LMD : Le Menu Détaillé

mercredi 21 mars 2007
par  Arnaud Bassez
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Le LMD est au cœur de la profession infirmière, et de son évolution. Toutefois, pour certains, le LMD reste une nébuleuse opaque et floue. Voici donc une tentative de réponse.

La réforme du LMD (Licence, Master, Doctorat) vise à restructurer l’ensemble des diplômes universitaires pour harmoniser et rendre compatibles les cursus de l’enseignement supérieur en Europe et favoriser la mobilité des étudiants. 40 pays européens ont décidé d’harmoniser leurs diplômes entre 2002 et 2010 dans ce que l’on appelle :
les accords de Bologne.

Avant de parler de ces accords, il convient de remonter le fleuve sinueux pour découvrir la source du projet.

La Source. Gustave Courbet

Origine du processus dit d’harmonisation

L’origine se situe dans une démarche d’harmonisation européenne. Elle est due au rapport de la commission Attali
qui fut à l’invitation du ministre de l’Education nationale Claude Allègre, chargée de réfléchir sur l’amélioration des relations entre les Grandes écoles et les universités.

L’idée étant que la valorisation de notre appareil éducatif passait par une mise aux normes internationales, avec adoption d’un schéma en trois étapes (formation de base, formation avancée, formation doctorale).

Le ministre de l’Éducation Nationale retient la proposition du rapport et invite ses homologues, ministres de l’Allemagne, du Royaume-Uni et de l’Italie à un colloque à la Sorbonne le 25 mai 1998.

La déclaration de la Sorbonne, était alors présenté à plusieurs pays, qui allaient signer à Bologne une déclaration commune fixant les objectifs communs. (texte pdf).

Les grands points clés de cette déclaration :

- une convergence progressive des structures de diplômes et d’études au sein d’un espace européen ouvert
- un niveau commun de diplôme pour les études undergraduate (baccalauréat) et graduates (Master et doctorat).
- des efforts pour faciliter la mobilité des étudiants et des professeurs (les étudiants devant passer un semestre hors de leur pays) avec la suppression des obstacles de reconnaissance des diplômes et des qualifications universitaires.

La conférence de Bologne fut suivie d’une conférence intergouvernementale à Prague, puis à Berlin (2003).

Les 9 points principaux de l’accord de Bologne

- Établir un système cohérent et équivalent de diplômes
- Basé sur 2 niveaux (+doctorat)
- Avec système de crédits et de supplément au diplôme (explicitation du parcours)
- Favoriser la mobilité des étudiants et des enseignants
- Favoriser une coopération européenne en matière d’évaluation et d’assurance qualité
- Développement de diplômes conjoints au plan européen
- Formation tout au long de la vie
- Implication des étudiants
- Renforcer l’attractivité de la zone Europe

La construction de l’espace européen domine désormais les débats nationaux sur l’enseignement supérieur

Transposition à la France de l’accord de Bologne

Le terme LMD renvoie à un dispositif fondé sur la séquence suivante :

- licence = L (bac + 3)
- master = M (bac + 5)
- doctorat = D.

LMD

Déclaration de la Sorbonne – 25 mai 1998

La Sorbonne

Déclaration de la Sorbonne

Déclaration conjointe des quatre ministres de l’enseignement supérieur en Allemagne, en France, en Italie et au Royaume-Uni, faite à la Sorbonne le 25 mai 1998.
C’est cette déclaration qui est à l’origine du processus du LMD.

Déclaration de Bologne – 19 juin 1999

Bologne

La déclaration de Bologne

Un an après la Sorbonne, 29 ministres de l’Education se retrouvent à Bologne pour continuer le processus de construction d’un espace européen d’enseignement supérieur.

Rencontre de Salamanque – 30 mars 2001

Salamanque

message de Salamanque

C’est la création de l’Association Européenne de l’Université (EUA)

Conférence de Prague – 19 mai 2001

Prague

conférence de Prague

Les pays signataires de la déclaration de Bologne, se retrouvent pour construire l’espace européen de l’enseignement supérieur, objectif à l’horizon 2010.

Sommet de Berlin - 19 septembre 2003

Berlin

Sommet de Berlin

Les 32 ministres européens chargés de l’enseignement supérieur, dressent le bilan des réalisations et définissent les priorités pour les années à venir pour accélérer la réalisation de l’espace européen de l’enseignement supérieur.

Conférence de Bergen - 19 mai 2005

Bergen (photo Bergen Tourist Board)

Conférence de Bergen - 19 mai 2005

Les ministres de l’enseignement supérieur participant au processus de Bologne, sont réunis pour faire un bilan et fixer les objectifs pour 2010. De nouveaux pays participant au processus de Bologne sont accueilli : l’Arménie, l’Azerbaïdjan, la Géorgie, la Moldavie et l’Ukraine.

LES TEXTES FONDATEURS

Décision

Décision no 2241/2004/CE du Parlement européen et du Conseil instaurant un cadre communautaire unique pour la transparence des qualifications et des compétences (Europass) - 15 décembre 2004

Décrets

Décret du 11 mai 2005 relatif à la délivrance de diplômes en partenariat international

Décret n°2002-590 du 24 avril 2002 pour l’application du premier alinéa de l’article L. 613-3 et de l’article L. 613-4 du code de l’éducation et relatif à la validation des acquis de l’expérience par les établissements d’enseignement supérieur

Décret n°2002-529 du 16 avril 2002 pris pour l’application des articles L. 613-3 et L. 613-4 du code de l’éducation et relatif à la validation d’études supérieures accomplies en France ou à l’étranger

Décret du 8 avril 2002 portant application au système français d’enseignement supérieur de la construction de l’espace européen de l’enseignement supérieur

Décret du 8 avril 2002 fixant l’orthographe du vocable "master"

Décret du 8 avril 2002 relatif aux grades et titres universitaires et aux diplômes nationaux

Arrêtés

Arrêté du 3 août 2005 relatif au Diplôme universitaire de technologie dans l’Espace européen de l’enseignement supérieur

Arrêté du 6 janvier 2005 relatif à la cotutelle internationale de thèse

Arrêté du 19 février 2004 portant habilitation à délivrer des masters dans les établissements habilités à délivrer le diplôme d’ingénieur

Arrêté du 9 octobre 2003 "Création du Conseil national pour le développement de la mobilité internationale des étudiants"

Arrêté du 4 juin 2003 relatif à l’évaluation du diplôme national de master par la commission d’évaluation des formations et diplômes de gestion

Arrêté du 25 avril 2002 relatif aux études doctorales

Arrêté du 25 avril 2002 relatif au diplôme d’études supérieures spécialisées

Arrêté du 25 avril 2002 relatif au diplôme national de master

Arrêté du 23 avril 2002 relatif au grade de licence

Circulaires et Notes

Circulaire Modalités d’élaboration et de délivrance des diplômes dans le cadre du dispositif LMD (08 décembre 2006)

Circulaire Modalités d’élaboration et de délivrance des diplômes dans le cadre du dispositif LMD

Charte pour l’égalité des chances dans l’accès aux formations d’excellence (06 octobre 2005)

CHARTE POUR L’EGALITÉ DES CHANCES DANS L’ACCÈS AUX FORMATIONS D’EXCELLENCE

Circulaire pour la campagne de contractualisation - Vague A (20 juin 2005)

circulaire pour la campagne de contractualisation du 20 juin 2005

Concertation sur les études doctorales (08 novembre 2004)

Lettre circulaire du 24 novembre 2003 relative à la mise en œuvre du master professionnel dans les établissements habilités à délivrer le diplôme d’ingénieur

Lettre circulaire du 14 mars 2003 relative à la mise en œuvre du master dans les établissements habilités à délivrer le diplôme d’ingénieur

Note n° 0206433 du 14 novembre 2002 relative à la mise en œuvre du schéma licence master doctorat (LMD)

Le supplément au diplôme

Le principe

Le supplément au diplôme est une pièce attachée aux diplômes, fournissant une description détaillée du cursus suivi. Il vise à faciliter la reconnaissance académique et professionnelle des qualifications (diplômes, acquis universitaires, certificats, etc.).

Il est destiné à décrire la nature, le niveau, le contexte, le contenu et le statut des études accomplies avec succès par la personne désignée par la qualification originale à laquelle ce supplément est annexé.

L’attribution de ce supplément devient obligatoire par le décret
2002-482 du 8 avril 2002

La validation des années d’études n’existe plus. Dorénavant on parle de crédits pour définir les niveaux.

Les crédits représentent un volume d’heures de travail en cours, travaux dirigés ou pratiques. Ils peuvent également valider un stage.
Ils sont transférables en France et en Europe et définitivement acquis. On peut par conséquent les capitaliser.

La nouveauté se situe dans une mise en semestres des études.
La licence est découpée en 6 semestres Le master est organisé en 4 semestres
Chaque semestre est affecté de 30 crédits.

Chaque niveau d’étude ou grade est atteint par l’acquisition de crédits européens ECTS (European Credit Transfer System, 30 crédits ECTS par semestre)

Le grade de Licence (bac+3) est validé par l’obtention de 180 crédits (soit 1 an = 2 semestres 3 ans = 6 semestres x 30 crédits).

Le grade de Master (bac+5) est validé par 120 crédits ECTS après la licence. Le master remplace la maîtrise et le troisième cycle (DEA et DESS), et peut se décliner sous deux orientations, l’une professionnelle, l’autre recherche, avec des possibilités de passerelle de l’une à l’autre.

Le grade de doctorat (bac+8) est accessible après un Master.

Une organisation en Unités d’Enseignement (UE)

Le système est composé d’Unités d’Enseignement. Chacune a une valeur en crédits et correspond au nombre d’heures de travail (cours, travaux dirigés, travaux pratiques, travail personnel) que l’étudiant doit fournir pour obtenir son UE.

Un diplôme s’obtient :

Soit par acquisition de chaque unité d’enseignement, soit par l’application des modalités de compensation entre unités d’enseignement.

Que deviennent les anciens diplômes ?

le Diplôme

Les parcours actuels de type DEUG en 2 ans et Licence en 1 an seront remplacés par les nouvelles Licences en 3 ans.

Les parcours post-licence actuels de type maîtrise en 1 an suivi d’un DEA ou d’un DESS en 1 an seront remplacés par les parcours de master en 2 ans. Les masters seront de type Recherche (en remplacement des DEA) ou de type Professionnel (en remplacement des DESS).

Les préparations aux concours pour l’accès aux métiers de l’enseignement (CAPES, CAPLP, CAPEPS, CAPET, Agrégation) seront intégrées dans des masters.

Les formations à caractère professionnel

Les licences professionnelles ne changent pas et intègrent le schéma LMD. Elles sont accessibles sur sélection après avoir validé 120 crédits.
Les DUT restent en l’état avec des passerelles vers la licence.
Les IUP intègreront également le système LMD.

Le parcours

Parcours Licence

Après le baccalauréat, le parcours de formation est dit parcours Licence. Il se déroule en 6 semestres (3 ans). La Licence peut avoir une orientation générale, appliquée ou professionnelle. Pour l’obtenir il faut avoir validé 180 crédits.

Parcours Master

Après la licence, c’est le parcours Master. Pour l’obtenir il faut acquérir 120 crédits supplémentaires et valider une aptitude à maîtriser une langue étrangère. Le total capitalisé est de 300 crédits depuis le baccalauréat.

Parcours Doctorat

Après le Master recherche, une thèse de doctorat peut être préparée en validant 180 crédits supplémentaires. Ce qui porte le total à 480 crédits après le baccalauréat.

Diplômes intermédiaires

Le DEUG et la maîtrise peuvent être validées. Le DEUG est obtenu avec 120 crédits et la maîtrise avec 60 crédits d’un master.

Les études à l’université avant 2004

Le LMD remplaçant l’ancien système, l’université permet d’intégrer le nouveau en attribuant le nombre de crédits correspondants aux Unités d’Enseignements.

Les titulaires d’un DUT, BTS, ou issus de classes préparatoires
pourront rejoindre la licence sous réserve de la validation totale ou partielle par l’université, du parcours précédent ou des acquis.

ça y'est, j'ai mon master en anesthésiologie !!!!


Le protocole d’accord Bachelot du 2 février 2010

Après sept mois de discussions sur la réforme statutaire de la catégorie B et l’intégration en catégorie A des professionnels dont les diplômes sont reconnus dans le LMD par l’université, le protocole (document PDF en fin d’article) définitif était soumis pour signature aux organisations syndicales le 2 février 2010 au Ministère de la Santé.

- Le protocole pour la catégorie A

- Filière Soignante : Perte de la catégorie active (= départ anticipé à 55 ans) pour l’ensemble des agents qui seront reclassés dans la nouvelle grille de la catégorie A, c’est-à-dire les futurs infirmiers (diplômés en 2012), infirmiers spécialisés et cadres de santé (à partir de juillet 2012), infirmiers actuellement classés en catégorie B, et qui opteront pour un reclassement en catégorie A (à partir de décembre 2010, puis en deux temps : mi 2012, puis 2015.

- Filière Administrative, techniques et Généraux : Rien pour l’instant

- Le protocole pour la catégorie B

le Ministère propose une nouvelle grille, appelée « NES » : nouvel espace statutaire. Sa mise en œuvre se soldera par une perte de 44 000 € par agent, pour une carrière moyenne de 35 ans, en comparaison avec l’actuelle grille de la catégorie B. Cette nouvelle grille se traduit aussi par un allongement de la carrière.

- Filière Soignante : Tous les professionnels qui feront le choix de maintenir l’ouverture de leur droit à la retraite à 55 ans resteront en catégorie B.
Dans ce cas, le gain mensuel moyen par agent dans la nouvelle grille sera de 23 euros. Le droit d’option s’exercera dans les 6 mois précédant la date prévue pour le reclassement.

- Filière Administrative : Seuls les Secrétaires Médicales et les Adjoints des Cadres Hospitaliers bénéficieront de la nouvelle grille.

- Filière Techniques et Généraux : La réforme ne concerne que les agents-chefs et les techniciens supérieurs hospitaliers, avec une structure de corps à 3 grades comprenant 2 niveaux de recrutements, correspondant à 2 niveaux de qualifications différents, le 3ème grade restant un grade d’avancement.

- Le protocole pour la catégorie C

- Filière Administrative : Rien, sauf pour les PARM ! Ils seront susceptibles d’intégrer, à partir de juin 2011, la catégorie B, sous réserve, soit de passer un concours ou examen professionnel, soit de posséder un diplôme de niveau IV. Ils seront intégrés dans le corps des secrétaires médicales.

- Filière soignante, technique, généraux : Rien

A lire, les grilles indiciaires IADE du nouveau protocole LMD.

grilles indiciaires du protocole Bachelot du 2 février 2010 (UFMICT-CGT)
Reclassement IADE (document SNIA)
Les formations paramédicales, bilan et poursuite du processus d’intégration dans le dispositif LMD, tome 1 rapport.

L’administrateur n’est affilié à aucun syndicat. Les documents sont purement informatifs.

NB : La législation du LMD


L’infirmier de pratique avancée : un vrai métier hospitalier, une vraie place possible dans le système de santé ?

Posté le 16/09/14 par Rédaction Weka

Depuis 2009, l’Université d’Aix-Marseille a ouvert un master 2 en Sciences cliniques infirmières, en partenariat avec l’EHESP, divisé en 3 spécialités : infirmier de pratique avancée en gérontologie, infirmier de pratique avancée en cancérologie et infirmier coordinateur de parcours complexes de soins. Quelle place auront ou pourront avoir les étudiants dépositaires de ce diplôme dans le système hospitalier ou dans le système de soins ?
La formation suit l’évolution du monde de la santé

En 2003, les conclusions d’un rapport du Pr Berland recommandaient d’élargir le domaine de compétences des infirmiers sous certaines conditions. Une réflexion relative à la nouvelle coopération des professions de santé pilotée par la Haute Autorité de Santé (HAS) a préconisé des ouvertures de compétences dans cette profession.

En 2011, un rapport relatif aux métiers en santé de niveau intermédiaire – Professionnels d’aujourd’hui et nouveaux métiers : des pistes pour avancer – avançait la nécessité d’initier de nouvelles professions dans un secteur de la santé « plus souple, plus dynamique et plus performant » par l’évolution de la typologie classique des métiers des professions de santé répartis aujourd’hui en 3 grands groupes : médical, pharmacie et auxiliaires médicaux dont les infirmiers. Ceci afin de faire face aux mutations profondes de la santé liées aux évolutions démographiques, sociétales et technologiques.

La formation est liée aux évolutions européennes en matière de formation universitaire

Lancé en 1998, à l’initiative du ministre de l’Éducation nationale Claude Allègre, un colloque réunissant, à la Sorbonne, les quatre ministres chargés de l’Enseignement supérieur d’Allemagne, de France, de Grande-Bretagne et d’Italie, visait à favoriser les échanges universitaires (étudiants, enseignants et chercheurs) et à faire converger les systèmes universitaires vers des niveaux de référence communs pour la construction d’un espace européen de l’enseignement supérieur.

Une conférence tenue à Bologne en juin 1999 voit 29 pays signer un texte commun qui donnera lieu à une organisation d’un système européen d’organisation des diplômes de l’enseignement supérieur (Licence – Master – Doctorat = LMD), la validation des acquis et des expériences (VAE), le principe de libre circulation en Europe.

Dès lors, en France, la question des diplômes des infirmiers, des personnels médico-techniques était posée : leur niveau, les qualifications requises, la définition d’un cadre de maîtrise/master et de doctorat de 3e cycle.

Le cadre de formation des professions paramédicales

Dès 2006, le projet de « réingénierie des diplômes » tend à définir pour chaque diplôme un référentiel de compétences validé nationalement et complété́ d’une cartographie des activités associées à la fonction. Le diplôme d’État d’infirmier a été ainsi repensé et un rapprochement des instituts de formation en soins infirmiers (IFSI) avec l’université a conduit à l’attribution conjointe du diplôme d’Etat et du grade de licence au terme de la formation.

Dans plusieurs pays étrangers, notamment anglo-saxons, une gradation des niveaux d’intervention des professionnels de santé existe. On définit alors le terme de « pratique avancée » pour qualifier les niveaux de compétences acquis et les missions correspondantes, après la formation initiale, au grade de master, voire de doctorat, dans le champ de la recherche clinique.

Le champ professionnel infirmier, aujourd’hui limité à la spécialisation (IADE, IBODE, PDE) ou à l’encadrement cherche donc à s’ouvrir d’une nouvelle voie par la création d’un Master Sciences Cliniques Infirmier(ère)s. Ces nouveaux professionnels, formés à un niveau intermédiaire entre les paramédicaux (formés généralement en 3 ou 4 ans) et les médicaux (formés au minimum à 9 ans) pourront à terme “permettre de recentrer les médecins sur leur cœur de métier, faciliter la fluidité des prises en charge, sécuriser les pratiques”.

La formation en Master

Un Master I est constitué par un tronc commun et une spécialisation avec 3 spécialités : Infirmière de pratique avancée (IPA) en cancérologie, en gérontologie et en parcours complexe de soins est possible pour le Master II.

Ces formations sont réservées à des « infirmiers(ères) diplômé(e)s d’État dotées d’une solide expérience clinique, accompagnée d’une ou plusieurs formations complémentaires prouvant qu’ils ont déjà fait la preuve d’un intérêt universitaire…”

Les nouvelles compétences retenues

L’ARS Ile de France indique que « L’infirmier(ère) qui exerce en pratique avancée est un(e) infirmier(ère) diplômé(e) qui a acquis des connaissances théoriques, le savoir faire aux prises de décisions complexes, de même que les compétences cliniques indispensables à la pratique avancée de sa profession. Les caractéristiques de cette pratique avancée sont déterminées par le contexte dans lequel l’infirmier(ère) sera autorisé(e) à exercer.
Les définitions de l’EHESP des nouvelles compétences acquises restent floues. La comparaison des compétences entre un infirmier IDE et un infirmier IPA se résume en général à “Développer une expertise dans les compétences attendues de l’IDE”.

Le réseau des pratiques avancées en soins infirmiers (REPASI) précise que la “pratique avancée” “est définie par une pratique clinique directe, un haut degré d’autonomie, une mobilisation des savoirs, des soins centrés sur le patient et basés sur des données probantes. Les qualités de leadership et de compréhension des systèmes de santé permettent à ces professionnels de jouer un rôle important auprès des patients ainsi qu’auprès des autres professionnels de santé.”
D’autres sources souhaitent que devant la pénurie de médecins, les infirmiers de pratique avancée (IPA) appelés parfois infirmiers cliniciens spécialisés (ICS) puissent effectuer des actes médicaux, établir des diagnostics … délégués par certains médecins… comme le suggérait le premier rapport de 2003.

Une définition et une place qui restent à définir

La volatilité des termes de ces définitions tranche avec la précision des compétences définies dans les définitions des diplômes. L’organisation actuelle du système de santé semble difficilement adaptable pour intégrer des personnels qui seront à même de “factoriser des cas cliniques”, de « réaliser des modèles théoriques et conceptuels ; des méthodes telles que le raisonnement clinique, des stratégies d’évaluation et d’intervention, de transposition des résultats de recherche dans la pratique ; de technicité́ (par exemple rédaction d’une observation clinique, d’un compte rendu, d’un résumé de soins, réalisation de gestes techniques…) ».

L’hôpital sera-t-il le bon vecteur de cette intégration ? En a-t-il les moyens ? Des réseaux de santé porteront-ils ce besoin ? Les IDE formées à ce Master, souvent par le biais de la formation continue, trouveront-elles un intérêt à revenir à leur ancien poste ? Les DRH sauront-elles accompagner les agents dans leur quête applicative ? Une délégation de compétences des médecins vers ces nouveaux métiers est-elle possible ?

L’enjeu n’est pas mince pour la filière infirmière et médico-technique.

DT.

A lire les rapports (et notamment le rapport Berland)
— -

Arnaud BASSEZ

IADE

administrateur

Formateur AFGSU


Documents joints

dossier coordination infirmière sur le LMD (à (...)
propositions universitarisation
Evaluation de l'impact du dispositif LMD sur (...)
Bilan et évolution du cursus de Master
IADE, d'une profession à son universitarisation

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IADE
Administrateur
Formateur AFGSU

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On me demande la lettre publiée dans Oxymag n° 91 de novembre/décembre 2007.
la voici :
Les infirmiers anesthésistes français manquent d’une représentation professionnelle non syndicale efficace et sont loin de se sentir considérés à la juste hauteur de leurs compétences et des responsabilités qu’ils (...)

mercredi 17 janvier 2007
par  Arnaud Bassez

SOFIA, j’ai les noms !

les homonymes de la SOciété Française des Infirmier(e)s Anesthésistes
vu sur http://www.thefreedictionary.com/ le site de référence
SOFIA Society of Film Archivists
SOFIA South Florida Information Access
SOFIA State of World Fisheries and Aquaculture
SOFIA Stratospheric Observatory for (...)

mercredi 17 janvier 2007
par  Arnaud Bassez

IADE quoi ?

Vous l’avez compris, l’idée des rubriques repose sur la répétition en suffixe de notre acronyme IADE. (d’ailleurs IADE au pluriel ne prend pas de S, un acronyme étant invariable)
Pour ceux qui ne se sont pas posés la question de ce que veulent dire les rubriques à l’origine, voici un bref aperçu (...)

vendredi 29 décembre 2006
par  Arnaud Bassez

Nouvelle gouvernance, nouvelle errance ?

L’hôpital ne cesse de se prendre pour le phénix. De son tas de cendre, il renait épisodiquement. Comme nous nous devons d’être des IADE à la page de nos pratiques et de notre environnement professionnel, voici une tentative d’explication de la nouvelle gouvernance.
La nouvelle gouvernance hospitalière (...)

Brèves

4eme dimension

dimanche 28 octobre

Nous ne vivons décidément pas dans le même monde. d’un côté les USA qui valorisent les CRNA et les nurses.

De l’autre la France, et son classement mondial laborieux et européen catastrophique.

Toutefois, il faut noter pour la première fois depuis longtemps, un tassement des rémunérations des infirmières et des auxiliaires américaines.

Le revenu des infirmières pourrait être en baisse, selon l’enquête de Medscape menée en 2018 auprès de 5011 infirmières autorisées (IA) et de 2002 d’infirmières auxiliaires autorisées (IAA). En 2017, pour la première fois, le salaire annuel moyen des infirmières et les taux de rémunération horaires n’ont pas augmenté de manière significative. Après ajustement pour tenir compte de l’inflation, les revenus pourraient même chuter, selon les auteurs du rapport.

Le pourcentage d’IA (56%) et d’IAA (46%) qui estimaient avoir été rémunérés équitablement pour leur travail a légèrement diminué par rapport à l’année précédente.

Au cours des années précédentes, la rémunération a légèrement augmenté, mais de façon constante. Le revenu annuel brut moyen des infirmières auxiliaires était de 81 000 $ en 2017, comparativement à 80 000 $ en 2016. Le revenu annuel des IAA s’élevait à 46 000 $ en 2017 et 2016. En 2017, le salaire horaire était de 37 $ pour les IA à temps plein, contre 22 $ pour les IA à temps plein.

Les infirmières diplômées des États-Unis vivant dans la région du Pacifique (Alaska, Californie, Hawaï, Oregon et Washington) affichaient le revenu annuel moyen le plus élevé (102 000 dollars par an), tandis que celles de la région Est-Centre-Sud (Alabama, Kentucky, Mississippi, et Tennessee) ont enregistré le plus bas (69 000 dollars par an) - une différence de 33%. Les infirmières auxiliaires autorisées dans la région de la Nouvelle-Angleterre (Connecticut, Maine, Massachusetts, New Hampshire, New York, Rhode Island et Vermont) ont déclaré le salaire annuel le plus élevé, à 56 000 dollars par an, contre 42 000 dollars dans la région du centre-sud.

Parmi les IA, le revenu était le plus élevé chez les personnes travaillant dans les hôpitaux et dans les établissements de santé professionnels / employés (84 000 $) et le plus faible chez celles travaillant dans les services de santé scolaires / collégiaux (66 000 $). Les infirmières auxiliaires autorisées travaillant dans des établissements de soins infirmiers spécialisés ou d’autres établissements de soins de longue durée ont déclaré le revenu annuel le plus élevé, soit 48 000 $, contre 37 000 $ par an pour les IAA travaillant dans les services de santé scolaires / collégiaux.

I had a dream...

AB

Concerto à quatres mains

samedi 27 octobre

Une équipe d’anesthésistes améliore les résultats chez les patients opérés par rapport à un anesthésiste indépendant. Une étude observationnelle

(traduction de l’abstract ci-dessous par Google translate... utilisé par d’autres qui en voudraient le crédit)

  • CONTEXTE
    En anesthésiologie, peu d’attention a été accordée au rôle des infirmièr.e.s en anesthésiologie en tant que personnel de soutien sur la qualité des soins.
  • OBJECTIFS
    Comparer l’impact de l’anesthésie pratiquée par un médecin anesthésiste seul (médecin anesthésiste solo) ou en combinaison avec un.e infirmièr.e anesthésiste (équipe de soins d’anesthésie) sur la mortalité postopératoire de 30 jours et la durée du séjour en hôpital.
  • RÉSULTATS
    L’anesthésie a été réalisée par des médecins anesthésistes solos chez 2832 patients et par une équipe de soins en anesthésie chez 2842 patients. Les deux groupes étaient comparables en ce qui concerne le sexe et la durée de l’anesthésie, mais différaient notamment selon l’âge, l’état physique et le type d’intervention chirurgicale de l’American Society of Anesthesiologists. L’appariement des scores de propension a été effectué par régression logistique pour tenir compte des différences de base entre les deux groupes et 2095 paires de patients parfaitement appariés ont été formées. Ce dernier a révélé un taux de mortalité à 30 jours significativement plus faible pour l’équipe de soins d’anesthésie que pour les médecins anesthésiologistes seuls (0,76 vs. 1,56 %, P = 0,0014). La durée du séjour à l’hôpital était également réduite de façon significative lorsqu’un.e infirmièr.e anesthésiste était présente (4,9 ± 10,1 vs 5,6 ± 11,5 jours, P = 0,0011).
  • CONCLUSION
    L’anesthésie administrée par la combinaison d’un médecin anesthésiste et d’un.e infirmièr.e anesthésiste est associée à une diminution de la mortalité postopératoire de 30 jours et à une durée de séjour plus courte que celle d’un médecin anesthésiste seul. Même s’il n’y a aucune preuve de causalité, cela souligne les avantages du modèle de l’équipe d’anesthésie.

Anaesthesia care team improves outcomes in surgical patients compared with solo anaesthesiologist : An observational study

Dony, Philippe ; Seidel, Laurence ; Pirson, Magali ; Forget, Patrice
European Journal of Anaesthesiology (EJA) : October 8, 2018 - Volume Publish Ahead of Print - Issue - p
doi : 10.1097/EJA.0000000000000891
ORIGINAL ARTICLE : PDF Only

Abstract
Author Information
Article Metrics

BACKGROUND In anaesthesiology, little attention has been drawn to the role of anaesthesia nurses as support personnel on quality of care.

OBJECTIVES To compare the impact of anaesthesia by an anaesthesiologist alone (solo anaesthesiologist) or in combination with an anaesthesia nurse (anaesthesia care team) on 30-day postoperative mortality and hospital length of stay.

RESULTS Anaesthesia was performed by solo anaesthesiologists in 2832 patients and by an anaesthesia care team in 2842 patients. The two groups were comparable in respect of sex and duration of anaesthesia but differed notably for age, American Society of Anesthesiologists’ physical status score and type of surgery. Propensity score matching was performed by logistic regression to adjust for baseline differences between the two groups and 2095 pairs of perfectly matched patients were formed. The latter evidenced a significantly lower 30-day mortality rate for the anaesthesia care team compared with solo anaesthesiologists (0.76 vs. 1.56%, P = 0.0014). Length of hospital stay was also significantly reduced when an anaesthesia nurse was present (4.9 ± 10.1 vs. 5.6 ± 11.5 days, P = 0.0011).

CONCLUSION Anaesthesia given by the combination of an anaesthesiologist and an anaesthesia nurse is associated with decreased 30-day postoperative mortality and shorter length of stay when compared with a solo anaesthesiologist. Even if without any demonstration of causality, this emphasises the benefits of the anaesthesia care team model.

TRIAL REGISTRATION CCB 325201730849.

source : https://journals.lww.com/ejanaesthesiology/Abstract/publishahead/Anaesthesia_care_team_improves_outcomes_in.98523.aspx

AB

Inscrivez-vous à la SOFIA

mardi 9 octobre

Le bulletin d’inscription est en ligne. N’hésitez pas à vous inscrire.

La SOFIA ne pourra exister sans l’implication professionnel de tous.

Pour notre profession, pour notre présent, pour notre avenir.

Réformez l’errant

dimanche 23 septembre

L’énième réforme de la santé vient de nous arriver.
Tant il est bien admis par les autorités compétentes qui n’y connaissent rien, que seule la corporation médicale exerce dans le domaine de la santé, notamment à l’hôpital.
Les autres professions ... Quelles autres ?

Beaucoup de bouzin pour rien, aurait dit Shakespeare.

Ma santé 2022 un engagement collectif. Dossier de presse Septembre 2018

site : solidarites-sante.gouv.fr

"Ma santé 2022" : les 10 mesures phare de la stratégie de transformation du système de santé

Aujourd’hui, notre système de santé est devenu inadapté : il ne répond plus aux attentes des patients et nourrit le mécontentement des professionnels de santé. Il est marqué par de profondes rigidités d’organisation et est confronté à des tensions financières croissantes. La réforme annoncée ce mardi 18 septembre par le président de la République propose une transformation en profondeur autour de 3 engagements prioritaires :
- Placer le patient au cœur du système et faire de la qualité de sa prise en charge la boussole de la réforme
- Organiser l’articulation entre médecine de ville, médico-social et hôpital pour mieux répondre aux besoins de soins en proximité
- Repenser les métiers et la formation des professionnels de santé

Découvrez les 10 mesures phare de la réforme.

1. Création dès 2019, de financements au forfait pour la prise en charge à l’hôpital des pathologies chroniques dont le diabète et l’insuffisance rénale chronique pour leur partie hospitalière. Ces financements seront élargis à partir de 2020 à d’autres pathologies et cette démarche inclura par la suite la prise en charge en ville en vue d’une meilleure coordination ville-hôpital.

2. Déploiement de 1 000 Communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) pour mailler le territoire national à l’horizon 2022. Une stratégie nationale de déploiement sera arrêtée d’ici fin 2018 et une négociation conventionnelle sera engagée dès 2019 pour donner un cadre pérenne de financement aux CPTS.

3. Soutien financier au développement des assistants médicaux auprès des médecins libéraux à condition que ces derniers exercent en groupe, s’inscrivent dans un exercice coordonné ou une CPTS et s’engagent sur un bénéfice mesurable pour la population en matière d’accès aux soins (augmentation patientèle, réduction des délais de rendez- vous…), dans le but de libérer du temps médical et de permettre aux médecins de se concentrer sur les soins.

4. Labellisation dès 2020 des premiers « Hôpitaux de proximité », avec l’objectif de reconnaissance de 500 à 600 établissements. Ces derniers assureront des missions hospitalières de proximité, en médecine polyvalente, soins aux personnes âgées, soins de suite et de réadaptation, consultations de spécialités, consultations non programmées, et devront disposer d’un plateau technique de biologie et d’imagerie, d’équipes mobiles et d’équipements en télémédecine.

5. Réforme du régime des autorisations des activités de soins, dans une logique de gradation des soins entre proximité, soins spécialisés, soins de recours et de référence, organisées à des échelles territoriales nécessairement différentes et en s’appuyant sur des seuils d’activité quand cela est pertinent au regard des enjeux de qualité et de sécurité des soins. Elle se fera en plusieurs phases et aboutira dès 2020 sur de nouvelles normes pour certaines activités particulièrement structurantes pour les territoires, notamment les services d’urgence, les maternités, les services de réanimation, l’imagerie et la chirurgie.

6. Création d’un statut unique de praticien hospitalier, associé à la suppression du concours PH, pour faciliter l’entrée dans la carrière, diversifier les parcours professionnels (reconnaissances des valences non cliniques) et faciliter l’exercice mixte.

7. Redonner au service son rôle de « collectif » dans l’organisation des activités de soins et le management de l’équipe soignante ; favoriser la reconnaissance collective par la création d’un dispositif d’intéressement lié aux projets d’amélioration de la qualité de service ; prise en compte des compétences en management dans la nomination des responsables médicaux.

8. Élargissement des compétences de la commission médicale d’établissement pour renforcer la participation des médecins au pilotage des hôpitaux.

9. Suppression du Numerus clausus et refonte des premiers cycles des études en santé autour de processus d’orientation progressifs encourageant les passerelles et la diversification des profils.

10. Réforme du 2e cycle des études médicales et suppression des épreuves classantes nationales pour une orientation tenant mieux compte des compétences et aptitudes des élèves et de leur projet professionnel

Quelques réformes depuis 1976

Les réformes de santé en France. dossier documentaire 2016

- 1976 Réforme Barre
- 1977 Réforme Weil
- 1978 Réforme Barrot
- 1981 Réforme Questiaux
- 1982 Réforme Bérégovoy
- 1983 Réforme Bérégovoy bis (budget global)
- 1984 Réforme Dufoy
- 1985 Réforme Barzac
- 1986 Réforme Seguin
- 1987 Réforme Seguin bis ( taxe sur les revenus à 0,8%)
- 1988 Réforme Evin
- 1989 Réforme Evin bis (abaissement du B en biologie)
- 1990 Réforme Rocard
- 1991 Réforme Durieux (nouvelle loi hospitalière, déremboursement de médicaments, relèvement des cotisations)
- 1992 Réforme Kouchner
- 1993 Réforme Balladur
- 1994 Réforme Douste-Blazy 1
- 1995 Réformes Juppé
- 1996 Reforme Barrot-Gaymard
- 1997 Réforme Aubry 1
- 1998 Reforme Aubry 2
- 2000 Réforme Guigou
- 2002 Réforme Kouchner
- 2004 Réforme Douste-Blazy 2
- 2009 réforme Bachelot Loi n° 2009-879 du 21 juillet 2009
- 2016 Réforme Touraine Loi n° 2016-41 du 26 janvier 2016
- 2018 Réforme Buzyn

A lire en complément Les rapports, les référentiels

AB

Coin lecture 3

mardi 18 septembre

Pour ceux qui veulent faire travailler leurs petites cellules grises, le sujet en est justement le patron incontesté de notre corps.

Etats de mal épileptique (Ragguenneau, Oswald)
Mesure de la pression intracrânienne (Bonnard-Gougeon, Gindre, Lemaire)
Métabolisme et circulation cérébrale, modifications liées à l’agression cérébrale
Oedème cérébral, physiopathologie et diagnostic (Payen-Francony-Fauvage)
Principes de traitement de l’hypertension intracrânienne (Fauvage-Albanèse-Payen)
Prise en charge du traumatisé crânien isolé (Visintini, Leone, Albanèse)
Prise en charge d’un patient atteint d’un traumatisme médullaire (Lieutaud-Bruder)
Surveillance du métabolilsme (Sjo2, Pti02, microdialyse-Audibert, Charpentier, Mertes)

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Deux articles sur la ventilation. You have to improve your english right now. it’s almost mandatory

Success of intubation rescue techniques after failed direct laryngoscopy in adults
Intraoperative protective mechanical ventilation for prevention of postperative pulmonary complications

AB