Calots scopie

vendredi 10 novembre 2017
par  Arnaud Bassez
popularité : 13%

Le calot de bloc opératoire en tissu plus hygiénique que les coiffes jetables

Dr Isabelle Catala, Laird Harisson
9 novembre 2017

source medscape.com

Aux Etats-Unis – et à un moindre degré en France – on assiste à un conflit de valeurs dans les blocs opératoires : les chirurgiens et infirmiers anesthésistes privilégient les calots en tissus attachés à l’arrière du crâne, alors que les hygiénistes et l’encadrement ne jurent que par les coiffes jetables.

Une étude publiée à l’occasion du congrès 2017 de l’American College of Surgeons par le Dr Troy Makel (Indianapolis, Etats-Unis) devrait conforter les soignants puisqu’elle montre que les coiffes en tissus protègent mieux contre la contamination en particules et en microbes de l’air des salles d’opérations que les bonnets ou charlottes jetables .

Cloth Skull Caps Shown to be More Effective than Bouffant-Style Disposable Caps at Preventing Airborne Contamination in the Operating Room

Calot en tissu, le symbole du chirurgien

En 2013, l’Association des infirmières de bloc (Perioperative Registred Nurses) affirmait que les zones découvertes du visage et du crane du personnel des salles d’opérations pouvaient être à l’origine de contaminations bactériennes des patients. Une recommandation d’utilisation de coiffes recouvrant « les oreilles, le cuir chevelu, la base du crâne, les pattes, rouflaquettes ou favoris » avait été émise.

Les hôpitaux sont restés longtemps vagues dans leurs règlements intérieurs mais ils mettaient à la disposition des soignants de plus en plus de charlottes dans les blocs opératoires. Les chirurgiens se sont opposés en masse à cette pratique arguant d’un mauvais confort pendant des interventions parfois longues, de phénomènes d’irritations liés aux apprêts utilisés sur les tissus jetables et d’une perte partielle d’audition avec les charlottes couvrant les oreilles.

En 2016, l’American College of Surgeons affirmait en outre que le « calot en tissu est le symbole reconnu du métier de chirurgien ».

Une heure d’intervention simulée

L’étude réalisée par le Dr Makel et une équipe composée d’un microbiologiste, d’ingénieurs spécialisés dans la ventilation des salles d’opération, d’un hygiéniste expert dans l’analyse de l’air a consisté à comparer la qualité de l’air et les dépôts de particules ou de bactéries selon l’utilisation de 3 types de « couvre-chefs » : calots en tissus, calots en matériel jetable et charlottes.

L’équipe chirurgicale a réalisé des interventions simulées et scénarisées d’une heure consistant à couper de la viande animale, et ce dans 3 établissements différents utilisant un système de flux d’air spécifique.

C’est avec les calots en tissus que la présence de particules dans l’air était la moins importante, la différence dépasse même le seuil de la significativité pour les particules de 0,5 ou 1 µm (p=0,03). Le nombre de colonies bactériennes recueillies sur des milieux de cultures plans répartis dans les pièces était plus élevé avec l’utilisation de charlottes.

Aucun cheveu n’a souillé les salles d’opérations quel que soit le calot utilisé.
C’est avec les calots en tissus que la présence de particules dans l’air était la moins importante.

Une entorse au règlement de la police des vestiaires du bloc ?

L’analyse de la perméabilité des différentes coiffes montre que les matériaux jetables sont systématiquement plus poreux que les tissus.

Pour le Dr Makel, « cette étude est la preuve que les calots en tissus restent la meilleure option. Néanmoins, il convient de noter que les hôpitaux ne disposent pas de programmes de lavages spécifiques pour ces pièces de tissus. Il est essentiel qu’elles soient lavées quotidiennement, et non oubliées au fond d’un casier et réutilisées tous les jours ». Le chirurgien d’Indianapolis a précisé que cette étude – qui est la première du genre – sera très probablement contestée par des hygiénistes qui imposeront d’autres expériences pour obtenir des réponses définitives.

En attendant, la « police hygiéniste des vestiaires » chargée de faire respecter la tenue réglementaire au sein des hôpitaux ne pourra plus imposer le recours inesthétique et peu confortable aux charlottes de bloc, et les chirurgiens pourront porter haut le symbole de leur profession.

« Il est essentiel qu’elles soient lavées quotidiennement, et non oubliées au fond d’un casier et réutilisées tous les jours. » (Dr Troy Makel)

— -

Il y a quelques années, la SOFIA initiait un partenariat renouvelé avec un distributeur de calots en tissu. Au delà de l’aspect plaisant, il faut noter un impact "amusant" pour les patients, et un vrai point d’intérêt pour les enfants, au bloc pédiatrique.

Qu’il est doux d’avoir raison contre les cadres hygiénistes, qui sont "de principe" contre les calots en tissu, sans justification scientifique. Il n’y a pas à dire, la parole des expert(e)s ça vaut son pesant...

Plus que jamais, au bloc : rentrez couverts !

Arnaud BASSEZ

IADE-Enseignant CESU

Administrateur


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vendredi 10 novembre 2017
par  Arnaud Bassez

Calots scopie

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lundi 13 janvier 2014
par  Arnaud Bassez

Chevaliers du guet

Le sommeil et l’anesthésie sont à la mode
Les effets néfastes du manque de sommeil.
Une toute récent étude de l’Université de Surrey jette une regard nouveau sur l’effet du sommeil sur nos gènes. Les résultats montrent qu’un manque de sommeil affecte près de 711 gènes ! La majorité de ceux-ci sont liés (...)

vendredi 27 janvier 2012
par  Arnaud Bassez

Recommandations professionnelles. L’IDE seul devant une situation de détresse médicale

Comme toujours, la SFMU ne supportant pas que les IDE et les IADE puissent s’affranchir de la tutelle médicale, elle “propose” des recommandations applicables aux IDE, car elle ne peut le faire aux IADE qui ont déjà leur carcan prévu par la SFAR.
Pour mieux faire passer la pilule, ces recommandations (...)

mercredi 19 janvier 2011
par  Arnaud Bassez

IADE vs IBODE : dissection et autopsie

On devrait toujours lire les revues des IBODE lorsque l’on est IADE.
Parce que l’on y apprend des choses toujours intéressantes.
Celle que j’ai lu me montre clairement que le côté je panse donc j’essuie, des IBODE se transforme en je pense donc je vais être.
Et si nous n’y prenons garde, nous (...)

samedi 6 décembre 2008
par  Arnaud Bassez

Moins n’égal pas mieux

Notre collègue Éric Delmas, nous fait parvenir une pétition sur le devenir des études IDE en IFSI. (pétition que l’on trouve sur le site de l’ONSIL et dont l’auteur est Thierry Amouroux).
Cette pétition est disponible en format word ou PDF en fin d’article.
N’oubliez pas d’y inscrire les éléments (...)

dimanche 23 mars 2008
par  Arnaud Bassez

N + 1 le point de vue d’un avocat

Texte issu du site snarf (syndicat national des anesthésistes réanimateurs de France) sur lequel vous pouvez le consulter.
NB : Le texte date du 02 janvier 2005. Il n’a pas fait l’objet d’une actualisation des textes qui légifèrent les IADE, à savoir le Décret n° 2004-802 du 29 juillet 2004 J.O n° 183 (...)

lundi 27 août 2007
par  Arnaud Bassez

Lettre ouverte à une porte fermée

Le SNIA, seul et unique syndicat de la profession, nous gratifie d’une lettre "ouverte" sur son site. Je vous la livre, avec des remarques personnelles. Évidemment, les membres du SNIA sont invités à s’exprimer sur le forum, ou en réponse à cet article. Chose qu’il n’est pas possible de faire sur (...)

jeudi 19 juillet 2007
par  Bruno Philibien

Situations Critiques en Anesthésie, Simulateur Société Dräger

NDLR : article régulièrement actualisé, la simulation prenant une part accrue dans la formation des acteurs de l’anesthésie et de l’urgence.
Ce n’est plus l’avenir, c’est le présent ! (dernière actualisation : 7 avril 2016)
§§§
Auteur : Bruno Philibien, IADE Cherbourg
(passez la souris sur les photos) (...)

mardi 13 mars 2007
par  Arnaud Bassez

Le secourisme aux enfants

Je viens à titre de consultant-intervenant de délivrer une formation aux premiers secours aux enfants de l’école primaire de mon quartier.
Outre un cours théorique couvrant les classes de CP au CM2, adapté à chaque âge, pendant 1,5 jour, j’ai également délivré avec le concours du professeur d’éducation (...)

mercredi 21 février 2007
par  Arnaud Bassez

Le futur rendra t-il l’anesth’easy ?

Voici ce que l’on peut apporter comme premières lueures d’un futur anesthésique.
(d’après le cours du Professeur Coriat, hôpital Pitié-Salpetrière AP-HP, dont on retrouve la teneur dans le document de Steven L Shafer disponible en fin d’article (en anglais) au format word et en PPT (4MO)).
Petit rappel (...)

vendredi 9 février 2007
par  Arnaud Bassez

Un nouveau concept de respirateur

Je viens de lire un article dans le numéro 80 d’urgence pratique sur un nouveau concept de ventilateur : le MicroVENT®. fabriqué par les laboratoires Meditech (site en anglais)
Cet appareil ultra portable (270 grammes) peut être utilisé pour le transport pré-hospitalier, où il semble idéal.
toutes (...)

vendredi 19 janvier 2007
par  Arnaud Bassez

De la contradiction dans les chiffres

Actualisé en avril 2016
Lu sur le JIM
Une récente étude du Commissariat général à la stratégie et à la prospective ( ex Centre d’analyse stratégique) et de la Direction de la recherche du ministère du Travail (DARES) dévoile que parmi les « cinq secteurs fortement créateurs d’emploi d’ici 2015 », figure (...)

dimanche 17 décembre 2006
par  Arnaud Bassez

Remets ton masque, on l’a reconnu !

La lecture d’un article sur "la technologie microbiocide interactive pour une protection respiratoire accrue contre les virus", dans la revue urgence pratique n° 79 de novembre 2006, me laisse comme un fond de pessimisme.
Cet article, excellent, écrit par le Dr Claude Lamarre, post-doctorant, du (...)

Brèves

La pelle médicale (le retour)

dimanche 23 avril

Déjà évoqué ici le 16 mai 2016, le nouveau baromètre sur les salaires de la santé est publié.

L’agence d’intérim Appel Médical* vient de publier son nouveau baromètre – le sixième – des évolutions de salaires de la santé de 2015 à 2016.

Ce baromètre s’appuie sur les salaires réels d’intérimaires payés au même niveau que les salariés permanents (611 712 fiches de paie) de six grandes familles de métiers* et 13 fonctions paramédicales (congés payés, indemnités de fin de mission et primes variables non prises en compte).

Suivis par les aides médico-psychologiques (métiers du soin et de l’assistance), dont le salaire a augmenté de 3,1 %, ce sont, selon l’étude, les professionnels du handicap qui ont le mieux tiré leur épingle du jeu. De 2015 à 2016, la fiche de paie des éducateurs spécialisés (métiers du handicap) a progressé de 3,8 % pour s’établir en moyenne à 2 022 euros bruts mensuels contre 1 949 euros en 2015. Il s’agit de la plus forte hausse de salaire, tous métiers confondus. L’étude indique que les structures associatives qui composent le secteur du handicap sont moins impactées par les coupes budgétaires que les établissements de santé.

Les infirmiers anesthésistes (IADE), avec un salaire moyen de 3 808 euros bruts mensuel en moyenne, en hausse de 2,4 % sur un an, sont quant à eux les professionnels de santé les mieux rémunérés en 2016.

« Loin d’être logés tous à la même enseigne »

En bas de l’échelle des salaires figurent les agents de service hospitalier, dont la rémunération moyenne de 1 548 euros bruts mensuels en 2016 n’a progressé que de 0,5 % par rapport à 2015.

Les infirmiers de bloc opératoire (IBODE) et les techniciens de laboratoire d’analyses médicales ont enregistré chacun, une baisse de leur rémunération moyenne de 1,4 % en 2016 par rapport à 2015.

Ce baromètre « révèle que les professionnels de santé sont loin d’être logés à la même enseigne. Sans doute y a-t-il là quelques pistes pour répondre aux pénuries qui touchent certains métiers », déclare Christophe Bougeard, directeur général d’Appel Médical.

* Appel Médical est une agence d’intérim, filiale du groupe Randstad France qui intervient dans les secteurs hospitaliers....

** Soin et assistance, bloc opératoire, petite enfance, pharmacie et laboratoire d’analyses médicales, rééducation et handicap. Des métiers qui se déclinent au féminin comme au masculin.

Source : Lequotidiendumedecin.fr

§§§

Encore une fois, tournons-nous vers les USA et regardons combien gagnent les CRNA :

Une infirmière anesthésiste (CRNA) gagne un salaire moyen de 138 568 $ par année.

  1. Avec une fourchette de $94,249 - $183,233, soit 88103 euros à 171 276 euros/ an, ou 7341 euros à 14273 euros /mois
  2. Bonus $1,004 - $15,116 (soit 938 euros à 14 130 euros.)
  3. Profit Sharing $1,973 - $20,273 (soit 1844 euros à 18951 euros)
  4. Commission $8,000 (soit 7478 euros)

Et voila comment on reconnait les compétences là bas.

Intéressé(e) ?

AB

Bons à rien ou mauvais à tout ?

mercredi 15 mars

Le nouveau décret, malgré sa coquille qui devrait être corrigée, stipule

[...]

« B. - L’infirmier ou l’infirmière, anesthésiste diplômé d’Etat est, dans ces conditions, seul habilité à :

  • « 1° Pratiquer les techniques suivantes :
  • « a) Anesthésie générale ;
  • « b) Anesthésie loco-régionale et réinjections dans le cas où un dispositif a été mis en place par un médecin anesthésiste-réanimateur ;

Il n’empêche, pour le Pr Ecoffey, c’est un casus belli que de voir les IADE pouvoir prétendre à la réalisation de cet acte pour lequel manifestement nous sommes incapables, car la HAS a interrogé le Conseil National Professionnel d’Anesthésie en janvier 2017
sur « La réalisation par l’infirmier anesthésiste des blocs nerveux
analgésiques du membre inférieur (fémoral et sciatique) sous échographie, dans la chirurgie de la prothèse de genou, de hanche et de la ligamentoplastie du genou, dans le cadre de la
prise en charge de la douleur
 ».

Le CNP AR a émis un avis défavorable

L’argumentaire est le suivant :

  • Demande de protocole de coopération ancienne (juin 2013) qui n’a plus d’arguments valables :

- la démographie des anesthésistes-réanimateurs évolue (450 internes formés par an depuis 3 ans et qualification de médecins à diplôme étranger par le Conseil de l’Ordre des Médecins,)

- de même que la pratique médicale allant vers des infiltrations

  • Consentement du patient pour la technique, mais à aucun moment il n’est informé que c’est un paramédical qui fait un acte habituellement fait par un médecin. Il DEVRAIT donner un consentement éclairé.
  • Non formation à la prise en charge des complications en particulier les risques liés à l’injection intravasculaire d’anesthésique local.

Hé oui, nous sommes parfaitement incompétents à détecter un passage intravasculaire d’un anesthésique local. Bel exercice de dénigrement, car ceci est enseigné.

Cela me rappelle un des premiers articles que j’avais publié ici : Le MAR m’a tuer.
Est-il précisé aux patients, lors de la consultation, que la prise en charge per-opératoire sera faite majoritairement par un personnel paramédical mais qu’il en a toute l’autorisation légale et la formation idoine... ?

A l’ouest rien de nouveau donc, si ce n’est cette persistance de la mauvaise foi et du dénigrement systématique. Car les IADE manient bien l’échographe pour les poses de voies veineuses centrales par exemple.

Le second intervenant opposé à la pratique des ALR par les IADE, est
Dr Christian Delaunay, président actuel de la SOFCOT. Il se doit d’être solidaire de ses coreligionnaires médecins anesthésistes, qui officient à ses côtés, à la Clinique de l’Yvette, 91160 Longjumeau, établissement de soins privé dit "à but lucratif".

Bref, si vous vous berciez de quelques illusions, vous comprendrez aisément qu’un interne, même de premier semestre, premier jour, première heure, peut faire un bloc PARCE QU’IL EST MÉDECIN !

C’est bon ou il faut que je développe ?

Protocole de coopération, avis du CNP AR du 21 janvier 2017

Et la réaction hystérico-épidermique habituelle du SNARF.

Mieux vaut tard que jamais. Secretaire général du SNARF

AB

Culture pub

lundi 30 janvier

Le docteur Frédéric MARTIN, anesthésiste réanimateur, nous informe de la création de la première plateforme de partage de retour d’expérience au bloc opératoire :

anesthesiasafetynetwork.com

"Ce site est accessible gratuitement aux adhérents fournissant les déclarations de façon anonyme en s’appuyant sur le principe de "just culture". Plus de 600 inscrits en 7 mois. Ils
recevront de façon trimestrielle une newsletter. Ce site n’aura
d’intérêt que si les contributeurs sont nombreux et que les newsletters
sont à la hauteur des attentes.

Les progrès scientifiques en médecine sont tels qu’il est peu probable d’obtenir une réduction drastique de la mortalité par une nouvelle découverte médicale.

Une étude publiée très récemment rapportait que les erreurs médicales représentaient la troisième cause de mortalité aux USA (Martin A Makary et al, BMJ 2016 ; 353 ; i2139).

Nous sommes tous concernés par cette « insécurité » à titre professionnel et personnel. C’est une obligation éthique primordiale vis-à-vis de tous les usagers du système de santé.

L’être humain est faillible. Dans l’immense majorité, l’ensemble des soignants délivre des soins les mieux adaptés aux patients en suivant les dernières recommandations des sociétés savantes.

La peur des sanctions et du jugement poussent les soignants à ne pas déclarer leurs expériences malheureuses conduisant en partie à l’absence d’amélioration de la sécurité des soins.

Il faut donc encourager le partage de ces expériences en renforçant la communication entre les soignants tout en leur assurant un environnement sûr, équitable et anonyme afin d’être certain que ce retour d’expérience n’aura pas de conséquence dommageable sur leur situation professionnelle"

Just Culture : Balancing Safety and Accountability Sidney Dekker, 2nd edition ; Ashgate 2012

C’est donc une bonne idée, qu’il importe d’enrichir. Quelle que soit la qualification ; IADE, PH, CCA, interne...)

AB

Manuel d’urgence

vendredi 16 décembre 2016

Manuel d’urgence

V2.4 version française 20160414

Manuel d’urgence (mémos pour situations critiques périopératoires 2016)
V2.4 version française 20160414

Ce manuel d’urgence a une longue histoire, il représente plusieurs décennies de travail antérieur à la fois sur les concepts de gestion
des ressources en cas d’urgence (CRM) et sur les aides cognitives pour les incidents critiques. Le livre de 1994 intitulé « Gestion de
crise en anesthésiologie » rédigé par Dr David Gaba, Dr Steven Howard, et Dr Kevin Fish a apporté les bases à ce projet. Leur groupe
de simulation a été impliqué dans le développement des fiches d’urgences pour les salles d’opération dans le VA Palo Alto puis lors
d’un projet national . Ces documents contiennent des conduites à tenir par points pour de nombreux événements critiques. Partant du
constat que les praticiens oublient souvent de prendre des mesures importantes en situation de stress, Drs. Harrison et Goldhaber-
Fiebert avec Dr Geoff Lighthall, Dr Ruth Fanning, Dr Howard, et Dr Gaba ont développé plusieurs versions de fiches aide-mémoire
pour des événements critiques périopératoires, dont certaines avec des enregistrements ECG, des icônes et designs en couleurs.
En 2004, le Dr Larry Chu a adapté les fiches de gestion des situations de crises en format visuellement plus explicite dans un nouveau
livre destiné aux étudiants d’aujourd’hui. Il est devenu « Le manuel d’anesthésiologie clinique », et a été publié en 2011.

Afin de créer le Manuel d’urgence actuel, le Stanford Anesthesia Cognitive Aid Group a été formé. Chaque membre de l’équipe a joué un rôle.

Le Dr Larry Chu, qui dirige le laboratoire de Stanford AIM (gestion informatique d’anesthésie) a fourni les nouveaux graphiques et la
mise en page. Par l’application de ses compétences en conception et compréhension de l’interface utilisateur il a rendu le contenu
plus facilement utilisable.

Les Drs. Sara Goldhaber-Fiebert, Kyle Harrison, Steven Howard et David Gaba ont travaillé conjointement sur le contenu, incluant la formulation exacte, le commandement, et la priorité, ainsi que sur des mises en situation afin d’améliorer à la fois le fond et l’ergonomie de ces mémos. L’observation de la manière dont les fiches d’urgences ont été utilisées par les équipes (au cours de centaines de situations simulées) a été cruciale pour leur adaptation au quotidien des salles d’opération. Nous espérons que ce manuel d’urgence soutiendra à la fois les efforts en matière d’enseignement et de sécurité des patients.

L’utilisation en pratique a inclus une séance d’information pré évènement, de débriefing post évènement et « pendant » la gestion de l’événement critique en particulier après qu’une aide adéquate soit intervenue ou lorsque le patient est suffisamment stable pour que le clinicien fasse une pause dans les soins d’urgence. Nous encourageons l’utilisation de ce Manuel et accueillons les commentaires de tous les praticiens.

Stanford Anesthesia Cognitive Aid Group*. Emergency Manual : Cognitive aids for perioperative critical events. See http://emergencymanual.stanford.edu for latest version. Creative Commons BY-NC-ND. 2014 (Version 2) (http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/legalcode).
*Core contributors in random order : Howard SK, Chu LF, Goldhaber-Fiebert SN, Gaba DM, Harrison TK.

AB

Guide pratique périanesthésique pour les IADE (2e édition)

mardi 8 novembre 2016

Les auteurs nous informent de la sortie de la 2e édition du guide pour les IADE dont le site SOFIA s’était fait écho en 2014.

Version enrichie de 7 cas cliniques et d’une check-list multilingue dont l’intérêt est sujet à interrogation, concernant cette dernière.

Un livre que l’on retrouve dans les mains de nombreux étudiants.

Espérons que le S sur notre acronyme aura disparu car encore et toujours : « un acronyme ne prend la marque du pluriel que lorsqu’il est devenu nom commun. »

Affiche Guide IADE 2e édition affiche
Flyer PDF Guide IADE 2e édition

AB