LMD : Le Menu Détaillé

mercredi 21 mars 2007
par  Arnaud Bassez
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Le LMD est au cœur de la profession infirmière, et de son évolution. Toutefois, pour certains, le LMD reste une nébuleuse opaque et floue. Voici donc une tentative de réponse.

La réforme du LMD (Licence, Master, Doctorat) vise à restructurer l’ensemble des diplômes universitaires pour harmoniser et rendre compatibles les cursus de l’enseignement supérieur en Europe et favoriser la mobilité des étudiants. 40 pays européens ont décidé d’harmoniser leurs diplômes entre 2002 et 2010 dans ce que l’on appelle :
les accords de Bologne.

Avant de parler de ces accords, il convient de remonter le fleuve sinueux pour découvrir la source du projet.

La Source. Gustave Courbet

Origine du processus dit d’harmonisation

L’origine se situe dans une démarche d’harmonisation européenne. Elle est due au rapport de la commission Attali
qui fut à l’invitation du ministre de l’Education nationale Claude Allègre, chargée de réfléchir sur l’amélioration des relations entre les Grandes écoles et les universités.

L’idée étant que la valorisation de notre appareil éducatif passait par une mise aux normes internationales, avec adoption d’un schéma en trois étapes (formation de base, formation avancée, formation doctorale).

Le ministre de l’Éducation Nationale retient la proposition du rapport et invite ses homologues, ministres de l’Allemagne, du Royaume-Uni et de l’Italie à un colloque à la Sorbonne le 25 mai 1998.

La déclaration de la Sorbonne, était alors présenté à plusieurs pays, qui allaient signer à Bologne une déclaration commune fixant les objectifs communs. (texte pdf).

Les grands points clés de cette déclaration :

- une convergence progressive des structures de diplômes et d’études au sein d’un espace européen ouvert
- un niveau commun de diplôme pour les études undergraduate (baccalauréat) et graduates (Master et doctorat).
- des efforts pour faciliter la mobilité des étudiants et des professeurs (les étudiants devant passer un semestre hors de leur pays) avec la suppression des obstacles de reconnaissance des diplômes et des qualifications universitaires.

La conférence de Bologne fut suivie d’une conférence intergouvernementale à Prague, puis à Berlin (2003).

Les 9 points principaux de l’accord de Bologne

- Établir un système cohérent et équivalent de diplômes
- Basé sur 2 niveaux (+doctorat)
- Avec système de crédits et de supplément au diplôme (explicitation du parcours)
- Favoriser la mobilité des étudiants et des enseignants
- Favoriser une coopération européenne en matière d’évaluation et d’assurance qualité
- Développement de diplômes conjoints au plan européen
- Formation tout au long de la vie
- Implication des étudiants
- Renforcer l’attractivité de la zone Europe

La construction de l’espace européen domine désormais les débats nationaux sur l’enseignement supérieur

Transposition à la France de l’accord de Bologne

Le terme LMD renvoie à un dispositif fondé sur la séquence suivante :

- licence = L (bac + 3)
- master = M (bac + 5)
- doctorat = D.

LMD

Déclaration de la Sorbonne – 25 mai 1998

La Sorbonne

Déclaration de la Sorbonne

Déclaration conjointe des quatre ministres de l’enseignement supérieur en Allemagne, en France, en Italie et au Royaume-Uni, faite à la Sorbonne le 25 mai 1998.
C’est cette déclaration qui est à l’origine du processus du LMD.

Déclaration de Bologne – 19 juin 1999

Bologne

La déclaration de Bologne

Un an après la Sorbonne, 29 ministres de l’Education se retrouvent à Bologne pour continuer le processus de construction d’un espace européen d’enseignement supérieur.

Rencontre de Salamanque – 30 mars 2001

Salamanque

message de Salamanque

C’est la création de l’Association Européenne de l’Université (EUA)

Conférence de Prague – 19 mai 2001

Prague

conférence de Prague

Les pays signataires de la déclaration de Bologne, se retrouvent pour construire l’espace européen de l’enseignement supérieur, objectif à l’horizon 2010.

Sommet de Berlin - 19 septembre 2003

Berlin

Sommet de Berlin

Les 32 ministres européens chargés de l’enseignement supérieur, dressent le bilan des réalisations et définissent les priorités pour les années à venir pour accélérer la réalisation de l’espace européen de l’enseignement supérieur.

Conférence de Bergen - 19 mai 2005

Bergen (photo Bergen Tourist Board)

Conférence de Bergen - 19 mai 2005

Les ministres de l’enseignement supérieur participant au processus de Bologne, sont réunis pour faire un bilan et fixer les objectifs pour 2010. De nouveaux pays participant au processus de Bologne sont accueilli : l’Arménie, l’Azerbaïdjan, la Géorgie, la Moldavie et l’Ukraine.

LES TEXTES FONDATEURS

Décision

Décision no 2241/2004/CE du Parlement européen et du Conseil instaurant un cadre communautaire unique pour la transparence des qualifications et des compétences (Europass) - 15 décembre 2004

Décrets

Décret du 11 mai 2005 relatif à la délivrance de diplômes en partenariat international

Décret n°2002-590 du 24 avril 2002 pour l’application du premier alinéa de l’article L. 613-3 et de l’article L. 613-4 du code de l’éducation et relatif à la validation des acquis de l’expérience par les établissements d’enseignement supérieur

Décret n°2002-529 du 16 avril 2002 pris pour l’application des articles L. 613-3 et L. 613-4 du code de l’éducation et relatif à la validation d’études supérieures accomplies en France ou à l’étranger

Décret du 8 avril 2002 portant application au système français d’enseignement supérieur de la construction de l’espace européen de l’enseignement supérieur

Décret du 8 avril 2002 fixant l’orthographe du vocable "master"

Décret du 8 avril 2002 relatif aux grades et titres universitaires et aux diplômes nationaux

Arrêtés

Arrêté du 3 août 2005 relatif au Diplôme universitaire de technologie dans l’Espace européen de l’enseignement supérieur

Arrêté du 6 janvier 2005 relatif à la cotutelle internationale de thèse

Arrêté du 19 février 2004 portant habilitation à délivrer des masters dans les établissements habilités à délivrer le diplôme d’ingénieur

Arrêté du 9 octobre 2003 "Création du Conseil national pour le développement de la mobilité internationale des étudiants"

Arrêté du 4 juin 2003 relatif à l’évaluation du diplôme national de master par la commission d’évaluation des formations et diplômes de gestion

Arrêté du 25 avril 2002 relatif aux études doctorales

Arrêté du 25 avril 2002 relatif au diplôme d’études supérieures spécialisées

Arrêté du 25 avril 2002 relatif au diplôme national de master

Arrêté du 23 avril 2002 relatif au grade de licence

Circulaires et Notes

Circulaire Modalités d’élaboration et de délivrance des diplômes dans le cadre du dispositif LMD (08 décembre 2006)

Circulaire Modalités d’élaboration et de délivrance des diplômes dans le cadre du dispositif LMD

Charte pour l’égalité des chances dans l’accès aux formations d’excellence (06 octobre 2005)

CHARTE POUR L’EGALITÉ DES CHANCES DANS L’ACCÈS AUX FORMATIONS D’EXCELLENCE

Circulaire pour la campagne de contractualisation - Vague A (20 juin 2005)

circulaire pour la campagne de contractualisation du 20 juin 2005

Concertation sur les études doctorales (08 novembre 2004)

Lettre circulaire du 24 novembre 2003 relative à la mise en œuvre du master professionnel dans les établissements habilités à délivrer le diplôme d’ingénieur

Lettre circulaire du 14 mars 2003 relative à la mise en œuvre du master dans les établissements habilités à délivrer le diplôme d’ingénieur

Note n° 0206433 du 14 novembre 2002 relative à la mise en œuvre du schéma licence master doctorat (LMD)

Le supplément au diplôme

Le principe

Le supplément au diplôme est une pièce attachée aux diplômes, fournissant une description détaillée du cursus suivi. Il vise à faciliter la reconnaissance académique et professionnelle des qualifications (diplômes, acquis universitaires, certificats, etc.).

Il est destiné à décrire la nature, le niveau, le contexte, le contenu et le statut des études accomplies avec succès par la personne désignée par la qualification originale à laquelle ce supplément est annexé.

L’attribution de ce supplément devient obligatoire par le décret
2002-482 du 8 avril 2002

La validation des années d’études n’existe plus. Dorénavant on parle de crédits pour définir les niveaux.

Les crédits représentent un volume d’heures de travail en cours, travaux dirigés ou pratiques. Ils peuvent également valider un stage.
Ils sont transférables en France et en Europe et définitivement acquis. On peut par conséquent les capitaliser.

La nouveauté se situe dans une mise en semestres des études.
La licence est découpée en 6 semestres Le master est organisé en 4 semestres
Chaque semestre est affecté de 30 crédits.

Chaque niveau d’étude ou grade est atteint par l’acquisition de crédits européens ECTS (European Credit Transfer System, 30 crédits ECTS par semestre)

Le grade de Licence (bac+3) est validé par l’obtention de 180 crédits (soit 1 an = 2 semestres 3 ans = 6 semestres x 30 crédits).

Le grade de Master (bac+5) est validé par 120 crédits ECTS après la licence. Le master remplace la maîtrise et le troisième cycle (DEA et DESS), et peut se décliner sous deux orientations, l’une professionnelle, l’autre recherche, avec des possibilités de passerelle de l’une à l’autre.

Le grade de doctorat (bac+8) est accessible après un Master.

Une organisation en Unités d’Enseignement (UE)

Le système est composé d’Unités d’Enseignement. Chacune a une valeur en crédits et correspond au nombre d’heures de travail (cours, travaux dirigés, travaux pratiques, travail personnel) que l’étudiant doit fournir pour obtenir son UE.

Un diplôme s’obtient :

Soit par acquisition de chaque unité d’enseignement, soit par l’application des modalités de compensation entre unités d’enseignement.

Que deviennent les anciens diplômes ?

le Diplôme

Les parcours actuels de type DEUG en 2 ans et Licence en 1 an seront remplacés par les nouvelles Licences en 3 ans.

Les parcours post-licence actuels de type maîtrise en 1 an suivi d’un DEA ou d’un DESS en 1 an seront remplacés par les parcours de master en 2 ans. Les masters seront de type Recherche (en remplacement des DEA) ou de type Professionnel (en remplacement des DESS).

Les préparations aux concours pour l’accès aux métiers de l’enseignement (CAPES, CAPLP, CAPEPS, CAPET, Agrégation) seront intégrées dans des masters.

Les formations à caractère professionnel

Les licences professionnelles ne changent pas et intègrent le schéma LMD. Elles sont accessibles sur sélection après avoir validé 120 crédits.
Les DUT restent en l’état avec des passerelles vers la licence.
Les IUP intègreront également le système LMD.

Le parcours

Parcours Licence

Après le baccalauréat, le parcours de formation est dit parcours Licence. Il se déroule en 6 semestres (3 ans). La Licence peut avoir une orientation générale, appliquée ou professionnelle. Pour l’obtenir il faut avoir validé 180 crédits.

Parcours Master

Après la licence, c’est le parcours Master. Pour l’obtenir il faut acquérir 120 crédits supplémentaires et valider une aptitude à maîtriser une langue étrangère. Le total capitalisé est de 300 crédits depuis le baccalauréat.

Parcours Doctorat

Après le Master recherche, une thèse de doctorat peut être préparée en validant 180 crédits supplémentaires. Ce qui porte le total à 480 crédits après le baccalauréat.

Diplômes intermédiaires

Le DEUG et la maîtrise peuvent être validées. Le DEUG est obtenu avec 120 crédits et la maîtrise avec 60 crédits d’un master.

Les études à l’université avant 2004

Le LMD remplaçant l’ancien système, l’université permet d’intégrer le nouveau en attribuant le nombre de crédits correspondants aux Unités d’Enseignements.

Les titulaires d’un DUT, BTS, ou issus de classes préparatoires
pourront rejoindre la licence sous réserve de la validation totale ou partielle par l’université, du parcours précédent ou des acquis.

ça y'est, j'ai mon master en anesthésiologie !!!!


Le protocole d’accord Bachelot du 2 février 2010

Après sept mois de discussions sur la réforme statutaire de la catégorie B et l’intégration en catégorie A des professionnels dont les diplômes sont reconnus dans le LMD par l’université, le protocole (document PDF en fin d’article) définitif était soumis pour signature aux organisations syndicales le 2 février 2010 au Ministère de la Santé.

- Le protocole pour la catégorie A

- Filière Soignante : Perte de la catégorie active (= départ anticipé à 55 ans) pour l’ensemble des agents qui seront reclassés dans la nouvelle grille de la catégorie A, c’est-à-dire les futurs infirmiers (diplômés en 2012), infirmiers spécialisés et cadres de santé (à partir de juillet 2012), infirmiers actuellement classés en catégorie B, et qui opteront pour un reclassement en catégorie A (à partir de décembre 2010, puis en deux temps : mi 2012, puis 2015.

- Filière Administrative, techniques et Généraux : Rien pour l’instant

- Le protocole pour la catégorie B

le Ministère propose une nouvelle grille, appelée « NES » : nouvel espace statutaire. Sa mise en œuvre se soldera par une perte de 44 000 € par agent, pour une carrière moyenne de 35 ans, en comparaison avec l’actuelle grille de la catégorie B. Cette nouvelle grille se traduit aussi par un allongement de la carrière.

- Filière Soignante : Tous les professionnels qui feront le choix de maintenir l’ouverture de leur droit à la retraite à 55 ans resteront en catégorie B.
Dans ce cas, le gain mensuel moyen par agent dans la nouvelle grille sera de 23 euros. Le droit d’option s’exercera dans les 6 mois précédant la date prévue pour le reclassement.

- Filière Administrative : Seuls les Secrétaires Médicales et les Adjoints des Cadres Hospitaliers bénéficieront de la nouvelle grille.

- Filière Techniques et Généraux : La réforme ne concerne que les agents-chefs et les techniciens supérieurs hospitaliers, avec une structure de corps à 3 grades comprenant 2 niveaux de recrutements, correspondant à 2 niveaux de qualifications différents, le 3ème grade restant un grade d’avancement.

- Le protocole pour la catégorie C

- Filière Administrative : Rien, sauf pour les PARM ! Ils seront susceptibles d’intégrer, à partir de juin 2011, la catégorie B, sous réserve, soit de passer un concours ou examen professionnel, soit de posséder un diplôme de niveau IV. Ils seront intégrés dans le corps des secrétaires médicales.

- Filière soignante, technique, généraux : Rien

A lire, les grilles indiciaires IADE du nouveau protocole LMD.

grilles indiciaires du protocole Bachelot du 2 février 2010 (UFMICT-CGT)
Reclassement IADE (document SNIA)
Les formations paramédicales, bilan et poursuite du processus d’intégration dans le dispositif LMD, tome 1 rapport.

L’administrateur n’est affilié à aucun syndicat. Les documents sont purement informatifs.

NB : La législation du LMD


L’infirmier de pratique avancée : un vrai métier hospitalier, une vraie place possible dans le système de santé ?

Posté le 16/09/14 par Rédaction Weka

Depuis 2009, l’Université d’Aix-Marseille a ouvert un master 2 en Sciences cliniques infirmières, en partenariat avec l’EHESP, divisé en 3 spécialités : infirmier de pratique avancée en gérontologie, infirmier de pratique avancée en cancérologie et infirmier coordinateur de parcours complexes de soins. Quelle place auront ou pourront avoir les étudiants dépositaires de ce diplôme dans le système hospitalier ou dans le système de soins ?
La formation suit l’évolution du monde de la santé

En 2003, les conclusions d’un rapport du Pr Berland recommandaient d’élargir le domaine de compétences des infirmiers sous certaines conditions. Une réflexion relative à la nouvelle coopération des professions de santé pilotée par la Haute Autorité de Santé (HAS) a préconisé des ouvertures de compétences dans cette profession.

En 2011, un rapport relatif aux métiers en santé de niveau intermédiaire – Professionnels d’aujourd’hui et nouveaux métiers : des pistes pour avancer – avançait la nécessité d’initier de nouvelles professions dans un secteur de la santé « plus souple, plus dynamique et plus performant » par l’évolution de la typologie classique des métiers des professions de santé répartis aujourd’hui en 3 grands groupes : médical, pharmacie et auxiliaires médicaux dont les infirmiers. Ceci afin de faire face aux mutations profondes de la santé liées aux évolutions démographiques, sociétales et technologiques.

La formation est liée aux évolutions européennes en matière de formation universitaire

Lancé en 1998, à l’initiative du ministre de l’Éducation nationale Claude Allègre, un colloque réunissant, à la Sorbonne, les quatre ministres chargés de l’Enseignement supérieur d’Allemagne, de France, de Grande-Bretagne et d’Italie, visait à favoriser les échanges universitaires (étudiants, enseignants et chercheurs) et à faire converger les systèmes universitaires vers des niveaux de référence communs pour la construction d’un espace européen de l’enseignement supérieur.

Une conférence tenue à Bologne en juin 1999 voit 29 pays signer un texte commun qui donnera lieu à une organisation d’un système européen d’organisation des diplômes de l’enseignement supérieur (Licence – Master – Doctorat = LMD), la validation des acquis et des expériences (VAE), le principe de libre circulation en Europe.

Dès lors, en France, la question des diplômes des infirmiers, des personnels médico-techniques était posée : leur niveau, les qualifications requises, la définition d’un cadre de maîtrise/master et de doctorat de 3e cycle.

Le cadre de formation des professions paramédicales

Dès 2006, le projet de « réingénierie des diplômes » tend à définir pour chaque diplôme un référentiel de compétences validé nationalement et complété́ d’une cartographie des activités associées à la fonction. Le diplôme d’État d’infirmier a été ainsi repensé et un rapprochement des instituts de formation en soins infirmiers (IFSI) avec l’université a conduit à l’attribution conjointe du diplôme d’Etat et du grade de licence au terme de la formation.

Dans plusieurs pays étrangers, notamment anglo-saxons, une gradation des niveaux d’intervention des professionnels de santé existe. On définit alors le terme de « pratique avancée » pour qualifier les niveaux de compétences acquis et les missions correspondantes, après la formation initiale, au grade de master, voire de doctorat, dans le champ de la recherche clinique.

Le champ professionnel infirmier, aujourd’hui limité à la spécialisation (IADE, IBODE, PDE) ou à l’encadrement cherche donc à s’ouvrir d’une nouvelle voie par la création d’un Master Sciences Cliniques Infirmier(ère)s. Ces nouveaux professionnels, formés à un niveau intermédiaire entre les paramédicaux (formés généralement en 3 ou 4 ans) et les médicaux (formés au minimum à 9 ans) pourront à terme “permettre de recentrer les médecins sur leur cœur de métier, faciliter la fluidité des prises en charge, sécuriser les pratiques”.

La formation en Master

Un Master I est constitué par un tronc commun et une spécialisation avec 3 spécialités : Infirmière de pratique avancée (IPA) en cancérologie, en gérontologie et en parcours complexe de soins est possible pour le Master II.

Ces formations sont réservées à des « infirmiers(ères) diplômé(e)s d’État dotées d’une solide expérience clinique, accompagnée d’une ou plusieurs formations complémentaires prouvant qu’ils ont déjà fait la preuve d’un intérêt universitaire…”

Les nouvelles compétences retenues

L’ARS Ile de France indique que « L’infirmier(ère) qui exerce en pratique avancée est un(e) infirmier(ère) diplômé(e) qui a acquis des connaissances théoriques, le savoir faire aux prises de décisions complexes, de même que les compétences cliniques indispensables à la pratique avancée de sa profession. Les caractéristiques de cette pratique avancée sont déterminées par le contexte dans lequel l’infirmier(ère) sera autorisé(e) à exercer.
Les définitions de l’EHESP des nouvelles compétences acquises restent floues. La comparaison des compétences entre un infirmier IDE et un infirmier IPA se résume en général à “Développer une expertise dans les compétences attendues de l’IDE”.

Le réseau des pratiques avancées en soins infirmiers (REPASI) précise que la “pratique avancée” “est définie par une pratique clinique directe, un haut degré d’autonomie, une mobilisation des savoirs, des soins centrés sur le patient et basés sur des données probantes. Les qualités de leadership et de compréhension des systèmes de santé permettent à ces professionnels de jouer un rôle important auprès des patients ainsi qu’auprès des autres professionnels de santé.”
D’autres sources souhaitent que devant la pénurie de médecins, les infirmiers de pratique avancée (IPA) appelés parfois infirmiers cliniciens spécialisés (ICS) puissent effectuer des actes médicaux, établir des diagnostics … délégués par certains médecins… comme le suggérait le premier rapport de 2003.

Une définition et une place qui restent à définir

La volatilité des termes de ces définitions tranche avec la précision des compétences définies dans les définitions des diplômes. L’organisation actuelle du système de santé semble difficilement adaptable pour intégrer des personnels qui seront à même de “factoriser des cas cliniques”, de « réaliser des modèles théoriques et conceptuels ; des méthodes telles que le raisonnement clinique, des stratégies d’évaluation et d’intervention, de transposition des résultats de recherche dans la pratique ; de technicité́ (par exemple rédaction d’une observation clinique, d’un compte rendu, d’un résumé de soins, réalisation de gestes techniques…) ».

L’hôpital sera-t-il le bon vecteur de cette intégration ? En a-t-il les moyens ? Des réseaux de santé porteront-ils ce besoin ? Les IDE formées à ce Master, souvent par le biais de la formation continue, trouveront-elles un intérêt à revenir à leur ancien poste ? Les DRH sauront-elles accompagner les agents dans leur quête applicative ? Une délégation de compétences des médecins vers ces nouveaux métiers est-elle possible ?

L’enjeu n’est pas mince pour la filière infirmière et médico-technique.

DT.

A lire les rapports (et notamment le rapport Berland)
— -

Arnaud BASSEZ

IADE

administrateur

Formateur AFGSU


Documents joints

dossier coordination infirmière sur le LMD (à (...)
propositions universitarisation
Evaluation de l'impact du dispositif LMD sur (...)
Bilan et évolution du cursus de Master
IADE, d'une profession à son universitarisation

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IADE
Administrateur
Formateur AFGSU

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On me demande la lettre publiée dans Oxymag n° 91 de novembre/décembre 2007.
la voici :
Les infirmiers anesthésistes français manquent d’une représentation professionnelle non syndicale efficace et sont loin de se sentir considérés à la juste hauteur de leurs compétences et des responsabilités qu’ils (...)

mercredi 17 janvier 2007
par  Arnaud Bassez

SOFIA, j’ai les noms !

les homonymes de la SOciété Française des Infirmier(e)s Anesthésistes
vu sur http://www.thefreedictionary.com/ le site de référence
SOFIA Society of Film Archivists
SOFIA South Florida Information Access
SOFIA State of World Fisheries and Aquaculture
SOFIA Stratospheric Observatory for (...)

mercredi 17 janvier 2007
par  Arnaud Bassez

IADE quoi ?

Vous l’avez compris, l’idée des rubriques repose sur la répétition en suffixe de notre acronyme IADE. (d’ailleurs IADE au pluriel ne prend pas de S, un acronyme étant invariable)
Pour ceux qui ne se sont pas posés la question de ce que veulent dire les rubriques à l’origine, voici un bref aperçu (...)

vendredi 29 décembre 2006
par  Arnaud Bassez

Nouvelle gouvernance, nouvelle errance ?

L’hôpital ne cesse de se prendre pour le phénix. De son tas de cendre, il renait épisodiquement. Comme nous nous devons d’être des IADE à la page de nos pratiques et de notre environnement professionnel, voici une tentative d’explication de la nouvelle gouvernance.
La nouvelle gouvernance hospitalière (...)

Brèves

Les caves se rebiffent

dimanche 17 juin

Un article du 13 juin 2018 sur le site medscape, parle de "Qui, demain, pour assurer les urgences médicales ?".

En effet après le Décret n° 2018-427 du 31 mai 2018 modifiant l’article D. 6124-11 du code de la santé publique relatif à l’organisation de lignes de garde communes entre structure des urgences et structure mobile d’urgence et de réanimation, la question se pose de savoir qui mettre au bout de la ligne.

Le SNPHAR-e a réagi se rappelant sans doute qu’initialement les SMUR étaient gérés par l’anesthésie-réanimation, avant de l’abandonner à l’oxyologie.

Communiqué du snphar-e du 6 juin 2018

Étonnamment au moment de ces lignes, la SFMU n’a pas réagi. Encore sans doute ivre de la reconnaissance de la spécialité datant de la rentrée universitaire 2017-2018. Les enfants sont parfois déroutants et réservent souvent des surprises.

La CGT a également réagi, on n’en attendait pas moins de la centrale syndicale.

Décret sur les urgences : Mme BUZYN met la population en danger…

Une fois de plus, l’argument de la démographie médicale est utilisé pour dégrader le fonctionnement des services d’urgence dans les hôpitaux de proximité. En fait, il s’agit de faire des économies comme toujours. Ce décret autorise la présence d’un seul et unique médecin la nuit et peut-être la journée pour assurer à la fois les sorties du SMUR et l’accueil aux urgences. Quand le médecin parti avec le SMUR, parfois pour plusieurs heures, il est prévu de laisser seulement une infirmier.ère aux urgences qui devra attendre l’arrivée d’un médecin d’astreinte (pas forcément un urgentiste) et sans précision de son délai d’arrivée dans le décret.

Il s’agit clairement d’un fonctionnement dégradé qui peut mettre en danger les patient.e.s. En effet, la Ministre utilise une arithmétique simpliste qui ne correspond pas à la réalité de la médecine d’urgence. Le seul critère du nombre de passages la nuit est utilisé, sans considérer le temps de prise en charge du/de la patient.e, qui est très variable selon la gravité du cas. Un.e seul.e patient.e peut, par exemple, mobiliser un médecin pendant plusieurs heures avant d’organiser son transfert dans un hôpital disposant du plateau
technique nécessaire. Par ailleurs cette logique est en contradiction complète avec la notion de service de « garde » d’urgence : le rôle du médecin et de l’équipe soignante des urgences n’est pas de gérer l’hospitalisation continue mais de surveiller la potentielle urgence vitale.

Les normes professionnelles de qualité et de sécurité prescrivent la nécessité que tout.e citoyen.ne soit à moins de 30 minutes d’un service d’urgence par un moyen de locomotion terrestre. A la suite des fermetures massives d’hôpitaux ces 20 dernières années, il ne reste plus que 650 services d’urgence en France, ce qui ne permet plus de respecter sur tout le territoire ce critère et provoque des inégalités de traitement de la population en fonction de son lieu de résidence.

Cet élément est important, car il s’agit d’un droit constitutionnel qui est bafoué par nos gouvernants !
Ce qui est grave, c’est qu’avant même la publication du décret, certaines Agences Régionales Santé, comme celle de Bourgogne-Franche-Comté, ont déjà engagé le processus dans plusieurs hôpitaux de la région, comme celui de Clamecy.
La publication de ce décret ouvre la porte à une aggravation de la désertification sanitaire dans des territoires déjà très malmenés. Cette situation est inacceptable.
Nous demandons solennellement à la Ministre d’annuler ce décret qui met gravement en danger la population et impose des conditions d’exercice inacceptables pour les médecins et les personnels soignants intéressés.
La Fédération CGT de la santé et de l’action sociale se donnera tous les moyens, y compris judiciaires, avec les personnels, les citoyens et les élus locaux pour que la population puisse bénéficier d’un réseau de services d’urgence de proximité dans les territoires, fonctionnant en toute sécurité, avec des médecins présents en nombre suffisant 24 H sur 24.

Montreuil, le 4 juin 2018

Nous ne pouvons croire que l’on propose des IADE en priorité afin de pallier à la carence. Après les avoir délogé des UMH des SAMU de France pour la grande majorité, la SFMU n’aurait pas l’indécence de rappeler ceux et celles qu’elle s’est empressée de virer au lieu de se pencher sur la qualité de son recrutement dans les régulations des SAMU de France par exemple.

Tout comme le geste salvateur d’un IADE ISP a pu être considéré par un Services de Santé et de Secours Médical (SSSM) comme sacrilège pour un personnel jugé ancillaire. Heureusement le tribunal administratif de Strasbourg a plus le sens des réalités que certains.

« Et dites-vous bien que dans la vie, ne pas reconnaître le talent, c’est favoriser la réussite des médiocres. »
Jean Gabin, Le cave se rebiffe (1962), écrit par Michel Audiard

AB

Deux ans de vacances

jeudi 14 juin

Le 13 juin 2018, le Sénat a adopté la proposition relative aux défibrillateurs voté à l’Assemblée nationale en octobre 2016 ! La navette parlementaire prend l’eau...

L’adoption s’est faite sans modification. Depuis le 13 octobre 2016, les ERP (Établissements Recevant du Public) sont dans l’obligation de s’équiper d’un défibrillateur. L’Assemblée Nationale ayant voté une loi les obligeant à installer ce type de dispositif.

Autre obligation, la création d’une base de données nationale relative aux lieux d’implantation et à l’accessibilité des défibrillateurs automatisés externes (DAE) sur l’ensemble du territoire est également adopté sans modification par rapport au texte des députés.

Cette base de données est actuellement le fait d’initiatives privées, telles qu’ARLOD l’association Bfm-RMC ou l’application stay’in alive par exemple. Il est étonnant que ce registre indispensable, n’ait été initié plus tôt par l’État français, dont on rappelle qu’en 2016, les gestes qui sauvent étaient grande cause nationale.

J’ai failli attendre aurait dit Louis XIV...

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Qu’est-ce qu’un ERP

L’article sur les défibrillateurs

Les textes législatifs

AB

Brothers in ARM

samedi 19 mai

Quand pour parler du problème de régulation du samu de Strasbourg, les gens concernés se précipitent au ministère de la santé et surtout devant les caméras.

Avec les nommés

  • Dr Agnès RICARD-HIBON Présidente de la Société Française de Médecine d’Urgence
  • Pr Pierre CARLI Président du conseil de l’urgence hospitalière
  • Dr François BRAUN Président de Samu-Urgences de France
  • Dr Patrick PELLOUX Président de l’Association des médecins urgentistes de France

Où sont les ARM

Mais on y parle également des ARM, et comme toujours, la caste médicale se passe toujours de l’avis des concernés pour s’octroyer le rôle du concernant (en un seul mot...).

Il va bien falloir se rendre compte dans ce pays, qu’il y a d’autres professionnels qui font aussi tourner la boutique santé, et que le médical seul ne peut et ne doit pas être retenu et reconnu comme seul interlocuteur valable et recevable, voir digne d’entrer sous les lambris ministériel.

Car les ARM, disposent d’une fiche métier.

fiche metier 40F30 ARM

et d’une association UNARM, qui aurait pu tout aussi être présente à cette réunion.

A la fin, on se demande légitimement si montrer à ce point l’inféodation ancillaire du "petit personnel" ne concoure pas à l’instauration d’un mariage morganatique.

Qu’en pensent les concernants (toujours en un mot ?)

AB

Courage, fuyons

samedi 19 mai

Médecin anesthésiste au CHU, Benjamin Terrasi a mis au point un escape game destiné à améliorer la communication au sein du bloc opératoire.

Le Congrès de la SFAR aura lieu du 27 au 29 septembre 2018 au Palais des Congrès de Paris. L’escape game testé au SimUSanté bénéficiera d’un espace dédié pour des sessions d’1 h 30. Une centaine de personnes devrait réaliser l’expérience.

A suivre ...

AB

Aux ARM et cætera

samedi 12 mai

Suite à l’incident de régulation du Samu ayant entrainé le décès d’une jeune femme en décembre 2017, et publié le 8 mai 2018, Samu de France publie une recommandation sur la qualité des échanges téléphoniques.

Recommandations (SUdF) sur la qualité des échanges téléphoniques

On peut saluer le temps de la réflexion, la résistance à la pression médiatique, la maitrise de l’association professionnelle... car de telles recommandations auraient pu, sans aucun doute, s’établir bien avant.

Par exemple avant que de déclarer les IADE indésirables dans les UMH des SMUR de France, trois semaines seulement après la reconnaissance de la spécialité urgentiste. Samu de France et SFMU ont des priorités...

Mais l’à-propos médical de deux syndicalistes médicaux, a porté ses fruits. Car suite à un communiqué commun AMUF et SuDF, le ministère de la santé ouvrira ses portes à Mrs François BRAUN (Président de Samu-Urgences de France) et Patrick PELLOUX (Président de l’AMUF), le 14 mai 2018.

Il y a fort à parier que le côté médical de la régulation va être rappelé, renforcé, borné, délimité histoire de mettre du médical partout, pour bien verrouiller le système de santé qui ne peut exister manifestement sans ses gardes barrières médicales.

Pourtant des erreurs sont aussi faites par des médecins régulateurs. Et la façon dont les ténors de l’urgence syndicale sont tombés sur le dos de l’assistante de régulation médicale (qui a fait une erreur professionnelle certaine), n’est pas digne. On n’en n’a pas entendu de même quand il s’est agit de l’affaire d’une jambe amputée ou d’un AVC classé comme une alcoolémie avancée

L’enregistrement de l’appel au SAMU 67 du 29 décembre 2017

Les erreurs médicales sont une plaies. Et sont nombreuses.. Et quand des médecins régulateurs se trompent, il serait licite que les docteurs Pelloux et Braun adoptent le même comportement qu’ils ont eu envers l’ARM. Ou alors qu’ils se taisent et refusent les micros tendus.

Mais les Brothers in ARM résistent à tout sauf à la tentation médiatique.

Selon que vous serez...

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A lire

AB