Réanimation cardio respiratoire guidelines ILCOR-ERC 2020-2025

vendredi 6 novembre 2020
par  Arnaud Bassez
popularité : 17%

Cet article est maintenant celui qui fera référence à la prise en charge de l’arrêt cardio-respiratoire sur la période 2020-2025.

Actualisation le 25 août 2021

Les recommandations ont été publiées le 20 octobre 2020. Elles font suite aux recommandations

ERC-Guidelines 2021 - résumé exécuif. (En français)

European-Resuscitation-Council-Guidelines-2021-Epidemiology of cardiac arrest in Europe

European-Resuscitation-Council-Guidelines-2021-Systems saving lives

European-Resuscitation-Council-Guidelines-2021-Basic life support

European-Resuscitation-Council-Guidelines-2021-Adult advanced life support

European-Resuscitation-Council-Guidelines-2021-First aid


European-Resuscitation-Council-and-European-Society of intensive care medecine guidelines 2021, post resuscitation care

European-Resuscitation-Council-Guidelines-2021-Newborn resuscitation and support of transition of infants at birth

European-Resuscitation-Council-Guidelines-2021-Paediatric life support

European-Resuscitation-Council-Guidelines-2021-Education for resuscitation

European-Resuscitation-Council-Guidelines-2021-Ethics of resuscitation and end of life decisions

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Recommandations SUdF CFRC ACR et Covid 25 avril 2020
Prise en charge d’un patient en arrêt cardiaque en contexte d’épidémie COVID-19 AFGSU 1
Prise en charge d’un patient en arrêt cardiaque en contexte d’épidémie COVID-19 AFGSU 2
Réanimation cardiopulmonaire et défibrillation externe automatisée (DEA) adapté pour COVID-19 pour les secouristes non-professionnels (ERC)

Faits saillants des lignes directrices 2020 en matière de RCR et de SUC
Fondation des maladies du cœur et de l’AVC du Canada.

La société WEINMANN a développé le Mode ventilatoire CCSV Ventilation synchronisée aux compressions thoraciques (chest compression synchronized ventilation)
Le mode ventilatoire CCSV déclenche une insufflation en pression contrôlée synchronisée à chaque compression thoracique. Il constitue donc un complément idéal du mode RCP.
Cette insufflation empêche l’air contenu dans les poumons de s’échapper et accroît la pression thoracique pour assister le massage cardiaque, ce qui a pour avantage d’augmenter la pression artérielle, de stimuler la circulation sanguine et d’améliorer les échanges gazeux. Pendant la phase de décompression, le respirateur commute sur expiration et l’air peut s’échapper des poumons. Simultanément, la pression intrathoracique diminue et le sang retourne vers le cœur sans obstacle.

Un fréquencemètre aide l’utilisateur à maintenir la fréquence de compression optimale.
Le mode CCSV a l’avantage d’être compatible avec les planches à masser automatiques.

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Le système EOlife®lui permet le monitorage de l’efficacité de la ventilation durant la réanimation cardio pulmonaire.

2020 American Heart Association Guidelines for Cardiopulmonary Resuscitation and Emergency Cardiovascular Care

Part 1 Executive Summary 2020 American Heart Association Guidelines for Cardiopulmonary Resuscitation and Emergency Cardiovascular Care
Part 2 Evidence Evaluation and Guidelines Development 2020 American Heart Association Guidelines for Cardiopulmonary Resuscitation and Emergency Cardiovascular Care
Part 3 Adult Basic and Advanced Life Support 2020 American Heart Association Guidelines for Cardiopulmonary Resuscitation and Emergency Cardiovascular Care
Part 4 Pediatric Basic and Advanced Life Support 2020 American Heart Association Guidelines for Cardiopulmonary Resuscitation and Emergency Cardiovascular Care
Part 5 Neonatal Resuscitation 2020 American Heart Association Guidelines for Cardiopulmonary Resuscitation and Emergency Cardiovascular Care
Part 6 Resuscitation Education Science 2020 American Heart Association Guidelines for Cardiopulmonary Resuscitation and Emergency Cardiovascular Care
Part 7 Systems of Care 2020 American Heart Association Guidelines for Cardiopulmonary Resuscitation and Emergency Cardiovascular Care

2020 International Consensus on Cardiopulmonary Resuscitation and Emergency Cardiovascular Care Science With Treatment Recommendations

Executive Summary 2020 International Consensus on Cardiopulmonary Resuscitation and Emergency Cardiovascular Care Science With Treatment Recommendations
Evidence Evaluation Process and Management of Potential Conflicts of Interest 2020 International Consensus on Cardiopulmonary Resuscitation and Emergency Cardiovascular Care Science With Treatment Recommendations
Adult Basic Life Support 2020 International Consensus on Cardiopulmonary Resuscitation and Emergency Cardiovascular Care Science With Treatment Recommendations
Adult Advanced Life Support 2020 International Consensus on Cardiopulmonary Resuscitation and Emergency Cardiovascular Care Science With Treatment Recommendations
Pediatric Life Support 2020 International Consensus on Cardiopulmonary Resuscitation and Emergency Cardiovascular Care Science With Treatment Recommendations
Neonatal Life Support 2020 International Consensus on Cardiopulmonary Resuscitation and Emergency Cardiovascular Care Science With Treatment Recommendations
Education, Implementation, and Teams 2020 International Consensus on Cardiopulmonary Resuscitation and Emergency Cardiovascular Care Science With Treatment Recommendations

2020 International Consensus on First Aid Science With Treatment Recommendations

2020 International Consensus on First Aid Science With Treatment Recommendations

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Chest compressions during ventilation in out-of- hospital cardiac arrest cause reversed airflow

  • March 2018 Resuscitation 129
  • DOI:10.1016/j.resuscitation.2018.03.035
  • Project : Lazarus project

Authors :

  • Christophe Duchatelet
    - Universitair Ziekenhuis Ghent
  • Alain F Kalmar
    - AZ Maria Middelares
  • Koenraad G Monsieurs
    - Universitair Ziekenhuis Antwerpen
  • Said Hachimi-Idrissi
    - Universitair Ziekenhuis Ghent

- Objectif : Lors de la réanimation cardio-pulmonaire, une fois le patient intubé, les compressions et les ventilations sont effectuées simultanément. Les compressions thoraciques pendant la phase inspiratoire de la ventilation peuvent expulser l’air des poumons, provoquant ce que l’on appelle un « flux d’air inversé », ce qui peut conduire à une ventilation inefficace. Le but de cette étude est de déterminer l’occurrence de ce phénomène et de quantifier le volume de flux d’air inversé.

- Méthodes : étude observationnelle. Pendant la ventilation manuelle des patients intubés recevant des compressions thoraciques, le gradient de pression sur le tube endotrachéal a été mesuré à l’aide de deux cathéters remplis d’air connectés à un dispositif portable sur mesure. Les données de compression thoracique ont été mesurées à l’aide d’un accéléromètre sur un défibrillateur Zoll série E. Toutes les données sont rapportées sous forme de moyenne (écart-type ; intervalle).

- Résultats : Vingt-cinq patients et un total de 368 ventilations ont été étudiés, en moyenne 15 (6 ; 10-30) par patient. Le volume courant moyen, le volume minute et le taux de ventilation étaient respectivement de 690 ml (160 ; 240-1260), 10,5 L / min (4,8 ; 4,4-22,1) et 18 / min (6 ; 6-35). Un flux d’air inversé a été observé chez 21/25 patients (84%) et dans 65% de toutes les ventilations, avec en moyenne deux épisodes par ventilation. Cinquante-cinq pour cent des compressions thoraciques pendant la phase inspiratoire de la ventilation ont généré un flux d’air inversé. Le volume moyen du flux d’air inversé était de 96 ml par épisode (52 ; 12-364).

- Conclusion : Les compressions thoraciques pendant la ventilation chez les patients intubés ont généré un flux d’air inversé chez la plupart des patients. Il y avait une grande variation dans le nombre d’épisodes et le volume du flux d’air inversé entre les patients. L’effet de ce phénomène sur l’efficacité de la ventilation pendant la réanimation et sur les résultats doit être étudié plus en détail

(A) Pressure waveform of a manual ventilation without chest compressions. The pressure difference between proximal and distal (=tracheal) measurement point allows the calculation of airflow. Pproximal = proximal pressure ; Pdistal = distal pressure. (B) Pressure waveform of a manual ventilation with superimposed chest compressions. Pvent = ventilation pressure at the moment of compression


L’hypothermie pour arrêt cardiocirculatoire exposerait à un risque d’accidents thromboemboliques

Publié le 25/05/2021

Les maladies cardiovasculaires sont la principale cause de décès dans le monde. Néanmoins, selon l’American Heart Association, les taux de morts subites par arrêt cardiaque ont diminué de façon constante, passant de 138 à 98 pour 100 000 personnes-années. Il a été démontré que lors de la prise en charge du coma post-anoxique après la réanimation cardio-pulmonaire, la gestion ciblée de la température (GCT) réduit la mortalité et améliore le pronostic neurologique.

L’arrêt cardiaque est considéré comme un état pro-thrombotique et les cathéters de refroidissement endovasculaires peuvent augmenter le risque de thrombose. Par contre, la GCT augmente la fibrinolyse. Le résultat net de ces effets opposés reste largement inexploré. En outre, la fréquence exacte des accidents thromboemboliques veineux (TEV) n’est pas connue chez ces patients. Un étude rétrospective monocentrique a tenté de préciser leur taux chez des adultes admis pour un arrêt cardiaque extrahospitalier ou hospitalier, qui avaient bénéficié d’une GCT par cathéter de refroidissement endovasculaire, entre le 1er janvier 2007 et le 30 avril 2019

Au total, 562 patients ayant bénéficié d’une GCT (âge moyen 61,2 ± 15, 9 ans) ont été comparés à 562 patients traités pour un SDRA (groupe témoin, âge moyen 64,0 ± 19,0 ans). Ce groupe témoin était constitué sur des similitudes présumées quant aux facteurs affectant le risque de TEV : soins critiques, immobilité, durée du séjour et présence de cathéters veineux centraux.

Manque de précision sur certains facteurs pertinents…

Les patients ayant bénéficié d’une GCT ont présenté un taux significativement plus élevé d’accidents TEV (6,6 % vs 2,3 %, p = 0,006) et de thromboses veineuses profondes (TVP) (4,6 % vs 1,3 %, p = 0,011) par rapport au groupe témoin. Dans l’analyse multivariée, l’âge, le sexe, l’ethnie et la durée du séjour à l’hôpital n’ont pas été associés au développement d’accidents TEV dans le groupe étudié.

Cette étude, outre son caractère rétrospectif, n’a pu préciser l’impact de certains facteurs pertinents susceptibles d’affecter la pathogenèse et l’incidence de la maladie TEV, tels que le temps écoulé avant la récupération d’un état hémodynamique, la durée de l’hypoxémie et d’utilisation des vasopresseurs. Enfin, les auteurs n’ont étudié que l’incidence des accidents TEV, indépendamment de la localisation (membres supérieurs ou inférieurs). Bien que tous les patients aient eu un cathéter de refroidissement fémoral, ce qui pourrait potentiellement jouer un rôle dans le risque accru de thrombose, cette association n’a pas été explorée dans cette étude.

Dr Bernard-Alex Gaüzère
Référence
Toishi Sharma et coll. : Elevated risk of venous thromboembolism in patients undergoing therapeutic hypothermia after cardiac arrest. Resuscitation, 2021 ; 162 : 251-256. doi.org/10.1016/j.resuscitation.2021.03.013.

Source : jim.fr


A Tokyo, les défibrillateurs externes automatisés plus efficaces que le SAMU

Publié le 09/08/2021

L’arrêt cardiaque brutal est l’une des principales causes de décès dans les pays industrialisés. Une meilleure compréhension et application de la "chaîne de survie", ainsi que la révision des directives de réanimation cardio-pulmonaire (RCP), ont permis d’améliorer les résultats après un arrêt cardiaque extra-hospitalier, même s’ils restent médiocres. L’arrêt cardiaque est généralement associé à un effondrement hémodynamique dû à une fibrillation ventriculaire, et le délai d’attente avant la défibrillation est le facteur le plus déterminant des résultats dans ces cas. Les défibrillateurs externes automatisés (DEA) accessibles au public peuvent permettre aux témoins d’administrer une défibrillation précoce, ce qui peut améliorer le pronostic. Ainsi, des programmes de défibrillation accessibles au public ont été mis en place dans le monde entier, bien que le nombre absolu de patients qui en bénéficient soit apparemment faible, ce qui peut être lié à leurs lieux d’implantation. Par conséquent, une meilleure compréhension de l’efficacité des DAE accessibles au public dans des lieux spécifiques est nécessaire pour améliorer le succès de ces programmes.

D’après les données d’un registre basé sur la population des arrêts cardiaques extrahospitaliers à Tokyo (2014-2018), quelle est l’efficacité des DEA accessibles au public dans les gares ferroviaires de Tokyo ? Ont été retenus les personnes âgés de ≥18 ans qui ont été victimes d’un arrêt cardiaque dû à une fibrillation ventriculaire d’origine cardiaque présumée, en présence d’un témoin, dans les gares ferroviaires. Le résultat principal était la survie à 1 mois après l’arrêt cardiaque avec un devenir neurologique favorable (catégorie de performance cérébrale 1-2).

Le rapport coût-efficacité en faveur d’un déploiement dans les gares ferroviaires métropolitaines

Parmi les 280 patients éligibles ayant subi un arrêt cardiaque en présence d’un témoin et ayant reçu une défibrillation dans une gare, 245 patients (87,5 %) avaient reçu une défibrillation à l’aide d’un DEA accessible au public et 35 (12,5 %) administrée par les services médicaux d’urgence. Les résultats neurologiques favorables un mois après l’arrêt cardiaque étaient significativement plus fréquents dans le groupe ayant reçu une défibrillation à l’aide de DEA d’accès public (50,2 % contre 8,6 % ; odds ratio ajusté : 11,2, intervalle de confiance à 95 % : 1,43-88,4) que dans le groupe ayant reçu une défibrillation par le SAMU.

Au cours d’une période de 5 ans, cette étude montre que les résultats neurologiques favorables à 1 mois après l’arrêt cardiaque chez 101,9 personnes (IC à 95 % : 74,5-129,4) étaient uniquement attribuables à l’utilisation de DEA accessibles au public. Le rapport coût-efficacité différentiel pour obtenir un résultat neurologique favorable grâce aux DEA accessibles au public dans les gares, était inférieur à celui obtenu par un déploiement à l’échelle nationale (48,5 contre 2 133,4 unités de DEA).

Le déploiement de DEA accessibles au public dans les gares ferroviaires de Tokyo a donc été associée à de meilleurs résultats neurologiques après un arrêt d’origine cardiaque hors de l’hôpital, par rapport à la défibrillation par les services d’urgence avec, de plus, un profil coût-efficacité favorable. Ces résultats soutiennent une politique de santé publique qui donne la priorité aux gares ferroviaires métropolitaines dans les programmes de défibrillation à accès public.

Dr Bernard-Alex Gaüzère
Référence
Keita Shibahashi et al. Effectiveness of public-access automated external defibrillators at Tokyo railroad stations, Resuscitation, Volume 164, 2021, Pages 4-11, ISSN 0300-9572, https://doi.org/10.1016/j.resuscitation.2021.04.032.

Source : jim.fr

Lire l’article sur les défibrillateurs.


COVID-19 : réanimer ou non un arrêt cardiaque ?

Publié le 13/08/2021

Une étude de cohorte multicentrique menée aux États-Unis a révélé que 701/5 019 (14,0 %) des patients COVID-19 en état critique avaient présenté un arrêt cardiaque à l’hôpital, que 400/701 (57,1 %) avaient eu droit à un réanimation cardio-pulmonaire et que seulement 7 % d’entre eux avaient survécu jusqu’à la sortie de l’hôpital avec un état neurologique normal ou légèrement altéré. De plus, la prise en charge de l’arrêt cardiaque, dans le cadre de la COVID-19, se complique des préoccupations relatives au risque d’infection associé aux procédures générant des aérosols et aux risques qui en découlent pour le personnel. D’où des décisions de ne pas tenter de réanimation cardio-pulmonaire (NTBR).

L’étude PRIEST (Pandemic Respiratory Infection Emergency System Triage) a été mise en place afin de développer et d’évaluer des outils de triage pour les personnes se présentant dans les services d’urgences avec une suspicion de COVID-19. Dans cette analyse secondaire de l’étude PRIEST englobant 13 977 patients hospitalisés avec une suspicion de COVID-19, sont décrites les caractéristiques et le devenir des adultes hospitalisés en fonction de la décision de NTBR, ainsi que les facteurs associés à ce type de décision et les caractéristiques lors de l’admission et le devenir (décès ou assistance d’organe) jusqu’à 30 jours. Les patients ont été classés en deux catégories : NTBR précoce (avant ou le jour de l’admission) d’une part, et d’autre part absence de décision NTBR ou bien NTBR décidée après le jour de l’admission.

Ont été exclus 1 249 patients dont les données sur le NTBR faisaient défaut. La décision de NTBR précoce a été prise chez 3 929/12 748 (31 %) patients, lesquels ont finalement présenté un taux de mortalité beaucoup plus élevé (40,7 % contre 13,1 %) et un recours plus faible à l’assistance d’organes (11,6 % contre 15,7 %), tout en bénéficiant néanmoins de tout un éventail d’interventions d’assistance d’organes, certaines à des taux comparables à ceux des personnes chez lesquelles une décision de NTBR tardive ou de poursuivre la réanimation avait été prise (par exemple : taux de ventilation non invasive 4,4 % contre 3,5 %).

En analyse multivariée, un âge plus élevé (p < 0,001), une tumeur maligne active (p < 0,001), une pathologie pulmonaire chronique (p < 0,001), un état de performance limité (p < 0,001) et des variables physiologiques anormales étaient associés à une augmentation de la décision de NTBR précoce. Curieusement et sans explication, l’origine asiatique a était associée à une moindre fréquence de décisions de NTBR précoce (p = 0,001).

La décision de ne pas tenter de réanimation cardio-pulmonaire n’est pas systématiquement associée au décès

Comme cela est bien connu au décours des décisions de NTBR chez de nombreux patients et pour d’autres pathologies que la COVID-19, cette étude confirme que de nombreux patients chez lesquels avait été prise une décision de ne pas entreprendre la réanimation cardio-pulmonaire ont néanmoins bénéficié d’interventions de sauvetage et que la plupart ont survécu jusqu’à 30 jours. Les auteurs indiquent n’avoir pu recueillir les données détaillées leur permettant d’explorer les raisons des décisions de NTBR et ne pas être en mesure de proposer des explications pour les associations identifiées dans leur analyse.

Dr Bernard-Alex Gaüzère
Référence
Laura Sutton et al. Do not attempt cardiopulmonary resuscitation (DNACPR) decisions in people admitted with suspected COVID-19 : Secondary analysis of the PRIEST observational cohort study, Resuscitation, Volume 164, 2021, Pages 130-138, ISSN 0300-9572.

Source : jim.fr

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Arnaud BASSEZ

IADE

Administrateur

Enseignant CESU-formateur AFGSU


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vendredi 6 novembre 2020
par  Arnaud Bassez

Réanimation cardio respiratoire guidelines ILCOR-ERC 2020-2025

Cet article est maintenant celui qui fera référence à la prise en charge de l’arrêt cardio-respiratoire sur la période 2020-2025.
Actualisation le 25 août 2021
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Les nouvelles recommandations 2020-2025 sont disponibles depuis le 20 (...)

mercredi 3 décembre 2014
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vendredi 4 avril 2014
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décollage
croisière
atterrissage
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Le passager qui embarque dans un (...)

mercredi 19 juin 2013
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Arrêté du 17 août 2021 portant diverses dispositions relatives à l’indemnisation des professionnels de santé en exercice, retraités ou en cours de formation réquisitionnés dans le cadre de l’épidémie de covid-19
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jeudi 13 septembre 2012
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Quelques isoenzymes assurent le métabolisme de la plupart des médicaments
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Le syndrôme atropinique

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Le syndrome atropinique (alias anticholinergique) est lié soit à une intoxication par des plantes (telles que la belladone) ou des produits industriels, soit à des médicaments. Les médicaments ayant des effets atropiniques (alias parasympatholytiques, alias (...)

samedi 14 janvier 2012
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Pas toujours expliquées dans les écoles IADE, ni par les professionnels de terrain, voici une modeste tentative de colliger des articles en lien avec les interventions chirurgicales.
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vendredi 23 décembre 2011
par  Arnaud Bassez

Bases Générales en Anesthésie et en Réanimation

Les pré requis. Et les références. Pour les MAR et les IADE. Bases Générales en Anesthésie et en Réanimation

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Anesthésie de l’obèse

Dernière actualisation 24 août 2021
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Principaux faits À l’échelle mondiale, le nombre de cas d’obésité a presque triplé depuis 1975. En 2016, plus de 1,9 milliard d’adultes – personnes de 18 ans et plus – étaient en surpoids. Sur ce total, plus de 650 (...)

mardi 19 avril 2011
par  Arnaud Bassez

ALRIV (Anesthésie Locale intraVeineuse)

Depuis l’avènement de l’échographie pour les blocs plexiques, l’anesthésie loco-régionale a bien évolué, passant du neurostimulateur à une vision du nerf, annihilant tout mouvement algique.
Pourtant, il reste une technique simple, fiable peu onéreuse et aisément reproductible, qui est l’anesthésie (...)

samedi 23 octobre 2010
par  Arnaud Bassez

Réanimation cardio-repiratoire : guidelines 2010-2015

Retrouvez en fin de cet article, l’actualité des articles sur l’arrêt cardiaque, mise en ligne au fil des publications.
Les nouvelles recommandations 2015-2020 sont disponibles depuis le 15 octobre 2015
En attendant le 15 octobre 2015, voici ce que l’on peut déjà définir des futures recommandations (...)

jeudi 24 septembre 2009
par  Arnaud Bassez

Le xénon : sweet dreams

Le xénon, un gaz rare, a fait son entrée depuis quelques temps comme anesthésiant dans les blocs opératoires.
Les premières recherches sur l’utilisation du xénon comme anesthésiant remontent aux années 50. Il est utilisé en Russie depuis une dizaine d’années.
Le gaz médical LENOXe d’Air Liquide, à base (...)

samedi 13 juin 2009
par  Arnaud Bassez

AIVOC (Anesthesie intraveineuse à objectif de concentration)

AIVOC
Anesthésie Intra-veineuse à Objectif de Concentration
Cliquez sur l’image pour voir l’animation
I Définition
Prescrire une concentration plasmatique cible pour obtenir l’effet recherché et modifier le niveau d’anesthésie en ajustant cette concentration cible au niveau du plasma ou niveau (...)

Brèves

Lépine l’arrose

mardi 8 mai 2018

Le concours Lépine 2018 récompense le « MedPack », une station de travail médicale

Cette station de travail médicale a été repérée par le service de Santé des Armées...

Le « MedPack », une station de travail médicale extra-hospitalière mise au point par Samuel Mercier.

Le 117e concours Lépine a récompensé lundi soir le « MedPack », une station de travail médicale extra-hospitalière mise au point par Samuel Mercier, un infirmier urgentiste aux Pompiers de Paris.

C’est à force d’intervenir au quotidien sur le terrain, de se rendre compte combien l’hygiène pouvait poser problème que Samuel Mercier a conçu, au bout de six ans, son prototype. « Cela faisait un siècle que l’on n’avait pas évolué, avec des conditions de travail inchangées » pour le personnel de santé intervenant en situation difficile, expliquait jeudi l’infirmier à l’AFP.

Une station de travail compacte pesant 7 kg

Ainsi, racontait-il, quand l’infirmier arrive sur un lieu d’accident ou d’attentat, «  il découvre son environnement de soin et souvent il n’est pas adapté, voire insalubre : il n’y a pas d’éclairage, pas de plan de travail etc. ». Sans compter que si l’on doit transfuser le patient, il faut compter sur un collègue pour tenir la perfusion, que les produits et autres seringues sont posés à même le sol puis jetés par terre…

Fort de son expérience, Samuel Mercier a donc conçu une station de travail compacte, pesant 7 kg et transportable à l’épaule, qui se déplie en trois secondes. Une fois stabilisé sur son trépied, le « MedPack » devient un « espace de travail emménagé » : poubelles pour le tri sélectif des déchets, pied à transfusion télescopique, ampoule éclairant la zone accidentée, plateau d’intubation intégré, mini-pharmacie sécurisée et même possibilité d’accrocher un parapluie !
Le « MedPack » bientôt déployé au Liban ?

Une cinquantaine de « MedPack » ont déjà été fabriqués et sont utilisés par les pompiers, ainsi que par des CHU en Suisse et en Belgique. Il doit prochainement être déployé au Liban auprès des militaires français. « D’autres utilisations en zones difficiles sont envisageables : lors d’interventions en montagne, à la campagne par des vétérinaires ou même en maison de retraite par des infirmiers libéraux  », selon Samuel Mercier.

Grâce à cette invention, l’infirmier urgentiste à obtenu la plus prestigieuse récompense du concours Lépine, le prix du président de la République, sous la forme d’un vase en porcelaine de Sèvres.

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Source : 20minutes.fr Vanessa Rodrigues Biague

AB

Arrêt cardiaque, lecture continue

jeudi 7 septembre 2017

Retrouvez les articles sur l’arrêt cardiaque dans l’article dédié aux dernières recommandations 2015-2020.

Les quatre derniers articles intéressants de la semaine sont aussi sur le forum.

  • La question de la fréquence optimale de la ventilation pendant la réanimation cardio-respiratoire
  • Les femmes moins performantes pour une réanimation cardiopulmonaire
  • Un an après l’ECMO, comment vont-ils ?
  • Le SAOS protégerait le cerveau en cas d’arrêt cardiaque

Bonne lecture

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En relation

AB

Rapport relatif aux moyens mis en œuvre par l’État pour lutter contre le terrorisme depuis le 7 janvier 2015

mardi 12 juillet 2016

RAPPORT FAIT AU NOM DE LA COMMISSION D’ENQUÊTE relative aux moyens mis en œuvre par l’État pour lutter contre le terrorisme depuis le 7 janvier 2015 M. Georges FENECH Président - M. SÉBASTIEN PIETRASANTA Rapporteur

RAPPORT FAIT AU NOM DE LA COMMISSION D’ENQUÊTE relative aux moyens mis en œuvre par l’État pour lutter contre le terrorisme depuis le 7 janvier 2015 M. Georges FENECH Président-M. SÉBASTIEN PIETRASANTA Rapporteur

Le rapport présente 434 pages sur les attentats en France en 2015. Et mille pages d’annexes (les auditions).

Parmi les points mis en évidence, le document met clairement en lumière les "ratés " qui ont permis aux terroristes de Paris d’échapper à la surveillance. Ils étaient pourtant connus, à un titre ou un autre, des services judiciaires, pénitentiaires ou de renseignement. Tous avaient été fichés, contrôlés, écoutés ou incarcérés, à un moment de leur parcours de la délinquance à la radicalisation violente.

Voici les principaux constats de la commission :

Pour la création d’une "agence de lutte contre le terrorisme"

Pour éviter de nouvelles attaques, la commission prône notamment la création d’une "agence nationale de lutte contre le terrorisme" placée directement sous l’autorité du Premier ministre, sur le modèle américain du Centre national antiterroriste (NTC) créée après le 11 septembre 2001.

La nécessité de fusionner les trois forces d’élite

Le soir du 13 novembre, "l’intervention des forces d’intervention a été rapide, efficace et a démontré qu’elles étaient capables de collaborer", estime le rapporteur, le député socialiste Sébastien Pietrasanta qui s’interroge toutefois sur "le bien-fondé du maintien de plusieurs forces d’intervention spécialisées" et préconise, à terme, "la fusion des trois forces d’élite" (GIGN, Raid et BRI).

Pas gagné d’avance à mon avis.

Pour la création de "colonnes d’extraction" des victimes

Le principal problème, selon la commission, a été l’évacuation des victimes, qui a pu être retardée par le fait que les secours d’urgence n’avaient pas accès au périmètre des forces d’intervention. Dans ses 39 propositions, la commission préconise ainsi l’instauration de "colonnes d’extraction" des victimes.

L’échec du renseignement

Pour la création d’une agence nationale du renseignement

Des failles dans le renseignement pénitentiaire

L’attaque du Bataclan n’aurait pas pu être évitée

Des doutes sur l’efficacité des dispositifs de sécurisation du territoire

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Pour ceux qui voudraient lire les retex, ils sont disponibles sur l’article Les plaies par arme à feu - balistique des armes à feu

A lire Les rapports, les référentiels sur les services d’urgence

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Matos news 3

vendredi 24 juin 2016

Les moniteurs de la douleur dont disposent les anesthésistes depuis 2010 surveillent le diamètre de la pupille de l’œil ou la fréquence cardiaque. «  Leur faiblesse vient du fait qu’ils sont basés sur un seul paramètre. L’avantage du nouveau moniteur que nous étudions est qu’il est multiparamétrique  ». Le système nerveux autonome et le système hormonal de l’organisme réagissent aux stimuli douloureux par divers mécanismes qui induisent des changements mesurables.

Le nouveau moniteur dénommé PMD 200 (pain monitoring device) est équipé d’une technologie mise au point par la compagnie Medasense Biometrics Ltd. en Israël. Il se compose d’une petite sonde que l’on pince au bout du doigt du patient. Cette sonde est munie de quatre capteurs. L’un d’entre eux enregistre une courbe de pléthysmographie, qui décrit les variations du volume sanguin au moyen d’une mesure de la pulsatilité des capillaires, ces petits vaisseaux entre les artères et les veines. À chaque battement cardiaque se produit une onde de pulsatilité dans les capillaires. Cette onde de pulsatilité permet de calculer la variabilité de la fréquence cardiaque.

Ce nouveau dispositif surveille continuellement ces paramètres physiologiques qui sont affectés par les stimuli douloureux et par l’administration d’analgésiques. Un algorithme mathématique analyse ces données physiologiques et les convertit en temps réel en un index de douleur appelé Nol (pour nociception level index). Les valeurs de cet index sont représentées sur une échelle de 0 à 100. Une valeur entre 0 et 10 signifie que le patient ne ressent pas de douleur et qu’on peut même alléger un peu les doses d’analgésiques. Une valeur entre 10 et 25 est idéale. Et une valeur dépassant 25 signifie que le patient est en douleur et qu’il faut augmenter les doses.

Lire la suite sur le forum

- Le site medasense

- Les articles sur la douleur

  • Douleur (le point de vue juridique)

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Matos news 2

samedi 21 mai 2016

Le laboratoire Dräger publie une alerte sur le remplissage des cuves de desflurane avec le produit du laboratoire Baxter.

Mesures de précaution au remplissage des cuves de desflurane Dräger

A lire et à diffuser autour de nous.

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