Le 112 numéro d’urgence

samedi 25 avril 2009
par  Arnaud Bassez
popularité : 6%

Le particularisme et l’exception culturelle française nous font vivre avec plusieurs numéros de téléphone pour appeler les services d’urgence.
- Le 15 SAMU (dès qu’il y a une victime)
- Le 18 pompiers (secouristes, soldats du feu)
- Le 17 police protection des personnes et des biens, balisage des zones, sécurité.
- Le 112 numéro européen

Il serait plus que temps d’en sortir, et d’uniformiser un seul et unique numéro. Le 112 est le plus approprié.

Historique du 112

- Réglementation :

Le numéro d’urgence européen 112 a été créé par une décision du Conseil en date du 29 juillet 1991. Il était demandé à tous les États-Membres de mettre en place le numéro d’urgence européen 112.

La principale réglementation concernant le 112 est la Directive Service Universel qui a été adoptée en mars 2002. Cette directive détaille les obligations concernant le 112 :

* Gratuité : Les Etats-Membres doivent s’assurer que les utilisateurs de téléphones fixes et portables, y compris les téléphones payants, soient en mesure d’appeler le 112 gratuitement.

* Non discrimination : Les appels au 112 doivent être réceptionnés et traités de manière appropriée, sans considération du fait que ce soit le 112 ou un numéro national qui ait été composé. Quelques Etats-Membres (Suède, Danemark et Pays-Bas) ont fait du 112 leur principal numéro d’urgence quand pour la plupart des pays le 112 fonctionne en parallèle avec les numéros d’urgence nationaux.

* Localisation de l’appelant : Les Etats-Membres doivent également garantir aux services d’urgence la possibilité de localiser la personnes appelant le 112. En cas d’urgence, cela peut se révéler d’une grande importance dans une situation où la personne est dans l’impossibilité de fournir sa localisation précise, notamment dans le cas d’un appel depuis un téléphone portable ou/et pendant un voyage à l’étranger.

* Augmenter la connaissance du 112 : Tous les pays de l’UE doivent informer les citoyens (nationaux ou visiteurs) de l’existence du 112 et des circonstances dans lesquelles il est approprié de l’utiliser.

La réforme en cours des Télécoms. Dans le cadre de la large réforme des règles en matières de télécommunication, la Commission européenne a récemment proposé la réforme Télécom. La priorité est essentiellement l’amélioration de l’accès au 112 pour les personnes handicapées.

Eurobaromètre N°368 (janvier 2013) sur le numéro d’urgence européen
Résumé Eurobaromètre N°368 (janvier 2013) sur le numéro d’urgence européen

- Statistiques récentes

L’Eurobaromètre N°262 sur le numéro d’urgence européen 112, publié en février 2009, nous fournit des données récentes concernant la connaissance du 112 par les européens, leur accès à l’information sur le numéro d’urgence et leur opinion sur l’utilité d’un tel numéro.

- L’utilité du numéro d’urgence européen 112

* Une large majorité des citoyens européens (94%) était totalement d’accord, ou tendait à être d’accord, sur l’utilité d’avoir un numéro d’urgence disponible partout dans l’UE. Les personnes interrogées au Royaume-Uni était les moins convaincues de la valeur d’un tel numéro (87% tendait à être d’accord ou était totalement d’accord).

* 9 citoyens européens sur 10 étaient d’accord (totalement d’accord ou tendait à être d’accord) pour dire que l’accès, via le 112, aux services d’urgence pour les utilisateurs handicapés devrait être amélioré, mais les réponses variaient selon les pays, de 75% aux Pays-Bas à 97% en Grèce.

- Information sur le numéro d’urgence européen 112

* Un peu plus de 6 citoyens européens sur 10 n’étaient pas d’accord sur le fait que les gens étaient suffisamment informés de l’existence du numéro d’urgence européen 112. Dans seulement 3 pays de l’UE (République Tchèque, Roumanie et Luxembourg), plus de la moitié des personnes interrogées pensaient que les gens étaient bien informés.

* Bien que les Etats-Membres soient obligés d’informer les citoyens de l’existence du numéro d’urgence européen 112, presque 7 personnes interrogées sur 10 (69%) disaient n’avoir reçu aucune information dans les 1é mois précédents et seulement 1 sur 5 (21%) disait avoir vu ou entendu de l’information à propos du 112.

* La proportion de personnes interrogées qui disaient avoir reçu de l’information sur le 112 en tant que numéro d’urgence européen dans les 12 mois précédents allait de 7% au Royaume-Uni et en Grèce à 60% en Bulgarie.

* Sur ces personnes interrogées, 4 sur 5 (81%) nomment les médias (télévisions, radio, journaux, internet) comme leur principale source d’information concernant le numéro d’urgence européen 112. Seulement 1 personne sur 10 (9%) a fait mention des opérateurs téléphoniques comme leurs sources d’information.

- Connaissance du numéro d’urgence européen 112

* La population est n’est généralement pas familière du 112 comme numéro d’urgence européen. Seulement 1 personne interrogée sur 4 (24%) pouvait spontanément identifier le 112 comme le numéro à appeler en cas d’urgence n’importe où dans l’UE. Une plus large proportion de citoyens (45%) disait qu’elle appellerait le 112 pour une urgence dans leur propre pays.

* La connaissance du 112, en tant que numéro à appeler en cas de situation d’urgence partout dans l’UE, variait beaucoup selon le pays d’origine de la personne interrogée (de 3% en Italie à 58% en République Tchèque). La proportion de personnes interrogées qui mentionnent le 112 pour les urgences dans leur propre pays allait de 1% en Grèce à 98% en Suède.

* Avoir connaissance de l’existence du 112 comme un numéro d’urgence à appeler dans son propre pays ne signifie pas nécessairement que les personnes interrogées savaient qu’il s’agissait du numéro d’urgence européen.

(toutes les données proviennent de l’Eurobaromètre N°262)
pdf Eurobaromètre N° 262 - Le numéro d’urgence européen 112 (Uniquement disponible en anglais) (546KB)

Flash Eurobarometer 262 The European Emergency Number 112

- Mise en œuvre du numéro d’urgence européen 112

En juin 2008, le comité Communication (COCOM) de la Commission européenne a publié un rapport de synthèse sur la mise en œuvre du numéro d’urgence européen 112 (DG INFSO/B2).

En tant que mesure de suivi de la Déclaration Écrite du Parlement Européen sur le 112 adoptée le 6 septembre 2007, l’objectif de ce document de travail était de rassembler autant de données que possible sur le fonctionnement du 112 dans les États-Membres.

Le Rapport analyse les informations fournies par 24 États-Membres en réponse au questionnaire (document COCOM07-47 Final) adressé par le COCOM sur la mise en œuvre du numéro d’urgence européen 112.

Le Rapport analyse les sujets suivants :

* Des problématiques générales comme le nombre de numéros d’urgence dans chaque État-Membre, des statistiques sur les appels, les informations sur les faux appels et les plaisanteries, le routage des appels et les structures des centres d’appel de la protection civile, l’accès aux numéros d’urgence ;
- Le traitement des appels ;
- La localisation des appels ;
- La promotion du 112.

Communication committee 08-17 FINAL Implementation of the European emergency number 112 Summary Report (anglais)
Annexe to Communication Committee 08 17 FINAL Country Overview Tables

Vous pouvez joindre le numéro d’urgence européen 112 dans tous les États-Membres de l’Union Européenne et dans les pays tiers suivants :

Autriche, Belgique, Bulgarie, Croatie, Chypre, République Tchèque, Danemark, Estonie, Iles Féroé, Finlande, France, Allemagne, Grèce, Hongrie, Islande, Irlande, Italie, Lettonie, Liechtenstein, Lituanie, Luxembourg, République de Macédoine, Malte, Monaco, Pays-Bas, Norvège, Pologne, Portugal, Roumanie, Serbie, Slovaquie, Slovénie, Espagne, Suède, Suisse, Vatican et le Royaume-Uni.

Vous pouvez également joindre les services d’urgence en composant le 112 dans les pays suivants :

Turquie, Russie (dans certaines régions, dans tout le pays en 2012) et Israël où le 112 fonctionne aussi pour toutes les urgences depuis les téléphones mobiles.

Comment appeler le 112 ?

1. Tout d’abord : Gardez votre sang-froid !

Il est impératif que vous puissiez donner des informations cruciales concernant la situation d’urgence.

2. Si vous pouvez, appelez vous même.

Quand une personne est directement impliquée dans la situation d’urgence, le mieux est qu’elle appelle elle-même. Les appels faits par des intermédiaires peuvent différer l’arrivée des secours.
Donc si vous le pouvez, mettez vous en sécurité et appelez.

3. Composez uniquement les trois chiffres 1-1-2 sur le clavier du téléphone et pressez la touche "Appeler", ou composez le 112 sur le cadran du téléphone. Vous n’avez à composer aucun code de pays, ville ou localité avant le 112 ;

4. Attendez jusqu’à ce qu’un opérateur réponde à votre appel. Soyez patient ! S’il n’y a aucune réponse après plusieurs tonalités, n’interrompez pas votre appel et n’essayez pas d’appeler de façon répétée. Chaque appel répété est considéré comme nouveau et est placé à la fin de la liste des appels en attente, le temps d’attente peut ainsi être rallongé ;

5. Présentez-vous puis exposez brièvement et clairement ce qui se produit et qui est impliqué ;

6. Indiquez la localisation (si possible une adresse précise) où l’assistance d’urgence est nécessaire. Si possible, expliquez le chemin le plus facile pour atteindre l’endroit. Si un accident se produit dans un endroit différent de celui où vous appelez, indiquez le également ;

7. Répondez brièvement et clairement à toutes les questions posées. Veuillez comprendre que des réponses claires et précises à toutes les questions sont nécessaires pour déterminer l’assistance immédiate appropriée ;

8. Suivez le conseil donné par l’opérateur ;

9. Ne raccrochez que lorsque l’opérateur vous l’indique ;

10. Si possible, essayez de conserver votre ligne téléphonique libre après la conversation. Un opérateur aura peut-être besoin de vous contacter à nouveau pour obtenir des informations complémentaires sur l’accident ou pour vous donner des conseils supplémentaires ;

11. Si la situation d’urgence change (que ce soit pire ou mieux), appelez à nouveau le 112 et dite-le.

Attention !

Beaucoup de gens appellent parfois le 112 pour prévenir du même accident ou urgence. Ne soyez pas surpris si l’opérateur vous demande seulement si vous avez des informations complémentaires utiles et met fin à la conversation. Il agit de cette manière pour éviter les données en double, pour libérer plus rapidement la ligne et pour garantir une réponse rapide au prochain appel d’urgence

Le parapluie européen (article de la SOFIA)

Le site du 112

A voir le 114, le numéro pour personnes sourdes ou malentendantes. Numéro mis en place le 14 septembre 2011, le 114 est disponible 7/7 24/24.

Les sourds et malentendants en situation d’urgence peuvent le contacter afin d’obtenir de l’aide

La plate-forme de réception des appels est installée au Centre Hospitalier Universitaire de Grenoble. Les professionnels qui traitent les urgences sont répartis entre personnes sourdes et entendantes et ont été formées spécifiquement pour ce service.

Leur rôle est de réceptionner les demandes d’aide, d’échanger et de demander des compléments d’information auprès des appelants via SMS ou fax et ensuite, en fonction de la situation, de contacter le service d’urgence le plus approprié à la situation (gendarmerie, police, pompiers, SAMU) et de l’envoyer auprès de la personne ayant besoin d’aide.

Le traitement d’un appel, de la réception du premier message jusqu’à l’envoi des secours auprès de la personne en difficulté est actuellement de 11 minutes.

— -

Quand l’actualité rattrape mes propos.

Les pompiers demandent l’instauration d’un numéro d’urgence unique 112
Les numéros d’urgence se sont multipliés au fil des années. Une situation qui génère des complications et des surcoûts.

Source AFP & le point.fr

Une petite révolution : les pompiers réunis en congrès à Agen jusqu’au 26 septembre 2015, demandent l’abandon des différents numéros d’appel dédiés aux urgences au profit du seul 112, afin d’améliorer l’efficacité des secours sur le terrain et d’économiser 100 millions d’euros par an. "En début d’année est apparu le 196 (dédié au sauvetage maritime), et ça nous a un peu énervés. Alors qu’on devrait avoir un numéro d’urgence commun, on crée encore un nouveau numéro !" a déclaré vendredi à la tribune du congrès annuel des pompiers Éric Florès, conseiller technique à la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France (FNSPF) et directeur des pompiers de l’Aveyron.

À l’heure actuelle, les pompiers gèrent une centaine de centres de réception du 18 (un par département) auxquels il faut ajouter les quelque 400 centres pilotés par la police, la gendarmerie et le Samu dans toute la France, avec force doublons.

"Les citoyens n’y comprennent plus rien"

Outre le 15 (Samu), le 17 (police) et le 18 (pompiers) qui sont les plus connus, plusieurs numéros dédiés aux urgences ont été créés au fil des années : le 114 (pour les sourds et malentendants), le 115 (urgences sociales), le 119 (enfants maltraités), le 191 (sauvetage aéronautique) ou dernièrement le 196 (sauvetage maritime).

Les pompiers proposent la mise en place d’une dizaine ou d’une vingtaine de grands centres de réception des appels communs, organisés en fonction des bassins de population. Avec un numéro unique : le 112, numéro d’appel d’urgence européen qui se superpose actuellement aux autres numéros d’urgence. "Les numéros de secours fleurissent et les citoyens n’y comprennent plus rien", a déclaré vendredi à la tribune, Éric Faure, président de la FNSPF. Le regroupement des centres de réception des appels et la mise en place d’un numéro unique permettraient "une clarification, une meilleure efficacité et des économies".

Gabegie financière

"C’est une très bonne initiative, car la France a du retard. Les technologies existent, ce n’est plus qu’une question d’organisation et de volonté politique", a expliqué Jean de La Richerie d’Airbus Defence and Space qui gère 70 % des appels passés au 911 aux États-Unis. "Le système actuel induit une véritable gabegie financière", juge-t-il.

La mise en place de ce numéro unique permettrait d’économiser "100 millions d’euros par an en charge de fonctionnement", selon les estimations de la FNSPF. Depuis 2011, la Haute-Savoie expérimente une plateforme commune pour les 15, 18, 112 et 115. "Après quatre ans, il apparaît que nous gagnons 30 secondes dans les prises d’appel et 5 minutes dans l’engagement effectif des moyens de secours", a indiqué Jean-Marc Chaboud, directeur des pompiers de Haute-Savoie. "La mutualisation, ça marche, ça fonctionne", a-t-il martelé. Dès janvier, les pompiers de Paris et la police vont aussi expérimenter une mise en commun de leurs centres de réception.

Cette réforme nationale permettrait aussi de construire les bases de données qui permettent d’améliorer la réponse opérationnelle des secours à l’avenir et de mieux partager les informations en cas d’attentat, ont fait valoir les différents intervenants. "Ce sera aussi l’occasion de mettre en place la géolocalisation pour savoir d’où les gens nous appellent", note Éric Faure.

Publié le 25/09/2015

§§§

Appels d’urgence : réguler pour mieux orienter les patients

La Haute Autorité de Santé (HAS), à la demande du ministère de la Santé, a élaboré des recommandations pour encadrer la prise en charge des appels d’urgence par le médecin régulateur avant l’accès au médecin de permanence. Objectif : optimiser le parcours de soin d’urgence pour les millions d’usagers concernés dès l’appel initial.

Des structures dédiées pour une régulation sécurisée

La Haute Autorité de Santé recommande que les appels d’urgence soient traités dans des structures dédiées, équipées et sécurisées. La salle de régulation médicale doit disposer d’outils multimédias et d’information adaptés : logiciels, bases de données, documentation médicale, etc. Ces outils permettent notamment l’identification du patient, l’ouverture d’un dossier de régulation médicale, le déclenchement et le suivi de l’action en temps réel de l’aide d’urgence avec les partenaires ainsi que le renseignement du dossier patient.

Des professionnels formés et spécialisés

La HAS recommande également que l’entretien téléphonique avec le patient ou un tiers soit réalisé par des professionnels formés à la gestion des appels d’urgence et exclusivement consacrés à cette activité. Cet entretien suit un déroulement précis, avec pour finalité d’apporter au patient le juste soin dans le souci de ne lui faire perdre aucune chance. La gestion d’un appel repose sur une collaboration étroite entre un Assistant de Régulation Médicale qui assure, sous la responsabilité du médecin régulateur, la prise en charge initiale de l’appel. Le médecin complète l’interrogatoire, pose un diagnostic et détermine la prise en charge adaptée : prescription médicamenteuse par téléphone, consultation d’un médecin de permanence, transport en ambulance, intervention des sapeurs-pompiers, etc.

La HAS recommande un protocole d’échange entre régulateurs et partenaires (ambulanciers, secouristes, etc.) pour optimiser et sécuriser la prise en charge du patient jusqu’à son terme. Elle préconise enfin des modalités de suivi et d’évaluation de la régulation : réexamen de dossiers, analyse médicale systématique des cas à l’origine d’évènement indésirable grave, respect des protocoles, etc.

Service de presse HAS

Florence Gaudin - Chef de service

Claire Syndique - Attachée de presse

Audrey Salfati - Attachée de presse

Tél : 01 55 93 73 18 / 73 17

contact.presse@has-sante.fr

§§§

Le Rescue Code

Amis motards, scootéristes ou tout conducteur & passager de 2, 3, ou 4 roues motorisées, vous avez entendu parler du dispositif ‘’RESCUECODE 112 sans savoir précisément de quoi il s’agit ?

Développé par l’association 112ACADEMY, ce projet d’utilité, d’envergure européenne, préventif, vise à consigner un certain nombre d’informations médicales d’urgence à l’attention des médecins urgentistes SAMU /SMUR.

Un dispositif QRcode (adhésif spécial) sur le casque moto, ou sur la carrosserie de la voiture, doublé avec un bracelet très tendance contenant vos informations médicales.

En cas d’accident de la route, les médecins urgenstistes ne disposent généralement pas de toutes les données clés pourréagir dans l’urgence.
Véritable petite révolution, l’idée simple de l’association 112Academy est d’apposer sur son casque un Rescuecode112 qui contient un maximum d’informations vitales , nécessaires sur la victime.

Lues grâce à un Smartphone sécurisé ou une tablette sécurisée, les informations consignées sur le Rescuecode permettent ainsi aux médecins du SAMU d’accéder rapidement aux items fondamentaux , comme l’allergie, une pathologie particulière, un traitement.

Un dispositif qui s’inscrit désormais dans le plan annuel de la DG Mobilité et Transports sur la sécurité routière, les accidents de la route et les premiers secours DG MOVE/2011 2020. Il a été publié au JOUE C180 du 21 juin 2011 ; Il porte sur la sécurité routière et plus particulièrement sur la mise en place de dispositifs qui diminueront la gravité des blessures dues aux accidents de la route.

source : 83-629.fr

§§§

Renault toujours en pointe sur la sécurité routière avec le RESCUE CODE

02 juillet 2014

Enjeu de santé publique, la sécurité routière est au cœur de la politique de mobilité responsable de Renault. Le groupe s’appuie sur son expertise technique, son réseau international et une politique de sensibilisation à très grande échelle.

S’appuyant sur la technologie réelle, la politique sécurité routière s’articule autour de cinq axes : PREVENIR, CORRIGER, PROTEGER, SENSIBILISER, SECOURIR.

C’est pour aller encore plus loin sur l’axe « SECOURIR » que Renault, partenaire officiel des sapeurs-pompiers de France propose un service innovant, le RESCUE CODE.

Deux QR code autocollants à apposer sur votre pare-brise et lunette arrière. Grâce à une tablette ou un smartphone et via une interface développée en partenariat avec la société DESIN’CAR, les sapeurs-pompiers auront la possibilité de scanner les QR codes et accèderont ainsi directement à la FAD (Fiche d’Aide à la Décision) du véhicule accidenté.
Cette fiche contient de précieuses informations techniques utiles à l’intervention des pompiers pour porter secours dans des délais les plus courts possibles.

SECOURIR est l’un des cinq axes autour desquels s’articule la politique sécurité routière du groupe Renault.

En 2012, une convention de partenariat a été signée entre le constructeur français et la FNSPF (Fédération Nationale des Sapeurs-Pompiers de France). Cette collaboration officialisait une relation de longue date initiée entre ces deux acteurs majeurs de la mobilité durable. Renault entretient des liens étroits avec les services d’incendie et de secours depuis plusieurs années. Outre de nombreuses collaborations techniques, le constructeur français a, par exemple, fait don de véhicules pour des formations de sapeurs-pompiers à la désincarcération. Plus récemment, des véhicules électriques ont été donnés pour expérimenter et standardiser les interventions post-accident. Des formations à l’intervention sur véhicules de nouvelles technologies sont également déployées régulièrement par Renault en collaboration avec des pompiers formateurs en secours routier.

Ces actions sont menées pour favoriser la protection et la prise en charge des personnes impliquées dans un accident routier. Toutes consistent à contribuer à l’amélioration de l’intervention des services de secours.
C’est dans ce cadre que s’inscrit le projet RESCUE CODE.

La plupart des constructeurs automobiles ont réalisé pour leurs véhicules des Fiches d’Aide à la Décision (FAD) destinées aux pompiers pour qu’ils puissent intervenir vite et en toute sécurité. A ce jour, plus de 1500 fiches sont disponibles.
Malheureusement, peu de pompiers y ont accès en intervention. Difficulté à identifier le véhicule accidenté (nuit, déformations, position) et accès à la fiche (classeur de 1500 fiches…)

D’où l’idée du RESCUE CODE. Deux vignettes autocollantes avec un QR code positionnées sur le pare-brise et sur la lunette arrière pour assurer l’accès à au moins l’une d’entre elles, quelle que soit la configuration de l’accident. A l’aide d‘une tablette numérique ou d’un smartphone, le QR code est scanné et l’accès à la FAD (Fiche d’Aide à la Décision) du véhicule est immédiat.
Ainsi informés, les sapeurs-pompiers peuvent agir beaucoup plus rapidement et efficacement notamment si un ou plusieurs occupants doivent être désincarcérés.

Le déploiement du RESCUE CODE sur les véhicules Renault se fait en partenariat avec la société DESIN’CAR qui met gratuitement à disposition des pompiers l’application permettant l’accès instantané à la FAD.
Présent depuis le 1er juillet dans tout le réseau Renault et Dacia, le RESCUE CODE est proposé au prix de 9,95 euros. Le packaging de type pochette de CD intègre les deux QR code autocollants ainsi que les informations explicatives.

Il est disponible pour l’ensemble des véhicules particuliers et utilitaires des marques Renault et Dacia commercialisés actuellement et le sera pour chaque nouveau modèle.

§§§

Rescue Code - Outil d’aide à la désincarcération

Par Association Croix Blanche de Metz
Le 30/05/2014

Devant l’évolution constantes des véhicules et de leurs technologies, la désincarcération des victimes d’accident de la route par les services de secours est de plus en plus difficile. La présence de renforts, d’airbags (frontaux, latéraux, rideau, ...), de circuits à haute tension (véhicules électriques), de conduites de gaz (véhicules GNV ou GPL), etc ..., est difficile à repérer pour les sapeurs pompiers mais est indispensable pour leur sécurité ainsi que pour celle des victimes. Imaginez en effet si ils devaient couper dans une canalisation de GPL ou bien déclencher involontairement les airbags de la voiture.

Une solution partielle à été trouvée en compilant les différentes données fourines par les constructeurs sur les élément de leurs véhicules dans des fiches d’aide à la désincarcération. Il existe actuellement plus de 1500 fiches d’aide à la désincarcération (et ce nombre va augmenter). Pas pratique de trouver la bonne fiche correspondant au modèle et à l’année de fabrication du véhicule, c’est encore plus difficile si la voiture est déformée suite à l’accident, si l’intervention à lieu de nuit, sous la pluie, ....

C’est là que l’association 112academy entre en scène et propose aux services de secours une application gratuite (réservée aux seul services d’urgence) qui permet, d’une part d’avoir toutes les fiches de désincarcération sur cette application (sur une tablette et non plus un classeur de 1500 fiches) et d’autre part de faciliter l’identification du véhicule par l’apposition de QRCode sur les vitres des véhicules (ces codes barre nouvelle génération qu’il suffit de scanner avec un smartphone ou une tablette pour accéder à des données ou des contenus).

A l’heure actuelle Renault est partenaire de ce projet et appose sur ces nouveaux modèles ces fameux codes.

Plus proche de nous la ville de Maizières les Metz s’est associée au rescue code en apposant sur les véhicules municipaux ce QRCode et va proposer à tous ses habitants les codes pour leur véhicules. Une initiative à soutenir.
L’association 112academy développe également un projet de QRCode pour les personnes, le sous forme d’un bracelet permettant aux services de secours d’accéder aux antécédents médicaux de la victime, pratique quand l’état de celle-ci ne lui permet pas de nous répondre.

source : 112rescuecode.webs.com

Arnaud BASSEZ

IADE

Administrateur


Articles publiés dans cette rubrique

dimanche 20 novembre 2016
par  Arnaud Bassez

Le damage control

Ce concept fait référence à la technique de la Marine Américaine au cours de la seconde guerre mondiale pour désigner « la capacité d’un navire à contrôler des dommages subis et à poursuivre sa mission pour rentrer au port » (Masquelet, 2013[1]).
(USS Cole after al-Qaeda suicide attack. US Navy Photo) (...)

dimanche 13 décembre 2015
par  Arnaud Bassez

Les plaies par arme à feu - balistique des armes à feu

Rattrapés par l’actualité, les IADE, acteurs des urgences du quotidien, ont su jouer leur rôle dans les circonstances difficiles des attentats parisiens du 13 novembre 2015 qui ont fait 130 morts et 352 blessés, et jusqu’à 4 000 personnes impliquées, simples témoins ou proches de victimes.
Pour (...)

jeudi 15 octobre 2015
par  Arnaud Bassez

Le Livre Blanc des Urgences

« voir les structures de médecine d’urgence comme une solution et non comme un problème ! »
L’organisation actuelle de la médecine d’urgence ne permet plus, et ne permettra pas demain, de faire face aux inéluctables évolutions des besoins de soins et de notre système de santé. Les crises successives (...)

mercredi 30 septembre 2015
par  Arnaud Bassez

Intoxications : monoxyde de carbone - intoxications diverses - chloroquine - intoxication aux champignons

Articles tirés du site urgences-serveur.fr
Intoxication au Monoxyde de carbone (CO)
Le monoxyde de carbone est un gaz incolore et inodore. Sa densité est voisine de celle de l’air. Sa présence résulte d’une combustion incomplète, et ce quel que soit le combustible utilisé : bois, butane, charbon, (...)

mardi 30 juin 2015
par  Arnaud Bassez

Le rôle de l’IADE chez les sapeurs-pompiers

Congrès d’anesthésie haut normand du 26 juin 2015, à Rouen avec l’ARHIADE .
Franck PILORGET, IADE, président de l’Association Nationale des Infirmiers de Sapeurs-Pompiers (ANISP) et infirmier Chef au SDIS 76 a présenté "le rôle de l’IADE chez les sapeurs-pompiers" en compagnie de l’infirmier (...)

mardi 20 mai 2014
par  Arnaud Bassez

Le blast - les explosifs

LE BLAST
1. LES BLAST
1.1. ON DIFFÉRENCIE
le blast primaire : ensemble des lésions liées à l’onde de choc, c’est à dire au front d’onde de pression dit « statique ». Il est essentiellement décrit des atteintes tympaniques, pulmonaires, digestives, osseuses. D’autres lésions sont plus rares : (...)

mardi 20 mai 2014
par  Arnaud Bassez

Le pantalon anti choc

Le pantalon anti choc ou G suit
Dispositif pneumatique comprimant les membres inférieurs et le bas ventre permettant de combattre le collapsus en mobilisant le sang accumulé dans la partie inférieure du corps.
Primitivement utilisé en neurochirurgie (Crile, 1903) pour combattre le collapsus dû à (...)

samedi 25 avril 2009
par  Arnaud Bassez

Le 112 numéro d’urgence

Le particularisme et l’exception culturelle française nous font vivre avec plusieurs numéros de téléphone pour appeler les services d’urgence.
Le 15 SAMU (dès qu’il y a une victime)
Le 18 pompiers (secouristes, soldats du feu)
Le 17 police protection des personnes et des biens, balisage des zones, (...)

mardi 16 décembre 2008
par  Arnaud Bassez

112, le parapluie européen

Le numéro d’appel téléphonique d’urgence 112 est désormais opérationnel dans les 27 pays de l’Union Européenne (UE) depuis le 15 décembre 2008.
Pour une fois le parapluie bulgare est apprécié à sa juste valeur, car seule la Bulgarie ne s’était pas mise en conformité pour assurer l’acheminement du numéro (...)

vendredi 28 septembre 2007
par  Arnaud Bassez

Le rouge et le blanc

Un communiqué du 22 septembre du Docteur Patrick GOLDSTEIN, président de la Société Française de Médecine d’Urgence, répond au manifeste des sapeurs pompiers sur la prise en charge des personnes victimes d’un problème de santé. (document PDF)
Chacun voulant baliser un peu son terrain, il est (...)

Brèves

Lépine l’arrose

mardi 8 mai

Le concours Lépine 2018 récompense le « MedPack », une station de travail médicale

Cette station de travail médicale a été repérée par le service de Santé des Armées...

Le « MedPack », une station de travail médicale extra-hospitalière mise au point par Samuel Mercier.

Le 117e concours Lépine a récompensé lundi soir le « MedPack », une station de travail médicale extra-hospitalière mise au point par Samuel Mercier, un infirmier urgentiste aux Pompiers de Paris.

C’est à force d’intervenir au quotidien sur le terrain, de se rendre compte combien l’hygiène pouvait poser problème que Samuel Mercier a conçu, au bout de six ans, son prototype. « Cela faisait un siècle que l’on n’avait pas évolué, avec des conditions de travail inchangées » pour le personnel de santé intervenant en situation difficile, expliquait jeudi l’infirmier à l’AFP.

Une station de travail compacte pesant 7 kg

Ainsi, racontait-il, quand l’infirmier arrive sur un lieu d’accident ou d’attentat, «  il découvre son environnement de soin et souvent il n’est pas adapté, voire insalubre : il n’y a pas d’éclairage, pas de plan de travail etc. ». Sans compter que si l’on doit transfuser le patient, il faut compter sur un collègue pour tenir la perfusion, que les produits et autres seringues sont posés à même le sol puis jetés par terre…

Fort de son expérience, Samuel Mercier a donc conçu une station de travail compacte, pesant 7 kg et transportable à l’épaule, qui se déplie en trois secondes. Une fois stabilisé sur son trépied, le « MedPack » devient un « espace de travail emménagé » : poubelles pour le tri sélectif des déchets, pied à transfusion télescopique, ampoule éclairant la zone accidentée, plateau d’intubation intégré, mini-pharmacie sécurisée et même possibilité d’accrocher un parapluie !
Le « MedPack » bientôt déployé au Liban ?

Une cinquantaine de « MedPack » ont déjà été fabriqués et sont utilisés par les pompiers, ainsi que par des CHU en Suisse et en Belgique. Il doit prochainement être déployé au Liban auprès des militaires français. « D’autres utilisations en zones difficiles sont envisageables : lors d’interventions en montagne, à la campagne par des vétérinaires ou même en maison de retraite par des infirmiers libéraux  », selon Samuel Mercier.

Grâce à cette invention, l’infirmier urgentiste à obtenu la plus prestigieuse récompense du concours Lépine, le prix du président de la République, sous la forme d’un vase en porcelaine de Sèvres.

[...]

Source : 20minutes.fr Vanessa Rodrigues Biague

AB

Arrêt cardiaque, lecture continue

jeudi 7 septembre 2017

Retrouvez les articles sur l’arrêt cardiaque dans l’article dédié aux dernières recommandations 2015-2020.

Les quatre derniers articles intéressants de la semaine sont aussi sur le forum.

  • La question de la fréquence optimale de la ventilation pendant la réanimation cardio-respiratoire
  • Les femmes moins performantes pour une réanimation cardiopulmonaire
  • Un an après l’ECMO, comment vont-ils ?
  • Le SAOS protégerait le cerveau en cas d’arrêt cardiaque

Bonne lecture

— -

En relation

AB

Rapport relatif aux moyens mis en œuvre par l’État pour lutter contre le terrorisme depuis le 7 janvier 2015

mardi 12 juillet 2016

RAPPORT FAIT AU NOM DE LA COMMISSION D’ENQUÊTE relative aux moyens mis en œuvre par l’État pour lutter contre le terrorisme depuis le 7 janvier 2015 M. Georges FENECH Président - M. SÉBASTIEN PIETRASANTA Rapporteur

RAPPORT FAIT AU NOM DE LA COMMISSION D’ENQUÊTE relative aux moyens mis en œuvre par l’État pour lutter contre le terrorisme depuis le 7 janvier 2015 M. Georges FENECH Président-M. SÉBASTIEN PIETRASANTA Rapporteur

Le rapport présente 434 pages sur les attentats en France en 2015. Et mille pages d’annexes (les auditions).

Parmi les points mis en évidence, le document met clairement en lumière les "ratés " qui ont permis aux terroristes de Paris d’échapper à la surveillance. Ils étaient pourtant connus, à un titre ou un autre, des services judiciaires, pénitentiaires ou de renseignement. Tous avaient été fichés, contrôlés, écoutés ou incarcérés, à un moment de leur parcours de la délinquance à la radicalisation violente.

Voici les principaux constats de la commission :

Pour la création d’une "agence de lutte contre le terrorisme"

Pour éviter de nouvelles attaques, la commission prône notamment la création d’une "agence nationale de lutte contre le terrorisme" placée directement sous l’autorité du Premier ministre, sur le modèle américain du Centre national antiterroriste (NTC) créée après le 11 septembre 2001.

La nécessité de fusionner les trois forces d’élite

Le soir du 13 novembre, "l’intervention des forces d’intervention a été rapide, efficace et a démontré qu’elles étaient capables de collaborer", estime le rapporteur, le député socialiste Sébastien Pietrasanta qui s’interroge toutefois sur "le bien-fondé du maintien de plusieurs forces d’intervention spécialisées" et préconise, à terme, "la fusion des trois forces d’élite" (GIGN, Raid et BRI).

Pas gagné d’avance à mon avis.

Pour la création de "colonnes d’extraction" des victimes

Le principal problème, selon la commission, a été l’évacuation des victimes, qui a pu être retardée par le fait que les secours d’urgence n’avaient pas accès au périmètre des forces d’intervention. Dans ses 39 propositions, la commission préconise ainsi l’instauration de "colonnes d’extraction" des victimes.

L’échec du renseignement

Pour la création d’une agence nationale du renseignement

Des failles dans le renseignement pénitentiaire

L’attaque du Bataclan n’aurait pas pu être évitée

Des doutes sur l’efficacité des dispositifs de sécurisation du territoire

— -

Pour ceux qui voudraient lire les retex, ils sont disponibles sur l’article Les plaies par arme à feu - balistique des armes à feu

A lire Les rapports, les référentiels sur les services d’urgence

AB

Matos news 3

vendredi 24 juin 2016

Les moniteurs de la douleur dont disposent les anesthésistes depuis 2010 surveillent le diamètre de la pupille de l’œil ou la fréquence cardiaque. «  Leur faiblesse vient du fait qu’ils sont basés sur un seul paramètre. L’avantage du nouveau moniteur que nous étudions est qu’il est multiparamétrique  ». Le système nerveux autonome et le système hormonal de l’organisme réagissent aux stimuli douloureux par divers mécanismes qui induisent des changements mesurables.

Le nouveau moniteur dénommé PMD 200 (pain monitoring device) est équipé d’une technologie mise au point par la compagnie Medasense Biometrics Ltd. en Israël. Il se compose d’une petite sonde que l’on pince au bout du doigt du patient. Cette sonde est munie de quatre capteurs. L’un d’entre eux enregistre une courbe de pléthysmographie, qui décrit les variations du volume sanguin au moyen d’une mesure de la pulsatilité des capillaires, ces petits vaisseaux entre les artères et les veines. À chaque battement cardiaque se produit une onde de pulsatilité dans les capillaires. Cette onde de pulsatilité permet de calculer la variabilité de la fréquence cardiaque.

Ce nouveau dispositif surveille continuellement ces paramètres physiologiques qui sont affectés par les stimuli douloureux et par l’administration d’analgésiques. Un algorithme mathématique analyse ces données physiologiques et les convertit en temps réel en un index de douleur appelé Nol (pour nociception level index). Les valeurs de cet index sont représentées sur une échelle de 0 à 100. Une valeur entre 0 et 10 signifie que le patient ne ressent pas de douleur et qu’on peut même alléger un peu les doses d’analgésiques. Une valeur entre 10 et 25 est idéale. Et une valeur dépassant 25 signifie que le patient est en douleur et qu’il faut augmenter les doses.

Lire la suite sur le forum

- Le site medasense

- Les articles sur la douleur

  • Douleur (le point de vue juridique)

AB

Matos news 2

samedi 21 mai 2016

Le laboratoire Dräger publie une alerte sur le remplissage des cuves de desflurane avec le produit du laboratoire Baxter.

Mesures de précaution au remplissage des cuves de desflurane Dräger

A lire et à diffuser autour de nous.

AB