ONI : contre-attaque syndicale

lundi 13 juin 2011

communiqué Resilience

« L’Ordre tire sa force d’avoir été créé par la loi, il est donc immuable » Thierry Amouroux (VRP multicarte du soin infirmier)

Communiqué du syndicat Resilience.

(l’intégralité du texte en PDF)

Aujourd’hui l’ordre infirmier est ruiné moralement, sur-endetté financièrement à hauteur de presque 11 millions (voire plus dans les faits), discrédité auprès des politiques, et ses principaux acteurs nationaux passent leur temps à se chamailler, triste spectacle d’une mort annoncée et douloureuse. Le dernier épisode de cette série de catégorie D est le maintien à son poste de la présidente Le Bœuf, pourtant décriée et critiquée, et qui serait actuellement sous surveillance d’un comité « Théodule » présidé par sa principale opposante interne : on croit rêver.

De surcroît, pour des raisons jamais avouées, l’ordre infirmier se retranche aujourd’hui derrière la décision du ministre de la Santé de ne pas avoir publié au Journal Officiel un décret dérogatoire, qui aurait permis d’organiser des élections devant procéder au renouvellement de la moitié des conseillers ordinaux élus le 24 avril 2008 – devenus eux aussi illégaux dans l’exercice de leur mandat - avant le 24 avril 2011. Quoiqu’il en soit, la fin des mandats est une donnée objective, et aucune initiative n’a été prise par l’oni pour y remédier, ni pour contraindre le gouvernement à adopter le décret, ni pour financer ces élections.

RESILIENCE, syndicat infirmier créé – entre autre – pour lutter activement contre l’oni afin d’en obtenir l’abrogation, passe à l’offensive.

En effet, pendant que le ministre tergiverse, pendant que la banque de l’oni continue à l’appauvrir en lui renouvelant sa confiance régulièrement, pendant que l’oni est dans une course effrénée contre la montre visant à annoncer le cap des 100 000 inscrits au fichier avant le 30 juin 2011 (chiffres jamais prouvés) – qui dit inscrit ne dit pas cotisant – les infirmières, notamment à exercice libéral, sont soumises au déconventionnement par les CPAM à la demande de l’ordre infirmier. Les jeunes diplômées sont, ni plus ni moins, contraintes avec des méthodes parfois douteuses, poursuivies jusque dans les IFSI pour obtenir leurs diplômes en échange d’un chèque de cotisation à l’oni.

RESILIENCE, avec le concours de son avocat - Maître Gilles Devers - passe donc à l’offensive par le biais de plusieurs actions :

RESILIENCE intime à la BRED, banque de l’oni, de cesser tout financement au seul motif que la BRED se prête, depuis le début, à des facilités accordées à l’oni, facilités sans lesquelles l’oni n’aurait jamais pu continuer à fonctionner à l’envers (de haut en bas) comme il le fait depuis le début, dépouillant ainsi les CDOI de leurs prérogatives légitimées au niveau départemental. RESILIENCE se réservant le droit de demander réparation du préjudice causé à la profession.

RESILIENCE demande à l’oni de lui fournir des documents administratifs – dans le cadre de la loi n° 78-753 du 17 juillet 1978 sur l’accès aux documents administratifs – afin d’engager les recours en annulation après ces graves dysfonctionnements dans la gestion de l’ordre.

RESILIENCE demande à l’oni de reconnaître ses fautes et ses responsabilités, et de verser la somme de 100 000 euros au syndicat
RESILIENCE, à titre de dommages et intérêts, au titre du préjudice subi par la profession infirmière.

RESILIENCE demande aux CDOI de reconnaître leurs fautes et leurs responsabilités, et d’assumer les missions pour lesquelles ils ont été mis en place le 24 avril 2008. RESILIENCE – là aussi – demande à chaque CDOI de lui verser la somme de 50 000 euros au titre du préjudice subi par la profession infirmière.

RESILIENCE demande enfin aux ARS de constater l’impossibilité dans laquelle se sont mis les CDOI de fonctionner normalement, et de constater l’absence d’organisation des élections visant à renouveler les conseils par moitié. RESILIENCE demande donc aux ARS de mettre ces CDOI sous tutelle en attendant qu’une décision soit prise par les pouvoirs publics sur ce dossier.


La SOFIA savait depuis quelques temps que maître Devers agirait pour Resilience. Le dossier qu’il a constitué semble suffisamment étayé pour porter quelques coups à l’ONI.

Après les démissions au CDOI 78 qui suivent bien d’autres, après l’attaque de Mme Le Boeuf contre nos collègues d’actusoins qui s’est soldé par un simple droit de réponse, on sent bien que l’ONI est à l’agonie.

PS : Toujours soucieux de porter la voix de chacun, il est rappelé ici que les diffusions de Resilience ou autre syndicat n’ont pour seul objectif que l’information.
L’administrateur n’étant affilié à aucun syndicat.

Si l’ONI souhaite communiquer ici, il le peut sans aucun soucis.

AB



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