Un sondage bien profond

samedi 18 septembre 2010
par  Arnaud Bassez
popularité : 3%

Synthèse enquête nationale IADE

L’enquête nationale IADE a été publiée, il convient de la mettre en lumière car elle recèle des éléments qui méritent une analyse et une discussion. Il faut saluer ici, l’initiative de cette enquête, toujours difficile à mettre en place.

Les auteurs auraient pu y insérer le total des réponses, ce qui aurait évité le calcul par soi-même. Mais le document est représentatif car il dépasse largement le quota minimum requis.

- Parité : 60/40 pour les femmes, respectant en cela la proportion « montante » de la masculinisation de la profession IADE

- L’âge moyen majoritaire entre 35 et 55 ans, donne une médiane à 45 ans. Soit une marge de 20 ans environ jusqu’à l’âge de la retraite
3 % de plus de 55 ans n’ont pas souhaité devenir cadre. Mais la proportion reste faible.

- Forte proportion 61 % à avoir obtenu son DE après 2002, date qui est comme une borne pour la profession des « jeunes » IADE. Mais recoupé avec les classes sup à 47 % et les salaires brut inférieur à 2500 euros, on peut comprendre le hiatus que cela engendre chez les IADE post-2002.

- Provence-Alpes-Côte d’Azur n’a pas de chiffrage. On peut cependant extrapoler le nombre à 150 qui représente 6 % des réponses. Sur les 2706 calculées.
La Corse avec les 12 réponses représente 0,5 %. Il eut été bon de ne pas mettre 0%. Nos collègues Corses existent !

- Alors que les IADE sont à 34 % avec plus de 10 ans de DE, ils sont 47 % à être en classe sup alors que 58 % possèdent le DE IA depuis 10 ans au maximum. Ceci semble montrer que l’on devient IADE assez « tardivement » avec au moins 5 à 6 ans d’expérience professionnelle derrière soi. Le décret prévoit que l’on peut prétendre au concours d’entrée après 24 mois effectifs post- DE infirmier(e). Les IDE ne sont pas pressés de devenir IADE. Ce choix semble en effet se mettre en place suite à un parcours professionnel où l’on sent les limites de ses connaissances (réa, sspi) et où l’envie d’en savoir plus se fait sentir.

- Alors que la pénibilité est agitée comme la dernière de nos revendications selon les communiqués des syndicats, les IADE préfèrent classer les choses différemment :
-  garder l’exclusivité
-  le master
-  la revalorisation salariale pensant sans doute l’obtenir avec le master (ce qui est loin d’être acquis)
-  les IADE de 2002 et suivant ne sont pas la priorité des IADE dans l’ensemble. Chacun jugera.
-  La pénibilité est classée dernière. Est-ce encore mobilisateur par rapport à la demande des syndicats ?

- Étrangement certains (2%) trouvent à exercer ailleurs que dans des structures publiques (majoritaires), privées, privées à but non lucratif.
Il est intéressant de savoir où se situe leur exercice en dehors de ces classifications, car même en étant à son compte, en disponibilité, il faut bien exercer quelque part. A moins que l’intérim ne soit la réponse.

- L’union intersyndicale est un point particulier qui semble mettre en exergue les errements du lâchage du SNIA toujours en mémoire, car une autre forme d’union cohabite à 22 % avec une union CGT-SUD-SNIA qui remporte « seulement » 23 % des suffrages.
A noter que 18 % envisageraient une union plus large avec l’ensemble des syndicats représentatifs des dernières élections professionnelles. Seraient-ils partisans de l’élargissement du mouvement aux autres acteurs de la santé et au-delà, même, comme ouvertement souhaité par les centrales syndicales SUD et CGT par exemple ?

Mais c’est le "sans opinion" qui étonne, et questionne sur la maturité des IADE.
Car enfin, sur un mouvement national de cette portée, il faudrait tout de même réussir à obtenir une opinion ferme sur ses choix.
Mais la profession qui se dit mature possède dans ses rangs 37 % qui n’ont aucune vision de la situation. Les suiveurs sont légion.

- Curieusement, alors que la proportion des plus de 10 ans de DEIA représente 58 % et 53 % de classe normale, les salaires bruts à moins de 2500 euros représentent 73 % ! Il y a là un problème qui ne correspond pas aux grilles de salaire. Nous retrouvons là le problème des "post 2002".

- 49 % ne sont pas rattachés à un collectif IADE. Est-ce par isolement, par sensation de recevoir assez d’information et avoir le sentiment que cela suffit, ou la motivation se suffisant à elle-même, le collectif n’est pas vu comme une priorité, ou au contraire, une volonté de se démarquer vis-à-vis de ce côté grégaire qui pourrait déplaire ?

- 11% se sentent peu informés du mouvement IADE. A l’heure d’Internet, des mails et du portable, il faut croire que les échanges ne fonctionnent pas. Ou que les 11 % n’ont pas les équipements leur permettant ces recherches. Pourtant, les sites IADE dans leur ensemble, relaient l’information en temps quasi réel, celle-ci est lue, parcourue, téléchargée et transite via les mails des collectifs.
Même les services de la direction centrale des renseignements généraux les lisent. Il serait dommage que nos collègues n’en profitent pas non plus.

- Écrasante majorité (96%) qui refuse le protocole Bachelot en l’état. Il s’en trouve pourtant 1% qui accepterait le protocole tel qu’il est présenté. Encore plus fort, 3 % n’ont aucune opinion. Après le printemps des IADE que l’on a connu, il serait temps de s’y mettre !

- L’union avec d’autres catégories professionnelles de l’hôpital est souhaitée par 45 %. 38 % la rejette et 17 % n’arrive pas à se décider. Cela ne penche pas nécessairement dans le sens de l’union généraliste qu’appellent de leur vœu les centrales syndicales généralistes. Car l’hésitation est assez importante.
Paradoxalement quand l’union avec d’autres catégories professionnelles de l’hôpital est souhaitée par 45 %, il n’y en a que 5 % prêt à faire des manifestations communes avec des négociations communes. "Tâche d’huile sur l’hôpital, mais chacun dans son pré carré" semble être la devise des ultra corporatistes que sont les IADE.

De plus qu’il n’y a pas de volonté franche d’être associé ou de refaire des manifestations qui épuisent. Alors quel autre type d’action pourrions nous faire ?
Les IADE sont-ils prêts à tout en la matière ?
L’exemple finlandais est-il dans toutes les mémoires ? Rien n’est moins sûr.
Pourtant on sent bien qu’il faut inventer une autre forme de grève que la manifestation traditionnelle se terminant face aux forces de l’ordre. Il en va peut-être de la survie de ce mouvement.

- Pour s’organiser, les IADE sont friands des préavis répétés. Curieusement les auteurs font intervenir dans le tableau une part du « camembert » représentant 0 %. Une part de camembert statistique représentant toujours une partie existante, il est novateur de faire intervenir comme donnée existante la notion du rien…Rappelons que l’on peut mettre des chiffres décimaux, même si le pourcentage est faible, voire non significatif.

- Beaucoup voient la difficulté de la tâche. Le gouvernement Fillon 4 mène la vie dure aux IADE et aux français dans son ensemble, et l’on voit bien la rudesse qui nous attend. 17 % de manichéens, y croient encore.
Toujours des égarés qui n’arrivent pas à s’analyser dans leur vécu face à la situation qui leur est demandé : 1 %.

Toutefois, globalement, les IADE ne veulent pas lâcher le morceau, estimant que leur colère et leur mouvement sont légitimes.

- Toujours fortement motivés pour défendre la profession, les IADE ne s’en laissent pas compter sur la démotivation. La trêve estivale n’a pas encore fait son œuvre, le questionnaire étant envoyé fin juin.

Encore une fois, les auteurs étrennent un concept mathématique en donnant une part de fromage à un libellé qui n’existe pas, puisque crédité de 0 %. Même à 0, 1 % la part est justifiée. En deçà, la chaire des sciences mathématiques du collège de France devra intervenir pour résoudre cette équation diophantienne.

- Large proportion de IADE là encore prête à durcir le mouvement, si nous n’avons pas gain de cause. Attendons un peu. Les évènements mettront bien vite ces velléités en exergue. Ou pas.
15 % n’arrivant décidément pas à se positionner clairement dans le mouvement et dans leur tête.

- Parmi les 5 % qui pensent ne pas durcir le mouvement, 32 % estiment que les MAR se débrouillent très bien tout seuls et que le mouvement IADE n’influe pas sur le programme. Voici une constatation paradoxale. La grève aurait le mérite de remettre les MAR au travail dans les salles, puisque les IADE se plaignent majoritairement d’une désertification des médecins juste après l’induction. Mais si les MAR se débrouillent sans nous, voila une position pour le moins ambiguë du corps médical vis-à-vis de nous.
Les MAR râlent de notre absence des blocs et des SMUR, mais nous "soutiennent" par les communiqués de la SFAR, du SNPHAR-e.
Soutien de principe comme le relève aisément le document sur les pratiques avancées ou les avancées dans les esprits des MAR ne sont pas pratiques mais très théoriques.

Protège-moi de mes amis,mes ennemis je m’en charge...

- Les structures de soins sont considérées comme trop petites et étant par la même un frein à l’expression « populaire ». Que ces 22 % se rassurent, ces petites structures n’existeront bientôt plus que dans les souvenirs. La carte de France redessinée par les ARS va sortir prochainement.

- 12 % d’idéalistes font passer le patient avant toute autre considération. Etat rassurant, car le bénévolat et le statut des bonnes sœurs ont disparu de nos conceptions. (Enfin, il y a encore quelques résurgences visibles par strates isolées)

- Incurabilité des choses et des composantes invariables de la loi humaine, 27 % de ces 5 % n’arrivent toujours pas à se positionner. Elles ne veulent pas intensifier le mouvement mais n’ont aucune raison à cela. Ou alors, elles ne nous font pas partager le fruit de leur réflexion qui les a amené à cette décision. Regrettons-le. Nous aurions été ravis d’en suivre les méandres créateurs.

- Enfin, le journal le Monde nous ayant refusé une tribune gratuite, les IADE sont prêts à payer ledit journal, prouvant par là, soit un côté magnanime envers l’éditeur du quotidien pingre, soit un désir accru de soutenir le propriétaire en difficulté et d’assurer une liberté de la presse malmenée.

En conclusion

Même si certains ont déploré le fait que peu de IADE aient répondu, le taux de réponses est malgré tout éloquent et permet donc de dégager de fortes tendances.

Toutefois, gardons à l’esprit la versatilité des propos et des engagements. La vérification de tout ceci se vérifiera à l’aune des manifestations et des actes des IADE.

Remercions donc vivement les initiateurs de cette enquête. Elle a le mérite d’exister et de mettre certaines choses en perspectives, d’autres en exergue.

Et remercions les IADE d’y avoir répondu. Dans une large proportion.

En parallèle, à lire le rapport sur les conséquences salariales post-2002

Revalorisation des grilles indiciaires et reclassement (Kamel Boudjedra- Alexandre Gautreau)
Rapport sur les conséquences salariales pour les IADE diplômés après 2002

Arnaud BASSEZ

IADE

Administrateur



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vendredi 18 mars 2011
par  Arnaud Bassez

L’appel de Cochin

Il est des heures graves dans l’histoire d’une profession où sa sauvegarde tient toute dans sa capacité de discerner les menaces qu’on lui cache.
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Article issu du CARUM (Le Club des Anesthésistes-Réanimateurs et Urgentistes Militaires) et du JIM. 
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samedi 11 octobre 2008
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Passage ONIveau

Le 24 avril 2008, à 12 heures, s’est achevée la première consultation pour l’élection départementale de l’Ordre infirmier.
Ce sont 68 370 professionnels infirmiers qui se sont exprimés sur un total de 498 020 inscrits au fichier ADELI au 31 décembre 2007. Ce qui porte le taux de participation à 13,73 %. (...)

mercredi 3 octobre 2007
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Carabins et carabines en ligne de mire

Les internes sont en grève afin de protester contre le projet de la réduction de la liberté d’installation sur le territoire français.
Nb : pour en savoir plus sur le conflit
libération
challenges
AFP
les échos
la tribune
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isnar (autre syndicat des internes) (...)

lundi 1er octobre 2007
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ONI soit qui mal y pense

L’ordre national infirmier (ONI) engendre des espoirs d’un côté et des désespoirs de l’autre.
Essayons de faire le tour des ordres professionnels plus anciens, par le prisme de l’Histoire, seule digne de foi.
L’Ordre infirmier sera traité en dernier, car le dernier en date.
NB : les titres de chaque (...)

mercredi 26 septembre 2007
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Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2008

(Version présentée par le Ministère du budget, des comptes publics et de la fonction publique le 24 septembre 2007)

samedi 15 septembre 2007
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TVA sociale

Les rapports concernant la TVA sociale et notre système de protection sociale
Source : portail de Matignon et celui de la Cour des comptes
Arnaud BASSEZ
IADE
Administrateur
Formateur AFGSU

vendredi 18 mai 2007
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Mise sous tutelle

Voici les ministres concernés à divers titres, par le dossier LMD et IDE dans son ensemble.
Mme Christine LAGARDE, ministre de l’économie, des finances et de l’emploi
Mme Michèle ALLIOT-MARIE, ministre de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales
M. Xavier BERTRAND, ministre du (...)

samedi 28 avril 2007
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Vu sur le JIM (journal international de médecine) qui publie une interview des deux prétendants au trône de France.
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On vous donne un Ordre. Faites-le !

Les décrets d’application de l’Ordre Infirmier sont parus.
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Un ordre, désordre.

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dimanche 4 mars 2007
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LMD : Le Malaise Débute !

Ca devait bien arriver. À force de nous prendre pour des chaises, le ministre ne devra pas s’étonner s’il s’assoit à côté !
Car la révolte gronde au sein de masses ! C’est véritablement un scandale et probablement une contrepéterie (Pierre Desproges).
Toutefois, derrière ce trait d’humour, perce le trait (...)

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LMD : La Missive Dérangeante

Voici une lettre écrite par un collègue IADE.
Vous pouvez la télécharger ci-dessous et l’envoyer au ministère * Ministre de la santé et des solidarités - Xavier Bertrand
MINISTERE DE LA SANTE ET DES SOLIDARITES 14, avenue Duquesne 75007 PARIS
aux corps constitués (Sénat, Assemblée Nationale, (...)

lundi 19 février 2007
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LMD : Le Ministre Dédaigneux

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Alors qu’il s’était engagé à porter à ce projet européen (accords de Bologne) toute (...)

mercredi 14 février 2007
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Hôpital 2012

Xavier Bertrand, le ministre de la Santé, a présenté les principales lignes du plan Hôpital 2012. Doté de 10 milliards d’euros sur cinq ans, dont 5 milliards d’euros versés par l’État.
Il y a quatre priorités.
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jeudi 25 janvier 2007
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Lettre à Oxymag

On me demande la lettre publiée dans Oxymag n° 91 de novembre/décembre 2007.
la voici :
Les infirmiers anesthésistes français manquent d’une représentation professionnelle non syndicale efficace et sont loin de se sentir considérés à la juste hauteur de leurs compétences et des responsabilités qu’ils (...)

mercredi 17 janvier 2007
par  Arnaud Bassez

SOFIA, j’ai les noms !

les homonymes de la SOciété Française des Infirmier(e)s Anesthésistes
vu sur http://www.thefreedictionary.com/ le site de référence
SOFIA Society of Film Archivists
SOFIA South Florida Information Access
SOFIA State of World Fisheries and Aquaculture
SOFIA Stratospheric Observatory for (...)

mercredi 17 janvier 2007
par  Arnaud Bassez

IADE quoi ?

Vous l’avez compris, l’idée des rubriques repose sur la répétition en suffixe de notre acronyme IADE. (d’ailleurs IADE au pluriel ne prend pas de S, un acronyme étant invariable)
Pour ceux qui ne se sont pas posés la question de ce que veulent dire les rubriques à l’origine, voici un bref aperçu (...)

vendredi 29 décembre 2006
par  Arnaud Bassez

Nouvelle gouvernance, nouvelle errance ?

L’hôpital ne cesse de se prendre pour le phénix. De son tas de cendre, il renait épisodiquement. Comme nous nous devons d’être des IADE à la page de nos pratiques et de notre environnement professionnel, voici une tentative d’explication de la nouvelle gouvernance.
La nouvelle gouvernance hospitalière (...)

Brèves

Inscrivez-vous à la SOFIA

mardi 9 octobre

Le bulletin d’inscription est en ligne. N’hésitez pas à vous inscrire.

La SOFIA ne pourra exister sans l’implication professionnel de tous.

Pour notre profession, pour notre présent, pour notre avenir.

Réformez l’errant

dimanche 23 septembre

L’énième réforme de la santé vient de nous arriver.
Tant il est bien admis par les autorités compétentes qui n’y connaissent rien, que seule la corporation médicale exerce dans le domaine de la santé, notamment à l’hôpital.
Les autres professions ... Quelles autres ?

Beaucoup de bouzin pour rien, aurait dit Shakespeare.

Ma santé 2022 un engagement collectif. Dossier de presse Septembre 2018

site : solidarites-sante.gouv.fr

"Ma santé 2022" : les 10 mesures phare de la stratégie de transformation du système de santé

Aujourd’hui, notre système de santé est devenu inadapté : il ne répond plus aux attentes des patients et nourrit le mécontentement des professionnels de santé. Il est marqué par de profondes rigidités d’organisation et est confronté à des tensions financières croissantes. La réforme annoncée ce mardi 18 septembre par le président de la République propose une transformation en profondeur autour de 3 engagements prioritaires :
- Placer le patient au cœur du système et faire de la qualité de sa prise en charge la boussole de la réforme
- Organiser l’articulation entre médecine de ville, médico-social et hôpital pour mieux répondre aux besoins de soins en proximité
- Repenser les métiers et la formation des professionnels de santé

Découvrez les 10 mesures phare de la réforme.

1. Création dès 2019, de financements au forfait pour la prise en charge à l’hôpital des pathologies chroniques dont le diabète et l’insuffisance rénale chronique pour leur partie hospitalière. Ces financements seront élargis à partir de 2020 à d’autres pathologies et cette démarche inclura par la suite la prise en charge en ville en vue d’une meilleure coordination ville-hôpital.

2. Déploiement de 1 000 Communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) pour mailler le territoire national à l’horizon 2022. Une stratégie nationale de déploiement sera arrêtée d’ici fin 2018 et une négociation conventionnelle sera engagée dès 2019 pour donner un cadre pérenne de financement aux CPTS.

3. Soutien financier au développement des assistants médicaux auprès des médecins libéraux à condition que ces derniers exercent en groupe, s’inscrivent dans un exercice coordonné ou une CPTS et s’engagent sur un bénéfice mesurable pour la population en matière d’accès aux soins (augmentation patientèle, réduction des délais de rendez- vous…), dans le but de libérer du temps médical et de permettre aux médecins de se concentrer sur les soins.

4. Labellisation dès 2020 des premiers « Hôpitaux de proximité », avec l’objectif de reconnaissance de 500 à 600 établissements. Ces derniers assureront des missions hospitalières de proximité, en médecine polyvalente, soins aux personnes âgées, soins de suite et de réadaptation, consultations de spécialités, consultations non programmées, et devront disposer d’un plateau technique de biologie et d’imagerie, d’équipes mobiles et d’équipements en télémédecine.

5. Réforme du régime des autorisations des activités de soins, dans une logique de gradation des soins entre proximité, soins spécialisés, soins de recours et de référence, organisées à des échelles territoriales nécessairement différentes et en s’appuyant sur des seuils d’activité quand cela est pertinent au regard des enjeux de qualité et de sécurité des soins. Elle se fera en plusieurs phases et aboutira dès 2020 sur de nouvelles normes pour certaines activités particulièrement structurantes pour les territoires, notamment les services d’urgence, les maternités, les services de réanimation, l’imagerie et la chirurgie.

6. Création d’un statut unique de praticien hospitalier, associé à la suppression du concours PH, pour faciliter l’entrée dans la carrière, diversifier les parcours professionnels (reconnaissances des valences non cliniques) et faciliter l’exercice mixte.

7. Redonner au service son rôle de « collectif » dans l’organisation des activités de soins et le management de l’équipe soignante ; favoriser la reconnaissance collective par la création d’un dispositif d’intéressement lié aux projets d’amélioration de la qualité de service ; prise en compte des compétences en management dans la nomination des responsables médicaux.

8. Élargissement des compétences de la commission médicale d’établissement pour renforcer la participation des médecins au pilotage des hôpitaux.

9. Suppression du Numerus clausus et refonte des premiers cycles des études en santé autour de processus d’orientation progressifs encourageant les passerelles et la diversification des profils.

10. Réforme du 2e cycle des études médicales et suppression des épreuves classantes nationales pour une orientation tenant mieux compte des compétences et aptitudes des élèves et de leur projet professionnel

Quelques réformes depuis 1976

Les réformes de santé en France. dossier documentaire 2016

- 1976 Réforme Barre
- 1977 Réforme Weil
- 1978 Réforme Barrot
- 1981 Réforme Questiaux
- 1982 Réforme Bérégovoy
- 1983 Réforme Bérégovoy bis (budget global)
- 1984 Réforme Dufoy
- 1985 Réforme Barzac
- 1986 Réforme Seguin
- 1987 Réforme Seguin bis ( taxe sur les revenus à 0,8%)
- 1988 Réforme Evin
- 1989 Réforme Evin bis (abaissement du B en biologie)
- 1990 Réforme Rocard
- 1991 Réforme Durieux (nouvelle loi hospitalière, déremboursement de médicaments, relèvement des cotisations)
- 1992 Réforme Kouchner
- 1993 Réforme Balladur
- 1994 Réforme Douste-Blazy 1
- 1995 Réformes Juppé
- 1996 Reforme Barrot-Gaymard
- 1997 Réforme Aubry 1
- 1998 Reforme Aubry 2
- 2000 Réforme Guigou
- 2002 Réforme Kouchner
- 2004 Réforme Douste-Blazy 2
- 2009 réforme Bachelot Loi n° 2009-879 du 21 juillet 2009
- 2016 Réforme Touraine Loi n° 2016-41 du 26 janvier 2016
- 2018 Réforme Buzyn

A lire en complément Les rapports, les référentiels

AB

Coin lecture 3

mardi 18 septembre

Pour ceux qui veulent faire travailler leurs petites cellules grises, le sujet en est justement le patron incontesté de notre corps.

Etats de mal épileptique (Ragguenneau, Oswald)
Mesure de la pression intracrânienne (Bonnard-Gougeon, Gindre, Lemaire)
Métabolisme et circulation cérébrale, modifications liées à l’agression cérébrale
Oedème cérébral, physiopathologie et diagnostic (Payen-Francony-Fauvage)
Principes de traitement de l’hypertension intracrânienne (Fauvage-Albanèse-Payen)
Prise en charge du traumatisé crânien isolé (Visintini, Leone, Albanèse)
Prise en charge d’un patient atteint d’un traumatisme médullaire (Lieutaud-Bruder)
Surveillance du métabolilsme (Sjo2, Pti02, microdialyse-Audibert, Charpentier, Mertes)

— -

Deux articles sur la ventilation. You have to improve your english right now. it’s almost mandatory

Success of intubation rescue techniques after failed direct laryngoscopy in adults
Intraoperative protective mechanical ventilation for prevention of postperative pulmonary complications

AB

Enquête sur l’impact écologique des agents anesthésiques volatiles : halogénés

mardi 24 juillet

Mail reçu venant de la SFAR. Je vous invite à répondre à l’enquête.

Cette problématique est souvent évoquée ici.

AB

Enquête sur l’impact écologique des agents anesthésiques volatiles : halogénés

Chers Collègues,

Avec la problématique actuelle du réchauffement climatique, le développement durable affecte un grand nombre de secteurs d’activités dont le bloc opératoire. En effet, nos pratiques quotidiennes ont un impact sur l’environnement et notamment l’utilisation des halogénés.

Dans le cadre du développement durable au bloc opératoire, nous avons réalisé un questionnaire anonyme qui a pour objectif de faire un état des lieux des connaissances des anesthésistes réanimateurs et des IADE sur les halogénés et leur impact sur l’environnement.

L’objectif secondaire de ce questionnaire est de faire une évaluation des pratiques d’utilisation des halogénés par les médecins anesthésistes réanimateurs.

Merci à vous par avance de prendre quelques minutes pour répondre à ces questions.

FAIT Charlotte
Dr HOSLIN Laura
Service d’anesthésie
Institut Gustave Roussy

Démarrer l’enquête
https://fr.surveymonkey.com/r/7GNZGVW

Nous sommes bien avancés...

samedi 21 juillet

Le 19 juillet 2018, la parution au JO de deux décrets et trois arrêtés officialisent l’exercice infirmier en pratique avancée.

Cinq textes réglementaires - deux décrets et trois arrêtés émanant du Ministère des Solidarités et de la Santé et du Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation spécifient à présent et encadrent réglementairement l’exercice infirmier en pratique avancée.

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A titre personnel, je me souviens en 2010, à la bourse du travail de Paris, avoir pris la parole pour dire qu’il fallait que nous sortions du corps infirmier. Je me suis fait conspuer par l’assemblée car les IADE n’étaient pas près de sortir de ce corps "dont ils étaient fiers de venir" mais dont paradoxalement ils ne se sentaient plus proches, car leur travail n’avait "plus rien à voir" avec celui d’IDE.

Je me suis rassis, pensant que la profession passait à coté de quelque chose, si elle ne s’émancipait pas de ce corps infirmier qui nous a tant bloqué dans notre évolution.

Mais on me faisait comprendre qu’en sortant du corps infirmier, nous risquerions de nous retrouver au même point que les sage-femmes. Inféodées aux médecins. (Comme si nous ne l’étions pas déjà). Je n’ai jamais crû à cet écueil.

Qui faut-il blâmer ?
Les syndicats ?, les IADE ?, moi ?
Je n’ai pas la réponse, ou je ma la réserve.

Mais je reste persuadé que nous aurions dû sortir depuis longtemps de ce carcan qui nous a empêché d’être revalorisé à notre niveau, quand, après un mouvement de grève, on voyait les autres professions spécialisées (IBODE- Puéricultrices) obtenir des avancées qu’elles n’avaient pas été chercher dans la rue.

Il était tellement plus facile pour les gouvernements, de revaloriser 6000 à 8000 IADE que 450 000 à 500 000 infirmiers dans son ensemble. Et ce n’est pas difficile de comprendre ça. Maintenant, nous sommes bel et bien coincés.

Que pouvons-nous faire ?

En effet je n’ai pas la réponse, mais c’est mon opinion, et je la partage.

AB