Le rôle de l’IADE chez les sapeurs-pompiers

mardi 30 juin 2015
par  Arnaud Bassez
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Congrès d’anesthésie haut normand du 26 juin 2015, à Rouen avec l’ARHIADE .

Franck PILORGET, IADE, président de l’Association Nationale des Infirmiers de Sapeurs-Pompiers (ANISP) et infirmier Chef au SDIS 76 a présenté "le rôle de l’IADE chez les sapeurs-pompiers" en compagnie de l’infirmier principal Guillaume Wallon du SDIS76, devant une assemblée d’IADE et MAR de la Région.

Il s’agit d’une présentation des activités IADE (et tout particulièrement au SDIS 76) pour des novices de l’extra hospitalier.

Merci à Franck pour son envoi.

IADE CHEZ ISP CONGRES ARHIADE F.PILORGET G.WALLON
Un IADE chez les sapeurs pompiers ça existe

A voir également, le film Des infirmiers en rangers

Et pour être complet, le TIP de Franck PILORGET est disponible dans l’espace dédié aux publications, la rubrique Universiade-travail d’intérêt professionnel.


Questions au Médecin-chef sur l’aide médicale d’urgence

source : sdis29.fr

Crédit photo : SDIS 29|Morgane Quéré

A l’occasion d’une formation sur les Protocoles Infirmiers de Soins d’Urgence (PISU) en juin dernier au centre de secours de Châteaulin, le Médecin-chef du SDIS 29, Dominique Pham, répond à quelques questions sur l’aide médicale d‘urgence.

"Qu’est-ce que l’Aide Médicale d’Urgence (AMU) ?

En matière de secours à personne, il existe plusieurs types de réponse qui sont adaptée à la situation :
• La réponse secouriste : sa mission est d’accéder à la victime et de la protéger puis de la maintenir en vie, de prévenir l’aggravation de son état et, selon les situations, d’assurer son évacuation ou d’attendre des renforts. Dans de nombreuses circonstances, notamment dans les cas les plus graves, cette réponse permet d’éviter une issue fatale.
• La réponse infirmière : en l’absence d’un médecin, l’infirmier sapeur-pompier est habilité, après avoir reconnu une situation comme relevant de l’urgence ou de la détresse psychologique, à mettre en œuvre des protocoles de soins d’urgence. Dans ce cas, l’infirmier accomplit les actes conservatoires nécessaires jusqu’à l’intervention d’un médecin.
• La réponse médicale : essentiellement assurée par les SMUR, le médecin effectue la prise en charge médicale des victimes.

De par la règlementation, le Service de Santé et de Secours Médical (SSSM) du SDIS participe à l’AMU.
La réponse infirmière du SDIS 29 est organisée autour de 4 Véhicules de Liaison Infirmier (VLI) en garde postée et basées à Landerneau, Morlaix, Châteaulin et Quimperlé. Les infirmiers rattachés à un centre de secours peuvent, en plus, afficher une disponibilité pour intervenir sur leur secteur.

En 2016, 55 infirmiers sapeurs-pompiers ont participé à l’AMU pour un total de 1 681 interventions.

Plus précisément, quel est le rôle de l’Infirmier Sapeur-Pompier (ISP) ?

L’ISP en AMU a un double rôle de conseiller technique du commandant des opérations de secours et d’intervenant spécialisé en faveur de la victime.

Pour son 1er rôle, il met son expérience et ses connaissances professionnelles à la disposition du chef d’agrès VSAV en lui donnant des conseils sur les conditions à respecter lors de l’extraction et l’évacuation de la victime. Néanmoins le Chef d’agrès est le responsable de l’intervention.

Pour son 2è rôle, il assume la prise en charge paramédicale de la victime. En l’absence de médecin, il est le responsable de l’état médical de celle-ci. Il dispose pour cela de Protocoles Infirmiers de Soins d’Urgence (PISU) mis en œuvre sous la responsabilité médiale du médecin-chef que les a signés.

Quand ont-été mis en place les PISU et quel est leur utilité ?

Les PISU ont été mis en place en 2002 dans le département. En 2010, un processus de collaboration entre les SDIS bretons a été entrepris afin de les harmoniser. Il a abouti à la rédaction commune de 16 PISU entre les 4 SDIS régionaux. Ils sont régulièrement revus pour s’adapter aux évolutions de la médecine.

Chaque PISU constitue une prescription médicale précise du Médecin-chef pour un tableau clinique donné.

L’ISP effectue un bilan infirmier complémentaire du bilan secouriste et met en œuvre ou non un ou plusieurs PISU. Si aucun PISU n’est applicable, l’ISP se réfère directement au médecin régulateur.
Toute mise en œuvre d’un ou plusieurs PISU donne lieu à un bilan complémentaire au médecin régulateur. D’une manière générale toute intervention d’un ISP en AMU lui impose la rédaction d’un rapport d’intervention contrôlé par l’encadrement du SSSM.

Le service travaille de manière permanente à une recherche d’efficience par l’étude de la qualité interventionnelle : le niveau de gravité des victimes, les actes pratiqués et la qualité de la prise en charge sont ainsi côtés pour chaque intervention.

La formation PISU fait donc partie de la formation des infirmiers sapeurs-pompiers

La formation PISU est obligatoire pour les ISP ayant validé les modules l’unité de valeur SAP 1. Elle fait partie de leur formation initiale.

Cette formation a 4 objectifs :

- La reconnaissance des situations d’urgences qui pourront être rencontrées,
- La mise en œuvre pratique des protocoles,
- La connaissance des missions de soutien sanitaire
- L’intégration de l’ISP dans la chaîne des secours.

La formation se déroule sur une progression pédagogique sur le format « théorie/simulation/doublures » :

- Un travail préparatoire d’apprentissage des pathologies d’urgence et les PISU à l’aide d’un livret de formation,
- 1 garde en centre de secours au contact des équipiers,
- 1 journée d’approfondissement du bilan infirmier et des PISU,
- 1 période de travail à distance pour maîtriser ces notions
- 2 journées de simulation médicale pour mettre en application les PISU,
- 1 examen théorique sur les pathologies d’urgence et 1 examen d’habilitation à l’application des PISU,
- 1 phase de doublures en VLI pour acquérir l’autonomie en intervention
- 2 jours de formation au soutien sanitaire
- 1 certification opérationnelle avec une mise en pratique de simulation médicale.

Il faut environ 1 an pour qu’un infirmier accomplisse cette formation."

§§§

Arnaud BASSEZ

IADE/enseignant CESU

Administrateur


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(USS Cole after al-Qaeda suicide attack. US Navy Photo) (...)

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Le rôle de l’IADE chez les sapeurs-pompiers

Congrès d’anesthésie haut normand du 26 juin 2015, à Rouen avec l’ARHIADE .
Franck PILORGET, IADE, président de l’Association Nationale des Infirmiers de Sapeurs-Pompiers (ANISP) et infirmier Chef au SDIS 76 a présenté "le rôle de l’IADE chez les sapeurs-pompiers" en compagnie de l’infirmier (...)

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Lépine l’arrose

mardi 8 mai 2018

Le concours Lépine 2018 récompense le « MedPack », une station de travail médicale

Cette station de travail médicale a été repérée par le service de Santé des Armées...

Le « MedPack », une station de travail médicale extra-hospitalière mise au point par Samuel Mercier.

Le 117e concours Lépine a récompensé lundi soir le « MedPack », une station de travail médicale extra-hospitalière mise au point par Samuel Mercier, un infirmier urgentiste aux Pompiers de Paris.

C’est à force d’intervenir au quotidien sur le terrain, de se rendre compte combien l’hygiène pouvait poser problème que Samuel Mercier a conçu, au bout de six ans, son prototype. « Cela faisait un siècle que l’on n’avait pas évolué, avec des conditions de travail inchangées » pour le personnel de santé intervenant en situation difficile, expliquait jeudi l’infirmier à l’AFP.

Une station de travail compacte pesant 7 kg

Ainsi, racontait-il, quand l’infirmier arrive sur un lieu d’accident ou d’attentat, «  il découvre son environnement de soin et souvent il n’est pas adapté, voire insalubre : il n’y a pas d’éclairage, pas de plan de travail etc. ». Sans compter que si l’on doit transfuser le patient, il faut compter sur un collègue pour tenir la perfusion, que les produits et autres seringues sont posés à même le sol puis jetés par terre…

Fort de son expérience, Samuel Mercier a donc conçu une station de travail compacte, pesant 7 kg et transportable à l’épaule, qui se déplie en trois secondes. Une fois stabilisé sur son trépied, le « MedPack » devient un « espace de travail emménagé » : poubelles pour le tri sélectif des déchets, pied à transfusion télescopique, ampoule éclairant la zone accidentée, plateau d’intubation intégré, mini-pharmacie sécurisée et même possibilité d’accrocher un parapluie !
Le « MedPack » bientôt déployé au Liban ?

Une cinquantaine de « MedPack » ont déjà été fabriqués et sont utilisés par les pompiers, ainsi que par des CHU en Suisse et en Belgique. Il doit prochainement être déployé au Liban auprès des militaires français. « D’autres utilisations en zones difficiles sont envisageables : lors d’interventions en montagne, à la campagne par des vétérinaires ou même en maison de retraite par des infirmiers libéraux  », selon Samuel Mercier.

Grâce à cette invention, l’infirmier urgentiste à obtenu la plus prestigieuse récompense du concours Lépine, le prix du président de la République, sous la forme d’un vase en porcelaine de Sèvres.

[...]

Source : 20minutes.fr Vanessa Rodrigues Biague

AB

Arrêt cardiaque, lecture continue

jeudi 7 septembre 2017

Retrouvez les articles sur l’arrêt cardiaque dans l’article dédié aux dernières recommandations 2015-2020.

Les quatre derniers articles intéressants de la semaine sont aussi sur le forum.

  • La question de la fréquence optimale de la ventilation pendant la réanimation cardio-respiratoire
  • Les femmes moins performantes pour une réanimation cardiopulmonaire
  • Un an après l’ECMO, comment vont-ils ?
  • Le SAOS protégerait le cerveau en cas d’arrêt cardiaque

Bonne lecture

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En relation

AB

Rapport relatif aux moyens mis en œuvre par l’État pour lutter contre le terrorisme depuis le 7 janvier 2015

mardi 12 juillet 2016

RAPPORT FAIT AU NOM DE LA COMMISSION D’ENQUÊTE relative aux moyens mis en œuvre par l’État pour lutter contre le terrorisme depuis le 7 janvier 2015 M. Georges FENECH Président - M. SÉBASTIEN PIETRASANTA Rapporteur

RAPPORT FAIT AU NOM DE LA COMMISSION D’ENQUÊTE relative aux moyens mis en œuvre par l’État pour lutter contre le terrorisme depuis le 7 janvier 2015 M. Georges FENECH Président-M. SÉBASTIEN PIETRASANTA Rapporteur

Le rapport présente 434 pages sur les attentats en France en 2015. Et mille pages d’annexes (les auditions).

Parmi les points mis en évidence, le document met clairement en lumière les "ratés " qui ont permis aux terroristes de Paris d’échapper à la surveillance. Ils étaient pourtant connus, à un titre ou un autre, des services judiciaires, pénitentiaires ou de renseignement. Tous avaient été fichés, contrôlés, écoutés ou incarcérés, à un moment de leur parcours de la délinquance à la radicalisation violente.

Voici les principaux constats de la commission :

Pour la création d’une "agence de lutte contre le terrorisme"

Pour éviter de nouvelles attaques, la commission prône notamment la création d’une "agence nationale de lutte contre le terrorisme" placée directement sous l’autorité du Premier ministre, sur le modèle américain du Centre national antiterroriste (NTC) créée après le 11 septembre 2001.

La nécessité de fusionner les trois forces d’élite

Le soir du 13 novembre, "l’intervention des forces d’intervention a été rapide, efficace et a démontré qu’elles étaient capables de collaborer", estime le rapporteur, le député socialiste Sébastien Pietrasanta qui s’interroge toutefois sur "le bien-fondé du maintien de plusieurs forces d’intervention spécialisées" et préconise, à terme, "la fusion des trois forces d’élite" (GIGN, Raid et BRI).

Pas gagné d’avance à mon avis.

Pour la création de "colonnes d’extraction" des victimes

Le principal problème, selon la commission, a été l’évacuation des victimes, qui a pu être retardée par le fait que les secours d’urgence n’avaient pas accès au périmètre des forces d’intervention. Dans ses 39 propositions, la commission préconise ainsi l’instauration de "colonnes d’extraction" des victimes.

L’échec du renseignement

Pour la création d’une agence nationale du renseignement

Des failles dans le renseignement pénitentiaire

L’attaque du Bataclan n’aurait pas pu être évitée

Des doutes sur l’efficacité des dispositifs de sécurisation du territoire

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Pour ceux qui voudraient lire les retex, ils sont disponibles sur l’article Les plaies par arme à feu - balistique des armes à feu

A lire Les rapports, les référentiels sur les services d’urgence

AB

Matos news 3

vendredi 24 juin 2016

Les moniteurs de la douleur dont disposent les anesthésistes depuis 2010 surveillent le diamètre de la pupille de l’œil ou la fréquence cardiaque. «  Leur faiblesse vient du fait qu’ils sont basés sur un seul paramètre. L’avantage du nouveau moniteur que nous étudions est qu’il est multiparamétrique  ». Le système nerveux autonome et le système hormonal de l’organisme réagissent aux stimuli douloureux par divers mécanismes qui induisent des changements mesurables.

Le nouveau moniteur dénommé PMD 200 (pain monitoring device) est équipé d’une technologie mise au point par la compagnie Medasense Biometrics Ltd. en Israël. Il se compose d’une petite sonde que l’on pince au bout du doigt du patient. Cette sonde est munie de quatre capteurs. L’un d’entre eux enregistre une courbe de pléthysmographie, qui décrit les variations du volume sanguin au moyen d’une mesure de la pulsatilité des capillaires, ces petits vaisseaux entre les artères et les veines. À chaque battement cardiaque se produit une onde de pulsatilité dans les capillaires. Cette onde de pulsatilité permet de calculer la variabilité de la fréquence cardiaque.

Ce nouveau dispositif surveille continuellement ces paramètres physiologiques qui sont affectés par les stimuli douloureux et par l’administration d’analgésiques. Un algorithme mathématique analyse ces données physiologiques et les convertit en temps réel en un index de douleur appelé Nol (pour nociception level index). Les valeurs de cet index sont représentées sur une échelle de 0 à 100. Une valeur entre 0 et 10 signifie que le patient ne ressent pas de douleur et qu’on peut même alléger un peu les doses d’analgésiques. Une valeur entre 10 et 25 est idéale. Et une valeur dépassant 25 signifie que le patient est en douleur et qu’il faut augmenter les doses.

Lire la suite sur le forum

- Le site medasense

- Les articles sur la douleur

  • Douleur (le point de vue juridique)

AB

Matos news 2

samedi 21 mai 2016

Le laboratoire Dräger publie une alerte sur le remplissage des cuves de desflurane avec le produit du laboratoire Baxter.

Mesures de précaution au remplissage des cuves de desflurane Dräger

A lire et à diffuser autour de nous.

AB