Les anesthésiques locaux, toxicité, douleur postopératoire, utilisation en IV

samedi 31 mars 2007
par  Arnaud Bassez
popularité : 2%

Anna FROGER nous propose un travail sur les anesthésiques locaux, leurs répercussions physiologiques et les techniques d’ALR.

Anesthésiques locaux (Anna FROGER)

Un autre article de sa part, sur les équilibres acido-basiques est consultable ici

Comme toujours, du travail de qualité.

Merci.

ps : faites comme Anna, envoyez vos travaux, vos articles.

Ils seront mis en ligne s’ils sont dignes d’intérêt.

La lidocaïne par voie intraveineuse
place de la lidocaïne par voie iv dans la prise en charge de la douleur postopératoire
Anesthésie locale, loco-régionale et générale
Propriétés anti-inflammatoires et immunomodulatrices des anesthésiques locaux
Analgésie de paroi abdominale infiltration ou bloc
Intérêt de la lidocaïne et de la kétamine en péri opératoire de chirurgie colique laparoscopique. Thèse du dr Amandine Aujas-Garot (université de Lille 2 droit et santé)

Document en dehors des envois d’Anna FROGER

Pharmacologie des anesthésique locaux (Beloeil-Mazoit) EMC 2010
Spinal anesthesia technique

Actualisation le 17 décembre 2013

CLOROTEKAL (chloroprocaïne)

Substance active (DCI) chloroprocaïne (chlorhydrate de)

Anesthésie - Monographie Vidal

  • Avis du 17 avril 2013
Avis de la commission de transparence sur le clorotékal (17 avril 2013 HAS).pdf
clorotekal synthese HAS.pdf

Pas d’avantage clinique par rapport aux autres anesthésiques administrables par voie intrathécale.

  • Service Médical Rendu (SMR)

Le service médical rendu par CLOROTEKAL est important dans l’indication de l’AMM (anesthésie intrathécale chez l’adulte avant intervention chirurgicale programmée ne devant pas excéder 40 minutes.).

  • Amélioration du service médical rendu (ASMR)

CLOROTEKAL n’apporte pas d’amélioration du service médical rendu (ASMR V inexistante) par rapport aux autres anesthésiques locaux administrables par voie intrathécale dans l’anesthésie intrathécale chez l’adulte avant intervention chirurgicale programmée ne devant pas excéder 40 minutes.

  1. CLOROTEKAL a l’AMM pour l’anesthésie intrathécale chez l’adulte lors d’interventions chirurgicales programmées ne devant pas excéder 40 minutes.
  2. C’est une alternative à la bupivacaïne, la lévobupivacaïne et la ropivacaïne, qui sont les autres anesthésiques locaux administrables par voie intrathécale.
  3. Les effets indésirables sont similaires à ceux de ces autres anesthésiques locaux.

- Présentation

CLOROTEKAL 10 mg/ml, solution injectable (code CIS : 69316926)
Boîte de 10 ampoules de 5 ml (CIP : 34009 222 958 6 2)

La douleur guide pratique (VYGON)
RFE SFAR. Réactualisation de la recommandation sur la douleur postopératoire. 17 juin 2016

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BARITEKAL

Substance active (DCI)

prilocaïne (chlorhydrate de)

Avis du 23 avril 2014

HAS Commission de la transparence, 23 avril 2014 Baritekal 20mg-ml
Baritekal notice d’utilisation
Résumé des Caractéristiques du Produit Baritekal
  • Service Médical Rendu (SMR)

Important Le service médical rendu par BARITEKAL est important dans l’indication de l’AMM (anesthésie intrathécale).

  • Amélioration du service médical rendu (ASMR)

BARITEKAL n’apporte pas d’amélioration du service médical rendu (ASMR V, inexistante) par rapport aux autres anesthésiques locaux administrables par voie intrathécale dans l’anesthésie intrathécale chez l’adulte.

Présentation

BARITEKAL 20 mg/ml, solution injectable (code CIS : 62999444)
10 ampoule(s) en verre de 5 ml - Code CIP : 3400958589638

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CHIROCAINE

La lévobupivacaïne est un anesthésique local et un analgésique de longue durée d’action. Elle bloque la conduction des nerfs sensitifs et moteurs principalement par action sur les canaux sodiques de la membrane cellulaire, mais aussi en bloquant les canaux potassiques et calciques. De plus, la lévobupivacaïne interfère sur la transmission et la conduction de l’influx nerveux, ce qui peut donner lieu à des effets indésirables au niveau du système cardiovasculaire et du SNC.

La dose de lévobupivacaïne est exprimée sous forme de base alors que la dose de bupivacaïne (racémate) est exprimée sous forme de chlorhydrate. Par comparaison avec la bupivacaïne, les solutions de lévobupivacaïne contiennent environ 13 % de plus de substance active. Dans les études cliniques, aux mêmes concentrations nominales, l’effet clinique de la lévobupivacaïne est similaire à celui de la bupivacaïne.

Dans une étude de pharmacologie clinique sur le nerf cubital, la lévobupivacaïne a eu une puissance égale à celle de la bupivacaïne.

Effets indésirables à consulter sur le site Vidal.fr

Chirocaïne monographie HAS
Chirocaïne, 1.25 mg-ml

Arrêt cardiaque dû aux anesthésiques locaux et protocole intralipide®

Les anesthésiques locaux peuvent entraîner des accidents locaux ou systémiques très graves. Réactions d’hypersensibilité allergique, crises porphyriques, oxydation de l’hémoglobine (méthémoglobinémie).. sont toutes des complications que peuvent engendrer les anesthésiques locaux.

Mais les complications les plus redoutées sont les complications systémiques qui sont rapportées après une injection péri-veineuse de l’anesthésique local.

- Signes de toxicité systémique

Lors d’un passage vasculaire de l’AL, on note les signes suivants :

  • Perte brutale de la consciences +/- crise convulsive tonicoclonique
  • Dépression de l’inotropisme cardiaque (collapsus cardiovasculaire)
  • Troubles du rythme cardiaque : tachycardie, bradycardie, bloc de conduction avec élargissement du complexe QRS, torsade de pointe, fibrillation ventriculaire, asystole.
  • Ces signes font surface après l’injection initiale, et le délai de leur apparition varie entre quelques secondes (le plus souvent) et 40 minutes.

- Prise en charge immédiate

Il faut tout d’abord arrêter l’injection de l’AL, demander de l’aide et effectuer tout de suite un massage cardiaque. Ensuite, il faut protéger les voies aériennes avec une intubation orotrachéale et ventiler le patient avec une FiO2 à 100%.

En cas d’apparition de convulsions, il faut recourir systématiquement aux benzodiazépines, au thiopental ou le propofol.

D’autre part, il faut veiller à ce que les constantes hémodynamiques soient réglées en optant à de faibles doses d’adrénaline IV (limiter les bolus à 5μg/kg afin d’éviter une tachycardie ventriculaire).

Inversement à ce qui est recommandé en cas d’un arrêt cardiaque pour des causes inconnues, il faut éviter l’injection de l’amiodarone (antiarythmique de classe III) qui va potentialiser l’effet de l’AL (antiarythmique de classe Ib, mais aussi inhibiteur des canaux potassiques).

Protocole intralipide®

Lors d’un arrêt cardiaque dû à un AL où la réanimation cardiorespiratoire classique est sans effet, Intralipide® 20% (solutions lipidiques à chaînes longues) peut être administré par voie IV selon le protocole suivant : Intralipide® 20% : bolus de 1,5mg/kg à administrer en une minute.

En 2006, deux cas cliniques étudiés ont rapporté le succès de l’injection de solutions d’intralipide® afin de réanimer les patients ayant un trouble du rythme grave induit par des anesthésiques locaux [1,2].

1. Litz RJ, Popp M, Stehr SN, Koch T. Successful resuscitation of a patient with ropivacaine‐induced asystole after axillary plexus block using lipid infusion. Anaesthesia 2006 ;61:800‐1.

2. Rosenblatt MA, Abel M, Fischer GW, Itzkovich CJ, Eisenkraft JB. Successful use of a 20% lipid emulsion to resuscitate a patient after a presumed bupivacaine‐related cardiac arrest. Anesthesiology 2006 ;105:217‐8.

source : actumedecine.com


La toxicité systémique des anesthésiques locaux peut-elle être prévenue par l’Intralipide® ?

P. Dureau, J.-X. Mazoit, V. Navarro, D. Benhamou, B. Charbit

source : science direct

Introduction

L’Intralipide® est recommandé, dans le traitement des intoxications graves par les anesthésiques locaux (AL), sur la base d’études animales et de cas cliniques [1]. Bien que très peu de données existent chez l’homme et qu’aucune étude contrôlée n’ait pu en démontrer l’efficacité, ainsi que le mécanisme d’action exact. Notre étude avait pour objectif de déterminer l’efficacité d’un bolus d’Intralipide dans un modèle reproduisant au mieux [2] la toxicité systémique des AL chez des volontaires.

Matériel et méthodes

L’étude TOXALIP (CCP IdF6, NCT01602250) était un essai prospectif randomisé et réalisé en double insu comportant 5 séances. La 1re, séance d’habituation aux effets des AL, consistait en une perfusion de lidocaine. Les 4 autres périodes, en crossover, consistaient en la perfusion continue de ropivacaine (ROP) ou de lévobupivacaine (LEVO) (8 mg/min, maximum 120 mg). Deux minutes après le début de la perfusion d’AL était administré un bolus de 120 mL d’Intralipide® 20 % (IL) ou de sérum physiologique (PHY) en une minute. Pour les 5 séances, la perfusion d’AL était arrêtée dès l’apparition d’un signe d’imprégnation neurologique (paresthésie, sensation ébrieuse, etc.) par un investigateur en insu du type d’AL et du groupe IL ou PHY. Des enregistrements digitaux des signaux ECG et EEG étaient réalisés. Le critère principal était la dose d’AL (en mg) administrée à chaque séance. Ce critère était comparé pour chaque volontaire entre les séances ROP + IL ou PHY et LEVO + IL ou PHY. Les statistiques étaient effectuées par les procédures ezAnova et lme de R. Le calcul d’effectif (n = 16) était basé sur une différence inter-groupes de 45 % (risque alpha 5 %, beta 10 %).

Résultats

Seize volontaires (8 hommes, 8 femmes) ont terminé l’étude et aucun effet indésirable grave n’a été observé. La dose maximum de 120 mg a été administrée à 4 volontaires lors de 5 séances. Aucune différence significative de doses n’a été détectée entre les séances ROP avec IL (75,7 ± 29,1) ou PHY (81,7 ± 22,3) et entre les séances LEVO avec IL (69,4 ± 26,2) ou PHY (80,8 ± 31,7) (p = 0,61). Les EEG de surveillance n’ont montré aucune anomalie. Nous avons observé un allongement de 3,8 ms [IC 95 % = 2,6–4,1] du QRS à l’arrêt de la perfusion de l’AL (p < 0,001 vs basal) sans effet de l’Intralipide (p = 0,68) ni de l’AL utilisé (p = 0,96). Aucune différence des durées de PR et QTc n’a été mise en évidence pour l’espace PR et le QTc. La majorité des symptômes ayant entraîné un arrêt de la perfusion sont survenus pour des concentrations plasmatiques entre 0,5 et 1,5 mg/L.

Discussion

L’efficacité clinique de l’Intralipide n’a pu être observée dans cette étude reproduisant un modèle de toxicité systémique de la ROP et LEVO chez des volontaires. Un élargissement modéré des QRS [3] pour des concentrations plasmatique d’AL retrouvées en pratique clinique a été mis en évidence. L’effet de l’Intralipide comme antidote aux intoxications par AL, s’il existe, est de taille trop faible pour être significatif cliniquement dans ce modèle, aux concentrations habituelles. Ceci ne traduit pas une inefficacité de l’IL aux concentrations toxiques, mais relativise son intérêt.


Cet article n’est pas le même que celui ci-dessus.

La toxicité systémique des anesthésiques locaux peut-elle être prévenue par l’Intralipide® ? Une étude pharmacocinétique

P.Dureau B.Charbit D.Benhamou J.-X.Mazoit

Source : science direct

Introduction

La perfusion d’émulsion lipidique est recommandée comme antidote dans les intoxications aux anesthésiques locaux (AL) bien que son effet n’ait pas été démontré de manière contrôlée. Parmi les mécanismes d’action évoqués, le principal, Lipid Sink Theory, impliquerait la captation au sein des chylomicrons lipidiques des molécules d’AL et donc la création d’un volume de distribution additionnel. Ce modèle a été validé chez l’animal mais non chez l’homme. Nous avons conduit une étude pharmacocinétique de population pour tester cette hypothèse chez des volontaires.

Matériel et méthodes

Dans cette étude randomisée, double insu, en crossover, 16 volontaires (8 hommes, 8 femmes) ont reçu une perfusion continue de ropivacaine (ROP) ou de lévobupivacaine (LEVO) (8 mg/min, maximum 120 mg) et 2 min après le début de la perfusion un bolus de 120 d’Intralipide® 20 % (IL) ou de sérum physiologique (CPP IdF 6, NCT01602250). La perfusion d’AL était arrêtée à la manifestation des premiers signes d’imprégnation neurologique de toxicité par les volontaires (T0). Des prélèvements sanguins ont été effectués à T0, puis 2, 5, 8, 12, 20, 30 et 45 min puis 1, 2, 3, 6 et 8 h pour mesure de la concentration d’AL par chromatographie en phase gazeuse. Un modèle à deux compartiments a permis de calculer pour chacun des AL, volume initial de distribution (Vc) et clairance totale (Cl). Un compartiment additionnel (VdIL), décroissant exponentiellement avec le temps, a été ajouté à Vc, correspondant à l’IL selon la théorie du Lipid Sink. Nous avons utilisé le logiciel NONMEM V6. Le pic de concentrations observé (Cmax) est rapporté.

Résultats

Les doses moyennes administrées n’étaient pas différentes en présence d’Intralipide® ou de placebo pour la ROP (75,7 ± 29,1 mg vs 81,7 ± 22,3 mg, respectivement) et pour la LEVO (69,4 ± 26,2 mg vs 80,8 ± 31,7 mg, respectivement). Les Cmax n’étaient pas différentes entre les 4 groupes (Tableau 1), toutefois, il existait une différence de Cmax des AL selon la présence d’IL ou PHY (p = 0,015). Les co-variables poids et sexe ajoutées à Vc et clairance ne modifiaient pas la pharmacocinétique du modèle. Lorsqu’il était perfusé, l’IL induisait un volume de distribution additionnel augmentant le volume de distribution initial de près de 20 %. La demi-vie de disparition de ce volume additionnel était de 45 min.

Discussion

Cette étude est la première à mettre en évidence la réalité du mécanisme d’action par Lipid Sink chez l’homme. L’IL induit un volume de distribution de 8,43 L et de 13,3 L pour la ROP et la LEVO, respectivement, ce qui diminue la concentration au pic de 25 % pour la ROP et de 30 % pour la LEVO. Cette diminution ne paraît toutefois pas suffisante pour prévenir la toxicité aux AL pour des concentrations usuelles mais pourrait se révéler pertinente pour de fortes concentrations. Ce volume de distribution disparaît avec une demi-vie de 45 min.

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Arnaud BASSEZ

IADE/ Formateur AFGSU-NRBC

Administrateur


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Merci.
ps : faites comme Anna, envoyez vos (...)

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prurit
bradycardie sinusale, (...)

Brèves

Lépine l’arrose

mardi 8 mai 2018

Le concours Lépine 2018 récompense le « MedPack », une station de travail médicale

Cette station de travail médicale a été repérée par le service de Santé des Armées...

Le « MedPack », une station de travail médicale extra-hospitalière mise au point par Samuel Mercier.

Le 117e concours Lépine a récompensé lundi soir le « MedPack », une station de travail médicale extra-hospitalière mise au point par Samuel Mercier, un infirmier urgentiste aux Pompiers de Paris.

C’est à force d’intervenir au quotidien sur le terrain, de se rendre compte combien l’hygiène pouvait poser problème que Samuel Mercier a conçu, au bout de six ans, son prototype. « Cela faisait un siècle que l’on n’avait pas évolué, avec des conditions de travail inchangées » pour le personnel de santé intervenant en situation difficile, expliquait jeudi l’infirmier à l’AFP.

Une station de travail compacte pesant 7 kg

Ainsi, racontait-il, quand l’infirmier arrive sur un lieu d’accident ou d’attentat, «  il découvre son environnement de soin et souvent il n’est pas adapté, voire insalubre : il n’y a pas d’éclairage, pas de plan de travail etc. ». Sans compter que si l’on doit transfuser le patient, il faut compter sur un collègue pour tenir la perfusion, que les produits et autres seringues sont posés à même le sol puis jetés par terre…

Fort de son expérience, Samuel Mercier a donc conçu une station de travail compacte, pesant 7 kg et transportable à l’épaule, qui se déplie en trois secondes. Une fois stabilisé sur son trépied, le « MedPack » devient un « espace de travail emménagé » : poubelles pour le tri sélectif des déchets, pied à transfusion télescopique, ampoule éclairant la zone accidentée, plateau d’intubation intégré, mini-pharmacie sécurisée et même possibilité d’accrocher un parapluie !
Le « MedPack » bientôt déployé au Liban ?

Une cinquantaine de « MedPack » ont déjà été fabriqués et sont utilisés par les pompiers, ainsi que par des CHU en Suisse et en Belgique. Il doit prochainement être déployé au Liban auprès des militaires français. « D’autres utilisations en zones difficiles sont envisageables : lors d’interventions en montagne, à la campagne par des vétérinaires ou même en maison de retraite par des infirmiers libéraux  », selon Samuel Mercier.

Grâce à cette invention, l’infirmier urgentiste à obtenu la plus prestigieuse récompense du concours Lépine, le prix du président de la République, sous la forme d’un vase en porcelaine de Sèvres.

[...]

Source : 20minutes.fr Vanessa Rodrigues Biague

AB

Arrêt cardiaque, lecture continue

jeudi 7 septembre 2017

Retrouvez les articles sur l’arrêt cardiaque dans l’article dédié aux dernières recommandations 2015-2020.

Les quatre derniers articles intéressants de la semaine sont aussi sur le forum.

  • La question de la fréquence optimale de la ventilation pendant la réanimation cardio-respiratoire
  • Les femmes moins performantes pour une réanimation cardiopulmonaire
  • Un an après l’ECMO, comment vont-ils ?
  • Le SAOS protégerait le cerveau en cas d’arrêt cardiaque

Bonne lecture

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En relation

AB

Rapport relatif aux moyens mis en œuvre par l’État pour lutter contre le terrorisme depuis le 7 janvier 2015

mardi 12 juillet 2016

RAPPORT FAIT AU NOM DE LA COMMISSION D’ENQUÊTE relative aux moyens mis en œuvre par l’État pour lutter contre le terrorisme depuis le 7 janvier 2015 M. Georges FENECH Président - M. SÉBASTIEN PIETRASANTA Rapporteur

RAPPORT FAIT AU NOM DE LA COMMISSION D’ENQUÊTE relative aux moyens mis en œuvre par l’État pour lutter contre le terrorisme depuis le 7 janvier 2015 M. Georges FENECH Président-M. SÉBASTIEN PIETRASANTA Rapporteur

Le rapport présente 434 pages sur les attentats en France en 2015. Et mille pages d’annexes (les auditions).

Parmi les points mis en évidence, le document met clairement en lumière les "ratés " qui ont permis aux terroristes de Paris d’échapper à la surveillance. Ils étaient pourtant connus, à un titre ou un autre, des services judiciaires, pénitentiaires ou de renseignement. Tous avaient été fichés, contrôlés, écoutés ou incarcérés, à un moment de leur parcours de la délinquance à la radicalisation violente.

Voici les principaux constats de la commission :

Pour la création d’une "agence de lutte contre le terrorisme"

Pour éviter de nouvelles attaques, la commission prône notamment la création d’une "agence nationale de lutte contre le terrorisme" placée directement sous l’autorité du Premier ministre, sur le modèle américain du Centre national antiterroriste (NTC) créée après le 11 septembre 2001.

La nécessité de fusionner les trois forces d’élite

Le soir du 13 novembre, "l’intervention des forces d’intervention a été rapide, efficace et a démontré qu’elles étaient capables de collaborer", estime le rapporteur, le député socialiste Sébastien Pietrasanta qui s’interroge toutefois sur "le bien-fondé du maintien de plusieurs forces d’intervention spécialisées" et préconise, à terme, "la fusion des trois forces d’élite" (GIGN, Raid et BRI).

Pas gagné d’avance à mon avis.

Pour la création de "colonnes d’extraction" des victimes

Le principal problème, selon la commission, a été l’évacuation des victimes, qui a pu être retardée par le fait que les secours d’urgence n’avaient pas accès au périmètre des forces d’intervention. Dans ses 39 propositions, la commission préconise ainsi l’instauration de "colonnes d’extraction" des victimes.

L’échec du renseignement

Pour la création d’une agence nationale du renseignement

Des failles dans le renseignement pénitentiaire

L’attaque du Bataclan n’aurait pas pu être évitée

Des doutes sur l’efficacité des dispositifs de sécurisation du territoire

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Pour ceux qui voudraient lire les retex, ils sont disponibles sur l’article Les plaies par arme à feu - balistique des armes à feu

A lire Les rapports, les référentiels sur les services d’urgence

AB

Matos news 3

vendredi 24 juin 2016

Les moniteurs de la douleur dont disposent les anesthésistes depuis 2010 surveillent le diamètre de la pupille de l’œil ou la fréquence cardiaque. «  Leur faiblesse vient du fait qu’ils sont basés sur un seul paramètre. L’avantage du nouveau moniteur que nous étudions est qu’il est multiparamétrique  ». Le système nerveux autonome et le système hormonal de l’organisme réagissent aux stimuli douloureux par divers mécanismes qui induisent des changements mesurables.

Le nouveau moniteur dénommé PMD 200 (pain monitoring device) est équipé d’une technologie mise au point par la compagnie Medasense Biometrics Ltd. en Israël. Il se compose d’une petite sonde que l’on pince au bout du doigt du patient. Cette sonde est munie de quatre capteurs. L’un d’entre eux enregistre une courbe de pléthysmographie, qui décrit les variations du volume sanguin au moyen d’une mesure de la pulsatilité des capillaires, ces petits vaisseaux entre les artères et les veines. À chaque battement cardiaque se produit une onde de pulsatilité dans les capillaires. Cette onde de pulsatilité permet de calculer la variabilité de la fréquence cardiaque.

Ce nouveau dispositif surveille continuellement ces paramètres physiologiques qui sont affectés par les stimuli douloureux et par l’administration d’analgésiques. Un algorithme mathématique analyse ces données physiologiques et les convertit en temps réel en un index de douleur appelé Nol (pour nociception level index). Les valeurs de cet index sont représentées sur une échelle de 0 à 100. Une valeur entre 0 et 10 signifie que le patient ne ressent pas de douleur et qu’on peut même alléger un peu les doses d’analgésiques. Une valeur entre 10 et 25 est idéale. Et une valeur dépassant 25 signifie que le patient est en douleur et qu’il faut augmenter les doses.

Lire la suite sur le forum

- Le site medasense

- Les articles sur la douleur

  • Douleur (le point de vue juridique)

AB

Matos news 2

samedi 21 mai 2016

Le laboratoire Dräger publie une alerte sur le remplissage des cuves de desflurane avec le produit du laboratoire Baxter.

Mesures de précaution au remplissage des cuves de desflurane Dräger

A lire et à diffuser autour de nous.

AB