Le Livre Blanc des Urgences

jeudi 15 octobre 2015
par  Arnaud Bassez
popularité : 3%

« voir les structures de médecine d’urgence comme une solution et non comme un problème ! »

L’organisation actuelle de la médecine d’urgence ne permet plus, et ne permettra pas demain, de faire face aux inéluctables évolutions des besoins de soins et de notre système de santé. Les crises successives auxquelles sont confrontés les services d’urgence (grippe, canicule, fermeture estivale de services …) ne sont que la partie immergée de l’iceberg. Le mal est plus profond !

Notre système, initialement conçu pour répondre aux drames de la traumatologie routière doit maintenant répondre à des besoins de santé différents : des pathologies nouvelles (pathologies cardio-vasculaires et neurologiques, complications aiguës des cancers et des maladies chroniques …), de nouveaux contextes (vieillissement, handicap, exclusion sociale, fin de vie, hospitalisation à domicile …), la concentration de l’offre de soins et des plateaux techniques, l’exigence des patients et de la société en terme de qualité / sécurité des soins …

L’urgence en matière de santé est définie par le patient lui-même ou par son entourage, inquiet devant des signes d’apparition brutale, mais aussi lorsqu’il ne trouve pas de réponse ailleurs à son problème de santé. Dès lors l’urgentiste doit avoir les compétences requises et les « outils » nécessaires pour assurer, avec le maximum d’efficacité et de sécurité pour les patients, le juste soin pour tous les types d’urgence.

Demain, le recours aux structures de médecine d’urgence continuera à augmenter avec une réponse hospitalière qui n’est plus adaptée.

Demain, le patient de plus en plus acteur de son parcours de santé peinera à trouver des professionnels de santé et devra être guidé pour se diriger vers la bonne filière de soins.

Devant les limites actuelles de la réponse à la demande de soins urgents, devant la mise en place attendue du parcours de santé et devant les défis liés à l’évolution de la médecine et de la société, il serait irresponsable de ne pas proposer une évolution de l’organisation de la médecine d’urgence dans les années qui viennent. Samu-Urgences de France entend, comme représentation professionnelle responsable, interpeller les pouvoirs publics et la société afin que notre système de santé puisse continuer à garantir à tous le juste soin en situation d’urgence.

A cette fin, Samu-Urgences de France propose 20 actions, couvrant tous les champs de la médecine d’urgence, pour que demain nos concitoyens continuent à avoir, en urgence, des soins de qualité.

Livre blanc des urgences. Organisation de la médecine d’urgence en France, un défi pour l’avenir. (Propositions de SAMU-Urgences de France) 15 octobre 2015
Le Livre Blanc des Urgences
Publié le 15/10/2015
(samu de France)

source : samu-de-france.fr

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La réponse du SNIA

Lettre ouverte à l’association "samu-urgences de France"

4/11/2015

La profession infirmière-anesthésiste est en colère après la publication de votre « livre blanc » sur l’organisation de la médecine d’urgence en France.

À aucun moment le nom de vos plus proches collaborateurs depuis le début de la médicalisation de l’avant n’est cité dans ce document de 48 pages.

Comment comprendre et accepter que vous reconnaissiez une formation insuffisante des infirmiers en soins généraux et que vous recommandiez une formation complémentaire en pratique avancée alors que vous disposez d’infirmiers spécialisés en anesthésie, réanimation, urgences et prise en charge de la douleur, reconnus niveau master et qui possèdent une formation spécifique sur le pré-hospitalier ?

Il est surprenant de constater que les signataires de ce document ne sont pas que des urgentistes mais aussi quelques professeurs agrégés en anesthésie qui ont exercé des responsabilité dans certaines écoles d’anesthésie. Ces derniers connaissent bien les capacités opérationnelles des infirmier(e)s-anesthésistes pour les avoir mis en avant dans leurs publications professionnelles.

Comment comprendre et accepter que nous ne soyons pas cités alors que les recommandations de la Société Française d’Anesthésie-Réanimation (SFAR) indiquent que « l’Infirmier(e) anesthésiste est le collaborateur idéal du médecin dans la prise en charge des patients en état grave et de leur transport intra ou extrahospitalier » ?

Les recommandations signées par la SFAR et la Société Française de Médecine d’Urgence (SFMU) concernant la sédation et l’analgésie indiquent que le médecin urgentiste peut être amené à réaliser une anesthésie. Qui peut pertinemment collaborer avec l’urgentiste dans ces prises en charge à haut risque et ces techniques réalisées ponctuellement alors qu’elles sont parfaitement maitrisées par l’Infirmier(e)-anesthésiste.

Il semble important de vous rappeler que l’IADE est également le personnel dédié aux activités des services mobiles d’urgence et de réanimation par le législateur qui le priorise a l’article R4311-12 du code de la santé publique.

Comment comprendre et accepter l’exclusion des infirmier(e)s-anesthésistes de votre document dans le dispositif des secours d’urgences alors que nous vivons une situation de crise constante avec un haut risque d’attentat et que par ailleurs des membres de votre communauté publient :
Infirmiers-anesthésistes dans les situations de catastrophe C. PINEAU, D. JANNIERE (SAMU de Paris) : « Le personnel d’anesthésie-réanimation est bien évidemment le mieux placé pour prendre en charge les polytraumatisés des situations de catastrophe. L’expérience de l’infirmier-anesthésiste au quotidien dans les services de SMUR lui permet une adaptation aisée en situation d’exception. Dans ce type de situation, le personnel médical disponible est peu nombreux au regard de la quantité́ de patients à soigner. Un certain nombre de gestes médicaux sont donc délégués et l’infirmier-anesthésiste se retrouve rapidement au centre du dispositif de soins, il a fait la preuve de sa compétence lors des situations d’exception que nous avons eu à gérer ces dernières années. L’infirmier-anesthésiste est un soignant : il va pouvoir apporter sur le terrain sa compétence technique » ?

Concernant la "paramédicalisation" des secours :

Comment accepterions nous d’être comparés à des secouristes formés en 70 heures contre un cursus d’un minimum de 7 à 8 ans pour les infirmier(e)s-anesthésistes et écrire dans votre référentiel de formation des infirmiers d’urgences SFMU : « L’autonomie, la capacité́ d’anticipation, l’adaptation, l’improvisation contrôlée ainsi que la pleine participation au diagnostic sont l’essence des soins infirmiers en médecine d’urgence » ?

Comment comprendre et accepter vos contradictions concernant votre positionnement sur le rôle de l’infirmier dans l’aide médicale urgente sans médecin ?
Vous écrivez : « Il y aurait en revanche une place, en intervention primaire d’aide médicale urgente, pour l’infirmier sans médecin, en complément des dispositifs existants, dans des indications ciblées et des conditions rigoureuses de mise en œuvre conformément aux préconisations du présent document ».

Comment comprendre et accepter que d’une part vous conseilliez vivement la présence d’un IADE dans vos recommandations sur les Transports Infirmiers Inter Hospitalier (TIIH) et que vous ne le citiez pas dans votre « livre blanc » ?

Comment accepter ensuite l’affirmation selon laquelle les infirmiers n’apportent pas de plus-value par rapport aux secouristes. Doit-on demander au Professeur Carli de confier ces TIIH de patients intubés, sédatés à des secouristes ?

Comment comprendre et accepter vos contradictions dans vos écrits alors que vous éditez vos propres recommandations de protocole d’urgences pour les infirmiers puis dernièrement vos recommandations concernant ceux des infirmiers sapeurs-pompiers ?

Comment voulez-vous que la profession infirmière accepte votre déni concernant la capacité pour tout infirmier de mettre en place des mesures conservatoires ou l’application de protocoles lorsqu’il est confronté à une urgence ? Cette situation est déjà envisagée par le code de santé publique dans son article 4311-14.

Il ne s’agit pas de remplacer tous les SMUR par des équipes paramédicales mais bien d’envoyer un effecteur intermédiaire pour prendre en charge certains types de missions tout en prenant en compte la balance risque-bénéfice-coût d’une telle intervention.

Nous ne comprenons pas votre position dogmatique de refuser la mise en place d’une réponse intermédiaire entre l’ambulance de réanimation médicalisée et le secouriste.

Vous écrivez que les urgences vitales augmentent peu (moins de 10%) alors que la demande de soins non programmés est en augmentation concernant l’envoi d’un vecteur de transport.
Plus de 60 % des interventions SMUR aboutissent à un transport non médicalisé et le mode de calcul des budgets MIGAC est proportionnel aux nombres de sorties.
Ceci amène les SAMU à augmenter le nombre de départs afin de justifier l’augmentation des budgets dans une période de difficulté budgétaire alors que vous écrivez que le nombre d’urgences vitales n’augmente pas.

Concernant les médecins correspondants du SAMU, vous indiquez que 67% des territoires s’arrêtent de fonctionner à minuit et que dans 47% des départements l’arrêt concerne plus de 3/4 du territoire. En dehors de la permanence des soins ambulatoires, trouver un médecin généraliste disponible s’apparente à un parcours du combattant. Une communication récente de l’Association des Médecins Urgentistes de France le souligne. Dans ces conditions, où trouver ces médecins correspondants ? Croyez-vous sérieusement que le recours aux médecins scolaires va apporter une solution ?

Dans nos propositions de "paramédicalisation" des secours, les compétences de l’intervenant sont connues. Les expériences antérieures (ex :Thionville) ou toujours en cours (Clinique des trois frontières, CHU de Montpellier,…) ont démontré la capacité des IADE à prendre en charge seuls des patients.

Vous comprendrez que la profession est scandalisée ce qui explique les réactions parfois violentes sur les réseaux sociaux.

Sachez que la profession s’interroge sur les motivations qui vous poussent à un tel positionnement.

La DGOS va prochainement organiser une réunion de concertation entre les IADE et les urgentistes pour réfléchir sur le rôle actuel et potentiel des IADE en pré-hospitalier.
Nous souhaitons que le débat soit dépassionné, constructif, et surtout au profit des patients et de notre système de santé.

Cordialement

Le conseil du Syndicat National des Infirmiers Anesthésistes

Lettre ouverte du SNIA à SUDF

Bombe : le SAMU ne veut pas de synergie avec les pompiers

Jean-Marc Aubert, 17/10/15 à 00:00 source : infos-h24.fr

C’est un véritable pavé dans la mare, à l’heure où les plates-formes communes entre les sapeurs-pompiers et les Centres 15 sont déjà opérationnelles -comme dans l’Hérault et les Pyrénées-Orientales- et où d’autres projets sont nombreux : dans un Livre Blanc d’une trentaine de pages baptisé « organisation de la médecine d’urgence en France : un défi pour l’avenir », le SAMU-Urgences de France y est opposé.

Ainsi, à la page 25, il est écrit : « La synergie entre le 15 et le 18 n’est pas possible en raison de plusieurs obstacles rédhibitoires : la formation et les conditions d’intervention des personnels des deux structures sont radicalement différentes, voire opposées. Elles reposent sur des cultures différentes. Le dispositif sanitaire français est basé sur les valeurs humanistes centrées sur le malade, protégé par le secret médical (…). Le dispositif de secours est plutôt centré sur la discipline propre au ministère de l’Intérieur, la pratique du secret n’a plus la même valeur. Il est contre nature de vouloir les faire cohabiter ».

20 actions

Dans ce document qui vient de sortir, SAMU-Urgences de France propose 20 actions couvrant tous les champs de la médecine d’urgence pour qu’à l’avenir les citoyens continuent d’avoir des soins de qualité, en urgence.

Pour SAMU-Urgence de France, l’organisation de la médecine d’urgence doit évoluer, en construisant la médecine d’urgence de demain.

Avec ou sans les pompiers ?

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- A lire

Arnaud BASSEZ

IADE/enseignant CESU

Administrateur


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mardi 8 mai 2018

Le concours Lépine 2018 récompense le « MedPack », une station de travail médicale

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Le « MedPack », une station de travail médicale extra-hospitalière mise au point par Samuel Mercier.

Le 117e concours Lépine a récompensé lundi soir le « MedPack », une station de travail médicale extra-hospitalière mise au point par Samuel Mercier, un infirmier urgentiste aux Pompiers de Paris.

C’est à force d’intervenir au quotidien sur le terrain, de se rendre compte combien l’hygiène pouvait poser problème que Samuel Mercier a conçu, au bout de six ans, son prototype. « Cela faisait un siècle que l’on n’avait pas évolué, avec des conditions de travail inchangées » pour le personnel de santé intervenant en situation difficile, expliquait jeudi l’infirmier à l’AFP.

Une station de travail compacte pesant 7 kg

Ainsi, racontait-il, quand l’infirmier arrive sur un lieu d’accident ou d’attentat, «  il découvre son environnement de soin et souvent il n’est pas adapté, voire insalubre : il n’y a pas d’éclairage, pas de plan de travail etc. ». Sans compter que si l’on doit transfuser le patient, il faut compter sur un collègue pour tenir la perfusion, que les produits et autres seringues sont posés à même le sol puis jetés par terre…

Fort de son expérience, Samuel Mercier a donc conçu une station de travail compacte, pesant 7 kg et transportable à l’épaule, qui se déplie en trois secondes. Une fois stabilisé sur son trépied, le « MedPack » devient un « espace de travail emménagé » : poubelles pour le tri sélectif des déchets, pied à transfusion télescopique, ampoule éclairant la zone accidentée, plateau d’intubation intégré, mini-pharmacie sécurisée et même possibilité d’accrocher un parapluie !
Le « MedPack » bientôt déployé au Liban ?

Une cinquantaine de « MedPack » ont déjà été fabriqués et sont utilisés par les pompiers, ainsi que par des CHU en Suisse et en Belgique. Il doit prochainement être déployé au Liban auprès des militaires français. « D’autres utilisations en zones difficiles sont envisageables : lors d’interventions en montagne, à la campagne par des vétérinaires ou même en maison de retraite par des infirmiers libéraux  », selon Samuel Mercier.

Grâce à cette invention, l’infirmier urgentiste à obtenu la plus prestigieuse récompense du concours Lépine, le prix du président de la République, sous la forme d’un vase en porcelaine de Sèvres.

[...]

Source : 20minutes.fr Vanessa Rodrigues Biague

AB

Arrêt cardiaque, lecture continue

jeudi 7 septembre 2017

Retrouvez les articles sur l’arrêt cardiaque dans l’article dédié aux dernières recommandations 2015-2020.

Les quatre derniers articles intéressants de la semaine sont aussi sur le forum.

  • La question de la fréquence optimale de la ventilation pendant la réanimation cardio-respiratoire
  • Les femmes moins performantes pour une réanimation cardiopulmonaire
  • Un an après l’ECMO, comment vont-ils ?
  • Le SAOS protégerait le cerveau en cas d’arrêt cardiaque

Bonne lecture

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AB

Rapport relatif aux moyens mis en œuvre par l’État pour lutter contre le terrorisme depuis le 7 janvier 2015

mardi 12 juillet 2016

RAPPORT FAIT AU NOM DE LA COMMISSION D’ENQUÊTE relative aux moyens mis en œuvre par l’État pour lutter contre le terrorisme depuis le 7 janvier 2015 M. Georges FENECH Président - M. SÉBASTIEN PIETRASANTA Rapporteur

RAPPORT FAIT AU NOM DE LA COMMISSION D’ENQUÊTE relative aux moyens mis en œuvre par l’État pour lutter contre le terrorisme depuis le 7 janvier 2015 M. Georges FENECH Président-M. SÉBASTIEN PIETRASANTA Rapporteur

Le rapport présente 434 pages sur les attentats en France en 2015. Et mille pages d’annexes (les auditions).

Parmi les points mis en évidence, le document met clairement en lumière les "ratés " qui ont permis aux terroristes de Paris d’échapper à la surveillance. Ils étaient pourtant connus, à un titre ou un autre, des services judiciaires, pénitentiaires ou de renseignement. Tous avaient été fichés, contrôlés, écoutés ou incarcérés, à un moment de leur parcours de la délinquance à la radicalisation violente.

Voici les principaux constats de la commission :

Pour la création d’une "agence de lutte contre le terrorisme"

Pour éviter de nouvelles attaques, la commission prône notamment la création d’une "agence nationale de lutte contre le terrorisme" placée directement sous l’autorité du Premier ministre, sur le modèle américain du Centre national antiterroriste (NTC) créée après le 11 septembre 2001.

La nécessité de fusionner les trois forces d’élite

Le soir du 13 novembre, "l’intervention des forces d’intervention a été rapide, efficace et a démontré qu’elles étaient capables de collaborer", estime le rapporteur, le député socialiste Sébastien Pietrasanta qui s’interroge toutefois sur "le bien-fondé du maintien de plusieurs forces d’intervention spécialisées" et préconise, à terme, "la fusion des trois forces d’élite" (GIGN, Raid et BRI).

Pas gagné d’avance à mon avis.

Pour la création de "colonnes d’extraction" des victimes

Le principal problème, selon la commission, a été l’évacuation des victimes, qui a pu être retardée par le fait que les secours d’urgence n’avaient pas accès au périmètre des forces d’intervention. Dans ses 39 propositions, la commission préconise ainsi l’instauration de "colonnes d’extraction" des victimes.

L’échec du renseignement

Pour la création d’une agence nationale du renseignement

Des failles dans le renseignement pénitentiaire

L’attaque du Bataclan n’aurait pas pu être évitée

Des doutes sur l’efficacité des dispositifs de sécurisation du territoire

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Pour ceux qui voudraient lire les retex, ils sont disponibles sur l’article Les plaies par arme à feu - balistique des armes à feu

A lire Les rapports, les référentiels sur les services d’urgence

AB

Matos news 3

vendredi 24 juin 2016

Les moniteurs de la douleur dont disposent les anesthésistes depuis 2010 surveillent le diamètre de la pupille de l’œil ou la fréquence cardiaque. «  Leur faiblesse vient du fait qu’ils sont basés sur un seul paramètre. L’avantage du nouveau moniteur que nous étudions est qu’il est multiparamétrique  ». Le système nerveux autonome et le système hormonal de l’organisme réagissent aux stimuli douloureux par divers mécanismes qui induisent des changements mesurables.

Le nouveau moniteur dénommé PMD 200 (pain monitoring device) est équipé d’une technologie mise au point par la compagnie Medasense Biometrics Ltd. en Israël. Il se compose d’une petite sonde que l’on pince au bout du doigt du patient. Cette sonde est munie de quatre capteurs. L’un d’entre eux enregistre une courbe de pléthysmographie, qui décrit les variations du volume sanguin au moyen d’une mesure de la pulsatilité des capillaires, ces petits vaisseaux entre les artères et les veines. À chaque battement cardiaque se produit une onde de pulsatilité dans les capillaires. Cette onde de pulsatilité permet de calculer la variabilité de la fréquence cardiaque.

Ce nouveau dispositif surveille continuellement ces paramètres physiologiques qui sont affectés par les stimuli douloureux et par l’administration d’analgésiques. Un algorithme mathématique analyse ces données physiologiques et les convertit en temps réel en un index de douleur appelé Nol (pour nociception level index). Les valeurs de cet index sont représentées sur une échelle de 0 à 100. Une valeur entre 0 et 10 signifie que le patient ne ressent pas de douleur et qu’on peut même alléger un peu les doses d’analgésiques. Une valeur entre 10 et 25 est idéale. Et une valeur dépassant 25 signifie que le patient est en douleur et qu’il faut augmenter les doses.

Lire la suite sur le forum

- Le site medasense

- Les articles sur la douleur

  • Douleur (le point de vue juridique)

AB

Matos news 2

samedi 21 mai 2016

Le laboratoire Dräger publie une alerte sur le remplissage des cuves de desflurane avec le produit du laboratoire Baxter.

Mesures de précaution au remplissage des cuves de desflurane Dräger

A lire et à diffuser autour de nous.

AB