12,5 % avaient aussi été décidées pour l’étape des qualifications, phase visant à donne un ticket aux joueurs situés au-delà du top 100.
Le fait que les quatre premiers du classement s’accaparent la majeure partie des gains distribués sur le circuit – 30% en 2011 – avait provoqué la colère des « petits joueurs « , accoutumés aux bas-fonds de l’ATP qui avaient menacé de faire grève.

20 % d’augmentation pour les fonds de grille. On s’en contenterait au quotidien…
- Vainqueur: 1.500.000 euros
- Finaliste: 750.000 euros
- Demi-finaliste: 375.000 euros
- Quart de finaliste: 190.000 euros
- Huitième de finaliste: 100.000 euros
- 3e tour: 60.000 euros
- 2e tour: 35.000 euros
- 1er tour: 21.000 euros
AB
source lemonde.fr