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vendredi 4 décembre 2015

Pratiques avancées infirmières

L’Assemblée nationale vient d’adopter en nouvelle lecture le projet de loi de modernisation du système de santé. Ce texte renforce les compétences et le rôle des infirmiers en reconnaissant concrètement « la pratique avancée » dans son article 30.

Les infirmiers de pratique avancée sont des infirmiers diplômés d’Etat qui ont un niveau Master ou Doctorat en science infirmière.

Voila la définition internationale des pratiques avancées en soins infirmiers, validée en 2002 selon le Conseil international des infirmières (CII)

« Une infirmière qui exerce en pratique avancée est une infirmière diplômée qui a acquis des connaissances théoriques, le savoir faire nécessaire aux prises de décisions complexes, de même que les compétences cliniques indispensables à la pratique avancée de sa profession. Les caractéristiques de cette pratique avancée sont déterminées par le contexte dans lequel l’infirmière sera autorisée à exercer.  »

vous apprécierez la féminisation du terme, à l’heure où l’on réclame la parité...il semble qu’elle soit à sens unique.


ONI

L’ordre infirmier vient d’être officialisé par le biais de ce projet de loi de modernisation du système de santé.


Médecins

la négociation sur la rémunération commence

A peine la loi votée, déjà reçus...On aimerait avoir la recette !


Loi de modernisation du système de santé

Le projet de loi santé a été voté le 1er décembre 2015.

Voici ce qu’on y toruve :

- SERVICE TERRITORIAL DE SANTÉ AU PUBLIC

  • Généralisation progressive de la dispense d’avance de frais (tiers payant) pour les patients en ville, d’ici à novembre 2017. L’assurance maladie sera l’interlocuteur unique des médecins pour la première étape. Cette mesure phare du texte a finalement été approuvée le 27 novembre dans l’après-midi par les députés. Présentée comme une "mesure de justice" par la majorité, cette disposition a été vivement combattue, tout au long de l’année, par de nombreux députés de droite et les médecins libéraux. Ceux-ci dénonçaient une "mesure dirigiste" qui conduit à "la déresponsabilisation du patient". A défaut de supprimer la mesure, certains ont réclamé, en vain, son report ou son caractère facultatif.
  • Numéro d’appel unique national, en parallèle du 15, pour contacter un médecin de garde le soir et le week-end, et création d’un site Internet pour faciliter l’accès à la permanence des soins.
  • Lettre de liaison pour chaque patient sortant de l’hôpital, afin d’assurer le lien avec les professionnels de ville. Relance du dossier médical personnel.
  • Mise en place de rémunérations pour le travail en équipe des professionnels de santé.
  • Groupements hospitaliers de territoire obligatoires pour mutualiser les activités ou les achats entre établissements. Chaque groupement élabore un projet médical commun entre les hôpitaux qui le forment.
  • Les agences régionales de santé pourront subordonner l’attribution de subventions à la participation à ce service territorial de santé.
  • Création d’un service territorial de santé mentale et de la psychiatrie.

- PRÉVENTION

  • Dispositions sur la réduction du tabagisme. Parmi elles, l’instauration d’un paquet neutre d’ici mai 2016 a été approuvée (à deux voix près) le 26 novembre. Les députés ont retoqué le 28 novembre l’obligation d’emplacements réservés au vapotage dans les entreprises.
  • Les députés ont en revanche voté l’expérimentation de salles de consommation de drogue à moindre risque (désignées comme "salles de shoot" par ses opposants). Cette expérimentation devrait durer au maximum six ans. Ces salles, déjà expérimentées dans une dizaine d’autres pays (la plus ancienne en Suisse a été créée il y a trente ans) sont destinées à des toxicomanes majeurs précarisés, qui consomment dans des conditions d’hygiène précaires, souvent forcés de se cacher dans des lieux insalubres. L’objectif est d’une part, de réduire les risques d’infections liés à la consommation de drogues, comme la transmission du VIH ou du virus de l’hépatite C ; il s’agit d’autre part aussi de créer une opportunité de rencontre entre usagers et le personnel médical.
  • Le principe d’un "étiquetage nutritionnel simplifié" a été validé. Celui-ci doit permettre d’informer sur la qualité nutritionnelle des produits alimentaires industriels. Les modalités techniques (format, certification, contrôles…) n’ont pas été définis.
  • Accès à la contraception d’urgence garanti pour les jeunes femmes mineures sans condition auprès de l’infirmière scolaire.
  • Possibilité pour les parents de choisir un médecin traitant, généraliste ou pédiatre, pour un enfant de moins de 16 ans.
  • Instauration d’un parcours éducatif en santé de la maternelle au lycée.
  • Les députés ont voté une extension du cadre légal pour les dépistages de stupéfiants ou d’alcoolémie au volant. Le Code de la route ne permet pas actuellement aux forces de l’ordre de réaliser d’initiative des dépistages de stupéfiants en bord de route (ces dépistages ne sont réalisés de façon obligatoire qu’en cas d’accident corporel de la circulation routière). De plus, les tests d’alcoolémie ne sont actuellement possibles qu’à la condition qu’une infraction relative à la vitesse, au port de la ceinture ou au casque ait été constatée. L’amendement voté le 27 novembre autorise gendarmes et policiers à pratiquer un dépistage de consommation de stupéfiants, "même en l’absence d’accident de la circulation, d’infraction ou de raisons plausibles de soupçonner un usage de stupéfiants", et un dépistage d’alcoolémie "pour toute infraction au Code de la route constatée".
  • Les députés ont également validé la possibilité de traitements préventifs contre le VIH dans des centres spécialisés. Les centres gratuits d’information, de dépistage et de diagnostic des infections sexuellement transmissibles (CEGIDD), pourront mettre en place des traitements de prophylaxie pré-exposition (PrEP) pour des personnes particulièrement exposées au risque de contamination par le VIH. Ceci concerne des personnes non infectées et surexposées, qui à certains moments n’utilisent pas de préservatifs. Une Recommandation temporaire d’utilisation (RTU, qui permet d’utiliser un médicament en dehors des champs de prescription prévus lors de son autorisation de mise sur le marché) devrait être annoncée avant la fin de l’année 2015. Le traitement sera pris en charge à 100% au début de l’année 2016.
  • A noter que les députés ont voté pour un assouplissement de la loi Evin pour la prévention de l’alcoolisme, contre la volonté du gouvernement.

- POLITIQUE DE SANTÉ

  • Le texte devait instaurer des actions de groupe "pour les patients victimes de dommages médicaux dus à leurs traitements" (article 45 du projet de loi de santé). L’intention affichée était de regrouper dans une seule procédure les demandes de réparation concernant un grand nombre de patients. En pratique, un tribunal pourra arbitrer les plaintes, sans tenue d’un procès. Un dispositif bien loin des "class actions à la française" initialement dépeintes.
  • Les députés ont également voté pour un meileur encadrement du "droit à l’oubli" au regard des assurances, pour les anciens malades du cancer.
  • Participation renforcée des patients : représentation obligatoire dans les agences nationales de santé et création d’une commission des usagers.
  • Concubins ou partenaires de PACS d’une personne décédée auront, comme les couples mariés, accès à son dossier médical.
  • Les députés ont voté contre l’avis de la ministre, en supprimant l’obligation prévue de pratiquer les soins funéraires de conservation dans des lieux équipés (ce qui excluait les pratiques funéraires à domicile).

- INNOVATION

  • Développement de plans de gestion des pénuries, afin de lutter contre les ruptures de médicaments.
  • Les sages-femmes pourront participer à l’interruption volontaire de grossesse médicamenteuse et la vaccination de la mère, son conjoint et du nouveau-né.
  • À l’hôpital, les délais pour les essais cliniques à promotion industrielle doivent être réduits à 2 mois au lieu de 18 mois.

source : francetvinfo.fr


Ciel une femme !

La directrice de l’Institut national du cancer, Agnés Buzyn, devrait être choisie pour présider la HAS. Il a fallu faire modifier la loi pour permettre à une femme de prendre ce poste.

Il a fallu ainsi un amendement à un article de loi, rajouté en catastrophe à la loi santé, pour que la directrice de l’INCA (l’Institut national du cancer) puisse atterrir à la HAS. La raison ? Agnès Buzyn est une femme. Or le législateur avait prévu que les membres du collège qui dirigent cette Haute Autorité indépendante soient 4 hommes et 4 femmes. Et que lorsqu’un membre quitte son poste, il soit remplacé par une personnalité de même sexe pour préserver cet équilibre. Or, aujourd’hui, les 8 membres sont… 8 hommes. Et les autorités voulaient, pour le moins, une femme. D’où un changement législatif cocasse pour permettre l’atterrissage d’Agnès Buzyn qui, pourtant, elle, n’avait rien demandé.

« Raisons personnelles »

Cette hématologue, qui dirige l’INCA depuis 2011, n’avait, en effet, aucune envie de changer de poste. « J’aime mon travail », nous disait-elle. Et ces propos n’étaient pas purement diplomatique ; lorsque le poste de directeur général de santé lui a été proposé en 2013, elle a refusé tout net. « Aller à la HAS ? Pas en tout cas, avec cette gouvernance », nous disait-elle, il y a plusieurs mois. En octobre, le professeur Jean-Luc Harousseau a cassé le calendrier officiel, en annoncant qu’il allait partir un avant la fin de son mandat, « pour des raisons personnelles ». A la demande de la ministre de la Santé il a accepté de rester jusqu’au 31 janvier 2016. Et cette fois-ci, Agnés Buzyn n’a pas refusé.

source : liberation.fr

AB



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