Société Française des Infirmier(e)s Anesthésistes
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Douleur
Article mis en ligne le 31 janvier 2007
dernière modification le 1er août 2023

par Arnaud Bassez

prise en charge de la douleur

 Question écrite n° 00742 publiée dans le JO Sénat du 12/07/2007 - page 1249

 Circulaire DHOS E2 2002 266 du 30 avril 2002 relative à la mise en oeuvre du programme national de lutte contre la douleur 2002-2005 dans les établissements de santé doc PDF

 Lettre aux directeurs d’établissement de santé du 8 octobre 2002 relative à la diffusion de la brochure "Contrat d’engagement contre la douleur" et du guide "Organiser la lutte contre la douleur dans les établissements de santé doc PDF

 Suivi du programme national de lutte contre la douleur doc PDF

 Le contrat d’engagement Format PDF

 La brochure d’information pour les enfants Format PDF

 Le guide d’orientation "Organiser la lutte contre
la douleur dans les établissements de santé" Format PDF

 Etudes

* n° 61, juin 2006 Format PDF
la prise en charge de la douleur chez l’enfant lors de son passage dans des lieux de soins ambulatoires
Emmanuel Fort, Nicolas Guillon

* n° 63, août 2006 Format PDF
la prise en charge de la douleur chronique ou liée aux soins chez les personnes âgées, par la médecine de ville, les services à domicile et l’hospitalisation à domicile

Élodie David, Bruno Maresca, Aubane Fontaine

Contact DHOS :
Sous-direction de la qualité et du fonctionnement des établissements de santé
Bureau E2 "Qualité et sécurité des soins en établissements de santé"
Responsable du dossier : Danièle CULLET
mail : daniele.cullet@sante.gouv.fr

Circulaire DHOS E2 2002 266 du 30 avril 2002
contrat d’engagement
guide organiser la lutte contre la douleur
La brochure d’information pour les enfants
La prise en charge de la douleur chez l’enfant
la prise en charge de la douleur chronique ou liée aux soins chez les personnes âgées, par la médecine de ville, les services à domicile et l’hospitalisation à domicile
Lettre aux directeurs d’établissement de santé du 8 octobre 2002
Plan d’amélioration de la prise en charge de la douleur
Suivi du programme national de lutte contre la douleur
Les agents morphinomimétiques
Les antalgiques non morphiniques
Evaluation du Plan douleur 2006-2010
La dépression respiratoire des morphiniques _ risques selon la voie d’administration (PCA, Péri, SC) et le produit
Analgésie postopératoire . dexamethasone pour tous les patients
douleurs induites
évaluation des douleurs
le cannabis
physio douleur cours DIU douleur Garches
Recommandations formalisées d’experts 2008. Prise en charge de la douleur postopératoire chez l’adulte et l’enfant
RFE SFAR. Réactualisation de la recommandation sur la douleur postopératoire. 17 juin 2016
Top 10 des douleurs les plus intenses

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Analgésie multimodale postopératoire, les glucocorticoïdes n’apporteraient rien de plus

Publié le 28/07/2023

Les directives récentes pour le traitement de la douleur postopératoire recommandent une analgésie multimodale basée sur la combinaison de paracétamol et d’un anti-inflammatoire non-stéroïdien (AINS) pour la plupart des interventions chirurgicales.

Les glucocorticoïdes sont bien connus pour leurs propriétés anti-inflammatoires et sont largement utilisés pour prévenir et gérer les nausées et vomissements postopératoires et pour réduire la réponse au stress chirurgical. Récemment, le traitement analgésique complémentaire par glucocorticoïdes a également été reconnu comme réduisant à la fois la consommation d’opioïdes et la douleur après une arthroplastie totale du genou. Une recommandation plus générale de recours aux glucocorticoïdes dans le cadre d’un traitement multimodal de la douleur postopératoire peut être pertinente, mais les preuves systématiques des avantages et des inconvénients d’un tel ajout à la combinaison de base de paracétamol et d’AINS pour le soulagement de la douleur postopératoire restent limitées.

Cette revue systématique a pour but d’étudier les effets analgésiques et indésirables de l’administration de glucocorticoïdes ajouté à un régime analgésique de base comprenant du paracétamol et un AINS. Les auteurs ont émis l’hypothèse qu’un tel traitement complémentaire améliorerait la gestion de la douleur sans augmenter les effets indésirables.

Ont été recherchés dans Embase, Medline et Central des essais cliniques randomisés évaluant l’ajout de glucocorticoïdes par rapport à celui d’un placebo au paracétamol et à un AINS chez des adultes bénéficiant d’une intervention chirurgicale, quel qu’en soit le type. Trois résultats primaires ont été pris en compte : la consommation cumulative d’opioïdes 24 heures après l’intervention, les événements indésirables graves et la douleur au repos 24 heures après l’intervention sur la base d’une méta-analyse, d’une analyse séquentielle des essais (ASE), en évaluant le risque de biais à l’aide de l’outil Risk of Bias 2 et en utilisant l’approche Grading of Recommendations Assessment, Development and Evaluation pour évaluer la certitude des preuves.

Un faible nombre de participants pris en compte et aucun bénéfice pour l’ajout des glucocorticoïdes
Douze essais pertinents ont été retenus, dont neuf essais ayant inclus 804 participants. Lorsque les glucocorticoïdes sont ajoutés au paracétamol et aux AINS, il n’existe aucune preuve d’une différence avec le placebo ou l’absence d’intervention en ce qui concerne la consommation cumulative d’opioïdes 24 heures après l’opération (différence moyenne [DM] -0,28, intervalle de confiance à 95 % IC à 95 % ajusté par l’ASE -1,90 à 1,33, p = 0, 68, certitude modérée des preuves), les événements indésirables graves (rapport de risque (RR) 0,99, IC à 95 % ajusté selon l’ASE 0,27 - 3,63, p = 0,93, certitude très faible des preuves) ou la douleur sur l’échelle d’évaluation numérique 24 heures après l’intervention (DM -0,39, IC à 95 % ajusté selon l’ASE -0,84 à 0,17, p = 0,10, certitude modérée des preuves).

De nombreuses incertitudes

Les glucocorticoïdes ajoutés à un traitement de base à base de paracétamol et d’AINS n’entraînent probablement que peu ou pas de différence dans la consommation cumulative d’opioïdes et la douleur au repos 24 heures après l’intervention. En outre, les preuves sont très incertaines en ce qui concerne l’effet sur les événements indésirables graves. Pour la plupart des résultats, les auteurs ne disposent pas d’informations suffisantes pour tirer des conclusions fermes et le niveau de certitude des preuves varie de modéré à très faible.

Deux des essais représentaient plus de la moitié de la population totale. Les mesures de la consommation d’opioïdes et des niveaux de douleur étaient facilement comparables entre les essais inclus, à l’exception de la mesure des niveaux de douleur dans un essai qui utilisait une échelle de descripteurs verbaux. Les essais inclus différaient par le type de population chirurgicale et certains essais présentaient beaucoup de données manquantes.

En outre, ont été inclus des essais comparant les glucocorticoïdes à un placebo ou à l’absence d’intervention, ajoutés à un traitement de base composé de paracétamol et d’un AINS, indépendamment des doses ou de la fréquence d’administration du paracétamol et de l’AINS. Ainsi, les essais inclus différaient quelque peu quant à la dose et à la fréquence de leur régime analgésique de base. Enfin, cette revue s’est concentrée sur le soulagement de la douleur immédiatement après la chirurgie et n’a donc pas été conçue pour étudier le développement d’une douleur postopératoire persistante ou les conséquences de l’utilisation d’opioïdes, y compris la survenue d’une utilisation chronique d’opioïdes.

Dr Bernard-Alex Gaüzère

RÉFÉRENCE
Stormholt, ER, Steiness, J, Derby, CB, Larsen, ME, Maagaard, M, Mathiesen, O. Glucocorticoids added to paracetamol and NSAIDs for post-operative pain : A systematic review with meta-analysis and trial sequential analysis. Acta Anaesthesiol Scand. 2023 ; 67( 6) : 688- 702. doi:10.1111/aas.14237

Source jim.fr

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