Anesthésie et hypnose, le mariage de la raison

samedi 3 mars 2007
par  Arnaud Bassez
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Article régulièrement mis à jour, devant l’intérêt du sujet.

« Les gens qui se servent du langage de façon négligée obtiennent des résultats négligeables. »
Richard Bandler

L’hypnose est une modification de la conscience qui permet d’être déconnecté du présent – douloureux – sans être en état de sommeil.

Tout individu peut entrer en état d’hypnose de façon naturelle dans ses activités quotidiennes. C’est cette faculté qui est utilisée en anesthésie, le plus souvent couplée à une analgésie faible. L’anesthésie sous hypnose, ou hypno-sédation, se pratique de manière sécurisée, avec vérification des constantes, surveillance cardiaque et respiratoire, comme pour toute autre anesthésie.

L’hypnose ericksonienne fait appel à un souvenir agréable et sécurisant que le patient choisit librement. Il peut s’agir d’un endroit, d’un entourage familial ou amical ou encore d’un hobby. Cette phase d’induction conduit à une transe hypnotique dans laquelle le patient se trouve pendant l’acte opératoire ou d’exploration.

La consultation d’anesthésie pré-opératoire est obligatoire.
L’hypnose, qui accompagne les seuls actes sous anesthésie loco-régionale, augmente les effets des sédatifs et morphiniques. L’hypno-analgésie peut être convertie en analgésie ou en anesthésie générale si la situation clinique l’exige.

Il faut savoir que seul le professionnel de santé en charge de l’hypnose a droit de parler (au patient). Avec l’hypnose, l’acte d’anesthésie, très technique, devient un acte de communication qui commence à la consultation et se poursuit au bloc opératoire.
Le patient est actif dans l’hypno-sédation et le praticien est impliqué, à l’écoute.

Hypnose ericksonienne et anesthesie. Dr P Rault
Hypnosédation, une nouvelle technique d’anesthésie. E. Faymonville
Hypnose. Technique thérapeutique dans la prise en charge de l’anxiété en pratique odontologique. Thèse pour le diplôme d’Etat de docteur en chirurgie dentaire présentée et soutenue par SEBILLE Nolween
Application de l’hypnose en endoscopie digestive et pour les chirurgies lourdes
HYPNOSE EN SALLE DE TRAVAIL - Franck Bernard - Hervé Musellec
Principes et Techniques analgésiques de l’hypnose
Hypnose rapide au bloc opératoire. mémoire de DU Hypnose médicale et hypnose clinique, Université de la réunion – 2013. (Bertrand LAU-WEN-TAI)
Hypnose et anesthésie. Intérêt, usage et limites. (Radji-Capdepont) Juin 2016

Institut français d’hypnose

Formation Hypnose, douleur aiguë et anesthésie l’école de Rennes est réputée.

DU hypnose et anesthésie

Formation réservée exclusivement aux professionnels de santé

D’autres sources d’information sur le site de l’Institut Milton H. Erickson d’Avignon-Provence

et sur transe-hypnose

Clermont-Ferrand s’éveille à l’anesthésie sous hypnose

Une intervention chirurgicale sous hypnose


Historique de l’hypnose

Dr Bonvin

Définitions de l’hypnose

« Aller là où est l’autre »
Non interprétation et non explication
L’hypnose rajoute quelque chose, n’enlève pas

Donner à la souffrance, au symptôme un contexte plus large et le dissoudre
L’hypnose réintègre l’organe malade dans l’ensemble du corps
Condition pour ouvrir : ne plus penser, ruminer, interpréter…ouvrir la sensorialité.

Historique

Du moyen âge aux lumières

Place de l’imaginaire, notion d’influence cf. François Roustang « influences »

- Haut-moyen âge

  • Sainte Hildegarde de Bingen (1098- 1179)
    Expérience d’illuminations, a été soumise à une expertise permanente par Bernard de Clairvaux. Tentative de contrôle des expériences imaginatives.
    Notion de causalité, d’un déterminisme extérieur à l’être humain.

- Renaissance

  • Theophrastus Aureolus Bombastus von Hohenheim, dit Paracelse (1493 - 1541)

Médecin et alchimiste, expérimentation dans la purification des substances et sur la relation entre homme et imagination.
Il amène l’idée que l’influence peut venir du cosmos : macrocosme (les étoiles) et le microcosme (l’homme).
Amène également l’idée du magnétisme : influence réciproque entre être humain (révolutionnaire !), attraction- répulsion, sur un plan de l’imagination et la confiance.

- XVIIIème siècle

  • Le père Johann Joseph Gassner (1727-1779) : l’exorcisme

Curé de campagne, il devient un des plus célèbres guérisseurs de son temps. Il exorcise les malades en présence d’autorités ecclésiastiques catholiques et protestantes, et incarne lui-même l’autorité de la religion établie. De nombreux documents rapportent sa technique et les cas cliniques.
En Allemagne, en Autriche, en Suisse et en France, on assista à des controverses passionnées. La commission d’enquête nommée par le prince électeur de Bavière invite le Docteur Mesmer qui déclare que Gassner guérit ses malades grâce au magnétisme animal sans s’en rendre compte. La cour impériale résolument défavorable à Gassner demande au prince évêque de Rastibonne de le démettre. Le pape Pie VI ordonne lui aussi une enquête sur ses activités et proclame que l’exorcisme est certes une pratique salutaire de l’Eglise mais qu’il ne faut en user qu’avec discrétion.
Il amène l’idée que l’esprit de la personne est en mauvaise santé : maladie de l’esprit

  • Franz Anton Mesmer (1734-1815) : le magnétisme animal

Médecin autrichien, il vient expertiser la pratique de Gassner et conclut que le phénomène n’est ni humain ni divin. Il fait sa thèse de médecine sur l’influence des planètes sur l’homme.
Il développe en théorie et en pratique la notion de fluide animal à partir du magnétisme animal. Il vient à Paris pour développer son invention.

Il écrit un mémoire sur la découverte du magnétisme animal. Mesmer opérait à l’aide d’un baquet rempli d’eau et de morceaux de métal avec au centre une bouteille de Leyde (condensateur). Le baquet permettait « l’équilibrage du magnétisme » entre plusieurs participants et ainsi d’avoir des propriétés curatives. IL y a jusqu’à 200 baquets de Mesmer à Paris.

Un disciple de Mesmer « attouche » Marie-Antoinette lors d’une soirée de démonstration. Il s’approprie là un privilège des rois : la charge de l’apposition des mains. Louis XVI réagit en convoquant une commission d’expertise sur le magnétisme animal (Lavoisier, Franklin…). Les experts répondent à la question du roi dans un rapport de l’examen du magnétisme (en inventant au passage la technique dit de « l’étude en simple aveugle ») qu’il n’y a pas de dimension matériel au magnétisme animal mais une influence imaginaire.

- XIXème siècle

  • James Braid : l’hypnotisme

Médecin écossais. Il utilise des passes de magnétisme pour soulager la douleur provoqué par des interventions chirurgicales. Il introduit le mot hypnose (hypnos dieu du sommeil) pour décrire cette technique qui s’appuie principalement sur la fixation du regard. Il l’utilise pour modifier la perception douloureuse, il sera considéré comme hérétique.
L’anesthésie, comme spécialité médicale, est nait par l’hypnose. L’utilisation du protoxyde d’azote est découverte 15 ans plus tard.

Au milieu du XIXème siècle la plupart des médecins sont formés à l’hypnose comme technique d’anesthésie

  • Bernheim et Liebaut forment à Nancy l’école de la suggestion (transmission d’un message dans le but d’influencer). Berheim crée le terme de psychothérapie.

L’anesthésie chimique permet de se passer de la relation. Celle-ci a pris progressivement le pas sur l’hypnose.
Autre chercheur connu dans le domaine de l’hypnose : Pavlov le père de l’hypnose russe.

Au milieu du XIXe siècle : l’hypnose devient la référence, la plupart des médecins y sont formés. Les concierges magnétiseurs deviennent les premiers infirmiers psychiatriques.
Berheim et Lebault fonde l’école de Nancy : c’est l’école de la suggestion : « il s’agit du message transmis avec le but d’influencer »
Ils inventent le terme de psychothérapie.

L’hypnose et donc à la base de l’anesthésie, de la psychiatrie et de la psychothérapie

À la fin du XIXe siècle : invention de la phrénologie, découverts de la neurologie, de « l’inconscient cérébral », « l’automate nerveux », « le double intérieur »
Sont développés la psychologie ainsi que la découverte et la naissance du cinéma.

  • À l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière : Charcot

Grâce à la technique de la photographie, il développe le premier laboratoire de photographie médicale. Lors de : « les leçons du mardi », il met en évidence l’hystérie ainsi que l’origine neurologique des maladies.
Lors de séances d’hypnose, il permet aux patients d’adopter l’une des cinq positions de l’hystérie. L’hypnose permet une compréhension psychopathologique de l’hystérie.

Deux élèves de Charcot : Babinski développe la neurologie, Janet définit la dissociation dans l’état hypnotique.
À la toute fin de XIXe siècle l’hypnose fait peur elle est considérée comme une maladie. La synthèse sera réalisée par Freud qui invente la psychanalyse.
L’hypnose disparaît, principalement en France.

  • Bleuler : il décrit la schizophrénie. Il établit le rapprochement entre l’état d’hypnose et l’état de psychose. Un élève de Bleuler, Jung, abandonne la pratique de l’hypnose le jour où il n’arrive pas à sortir une patiente de la transe hypnotique. La patiente dit : « je suis guéri ».
    Il constate alors une rémission totale des symptômes. Il a cru faire décompenser un état psychotique.
  • Vers 1930 en Allemagne : oscar fuckt : il introduit les groupes d’hypnoses et l’autohypnose.
    Il a été rendu célèbre par son élève : Schultz, père du training autogène.
  • Aux USA : Milton Ericksson, Bateson, J Haley
  • En France : Leon Chertok, il pratique l’hypnose expérimentale.
    L’hypnose est également utilisée dans les psychothérapies : milton Erickson, a une pratique inné de l’autohypnose, ainsi que des capacités de modification de perception, il apporte une nouvelle pratique.
    À la même époque est découverte la cybernétique. Gregory Bateson créés la théorie de la communication et fonde l’institut Palo Alto. Ils organisent le premier congrès sur le double lien. Ils vont trouver Erickson et font les premiers enregistrements vidéo.

Mise au point des pratiques des thérapies brèves à la connaissance n’est plus nécessaire. Pour Erickson l’inconscient est un allié et agit du centre de ressources.


Première mondiale : une femme opérée d’une tumeur à la gorge sans anesthésie

C’est une première mondiale impressionnante. A l’hôpital Henri Mondor de Créteil, une opération d’un nouveau genre s’est déroulée le 3 avril dernier.

Alama Kanté, une cantatrice d’origine guinéenne, a été opérée d’une tumeur à la gorge, non pas sous anesthésie mais sous hypnose. Cette pratique, répandue en consultation mais extrêmement rare chirurgicalement, se développe depuis quelques années dans les blocs opératoires.

L’intervention a été filmée par l’équipe médicale, afin de pouvoir témoigner de l’efficacité de cette pratique hors norme.

Sur la vidéo, détail à peine croyable : la femme opérée chante durant l’opération ! Cela aurait permis au chirurgien de repérer facilement les cordes vocales et de ne pas les toucher avec ses scalpels. Atteinte d’une tumeur de la glande parathyroïde, la patiente a pu être soignée sans perdre la voix.

source : sudouest.fr

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L’hypnose au bloc opératoire atténue l’anxiété

Dans le cadre de la prise en charge des patients au bloc opératoire de l’hôpital de Lourdes, un des axes du projet de soins est le développement de techniques d’hypnose. Deux infirmières anesthésistes formées nous en parlent. Mme Macias et Jackie Saliot.

  • À quoi correspondent ces techniques d’hypnose ?

L’hypnose est un type de relation particulière entre le soignant et le patient qui va permettre à ce dernier de modifier une perception douloureuse ou de diminuer un état d’anxiété. Les différentes techniques accompagnent l’anesthésie.

  • Peut-on faire une séance hypnotique au bloc opératoire ?

Oui, celle-ci a pour but d’aider le patient à mobiliser ses propres ressources pour ne plus percevoir, durant un temps, la douleur et/ou l’anxiété.

  • Qui la réalise ?

Toute personne qui a reçu une formation ; ici, principalement les infirmières anesthésistes. Lors du staff de programmation hebdomadaire des interventions, chirurgiens et/ou anesthésistes proposent un accompagnement aux patients, en fonction de leurs pathologies, de leur anxiété ou sur demande.

  • Comment s’organise la prise en charge ?

Elle est réalisée par une équipe pluridisciplinaire et commence dès le transfert du service vers le bloc par les brancardiers, relayés par l’aide-soignant et les infirmiers de bloc. L’accueil est primordial. Le relais est pris par l’infirmière anesthésiste dans le calme, en lumière tamisée, de manière positive et en prenant le temps.

  • Quelles sont les limites de l’hypnose ?

Il faut le consentement du patient et sa compréhension. La barrière de la langue, le refus du patient ou le manque de disponibilité de l’infirmière sont des contre-indications.

  • Quels sont les bénéfices pour le patient ?

Une meilleure disposition à l’intervention avec un réveil plus serein et une douleur moindre car le patient ne présente pas d’agitation. Des études démontrent une diminution des besoins en drogues anesthésiques.

  • Quelles sont les évolutions possibles au CH de Lourdes ?

Mettre en place une rencontre formalisée, la veille de l’intervention, auprès des patients susceptibles de bénéficier d’une séance : exercice d’hypnose à visée de relaxation. L’engagement de l’hôpital dans la poursuite des formations sur l’hypnose est indispensable.

Deux techniques d’hypnose sont utilisées à Lourdes : conversationnelle et sédation. La première s’appuie sur un détournement de l’attention sur un sujet qui détend le patient à partir de mots positifs, une écoute, une reformulation, une gratification du patient qui captent la concentration. La deuxième est un combiné de l’hypnose conversationnelle avec une anesthésie locale (par exemple, une anesthésie loco-régionale). Bien loin de l’hypnose vue à la télévision, ces techniques s’effectuent en partenariat avec le médecin anesthésiste et le chirurgien.

source ladepeche.fr

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Hypnose. Alternative à l’anesthésie à l’hôpital

Arnaud Kergroach et Nathalie le-Gall-deux infirmiers

Arnaud Kergroach et Nathalie Le Gall, deux infirmiers anesthésistes du Centre hospitalier de Cornouaille formés à l’« hypnose douleur aiguë et anesthésie », à l’Institut Émergences du docteur Claude Virot, à Rennes.

Le patient opéré sous hypnose. Le Centre hospitalier de Cornouaille propose, depuis 2013, cette alternative, complète ou partielle, à l’anesthésie « classique ». Objectifs visés : bien-être et meilleure récupération du patient... motivé.

Quelques dizaines d’opérations sous hypnose depuis 2013, sept infirmiers et un médecin anesthésiste formés au Centre hospitalier de Cornouaille (Chic) et dans les hôpitaux de Douarnenez et Pont-l’Abbé. Trois infirmiers en passe de l’être en 2015.

L’hypnose devient progressivement, lorsqu’elle se révèle possible ou souhaitée, une alternative ou un outil complémentaire à l’anesthésie. Le Chic doit cette avancée à l’abnégation d’une infirmière anesthésiste. « J’ai toujours été convaincue que l’hypnose pouvait apporter plus de bien-être et de confort au patient. C’était l’élément qui me manquait en anesthésie, que je pratique depuis dix ans à l’hôpital de Quimper. Je me suis renseignée sur les formations, j’ai fini par présenter un projet à la direction. J’ai insisté, l’équipe y a cru », émet Nathalie Le Gall.

« On la propose désormais dans pratiquement toutes les chirurgies : en ORL, gynécologie, orthopédie, urologie, de plus en plus en oncologie aussi pour les poses de chambres implantables, ou pour des interventions comme des coelioscopies et endoscopies  », décrit l’infirmière formée à l’hypnose à l’Institut Émergences (Rennes) du docteur Claude Virot, un précurseur.

- Dans trois cas de figure

Son collègue, Arnaud Kergroach, termine cette formation. « Actuellement, à Quimper, on propose l’hypnose dans trois cas de figure : en complément d’une anesthésie locale ; en substitution de l’anesthésie générale sur certaines interventions ; et il nous arrive de le faire un petit peu en urgences sur des gestes douloureux, comme une pose de voie veineuse », décrit l’infirmier anesthésiste. « Parfois, on vient nous chercher, par exemple, pour une ablation de matériel en orthopédie, quand le patient ne supporte pas du tout », illustre Nathalie Le Gall.

L’un et l’autre témoignent que les patients passent par toutes les formes de réaction lorsque la transe hypnotique leur est proposée en amont d’une intervention : « de rares refus catégoriques à beaucoup d’étonnement ».

« Nous travaillons à démystifier l’hypnose qui fait encore un peu peur même si les choses évoluent dans la tête des patients et médecins, qui en mesurent peu à peu l’intérêt. L’hypnose est encore un domaine où les gens pensent perdre pied, ont peur que l’on prenne le contrôle de leur esprit. C’est humain, mais pas juste  », signifie Arnaud Kergroach.

« On leur explique que la transe hypnotique est un état naturel, vécu plusieurs fois par jour sans que l’on s’en rende compte. Lors d’un trajet en voiture, on peut être un peu dans la lune et, en arrivant, on ne se souvient plus être passé par tel ou tel endroit. Un enfant un peu rêveur au fond de la classe ou un spectateur absorbé par un film passionnant au cinéma vivent des transes hypnotiques », éclaire Nathalie Le Gall.

- Un souvenir agréable

« On essaie au bloc opératoire de retranscrire toutes ces émotions-là à partir d’un souvenir, d’une situation agréable que l’on a évoquée au préalable lors d’un entretien, même d’un court échange, avec le patient. On focalise son attention », complète l’infirmière.

Que perçoivent ces professionnels, avec quelques mois de recul, de l’apport de l’hypnose ?

« La première chose mesurable, c’est une consommation nettement diminuée des produits d’anesthésie. Et puis il y a des choses moins palpables mais exprimées par les patients : une sensation de bien-être, une distorsion du temps pendant l’intervention qui leur paraît souvent plus courte qu’en réalité », répond Arnaud Kergroach. « On remarque des suites postopératoires plus simples, une perception plus agréable de l’expérience à l’hôpital. Les gens récupèrent plus rapidement », complète-t-il.

« Je pense que le patient est satisfait d’avoir puisé dans ses propres ressources, d’être acteur du soin sans quoi rien n’est possible. En salle de réveil, il n’y a pas photo  », conclut sa collègue.

En complément

« Une absorption de la conscience »

« Notre état de conscience habituel, c’est ce qu’on appelle la conscience critique. Tous nos sens sont en éveil, en action, on passe d’une information à l’autre. En transe hypnotique, on fait en sorte que votre conscience ne s’intéresse qu’à un seul point agréable. Tout le reste s’estompe », indiquent les infirmiers anesthésistes. « La base de l’hypnose, c’est l’art du questionnement. Nous avons appris des techniques de communication. Plutôt que de dire aux gens "ne vous inquiétez pas", on va plutôt leur dire "rassurez-vous" ; plutôt que "vous n’avez pas froid", "est-ce que la température vous convient " ? Puis on affine, en recourant à des techniques "d’absorption de la conscience". En d’autres termes : comment amener le patient à aborder la réalité de façon différente », précisent-ils.

28 août 2014 / Bruno Salaün letelegramme.fr


Formations infirmières

Techniques d’hypnoanalgésie dans le soin hospitalier

Cette formation est centrée sur des techniques spécifiques d’hypnoanalgésie appliquées au soin hospitalier, elle constitue un début de formation en hypnoanalgésie mais n’en permet pas une pratique approfondie (traitement des douleurs chroniques, manifestations psychosomatiques…). Les stagiaires qui le souhaitent pourront bénéficier d’une équivalence et poursuivre leur formation en hypnoanalgésie et hypnose médicale, sous réserve que leur cursus réponde aux critères d’admission à cette formation.

Objectifs de la formation

  • Acquisition de techniques hypnotiques simples et efficaces permettant d’agir sur les symptômes algiques et anxieux
  • Articulation de ces techniques avec les autres techniques antalgiques
  • Acquisition de techniques de gestion de l’anxiété et de la dimension phobique
  • Apprentissage de techniques ericksoniennes et particulièrement de l’hypnose conversationnelle dans le soin
  • Augmentation de l’efficacité et de l’assurance professionnelle face aux situations difficiles et/ou conflictuelles imposées par la relation de soin

Programme de la formation

1er Module :

  • Présentation de l’hypnose et des modalités de communication
  • Définition de l’hypnose et ses caractéristiques
  • L’hypnose ericksonienne
  • Approche scientifique de l’hypnose
  • Applications dans le domaine de la santé
  • Gestion de la douleur et de l’anxiété
  • La communication hypnotique (dissociation, suggestion, aspects relationnels)
  • Présentation des formulations langagières alternatives

2ème Module :

  1. Les étapes d’une séance d’hypnose
  2. Analyse des pratiques
    – les modalités de communication
    – la relation hypnotique
    – gestion du stress du praticien

Les étapes d’une séance d’hypnose
– la prise de contact,
– les inductions par âge,
– la phase de travail : suggestions et images métaphoriques,
– retour à l’état ordinaire de conscience

  1. Mémoire et hypnose
  2. Urgence, anxiété, présentation des techniques hypnotiques brèves
  3. Hypnose conversationnelle

3ème Module :

  • Hypnose et techniques d’hypnoanalgésie spécifiques
  • Analyse des pratiques
  • – les éléments de parasitage
  • – les faux échecs
  • L’autohypnose : intérêts et principe
  • Techniques d’hypnoanalgésie approfondies
  • Hypnose et récit métaphorique, création de canevas adaptés
  • Atelier « Projet de soin »

4ème Module  :

  • Supervision et Bilan
  • Analyse des pratiques : travail sur le stress et la gestion des résistances
  • Présentation et analyse des « projets de soin »
  • Improvisation et jeux de rôle entraînement à l’hypnoanalgésie
  • Bilan de la formation et perspectives

- Publics concernés par la formation

  • Cette formation s’adresse aux professionnels de la santé exerçant dans le secteur hospitalier : médecins, infirmiers, psychologues, kinésithérapeutes…

- Durée de la formation

  • 3 modules de 2 jours.

- Tarifs

  • Tarif institutionnel : 1935 €
  • Tarif individuel : 1290 €

Lieu de formation : Paris

- Hôpitaux :
Si vous souhaitez organiser cette formation au sein de votre hôpital ou pour toute information complémentaire, vous pouvez nous contacter au 01 42 51 68 84 ou nous transmettre votre demande en cliquant ici

- Contacts

  • IFH Institut Français d’Hypnose
  • 38 rue René Boulanger - 75010 PARIS
  • Tél. : 01 42 51 68 84
  • contact@ifh.fr
  • http://www.hypnose.fr

Hypnose : un congrès pour cette discipline qui a le vent en poupe

2 500 experts venus du monde entier sont réunis à Paris pour participer à un congrès sur l’hypnose. Réputée pour ses effets sur la douleur, elle est devenue un véritable outil thérapeutique utilisé par les professionnels de santé.

Cette discipline est de plus en plus répandue dans le domaine médical. L’efficacité de l’hypnose dans le traitement de la douleur et la gestion du stress a été prouvée scientifiquement. Reconnue par l’Académie de médecine en 2013, cette discipline est considérée comme une thérapie complémentaire aujourd’hui utilisée dans les hôpitaux et les blocs opératoires pour aider et parfois remplacer une anesthésie.

- Franck Garden-Brèche est médecin urgentiste en Bretagne. Il pratique régulièrement l’hypnose sur ses patients.

Ecouter son témoignage

- L’hypnose permet aussi de traiter certaines addictions comme le tabac. Le psychiatre Claude Virot l’utilise pour soigner la dépression.

Ecouter son témoignage

Cette année en France, plus de 2 000 professionnels de santé se sont formés à l’hypnose. Claude Virot milite pour que ces formations soient reconnues par un diplôme officiel. Histoire d’éviter les dérives.

Par Yann Gallic, 27 Août 2015 franceinter.fr


Hôpital de Lorient. L’anesthésie sous hypnose

Chaque année, plus de 180 interventions chirurgicales sous hypnose sont réalisées au Centre hospitalier de Bretagne Sud, à Lorient. Alternative à l’anesthésie générale, cette méthode innovante, proche de la sophrologie, se pratique surtout au bloc opératoire de gynécologie. Isabelle de Kervignac, 43 ans, vient de l’expérimenter.

Ce vendredi, trois opérations sous hypnose sont programmées au bloc opératoire de gynécologie. Isabelle, 43 ans, doit subir, à 8 h 30, l’un des deux « Essure » de la journée. Méthode de stérilisation endotubaire (et définitive) qui consiste à introduire, par les voies naturelles, des micro-implants dans les trompes de Fallope.

Pendant la préparation du bloc, masque chirurgical rabattu sur le cou, Pascale Hagneré, l’infirmière anesthésiste, vient s’asseoir à côté de la patiente allongée sur la table d’opération. Délicatement elle lui prend la main, s’approche de son visage pour lui chuchoter quelques mots. Des mots qui apaisent et réconfortent. La candidate à l’hypnose, sourire crispé, est encore un peu tendue. Normal...

Un peu de douceur

À peine troublé par le cliquetis métallique du matériel et le ronronnement des machines, le silence s’installe. Le contraste est saisissant entre les deux femmes qui font bloc, presque déconnectées, et les opérateurs qui s’activent dans la salle. D’un côté, le corps livré aux mains des soignants, de l’autre, l’esprit qui s’abandonne aux paroles de l’anesthésiste. La séance d’hypnose peut commencer.
Le « signaling » à portée de main pour déclencher une mini-dose d’analgésique à chaque signal d’inconfort, la soignante fait rempart. Vient le moment où la patiente est invitée à rejoindre, par l’esprit, son « lieu de sécurité » (sa chambre, en l’occurrence, comme souvent), avant de se concentrer sur son « évocation agréable ». Ce matin, ce sera un voyage en Sardaigne, avec mari et enfants.

Quelques minutes de transe hypnotique

- 8 h 55 : l’infirmière murmure toujours à l’oreille de la jeune femme tandis que sa main dessine des courbes imaginaires. Les paupières, de plus en plus lourdes, se ferment. Papillonnent par intermittence. En « transe hypnotique », Isabelle semble dormir, paisiblement. Mais rien à voir avec le sommeil. Plutôt un état second. « Le corps reste sur place, tandis que l’esprit s’en va loin pour se réfugier dans une bulle de confort », raconte Pascale Hagneré.
Sans la quitter des yeux, l’anesthésiste ne perd jamais de vue le travail de l’équipe soignante. Tout est parfaitement synchronisé. Jusqu’à donner le feu vert et accorder ses suggestions aux gestes les plus sensibles de l’intervention ou pour passer un cap délicat. « Elle m’a serré la main quand le col s’est dilaté. J’ai alors évoqué un coquillage pointu...  ».
Car l’hypnose n’anesthésie pas les sensations. « Bien au contraire. Pour que l’esprit soit surconcentré, il faut mettre en éveil tous les sens, la vue, l’ouïe, les odeurs, les saveurs...  ». Ce matin, la patiente a entendu les rires des enfants, la voix de son mari. Des images rassurantes pour détourner l’attention.
- 9 h 05 : l’intervention touche à sa fin. C’est aussi le chemin du retour pour la patiente. D’une voix plus ferme et désormais perceptible, Pascale demande à Isabelle de prendre une grande inspiration. « Pour (re) connecter le corps et l’esprit et revenir dans le présent d’ici et de maintenant ».
Le « réveil » est presque instantané. Pas besoin de claquements de doigts. La lumière s’intensifie. « Bravo, c’est vous qui avez fait tout ce travail. Je vous félicite. Vous avez été parfaite », lui lance-t-elle tout sourire.

Les patients acteurs de leurs soins

Rapidement, la patiente rejoint la salle de réveil. Presque une formalité avant de regagner sa chambre et enfin rentrer chez elle à Kervignac. « Je voulais éviter les effets secondaires de l’anesthésie, la nausée, la tête dans le coaltar et être sur pied rapidement  », témoigne la patiente, soulagée. Le résultat est concluant. «  J’étais concentrée sur le discours de l’anesthésiste, mais je percevais tout ce qui se passait, sans aucune sensation de douleur, dans un état de semi-conscience. Conditionnée, j’arrivais à partir vers des images positives ». « Mais, reconnaît la jeune femme, encore faut-il être dans de bonnes dispositions, faire confiance aux équipes soignantes et accepter de lâcher prise  ».

Son infirmière, formée à l’hypnose depuis 10 ans, confirme : « On peut soigner avec autre chose que des médicaments et de la technique. Tous les patients ont des ressources pour se faire du bien et devenir acteurs de leurs soins ».

source : Le Télégramme


Lorient. Opérations sous hypnose au CHBS par Letelegramme


Hôpital de Guingamp : « J’ai été opérée sous hypnose »

Au centre hospitalier de Guingamp, on pratique l’hypnose, une méthode qui permet « d’amener le patient ailleurs ».

20/05/2016 à 10:43 par Gaël Arcuset, source :lechodelargoat.fr

L’anesthésie locale est souvent associée à l’hypnose, mais pas systématiquement. La technique de l’hypnosédation permet de diminuer de manière très importante la quantité de produits utilisés, voire d’éviter leur emploi.

L’anesthésie locale est souvent associée à l’hypnose, mais pas systématiquement. La technique de l’hypnosédation permet de diminuer de manière très importante la quantité de produits utilisés, voire d’éviter leur emploi.

Au centre hospitalier de Guingamp, on pratique l’hypnose ; une méthode qui permet « d’amener le patient ailleurs » durant les opérations. L’établissement a ouvert ses portes à notre rédaction.

Au bloc opératoire de l’hôpital de Guingamp, c’est un bouillonnement permanent. Les téléphones sonnent. Les portes automatiques s’ouvrent et se ferment sans cesse. Les personnels se croisent et échangent des consignes, des sourires. Quelques traits d’humour, aussi, pour se détendre avant un nouveau moment de concentration. Les brancardiers vont et viennent. C’est l’effervescence.

Mais dans l’une des salles d’opération, toute cette vie à cent à l’heure, normalement bruyante, se réduit à des gestes lents. A des murmures. A quelques chuchotements et au langage des signes. Dans cette pièce, une patiente subit une cimentoplastie sous hypnose (injection de ciment au niveau d’une vertèbre). C’est le Dr Daumas, chirurgien orthopédiste, qui opère. Un acte qui nécessite une extrême précision, à proximité de la colonne vertébrale.

S’il n’y a pas un bruit dans la pièce, ce n’est pas uniquement pour que le chirurgien puisse se concentrer sur son intervention. C’est aussi pour que rien ne vienne perturber le processus d’hypnose entamé auprès de la patiente. Des tiroirs qui claquent, un plastique durement froissé, quelques phrases prononcées trop fort, des mouvements trop brusques risqueraient de perturber le travail de toute une équipe. La musique irlandaise diffusée dans la pièce ne dérange pas la patiente, au contraire elle la rassure. C’est elle qui l’a choisie, l’un de ses groupes préférés.

Le patient replonge dans ses souvenirs

Sophie Dupont, infirmière anesthésiste formée à l’hypnose (lire ci-dessous), se tient assise en bout de la table d’opération. Sa tête est avancée contre celle de la patiente, allongée sur le ventre. Sophie lui demande de lui parler de bons souvenirs. La jeune retraitée évoque le jardin, les cassis, les figues, les mirabelles. Elle pense à son chat aussi, à la nature, aux feuillages verts. Elle évoque également un voyage au bout du monde qui l’a beaucoup marquée. Toutes ces confidences proviennent d’une simple question : « Si vous n’étiez pas ici, où aimeriez-vous être ?  » Tout est si intime, qu’on voit juste les lèvres des deux femmes bouger. On perçoit à peine le son de leurs voix, couvert par le ronronnement, pourtant très léger, des appareils électriques.

Dans un état de conscience modifié

Même si l’on croit percevoir des signes d’endormissement, la patiente gardera toujours un œil ouvert durant l’opération. Elle est « dans un état de conscience modifié », à tel point qu’elle aura parfois du mal à parler.

Pendant ce temps le chirurgien s’affaire à son œuvre, ses outils enfoncés avec une précision d’horloger dans le dos de la patiente. Il contrôle régulièrement l’avancement de son travail grâce aux radios, qui apparaissent sur les écrans lumineux qui l’entourent. Tout se déroule très bien. Un pouce levé entre l’infirmière anesthésiste et le docteur, le confirme.

Après 45 minutes, l’opération est terminée. La lumière, tamisée en cours d’opération pour une meilleure lecture des écrans, va retrouver son intensité. Sur le brancard qui reconduit la patiente à sa chambre, les deux femmes échangent une dernière parole : elles reparlent du bon goût des des fraises du jardin de madame, qui ont été le fil conducteur de toute l’intervention sous hypnose…

Les chirurgiens apprécient

Le Dr Daumas, qui exerce également à Saint-Brieuc, reconnaît qu’il apprécie opérer un patient placé sous hypnose, expliquant notamment que « l’ambiance feutrée et calme de la salle d’opération, c’est agréable pour le patient mais aussi pour l’ensemble de l’équipe  ». Son confrère gynécologue-obstétricien, Dorin Ionesco, insiste sur le « respect mutuel  » qui existe entre les différents corps de métiers impliqués. « Le chirurgien doit savoir attendre s’il y a une réaction du patient. Nous devons aussi adapter nos façons de faire, comme par exemple ne pas mettre des produits froids sur la peau et toujours avoir des gestes doux. »


Quelle histoire ! Hypno VR ou l’anesthésie du futur

31 octobre 2017, source bpifrance.fr

Hypno VR recourt à la réalité virtuelle pour effectuer des anesthésies sous hypnose. Cette pratique, qui fait partie des enjeux de demain, entraîne moins d’effets secondaires que les anesthésies médicamenteuses. La mise sur le marché de cette 1re solution d’hypnose médicale autonome en RV est prévue pour l’été 2018. Découvrez l’histoire de ce projet innovant.

La réalité virtuelle au service de l’hypnose en anesthésie

A l’origine d’Hypno VR, deux médecins anesthésistes et hypno praticiens, les docteurs Denis Graff et Chloé Chauvin. Se fondant sur leur pratique, ils ont eu recours à la réalité virtuelle pour concevoir des outils d’hypno sédation capables d’induire et maintenir un état d’hypnose au cours d’une procédure chirurgicale. En octobre 2016, ils créent la société Hypno VR dans laquelle ils s’associent à Nicolas Schaettel, expert en développement d’entreprises et start-up high-tech.

"Notre objectif : permettre au plus grand nombre de patients, de médecins et d’établissements de santé, d’accéder aux bénéfices avérés de l’hypnose en anesthésie"

Comment ça marche ?

Hypno VR utilise des casques de réalité virtuelle et développe des logiciels qui associent des techniques hypnotiques.
Une stimulation de l’ensemble des sens, une focalisation de l’attention, une désorientation temporospatiale plongent progressivement le patient dans un état de conscience modifié qui le rend accessible à des suggestions de confort, de bien-être de guérison et diminue sa perception douloureuse.

Ce procédé totalement novateur a été triplement primé au Hackathon, Hacking Healthcamp de Strasbourg en mars 2016. Il est soutenu depuis l’origine par Bpifrance via la Bourse French Tech Emergence,et a également été finaliste du concours iLab.
Il fait partie du programme d’incubation de SEMIA, incubateur public d’Alsace. Il est labellisé par le pôle French Tech MedTech.

Le saviez-vous ?

  • En France, chaque année près de 12 millions d’anesthésies sont pratiquées, un nombre en augmentation constante de 5 % par an.
  • Plus de 30 % des patients anesthésiés subissent un ou plusieurs effets indésirables : nausées, troubles de la mémoire…, voire des complications parfois graves pouvant engager le pronostic vital. Face à ces risques, l’utilisation de l’hypnose représente une alternative crédible à l’anesthésie générale.

Les avantages de l’anesthésie sous hypnose

  • Outre une réduction du risque anesthésique et une augmentation de la sécurité, l’hypnose diminue le stress, réduit la consommation d’antalgiques, notamment morphiniques, raccourcit les durées de séjour et d’hospitalisation et accélère la réhabilitation post-opératoire, souvent de façon spectaculaire.
  • Une anesthésie sous hypnose peut, selon la nature de l’intervention, permettre une économie de 300 € à plus de 1 000 € par rapport à une anesthésie médicamenteuse, pour les établissements et le système de santé.
  • Dans plus de la moitié des opérations, l’anesthésie sous hypnose pourrait remplacer l’anesthésie médicamenteuse, soit plus de 6 millions d’actes chirurgicaux par an en France

Aujourd’hui et demain

  • Aujourd’hui : le lancement par Hypno VR d’une première levée de fonds, pour accélérer son développement et lancer commercialement l’anesthésie du futur.
  • A l’été 2018 : une offre commercialisée auprès des 2 000 établissements de santé en France en s’appuyant sur le rôle prescripteur des 11 000 anesthésistes.
  • A moyen terme : une diffusion rapide dans les pays de l’Union européenne ainsi que l’exploration de marchés connexes. Les indications d’Hypno VR s’étendent notamment à la radiologie et la cardiologie interventionnelles, la prévention des nausées-vomissements en chimiothérapie, le traitement du stress post-traumatique, la gestion de la douleur et du stress en médecine pré-hospitalière et au service des urgences, la réalisation de gestes invasifs dans les services de médecine et en pédiatrie, les soins dentaires, le coaching sportif, le sevrage tabagique, la gestion du poids…

Un casque de réalité virtuelle pour réduire l’angoisse des patients

Publié le mercredi 29 novembre 2017, source : lessentiel-anesthesie-reanimation.fr

Sélectionné pour son originalité, un casque de réalité virtuelle diminuant le stress des patients avant chimiothérapie, a été présenté le 20 novembre dernier au ministère de la Santé par Marie-Catherine Penot, cadre de santé d’anesthésie, et Amélie Lazaro, infirmière du service d’anesthésie, de l’Institut Curie (Saint-Cloud), en compagnie de leurs homologues du Centre Léon-Bérard (Lyon).

« A l’Institut Curie, nous avons voulu étudier dans quelle mesure la réalité virtuelle pouvait aider les patients à mieux vivre la pose de PAC (le port-à-cath qui permet d’administrer les chimiothérapies), source de stress (peur d’avoir mal, début du traitement...) », explique Marie-Catherine Penot, cadre de santé.

L’étude a été réalisée sur deux groupes de patients, l’un bénéficiant de la réalité virtuelle, et l’autre pas. Le dispositif a été proposé en salle d’attente, en amont de la pose et pour une durée de quinze minutes. L’expérience s’est avérée très concluante pour les patients ayant bénéficié de cette nouvelle technique.

Concrètement, il s’agit d’un casque audio et visuel qui permet d’accompagner le patient vers un état de relaxation, avec des techniques proches de celles de l’hypnose médicale. « Les images emmènent les patients vers un monde sous-marin, pendant un temps adaptable (5 à 15 minutes), et une voix les guide quant à la maîtrise de leur respiration pour mieux se détendre », explique Marie-Catherine Penot, qui a introduit cette pratique sur le site hospitalier de l’Institut Curie à Saint-Cloud en septembre 2016.

- Un, puis deux, puis trois appareils de réalité augmentée

Initialement prêté par le fabricant, le casque est désormais disponible à Paris et à Saint-Cloud.

Une étude est en cours sur l’intérêt du casque de réalité virtuelle mais cette fois-ci pendant l’acte de retrait du site implantable.

Par ailleurs, les cadres de santé ont également le projet d’investir dans ce type de matériel afin d’apporter aux patients douloureux, angoissés dans une période de décision médicale ou d’abstention thérapeutique, le moyen de s’évader de la réalité de la maladie et de ses symptômes.

Enfin depuis juin 2017, les équipes de Soins intensifs (USI) et du service Ponction – Prélèvement – Pansement (PPP) du site de Paris mènent une étude sur l’impact de l’utilisation de ces casques sur le ressenti d’anxiété des patients au cours des actes de soins prodigués. Aujourd’hui, un échantillon de 29 patients permet de constater que 77 % d’entre eux expriment un réel soulagement de l’anxiété.

A termes, l’objectif est de généraliser cet outil dans les services d’hospitalisation jour – nuit (pédiatrie, chirurgie, médecine) et les plateaux techniques (radiologie, bloc opératoire) pour que tous les patients de l’institut en bénéficient.


Anesthésie. Les casques de réalité virtuelle entrent au bloc opératoire

Publié le 26 octobre 2018

Gants, scalpels, ciseaux… et pour les patients, casques de réalité virtuelle ! L’équipement du bloc opératoire s’enrichit d’un nouvel objet inattendu sous l’impulsion d’une start-up strasbourgeoise, qui lance des outils pour faciliter la vie des anesthésistes hypnothérapeutes.

« L’hypnose médicale, ça fait 20 ans que ça existe. On sait que ça marche, ça permet de traiter douleur et anxiété, de diminuer les doses de médicaments anesthésiques et, du même coup, les effets secondaires, ça améliore la récupération… », énumère Nicolas Schaettel, un des fondateurs de la société HypnoVR.

Cette pratique se répand de plus en plus dans les hôpitaux mais les hypnothérapeutes, victimes de leur succès, manquent de temps à consacrer aux patients.

HypnoVR, fondé en 2016 par deux anesthésistes et un entrepreneur, propose une solution : des logiciels et casques de réalité virtuelle permettent à l’hypnothérapeute de s’occuper de plusieurs patients à la fois. « Quand on fait de l’hypnose, on voudrait en faire à tout le monde : ça fait un bien fou au patient », explique Chloé Chauvin, une des trois fondatrices de la start-up, elle-même anesthésiste et qui pratique l’hypnose depuis cinq ans. « Mais c’est chronophage : quand on fait de l’hypnose, on ne peut rien faire d’autre en même temps. L’idée, grâce au casque de réalité virtuelle, c’est de faciliter l’isolement multisensoriel du patient », qui est ainsi plongé dans un monde virtuel propice à un laisser-aller, exactement comme avec un hypnothérapeute.

« Ce n’est pas utiliser la technologie pour utiliser la technologie. On résout un problème concret du quotidien des professionnels de santé », reprend Nicolas Schaettel. Pour ce faire, l’entreprise strasbourgeoise, qui emploie cinq personnes et devrait embaucher trois autres salariés d’ici peu, crée des logiciels dédiés.

Trois univers proposés aux patients

Les patients souhaitant avoir recours à l’hypnose avec un casque de réalité virtuelle peuvent choisir entre trois univers visuels – promenade alpine, plage ou fonds sous-marins -, combinés avec un univers sonore et une voix. Le film projeté dans le casque respecte la structuration d’une séance d’hypnose.

« J’utilise le casque toutes les semaines », reprend Chloé Chauvin, spécialisée en pédiatrie à l’hôpital de Hautepierre à Strasbourg. « Pour le moment, la réalité virtuelle fait aussi bien que l’hypnose avec un thérapeute. L’avantage c’est que le casque peut aussi être utilisé a posteriori : après une intervention douloureuse par exemple si un enfant le demande à 22 h. Même si l’anesthésiste est parti, on peut lui mettre, il y a un scénario de 20 minutes et ça l’apaise durant plusieurs heures ».

Des résultats encourageants

Trois études cliniques ont déjà donné des résultats encourageants pour les logiciels créés par HypnoVR. Mais il reste encore beaucoup de recherches à faire sur cette thématique, notent Chloé Chauvin et Denis Graff, le troisième fondateur de l’entreprise.

Sachant que 12 millions d’anesthésies sont pratiquées chaque année en France, la généralisation de ces casques de réalité virtuelle pourrait permettre aux hôpitaux de réaliser des économies, en ouvrant la porte à davantage d’opérations en ambulatoire, réduisant les frais de séjour des patients et les quantités de médicaments antidouleur utilisées.

Des limites cependant

Le système a toutefois ses limites et ne pourrait pas fonctionner pour une chirurgie abdominale ou thoracique lourde.

« Ce n’est pas non plus de la magie ou de l’hypnose de spectacle, même si Messmer est très fort », sourit Chloé Chauvin, en référence à l’hypnotiseur québecois. « Mais le casque de réalité virtuelle est un outil supplémentaire très intéressant dans l’arsenal que peut proposer un médecin ».

HypnoVR, qui a levé 700 000 euros pour se lancer, commence tout juste à commercialiser ses logiciels et casques, avec un système d’abonnements. Des discussions avancées sont en cours avec une trentaine d’hôpitaux en France.

L’idée lancée par Denis Graff, Chloé Chauvin et Nicolas Schaettel pourrait même rapidement s’exporter puisque l’entreprise a été invitée au prestigieux salon CES des nouvelles technologies de Las Vegas en janvier.

Source : letelegramme.fr

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Arnaud BASSEZ

IADE/formateur afgsu

Administrateur


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I - Généralités :
BMI :

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ALRIV (Anesthésie Locale intraVeineuse)

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samedi 23 octobre 2010
par  Arnaud Bassez

Réanimation cardio-repiratoire : guidelines 2010-2015

Retrouvez en fin de cet article, l’actualité des articles sur l’arrêt cardiaque, mise en ligne au fil des publications.
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jeudi 24 septembre 2009
par  Arnaud Bassez

Le xénon : sweet dreams

Le xénon, un gaz rare, a fait son entrée depuis quelques temps comme anesthésiant dans les blocs opératoires.
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Le gaz médical LENOXe d’Air Liquide, à base (...)

samedi 13 juin 2009
par  Arnaud Bassez

AIVOC (Anesthesie intraveineuse à objectif de concentration)

AIVOC
Anesthésie Intra-veineuse à Objectif de Concentration
(cliquez icipour voir l’animation)
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lundi 23 mars 2009
par  Arnaud Bassez

Choc anaphylactique

A lire, l’article sur l’allergie (latex, curares et autre)
Vous trouverez d’autres documents (pas forcément en lien avec le sujet présent), en consultant les "best of" de la SOFIA ainsi que les différents congrès publiés ici.
Docs en stock
Docs en stock 2 Anesthésie-Cardiologie-Femme (...)

Brèves

Lépine l’arrose

mardi 8 mai

Le concours Lépine 2018 récompense le « MedPack », une station de travail médicale

Cette station de travail médicale a été repérée par le service de Santé des Armées...

Le « MedPack », une station de travail médicale extra-hospitalière mise au point par Samuel Mercier.

Le 117e concours Lépine a récompensé lundi soir le « MedPack », une station de travail médicale extra-hospitalière mise au point par Samuel Mercier, un infirmier urgentiste aux Pompiers de Paris.

C’est à force d’intervenir au quotidien sur le terrain, de se rendre compte combien l’hygiène pouvait poser problème que Samuel Mercier a conçu, au bout de six ans, son prototype. « Cela faisait un siècle que l’on n’avait pas évolué, avec des conditions de travail inchangées » pour le personnel de santé intervenant en situation difficile, expliquait jeudi l’infirmier à l’AFP.

Une station de travail compacte pesant 7 kg

Ainsi, racontait-il, quand l’infirmier arrive sur un lieu d’accident ou d’attentat, «  il découvre son environnement de soin et souvent il n’est pas adapté, voire insalubre : il n’y a pas d’éclairage, pas de plan de travail etc. ». Sans compter que si l’on doit transfuser le patient, il faut compter sur un collègue pour tenir la perfusion, que les produits et autres seringues sont posés à même le sol puis jetés par terre…

Fort de son expérience, Samuel Mercier a donc conçu une station de travail compacte, pesant 7 kg et transportable à l’épaule, qui se déplie en trois secondes. Une fois stabilisé sur son trépied, le « MedPack » devient un « espace de travail emménagé » : poubelles pour le tri sélectif des déchets, pied à transfusion télescopique, ampoule éclairant la zone accidentée, plateau d’intubation intégré, mini-pharmacie sécurisée et même possibilité d’accrocher un parapluie !
Le « MedPack » bientôt déployé au Liban ?

Une cinquantaine de « MedPack » ont déjà été fabriqués et sont utilisés par les pompiers, ainsi que par des CHU en Suisse et en Belgique. Il doit prochainement être déployé au Liban auprès des militaires français. « D’autres utilisations en zones difficiles sont envisageables : lors d’interventions en montagne, à la campagne par des vétérinaires ou même en maison de retraite par des infirmiers libéraux  », selon Samuel Mercier.

Grâce à cette invention, l’infirmier urgentiste à obtenu la plus prestigieuse récompense du concours Lépine, le prix du président de la République, sous la forme d’un vase en porcelaine de Sèvres.

[...]

Source : 20minutes.fr Vanessa Rodrigues Biague

AB

Arrêt cardiaque, lecture continue

jeudi 7 septembre 2017

Retrouvez les articles sur l’arrêt cardiaque dans l’article dédié aux dernières recommandations 2015-2020.

Les quatre derniers articles intéressants de la semaine sont aussi sur le forum.

  • La question de la fréquence optimale de la ventilation pendant la réanimation cardio-respiratoire
  • Les femmes moins performantes pour une réanimation cardiopulmonaire
  • Un an après l’ECMO, comment vont-ils ?
  • Le SAOS protégerait le cerveau en cas d’arrêt cardiaque

Bonne lecture

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En relation

AB

Rapport relatif aux moyens mis en œuvre par l’État pour lutter contre le terrorisme depuis le 7 janvier 2015

mardi 12 juillet 2016

RAPPORT FAIT AU NOM DE LA COMMISSION D’ENQUÊTE relative aux moyens mis en œuvre par l’État pour lutter contre le terrorisme depuis le 7 janvier 2015 M. Georges FENECH Président - M. SÉBASTIEN PIETRASANTA Rapporteur

RAPPORT FAIT AU NOM DE LA COMMISSION D’ENQUÊTE relative aux moyens mis en œuvre par l’État pour lutter contre le terrorisme depuis le 7 janvier 2015 M. Georges FENECH Président-M. SÉBASTIEN PIETRASANTA Rapporteur

Le rapport présente 434 pages sur les attentats en France en 2015. Et mille pages d’annexes (les auditions).

Parmi les points mis en évidence, le document met clairement en lumière les "ratés " qui ont permis aux terroristes de Paris d’échapper à la surveillance. Ils étaient pourtant connus, à un titre ou un autre, des services judiciaires, pénitentiaires ou de renseignement. Tous avaient été fichés, contrôlés, écoutés ou incarcérés, à un moment de leur parcours de la délinquance à la radicalisation violente.

Voici les principaux constats de la commission :

Pour la création d’une "agence de lutte contre le terrorisme"

Pour éviter de nouvelles attaques, la commission prône notamment la création d’une "agence nationale de lutte contre le terrorisme" placée directement sous l’autorité du Premier ministre, sur le modèle américain du Centre national antiterroriste (NTC) créée après le 11 septembre 2001.

La nécessité de fusionner les trois forces d’élite

Le soir du 13 novembre, "l’intervention des forces d’intervention a été rapide, efficace et a démontré qu’elles étaient capables de collaborer", estime le rapporteur, le député socialiste Sébastien Pietrasanta qui s’interroge toutefois sur "le bien-fondé du maintien de plusieurs forces d’intervention spécialisées" et préconise, à terme, "la fusion des trois forces d’élite" (GIGN, Raid et BRI).

Pas gagné d’avance à mon avis.

Pour la création de "colonnes d’extraction" des victimes

Le principal problème, selon la commission, a été l’évacuation des victimes, qui a pu être retardée par le fait que les secours d’urgence n’avaient pas accès au périmètre des forces d’intervention. Dans ses 39 propositions, la commission préconise ainsi l’instauration de "colonnes d’extraction" des victimes.

L’échec du renseignement

Pour la création d’une agence nationale du renseignement

Des failles dans le renseignement pénitentiaire

L’attaque du Bataclan n’aurait pas pu être évitée

Des doutes sur l’efficacité des dispositifs de sécurisation du territoire

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Pour ceux qui voudraient lire les retex, ils sont disponibles sur l’article Les plaies par arme à feu - balistique des armes à feu

A lire Les rapports, les référentiels sur les services d’urgence

AB

Matos news 3

vendredi 24 juin 2016

Les moniteurs de la douleur dont disposent les anesthésistes depuis 2010 surveillent le diamètre de la pupille de l’œil ou la fréquence cardiaque. «  Leur faiblesse vient du fait qu’ils sont basés sur un seul paramètre. L’avantage du nouveau moniteur que nous étudions est qu’il est multiparamétrique  ». Le système nerveux autonome et le système hormonal de l’organisme réagissent aux stimuli douloureux par divers mécanismes qui induisent des changements mesurables.

Le nouveau moniteur dénommé PMD 200 (pain monitoring device) est équipé d’une technologie mise au point par la compagnie Medasense Biometrics Ltd. en Israël. Il se compose d’une petite sonde que l’on pince au bout du doigt du patient. Cette sonde est munie de quatre capteurs. L’un d’entre eux enregistre une courbe de pléthysmographie, qui décrit les variations du volume sanguin au moyen d’une mesure de la pulsatilité des capillaires, ces petits vaisseaux entre les artères et les veines. À chaque battement cardiaque se produit une onde de pulsatilité dans les capillaires. Cette onde de pulsatilité permet de calculer la variabilité de la fréquence cardiaque.

Ce nouveau dispositif surveille continuellement ces paramètres physiologiques qui sont affectés par les stimuli douloureux et par l’administration d’analgésiques. Un algorithme mathématique analyse ces données physiologiques et les convertit en temps réel en un index de douleur appelé Nol (pour nociception level index). Les valeurs de cet index sont représentées sur une échelle de 0 à 100. Une valeur entre 0 et 10 signifie que le patient ne ressent pas de douleur et qu’on peut même alléger un peu les doses d’analgésiques. Une valeur entre 10 et 25 est idéale. Et une valeur dépassant 25 signifie que le patient est en douleur et qu’il faut augmenter les doses.

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  • Douleur (le point de vue juridique)

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Matos news 2

samedi 21 mai 2016

Le laboratoire Dräger publie une alerte sur le remplissage des cuves de desflurane avec le produit du laboratoire Baxter.

Mesures de précaution au remplissage des cuves de desflurane Dräger

A lire et à diffuser autour de nous.

AB