Un sondage bien profond

samedi 18 septembre 2010
par  Arnaud Bassez
popularité : 18%

Synthèse enquête nationale IADE

L’enquête nationale IADE a été publiée, il convient de la mettre en lumière car elle recèle des éléments qui méritent une analyse et une discussion. Il faut saluer ici, l’initiative de cette enquête, toujours difficile à mettre en place.

Les auteurs auraient pu y insérer le total des réponses, ce qui aurait évité le calcul par soi-même. Mais le document est représentatif car il dépasse largement le quota minimum requis.

- Parité : 60/40 pour les femmes, respectant en cela la proportion « montante » de la masculinisation de la profession IADE

- L’âge moyen majoritaire entre 35 et 55 ans, donne une médiane à 45 ans. Soit une marge de 20 ans environ jusqu’à l’âge de la retraite
3 % de plus de 55 ans n’ont pas souhaité devenir cadre. Mais la proportion reste faible.

- Forte proportion 61 % à avoir obtenu son DE après 2002, date qui est comme une borne pour la profession des « jeunes » IADE. Mais recoupé avec les classes sup à 47 % et les salaires brut inférieur à 2500 euros, on peut comprendre le hiatus que cela engendre chez les IADE post-2002.

- Provence-Alpes-Côte d’Azur n’a pas de chiffrage. On peut cependant extrapoler le nombre à 150 qui représente 6 % des réponses. Sur les 2706 calculées.
La Corse avec les 12 réponses représente 0,5 %. Il eut été bon de ne pas mettre 0%. Nos collègues Corses existent !

- Alors que les IADE sont à 34 % avec plus de 10 ans de DE, ils sont 47 % à être en classe sup alors que 58 % possèdent le DE IA depuis 10 ans au maximum. Ceci semble montrer que l’on devient IADE assez « tardivement » avec au moins 5 à 6 ans d’expérience professionnelle derrière soi. Le décret prévoit que l’on peut prétendre au concours d’entrée après 24 mois effectifs post- DE infirmier(e). Les IDE ne sont pas pressés de devenir IADE. Ce choix semble en effet se mettre en place suite à un parcours professionnel où l’on sent les limites de ses connaissances (réa, sspi) et où l’envie d’en savoir plus se fait sentir.

- Alors que la pénibilité est agitée comme la dernière de nos revendications selon les communiqués des syndicats, les IADE préfèrent classer les choses différemment :
-  garder l’exclusivité
-  le master
-  la revalorisation salariale pensant sans doute l’obtenir avec le master (ce qui est loin d’être acquis)
-  les IADE de 2002 et suivant ne sont pas la priorité des IADE dans l’ensemble. Chacun jugera.
-  La pénibilité est classée dernière. Est-ce encore mobilisateur par rapport à la demande des syndicats ?

- Étrangement certains (2%) trouvent à exercer ailleurs que dans des structures publiques (majoritaires), privées, privées à but non lucratif.
Il est intéressant de savoir où se situe leur exercice en dehors de ces classifications, car même en étant à son compte, en disponibilité, il faut bien exercer quelque part. A moins que l’intérim ne soit la réponse.

- L’union intersyndicale est un point particulier qui semble mettre en exergue les errements du lâchage du SNIA toujours en mémoire, car une autre forme d’union cohabite à 22 % avec une union CGT-SUD-SNIA qui remporte « seulement » 23 % des suffrages.
A noter que 18 % envisageraient une union plus large avec l’ensemble des syndicats représentatifs des dernières élections professionnelles. Seraient-ils partisans de l’élargissement du mouvement aux autres acteurs de la santé et au-delà, même, comme ouvertement souhaité par les centrales syndicales SUD et CGT par exemple ?

Mais c’est le "sans opinion" qui étonne, et questionne sur la maturité des IADE.
Car enfin, sur un mouvement national de cette portée, il faudrait tout de même réussir à obtenir une opinion ferme sur ses choix.
Mais la profession qui se dit mature possède dans ses rangs 37 % qui n’ont aucune vision de la situation. Les suiveurs sont légion.

- Curieusement, alors que la proportion des plus de 10 ans de DEIA représente 58 % et 53 % de classe normale, les salaires bruts à moins de 2500 euros représentent 73 % ! Il y a là un problème qui ne correspond pas aux grilles de salaire. Nous retrouvons là le problème des "post 2002".

- 49 % ne sont pas rattachés à un collectif IADE. Est-ce par isolement, par sensation de recevoir assez d’information et avoir le sentiment que cela suffit, ou la motivation se suffisant à elle-même, le collectif n’est pas vu comme une priorité, ou au contraire, une volonté de se démarquer vis-à-vis de ce côté grégaire qui pourrait déplaire ?

- 11% se sentent peu informés du mouvement IADE. A l’heure d’Internet, des mails et du portable, il faut croire que les échanges ne fonctionnent pas. Ou que les 11 % n’ont pas les équipements leur permettant ces recherches. Pourtant, les sites IADE dans leur ensemble, relaient l’information en temps quasi réel, celle-ci est lue, parcourue, téléchargée et transite via les mails des collectifs.
Même les services de la direction centrale des renseignements généraux les lisent. Il serait dommage que nos collègues n’en profitent pas non plus.

- Écrasante majorité (96%) qui refuse le protocole Bachelot en l’état. Il s’en trouve pourtant 1% qui accepterait le protocole tel qu’il est présenté. Encore plus fort, 3 % n’ont aucune opinion. Après le printemps des IADE que l’on a connu, il serait temps de s’y mettre !

- L’union avec d’autres catégories professionnelles de l’hôpital est souhaitée par 45 %. 38 % la rejette et 17 % n’arrive pas à se décider. Cela ne penche pas nécessairement dans le sens de l’union généraliste qu’appellent de leur vœu les centrales syndicales généralistes. Car l’hésitation est assez importante.
Paradoxalement quand l’union avec d’autres catégories professionnelles de l’hôpital est souhaitée par 45 %, il n’y en a que 5 % prêt à faire des manifestations communes avec des négociations communes. "Tâche d’huile sur l’hôpital, mais chacun dans son pré carré" semble être la devise des ultra corporatistes que sont les IADE.

De plus qu’il n’y a pas de volonté franche d’être associé ou de refaire des manifestations qui épuisent. Alors quel autre type d’action pourrions nous faire ?
Les IADE sont-ils prêts à tout en la matière ?
L’exemple finlandais est-il dans toutes les mémoires ? Rien n’est moins sûr.
Pourtant on sent bien qu’il faut inventer une autre forme de grève que la manifestation traditionnelle se terminant face aux forces de l’ordre. Il en va peut-être de la survie de ce mouvement.

- Pour s’organiser, les IADE sont friands des préavis répétés. Curieusement les auteurs font intervenir dans le tableau une part du « camembert » représentant 0 %. Une part de camembert statistique représentant toujours une partie existante, il est novateur de faire intervenir comme donnée existante la notion du rien…Rappelons que l’on peut mettre des chiffres décimaux, même si le pourcentage est faible, voire non significatif.

- Beaucoup voient la difficulté de la tâche. Le gouvernement Fillon 4 mène la vie dure aux IADE et aux français dans son ensemble, et l’on voit bien la rudesse qui nous attend. 17 % de manichéens, y croient encore.
Toujours des égarés qui n’arrivent pas à s’analyser dans leur vécu face à la situation qui leur est demandé : 1 %.

Toutefois, globalement, les IADE ne veulent pas lâcher le morceau, estimant que leur colère et leur mouvement sont légitimes.

- Toujours fortement motivés pour défendre la profession, les IADE ne s’en laissent pas compter sur la démotivation. La trêve estivale n’a pas encore fait son œuvre, le questionnaire étant envoyé fin juin.

Encore une fois, les auteurs étrennent un concept mathématique en donnant une part de fromage à un libellé qui n’existe pas, puisque crédité de 0 %. Même à 0, 1 % la part est justifiée. En deçà, la chaire des sciences mathématiques du collège de France devra intervenir pour résoudre cette équation diophantienne.

- Large proportion de IADE là encore prête à durcir le mouvement, si nous n’avons pas gain de cause. Attendons un peu. Les évènements mettront bien vite ces velléités en exergue. Ou pas.
15 % n’arrivant décidément pas à se positionner clairement dans le mouvement et dans leur tête.

- Parmi les 5 % qui pensent ne pas durcir le mouvement, 32 % estiment que les MAR se débrouillent très bien tout seuls et que le mouvement IADE n’influe pas sur le programme. Voici une constatation paradoxale. La grève aurait le mérite de remettre les MAR au travail dans les salles, puisque les IADE se plaignent majoritairement d’une désertification des médecins juste après l’induction. Mais si les MAR se débrouillent sans nous, voila une position pour le moins ambiguë du corps médical vis-à-vis de nous.
Les MAR râlent de notre absence des blocs et des SMUR, mais nous "soutiennent" par les communiqués de la SFAR, du SNPHAR-e.
Soutien de principe comme le relève aisément le document sur les pratiques avancées ou les avancées dans les esprits des MAR ne sont pas pratiques mais très théoriques.

Protège-moi de mes amis,mes ennemis je m’en charge...

- Les structures de soins sont considérées comme trop petites et étant par la même un frein à l’expression « populaire ». Que ces 22 % se rassurent, ces petites structures n’existeront bientôt plus que dans les souvenirs. La carte de France redessinée par les ARS va sortir prochainement.

- 12 % d’idéalistes font passer le patient avant toute autre considération. Etat rassurant, car le bénévolat et le statut des bonnes sœurs ont disparu de nos conceptions. (Enfin, il y a encore quelques résurgences visibles par strates isolées)

- Incurabilité des choses et des composantes invariables de la loi humaine, 27 % de ces 5 % n’arrivent toujours pas à se positionner. Elles ne veulent pas intensifier le mouvement mais n’ont aucune raison à cela. Ou alors, elles ne nous font pas partager le fruit de leur réflexion qui les a amené à cette décision. Regrettons-le. Nous aurions été ravis d’en suivre les méandres créateurs.

- Enfin, le journal le Monde nous ayant refusé une tribune gratuite, les IADE sont prêts à payer ledit journal, prouvant par là, soit un côté magnanime envers l’éditeur du quotidien pingre, soit un désir accru de soutenir le propriétaire en difficulté et d’assurer une liberté de la presse malmenée.

En conclusion

Même si certains ont déploré le fait que peu de IADE aient répondu, le taux de réponses est malgré tout éloquent et permet donc de dégager de fortes tendances.

Toutefois, gardons à l’esprit la versatilité des propos et des engagements. La vérification de tout ceci se vérifiera à l’aune des manifestations et des actes des IADE.

Remercions donc vivement les initiateurs de cette enquête. Elle a le mérite d’exister et de mettre certaines choses en perspectives, d’autres en exergue.

Et remercions les IADE d’y avoir répondu. Dans une large proportion.

En parallèle, à lire le rapport sur les conséquences salariales post-2002

Revalorisation des grilles indiciaires et reclassement (Kamel Boudjedra- Alexandre Gautreau)
Rapport sur les conséquences salariales pour les IADE diplômés après 2002

Arnaud BASSEZ

IADE

Administrateur



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Arnaud BASSEZ
IADE
Administrateur
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mercredi 17 janvier 2007
par  Arnaud Bassez

SOFIA, j’ai les noms !

les homonymes de la SOciété Française des Infirmier(e)s Anesthésistes
vu sur http://www.thefreedictionary.com/ le site de référence
SOFIA Society of Film Archivists
SOFIA South Florida Information Access
SOFIA State of World Fisheries and Aquaculture
SOFIA Stratospheric Observatory for (...)

mercredi 17 janvier 2007
par  Arnaud Bassez

IADE quoi ?

Vous l’avez compris, l’idée des rubriques repose sur la répétition en suffixe de notre acronyme IADE. (d’ailleurs IADE au pluriel ne prend pas de S, un acronyme étant invariable)
Pour ceux qui ne se sont pas posés la question de ce que veulent dire les rubriques à l’origine, voici un bref aperçu (...)

vendredi 29 décembre 2006
par  Arnaud Bassez

Nouvelle gouvernance, nouvelle errance ?

L’hôpital ne cesse de se prendre pour le phénix. De son tas de cendre, il renait épisodiquement. Comme nous nous devons d’être des IADE à la page de nos pratiques et de notre environnement professionnel, voici une tentative d’explication de la nouvelle gouvernance.
La nouvelle gouvernance hospitalière (...)

Brèves

Medocs news 39

jeudi 18 janvier

Mise à disposition d’une spécialité française de thiopental : THIOPENTAL PANPHARMA

Par DAVID PAITRAUD - Date de publication : 18 Janvier 2018

Depuis l’arrêt de commercialisation en 2011 de la seule spécialité française de thiopental, PENTOTHAL 500 mg et 1 g poudre pour solution injectable, les établissements de santé étaient approvisionnés par des spécialités importées d’Allemagne, THIOPENTAL 0,5 g et 1 g ROTEXMEDICA.

En septembre 2017, le laboratoire Panpharma a obtenu une autorisation de mise sur le marché (AMM) française pour les spécialités THIOPENTAL PANPHARMA 500 mg et 1 g poudre pour solution injectable, génériques respectifs de TRAPANAL 500 mg et THIOPENTAL INRESA 1 g poudre pour solution injectable, autorisés en Allemagne mais non commercialisées en France.

La commercialisation de THIOPENTAL PANPHARMA est effective depuis le 12 janvier 2018 dans les établissements de santé où ces spécialités sont agréées aux collectivités.
THIOPENTAL PANPHARMA est indiqué dans l’induction et l’entretien de l’anesthésie générale intraveineuse
THIOPENTAL PANPHARMA est indiqué dans l’induction et l’entretien de l’anesthésie générale intraveineuse (illustration).

Plus aucune spécialité française de thiopental depuis 2011
Depuis 6 ans, aucune spécialité française de thiopental, un anesthésique intraveineux barbiturique d’action rapide, n’est plus commercialisée dans l’hexagone.

Le laboratoire Hospira qui commercialisait la seule spécialité de thiopental, PENTOTHAL 500 mg et 1 g poudre pour solution injectable, a arrêté cette commercialisation en 2011.

Depuis cette date, les établissements de santé français sont approvisionnés en thiopental par l’importation d’une spécialité allemande, THIOPENTAL 0,5 g et 1 g ROTEXMEDICA.

THIOPENTAL PANPHARMA, nouvelle spécialité française de thiopental

Dans une lettre d’information aux professionnels de santé en date du 12 janvier, le laboratoire Panpharma annonce avoir obtenu une autorisation de mise sur le marché (AMM) nationale (Cf. Encadré 1) le 21 septembre dernier pour les spécialités à base de thiopental suivantes :

- THIOPENTAL PANPHARMA 500 mg poudre pour solution injectable

- THIOPENTAL PANPHARMA 1 g poudre pour solution injectable

Encadré 1 - Les indications de THIOPENTAL PANPHARMA
Anesthésie de courte durée sans intubation (anesthésie brève lors d’interventions chirurgicales ne nécessitant aucune préparation pour une ventilation mécanique)
Induction d’une anesthésie générale avec ou sans intubation (induction d’une anesthésie de plus longue durée pour des interventions chirurgicales avec ou sans préparation pour une ventilation mécanique).

Leur commercialisation est effective depuis le 12 janvier 2018 dans les établissements de santé. Elles sont prise en charge dans le cadre de l’agrément aux collectivités.

THIOPENTAL PANPHARMA, des spécialités génériques de princeps allemands
Les spécialités THIOPENTAL PANPHARMA 500 mg et 1 g poudre pour solution injectable sont des génériques respectifs de TRAPANAL 500 mg et THIOPENTAL INRESA 1 g, poudre pour solution injectable, deux princeps autorisés en Allemagne mais non commercialisées en France.

Dans son avis du 13 décembre 2017, la Commission de la transparence indique que TRAPANAL et THIOPENTAL INRESA ont été précédemment importés d’Allemagne et mis à disposition des hôpitaux français, suite aux arrêts de commercialisation de NESDONAL et PENTOTHAL poudre pour solution injectable respectivement en novembre 2000 et janvier 2011, l’usage du thiopental restant indispensable, notamment dans les situations cliniques d’hypertension intracrânienne et les états de mal épileptique réfractaire.

  • Identité administrative
  • Liste II
  • Réservé à l’usage hospitalier
  • Médicament pouvant être administré par tout médecin spécialisé en anesthésie-réanimation ou en médecine d’urgence dans les cas où il intervient en situation d’urgence ou dans le cadre d’une structure d’assistance médicale mobile ou de rapatriement sanitaire (article R. 5121-96 du code de la santé publique)
  • Agrément aux collectivité (Journal officiel du 29 décembre 2017 - texte 59)
  • Laboratoire Panpharma

AB

Fonctionnaires à usage unique

dimanche 14 janvier

Bientôt des licenciements dans les hôpitaux publics ?

10 janvier 2018 Eric Verhaeghe source : entreprise.news

L’information est révélée par Force Ouvrière : le gouvernement s’apprêterait à faire paraître un décret fixant les modalités de licenciement économique dans les hôpitaux publics… en attente depuis 1986. La nouvelle devrait faire l’effet d’une bombe à un moment où la tension n’a jamais été aussi forte, du fait des réductions de moyens, dans les établissements de santé.

La possibilité de procéder à des licenciements économiques dans les hôpitaux publics existe depuis 1986. Elle est prévue dans les statuts de la fonction publique hospitalière. Mais cette disposition est peu pratiquée, notamment par l’absence d’un décret (prévu par la loi de 86) fixant l’ordre de priorité géographique pour les postes à proposer obligatoirement avant un licenciement sec. Le gouvernement devrait remédier à cette lacune qui dure depuis plus de trente ans.
Les licenciements dans les hôpitaux publics et l’injonction du Conseil d’État

En réalité, le gouvernement n’a pas sorti cette idée de son chapeau. Elle résulte d’une injonction du Conseil d’État. Dans un arrêt du 25 octobre 2017, celui-ci a enjoint au gouvernement de prendre le fameux décret tant attendu.

L’arrêt faisait suite à une saisine de la CFDT qui reprochait au gouvernement de ne pas vouloir prendre ce décret. L’affaire devrait donc être réglée.
Vers des licenciements collectifs dans les hôpitaux publics

Sur la portée de l’arrêt du Conseil d’État, on lira avec intérêt l’analyse de la direction juridique des hôpitaux de Paris. Celle-ci a, entre les lignes, mis le doigt sur les sujets qui font mal :

Le Conseil d’Etat considère que les dispositions des articles 92 et 94 relatives aux consultations préalables aux suppressions d’emplois et à l’indemnité en capital due aux fonctionnaires hospitaliers licenciés en raison de la suppression de leur emploi et ne pouvant prétendre à une pension de retraite avec entrée en jouissance immédiate n’impliquent pas la prise de dispositions réglementaires.

Toutefois, la mise en œuvre de l’article 93 de cette même loi, relatif à la priorité de recrutement sur tout emploi correspondant à son grade, exige que le pouvoir réglementaire fixe, par décret, le délai dans lequel le fonctionnaire dont l’emploi est supprimé se voit proposer trois autres emplois, l’ordre de priorité géographique selon lequel ces propositions lui sont faites et le délai de réflexion dont il dispose.

Le gouvernement devrait donc sécuriser les hôpitaux publics qui entendent recourir à des suppressions de postes.
Une fois de plus, le secteur public est avantagé

On notera que la mécanique de suppressions de postes dans le secteur hospitalier public se résumera donc à trois articles de loi et un décret. Beaucoup d’employeurs privés rêveraient d’une telle facilité.

On s’interrogera, pour le coup, et une nouvelle fois, sur la différence de traitement entre le secteur privé, criblé de réglementations absconses dans le domaine du droit du travail, et le secteur public qui s’arroge une étonnante souplesse de fonctionnement. S’agissant des hôpitaux, les cliniques privées ne manqueront sans doute pas de pointer du doigt la discrimination dont elles font l’objet.

Rappelons que la France présente l’originalité de mettre en concurrence, sur des activités de marché, des hôpitaux publics subventionnés par l’État et des structures privées qui obéissent à une réglementation différente… mais décidée par leurs concurrents publics.

Medocs news 38

vendredi 22 décembre 2017

Les spécialités à base de suxaméthonium ne sont plus indiquées dans les actes brefs en chirurgie programmée.

Les indications du suxaméthonium sont désormais restreintes comme adjuvant de l’anesthésie générale :

  • chez l’adulte et chez l’enfant : pour faciliter l’intubation endotrachéale dans l’induction en séquence rapide justifiée par un risque d’inhalation du contenu gastrique
  • chez l’adulte : lors des traitements par électroconvulsivothérapie pour obtenir une curarisation très brève.
Produits injectables à base de suxaméthonium. restriction d’indications Lettre aux professionnels de santé (15-12-2017)
The evolution of airway management. New concepts and conflicts with traditional practice

A lire l’article sur les curares

AB

Sang pour sang

mardi 19 décembre 2017

Une belle idée, provenant d’outre atlantique, sur les hémorragies et comment les juguler pour les gens du quotidien.

Un décret d’Obama de 2011 a précisé les efforts à accomplir pour préparer les institutions, les secteurs privé et public, et les simples citoyens à faire face à des catastrophes naturelles ou criminelles. Le double attentat du marathon de Boston en 2013 a été l’occasion de repenser ces directives, étendues à toutes les hémorragies externes (HE) de la vie quotidienne, avec l’idée que la préservation d’une volémie acceptable pouvait sauver des vies. Le consensus de Hartford (CH), résultat de ces délibérations, est parvenu à la conclusion que tout citoyen éduqué à cet effet pouvait être à même, sur les lieux d’un drame, d’en réduire la gravité en réalisant l’hémostase. Pour que ces spectateurs soient utiles, on a d’abord formé leurs formateurs : pompiers, policiers, infirmières, et une campagne « hémostase » a été lancée par la Maison-Blanche.

Un site web a également été initié.

A voir la suite en fin de l’article sur le Secourisme, toujours le plus populaire avec près de 208 600 vues à ce jour.

AB

Botanique

samedi 16 décembre 2017

Les anesthésiques provoquent les mêmes effets sur les plantes que sur les hommes.

Les plantes réagissent aux anesthésiques de la même manière que les animaux et les humains, selon les résultats d’une étude publiée dans la revue médicale Annals of Botany. Cette découverte permettra de les utiliser en laboratoire pour tester de nouveaux médicaments.

Les anesthésiques ont été utilisés pour la première fois au 19ème siècle quand il a été découvert que l’inhalation de gaz éther empêchait les patients de ressentir de la douleur pendant la chirurgie. Depuis lors, de nombreux produits chimiques ont été trouvés pour provoquer l’anesthésie. Pour autant, malgré le fait que de nombreux anesthésiques aient été utilisés depuis plus de 150 ans, on sait peu de choses sur la façon dont ces différents composés jouent sur la perte de conscience.

Cette nouvelle étude nous révèle que les anesthésiques fonctionnent aussi sur les plantes. En effet, les chercheurs ont découvert que, lorsque des végétaux étaient exposés à des anesthésiques, un certain nombre d’entre eux perdaient leurs mouvements autonomes et induits par le toucher.

Les résultats de cette étude suggèrent que l’action de l’anesthésique au niveau des cellules et des organes est similaire chez les plantes et les animaux. Les plantes pourront être des modèles pour étudier l’anesthésie, ainsi que pour servir de système de test alternatif approprié pour l’anesthésie humaine.

source top santé.fr