ONI : J’essuie, j’y reste

mercredi 1er juin 2011

La présidente de l’ONI, madame Le Bœuf a été, à l’issue du conseil national extraordinaire du 31 mai 2011, maintenue dans ses fonctions suite à un vote de défiance demandé par 13 membres du même cnoi, las de l’entêtement de la politique suivie par la tête ordinale nationale. La confiance a été votée par 21 voix contre 20 sur les 43 élus présents. Les conseillers nationaux se sont également prononcés sur « les grands principes d’un plan de restructuration de l’Ordre de trois à cinq ans », sur lequel un groupe de travail chargé de réfléchir à la réduction des coûts de fonctionnement ordinaux planche toujours, a annoncé Mme Le Bœuf. Le détail de ce plan devrait être présenté lors de la prochaine réunion du conseil national le 28 juin. Il concernera les trois niveaux des instances ordinales : national, régional et départemental

Le départ de la présidente était impossible, comme rappelé de façon opportune par un mail de la présidence du CROI Alsace, car aucune disposition dans le règlement intérieur ne prévoit la destitution de la présidence.

Après avoir essuyé le tir nourri de l’opposition qui se voyait calife à la place du calife, même en poussant un pion pour mieux tromper, madame la présidente sauve donc son siège.
Apparemment le concept de la démission ne l’a pas effleuré, malgré la débandade qui s’organise avec des départs massifs autour d’elle.

Madame le Bœuf, restera donc la seule responsable en cas de faillite (imminente d’après les spécialistes du dossier).

Il n’est pas dit, finalement que les putschistes aient raté leur coup.

En cas de Trafalgar, il est plus commode de désigner un coupable, victime expiatoire toute trouvée, et de crier haro sur le baudet.

En oubliant bien vite que les décisions de l’ONI étaient adoubées par les conseillers nationaux et régionaux qui, comme les conseillers départementaux élus le 24 avril 2008, et dont la moitié non renouvelée les place en situation illégale, le seront eux aussi dès juillet 2011.

Tout ceci est bien triste au bout du compte.

Car enfin, comment un organisme, si désiré par l’ensemble de la profession, si voulu, si souhaité, presque autant qu’un candidat socialiste exilé provisoirement (?) sur les terres du nouveau monde, n’a pu qu’aboutir à ce chemin de Damas, prévisible pour les 87 % d’abstentionnistes présentés par une élite ordinale comme des marginaux, des agitateurs et des empêcheurs d’ordiner en rond.

Le résultat est là.

Ecce ONI.

  • Et ses déficits vertigineux, 600 000 euros par mois, 9 381 060 millions d’euros de dettes à ce jour.
  • Et sa ligne de crédit de 10,5 millions d’euros fixée au 30 avril et prolongée par la BRED jusqu’au 30 juin 2011.
  • Et ces salaires disproportionnés des dirigeants, envers les soignants dont ils sont censés s’occuper.
  • Et son cabinet d’avocats « experts dans l’accompagnement de gestion de trésorerie de crise et possédant une expertise des ordres professionnels » qu’il faudra bien rémunérer suite à son audit et son plan de redressement. Car le vent nourri peu l’homme de l’art portant robe noire.
  • Et son administrateur judiciaire (nommé par le tribunal de commerce pour épauler une entreprise en grande difficulté. Il s’ingénie à trouver des solutions pour continuer l’activité ou pour déposer le bilan dans les meilleures conditions.)

Pas sûr que cela incite les récalcitrants du premier jour à verser leur dîme dans la soucoupe oniesque.

Car l’on sent bien que le vent a tourné. Et le ministère ne souhaite à priori pas imposer à 410 000 électeurs potentiels, la gabelle ordinale.

Les défenseurs de l’ONI déversaient des paroles apocalyptiques sur les opposants, leur prévoyant une interdiction d’exercer de fait, et une mise en prison pour les soignants réfractaires, afin qu’un séjour à l’ombre leur apporte la lumière nécessaire.

Paradoxe de ces Cassandre éperdues aussi douées dans leur prédiction que les prévisions de nouvel an d’astrologues de revue de seconde catégorie, il se trouve à l’heure actuelle, plus de soignants dans l’illégalité, car non inscrits et non cotisants, que de légalistes.

Mais que fait le gouvernement ?

Il prépare les élections futures.

Les siennes.

Celles de l’ONI ne l’intéressent plus.

AB

PS : Les CDI/CROI seront fermés les 3 et 13 juin 2011.
Heureusement, les professionnels du terrain assureront la permanence des soins, eux. Inscrits ou pas à l’ordre.



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