L’aide inspiratoire comme mode de ventilation en anesthésie

mercredi 27 juin 2007
par  Fabrice Dufour
popularité : 2%

OXYMAG
Vol 20 - N° 93 - Avril 2007
p. 15 - 18
© Elsevier Masson SAS, Paris, 2007
Doi : 10.1019/200702712

L’aide inspiratoire comme mode ventilatoire en anesthésie

Fabienne Hadorn

(Infirmière anesthésiste spécialisée, service d’anesthésie, Hôpitaux Universitaires de Genève, Suisse)

Le mode ventilatoire spontané avec aide inspiratoire est plus complexe qu’il n’y paraît, du fait de ses principes de fonctionnement, de ses réglages spécifiques et de l’interaction patient-machine. Les indications d’un tel mode de ventilation en anesthésie sont encore discutées. Les bénéfices potentiels pour le patient sont en cours d’évaluation.

Le mode ventilatoire spontané avec aide inspiratoire (VS-AI) est très largement répandu depuis plusieurs années en réanimation. Si les bénéfices de ce mode de ventilation sont confirmés en réanimation par son emploi quotidien, l’intérêt clinique du mode VS-AI en anesthésie est en cours d’évaluation. Certaines données bibliographiques ont déjà confirmé la validité de ce mode de ventilation dans plusieurs domaines et/ou phases de l’anesthésie [1], [2]. Dans le service d’anesthésiologie des hôpitaux universitaires de Genève (HUG), une place certaine est déjà accordée à ce mode ventilatoire.

En effet, la séquence traditionnelle “induction-curare-intubation-ventilation contrôlée” sans perdre ses prérogatives, peut être envisagée différemment, si l’on tient compte de l’autonomie respiratoire spontanée du patient et si le recours à la pratique du mode ventilatoire VS-AI s’accroît.

Les infections nosocomiales, ainsi que les incidents et accidents relatifs à l’intubation et à la mise du patient sous ventilation mécanique, pourraient peut-être, dans ce mode ventilatoire, être diminués.
Les notions de répercussions induites par l’anesthésie générale, ainsi que celles générées par la ventilation mécanique semblent plus que primordiales, car c’est à de telles connaissances théoriques que les anesthésistes (médecins et infirmiers) se réfèrent pour ventiler un patient de façon adéquate.

Mode ventilatoire avec aide inspiratoire

Les indications, les contraintes, les risques et bénéfices de l’utilisation de ce mode ventilatoire spontané avec aide inspiratoire en anesthésie seront discutés ici. En effet, même si l’utilisation d’un tel mode ne peut être envisagée de façon systématique, il est décrit comme présentant des bénéfices non négligeables pour le patient. Toutefois, dans certaines situations, la gestion s’avère délicate, voire périlleuse et requiert toute l’expertise du soignant, ce qui sous-tend un apprentissage et un dispositif de formation continue adaptés.

Effets de l’anesthésie générale sur la ventilation

Toute anesthésie générale (AG) induit une réduction quasi inévitable des volumes et capacités pulmonaires. L’altération la plus notable concerne la capacité résiduelle fonctionnelle (CRF) qui diminue en moyenne de 15-20 % par rapport à sa valeur théorique dès l’induction, la rapprochant de la valeur du volume résiduel (VR). Cette amputation de la CRF est due au collapsus alvéolaire, à la diminution des forces d’expansion de la cage thoracique et/ou à l’augmentation des forces de rétraction du parenchyme pulmonaire. À cela s’ajoutent les impacts relatifs à la position du patient ainsi que les contraintes liées à la chirurgie.

La ventilation en pression positive ainsi que la curarisation du patient sont autant d’éléments qui viennent accroître ces altérations. Plus la CRF diminue et plus les risques d’atélectasies et de complications respiratoires augmentent. De facto, la capacité pulmonaire totale (CPT) est affectée par la diminution de la compliance thoraco-abdominale.
Le fait d’avoir recours à l’intubation endo-trachéale et d’instaurer une ventilation mécanique en pression positive engendre des complications.

L’appareil d’anesthésie, en générant une pression positive transmise aux voies aériennes au moyen d’un tube endo-trachéal, modifie la distribution de la ventilation. De fait, la partie supérieure des poumons est mieux ventilée, la partie inférieure mieux perfusée. La présence d’une sonde d’intubation trachéale d’un diamètre inférieur à la trachée représente une augmentation conséquente du travail respiratoire (résistances aux débits ventilatoires) et toutes pathologies et/ou complications respiratoires viendront majorer ces résistances. Or toute résistance se répercute sur la compliance.

facteurs influant sur la CRF

Si celle-ci diminue considérablement, le nombre et l’étendue des atélectasies peuvent s’accroître. Pour contrecarrer ces aspects négatifs, il semble judicieux d’instaurer une pression positive de fin d’expiration (PEP) physiologique (soit 5 cmH2O) dont les effets bénéfiques sont connus de tous. Cependant, la PEP ne peut être appliquée à toute situation. Il s’agit d’être également prudent quant aux valeurs de pression de ventilation. Car plus celles-ci augmentent, plus les risques de barotraumatisme et volotraumatisme par surdistension alvéolaire sont probables.

Après une brève revue des répercussions de l’anesthésie générale sur les volumes respiratoires et capacités pulmonaires, nous discuterons du mode ventilatoire spontané avec aide inspiratoire en anesthésie.

Applications du mode ventilatoire spontané avec aide inspiratoire en anesthésie

La ventilation spontanée avec aide inspiratoire est un mode ventilatoire en pression, à fréquence spontanée, synchronisée. Le paramètre contrôlé est la pression inspiratoire réglée par l’utilisateur. La VS-AI nécessite obligatoirement une activité respiratoire spontanée suffisante pour être déclenchée par le patient. C’est un mode partiel dans la mesure où la répartition du travail respiratoire se fait entre le ventilateur et les muscles inspiratoires. La possibilité de régler bon nombre de ses caractéristiques permet, dans une certaine mesure, de synchroniser le profil ventilatoire du patient et la réponse mécanique du ventilateur. Cette notion de synchronisation est actuellement bien définie au cours des quatre phases du cycle respiratoire : le déclenchement du cycle respiratoire, la phase de pressurisation proprement dite, le passage de la phase inspiratoire à l’expiration et la phase expiratoire [3].

Le déclenchement du cycle respiratoire

Les appels inspiratoires spontanés du patient sont détectés grâce au réglage du trigger inspiratoire (en débit ou en pression). En effet, toute dépression dans le circuit ou toute détection d’un débit inspiratoire va initier la pressurisation du système. Le trigger en débit est plus efficace et de loin le plus usité. Il est réglable et s’exprime en L/min (du plus sensible ± 0,3 au moins sensible ± 15).

Si le seuil est réglé trop haut, le risque pour le patient est de ne pas voir son effort récompensé, ce qui augmente le travail respiratoire.

À l’inverse, si le trigger est trop sensible (seuil bas), un phénomène d’auto-déclenchement, non volontaire peut se produire. Il en résulte alors une désynchronisation patient-appareil d’anesthésie qui se manifeste cliniquement par une fréquence respiratoire élevée et anarchique aboutissant à l’épuisement du patient.

La phase de pressurisation

Une fois l’effort inspiratoire du patient reconnu, la valve inspiratoire s’ouvre afin de pressuriser le système. Le niveau de pression est atteint selon un délai de temps de montée en pression, appelé également pente de l’aide inspiratoire, exprimé en secondes. Systématiquement, le débit inspiratoire est décélérant afin de maintenir constante la pression d’insufflation. Cela a pour effet d’améliorer le confort du patient en s’adaptant à sa mécanique ventilatoire.

Toutefois, un réglage trop lent ou trop rapide s’avère dans les deux cas néfaste pour le patient. Un temps trop court pénalise le travail respiratoire en déclenchant prématurément le passage à la phase expiratoire. Un réglage trop lent entraîne une surcharge du travail respiratoire. Par ailleurs, un débit trop rapide et/ou intense peut générer un réflexe de toux et/ou l’interruption précoce de l’effort inspiratoire.
Le niveau d’aide inspiratoire

Les paramètres mécaniques impliqués et réglés par le soignant dans le mode VS-AI sont multiples et complexes. Un réglage adéquat de l’AI permet d’assurer les échanges gazeux tout en réduisant les pressions d’insufflation et en minimisant la charge de travail respiratoire exercée par le patient. Le réglage de l’aide inspiratoire détermine le volume courant.

Outre le réglage du niveau d’AI (équivalent à la pression ajoutée à la PEP générée par le ventilateur) habituellement réglé entre 5 et 25 cmH2O, le volume courant (Vt) est également déterminé par les caractéristiques du flux décélérant, le circuit ventilatoire ainsi que les propriétés physiologiques du poumon (compliance) et des voies aériennes (résistances).

Tout effort supplémentaire du patient pour vaincre les résistances ou un défaut de compliance du système tube-circuit-machine, est préjudiciable. Une AI inadaptée serait inefficace et reviendrait à laisser le patient en respiration spontanée (risque d’insuffisance respiratoire).

Le passage à la phase expiratoire. Le passage de l’inspiration à l’expiration (trigger expiratoire) est déterminé par la chute du débit inspiratoire de pointe à 25 % de sa valeur initiale. Dès lors, la valve inspiratoire se ferme et l’ouverture de la valve expiratoire autorise l’exhalation et le retour de la pression des voies aériennes à 0 ou à la valeur de la PEP. La phase expiratoire prend fin au déclenchement du cycle suivant.

Comment monitorer l’aide inspiratoire ?

Tous les aspects en lien avec les principes de précaution ainsi que le monitorage ne font pas l’objet d’une description puisqu’il est présupposé qu’ils s’inscrivent pour toute prise en charge anesthésique.

L’ajustement permanent des différents paramètres ventilatoires aux évènements qui surviennent au décours de l’anesthésie ainsi qu’aux besoins du patient peuvent représenter quelques difficultés de prise en charge pour le soignant. La surveillance de la clinique, de la fréquence respiratoire spontanée, du volume courant qui n’est pas fixe (puisque déterminé par le niveau d’AI) ainsi que des pressions (notamment celles de crête) sont autant d’éléments à surveiller de manière très rigoureuse. Car tout facteur qui survient lors d’une phase est susceptible de modifier la suivante.

Le but ultime étant de maintenir l’oxygénation et une ventilation alvéolaire adaptée.

Avantages de l’utilisation d’une aide inspiratoire

En l’absence d’asynchronisme patient-machine, le mode ventilatoire VS-AI peut présenter de nombreux avantages [4], comme :

- améliorer le confort du patient (ventilation synchrone avec l’appareil d’anesthésie). Par conséquent, les besoins en agents anesthésiques et hypnotiques sont réduits ;

- favoriser la ventilation spontanée à l’aide d’un masque laryngé ;

- éviter la ventilation mécanique contrôlée en pression ou en volume avec recours aux curares ;

- maintenir l’activité diaphragmatique, ce qui contribue à réduire la constitution de zones d’atélectasies au niveau des bases pulmonaires ;

- réduire le travail respiratoire et donc prévenir la fatigue respiratoire ;

- favoriser une partie de l’effort musculaire inspiratoire du patient, ce qui permet une distribution plus homogène des gaz inspirés pour des pressions d’insufflation moindres.

L’intérêt clinique du mode VS-AI en anesthésie mérite d’être davantage investigué. Si une extrapolation est faite, le maintien de l’activité ventilatoire spontanée du patient diminuerait le coût de la prise en charge anesthésique, la survenue et/ou le nombre de complications per et postopératoires. La qualité du réveil des patients serait également l’un des facteurs à mesurer.

Indications

Même si la liste n’est pas exhaustive, certaines indications [5] semblent se profiler au décours de différentes phases de l’anesthésie :

- le maintien de la respiration spontanée avec aide inspiratoire au cours de l’induction voire durant la phase peranesthésique pour des chirurgies mineures sous anesthésie générale ;

- son emploi lors d’anesthésie combinée (anesthésie générale associée à une anesthésie locale) ;

- le respect de la respiration spontanée par rapport à la ventilation mécanique ;

- lors du sevrage de la ventilation mécanique durant la phase de réveil ;

- l’emploi du mode VS-AI peut être pratiqué également en salle de soins post-interventionnelle (SSPI) au moyen d’un masque facial pour la ventilation non-invasive (VNI).

Enquête sur les modes ventilatoires en anesthésie

Dans le cadre d’un travail de fin d’étude que j’ai effectué au sein du service d’anesthésie aux HUG, un questionnaire a été distribué auprès de 63 infirmiers anesthésistes certifiés (Iade). 30 questionnaires ont été retournés, soit un taux de réponse à 48 %. Divers objectifs étaient poursuivis dont les deux principaux concernaient l’évaluation des pratiques professionnelles vis-à-vis des modes ventilatoires, ainsi que les besoins exprimés des Iade quant à une éventuelle formation continue sur le mode ventilatoire avec aide inspiratoire.

L’analyse des résultats montre que ce mode ventilatoire est pratiqué par les Iade de façon très inhomogène aux différentes phases de l’anesthésie. Certains Iade estiment que l’une des indications du mode VS-AI est la ventilation au masque bien que personne ne la pratique durant l’induction et la période peranesthésique.

Pour d’autres, ce mode ne peut être envisagé que durant la phase de réveil. D’après ces résultats, il semble que les Iade préfèrent avoir recours aux modes ventilatoires conventionnels. Par conséquent, le recours au mode VS-AI repose sur les motivations de chaque soignant.

Dans un ordre décroissant, les réticences évoquées face à l’utilisation de ce mode de ventilation, résident dans le fait que les indications restent floues, qu’il n’existe pas de directives à ce sujet, que les connaissances théoriques sont lacunaires et enfin que certains estiment les résultats d’un tel mode peu probants. La majeure partie des interviewés exprime un besoin de formation continue relatif au mode VS-AI.

Quant aux modalités de formation, ils opteraient volontiers pour un atelier pratique. Un cours théorique d’une durée de 1h30 a été dispensé lors de la mise en circulation de l’appareil d’anesthésie type PrimusTM (Dräger), le seul permettant d’avoir recours au mode VS-AI, dans les divers blocs opératoires aux HUG. Depuis, aucune demande de formation complémentaire n’a été faite de la part des soignants. Or, selon une étude de Jaber [6], il est impératif que la formation initiale à l’utilisation de la machine soit répétée dans le temps.

Conclusion

Ce mode ventilatoire VS-AI, a priori simple, s’avère plus complexe qu’il n’y paraît par ses principes de fonctionnement, ses réglages spécifiques et l’interaction patient-machine. Il semble avoir des intérêts non négligeables pour le patient, et devrait être enseigné lors de la formation en anesthésie ainsi qu’en formation continue.

Néanmoins, il faut poursuivre les investigations concernant ce mode ventilatoire pour préciser les indications lors des différentes phases de l’anesthésie et en fonction des différents types de chirurgie.

C’est pourquoi des études complémentaires sont nécessaires pour démontrer les bénéfices réels attendus pour le patient de ce mode ventilatoire durant l’anesthésie.

Précision

Cet article a été réalisé à partir d’un travail de fin d’études de spécialisation en anesthésie aux Hôpitaux Universitaires de Genève, 2006.

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Le système respiratoire indispensable complément

Les zones de West

Cours - Réanimation - La ventilation artificielle

La ventilation artificielle : les modes ventilatoires

Interactions patient-ventilateur et nouveaux modes ventilatoires

conférence de consensus sevrage de la ventilation
Le respirateur et la ventilation en anesthesie (Jaber, Capdevilla, Eledjam) janvier 2006
Aide inspiratoire, gadget ou progrès
L’aide inspiratoire, intérêts et limites (JC Richard)
Les nouveaux modes ventilatoires au bloc opératoire
Le respirateur et la ventilation en Anesthesie (Y Pouzeratte)
Les machines d’anesthésie (LJ Van Obbergh)
Qu’apportent les nouveaux respirateurs d’anesthésie
Ventilateur d’anesthésie (fiche technique)
Asynchronies patient-ventilateur au cours de la ventilation assistée. Thèse du Dr Thille
Asynchronies patient-ventilateur au cours de la ventilation assistée
Arnaud Thille1
Des asynchronies patient-ventilateur sont fréquemment observées en ventilation assistée. Objectif : Déterminer l’incidence et les facteurs favorisants des asynchronies, venant du patient, du ventilateur ou des réglages, et préciser le réglage optimal du ventilateur. Méthodes : Nous avons évalué l’incidence des asynchronies avec une méthode simple et non invasive basée sur l’analyse des courbes du ventilateur. Chez les patients qui présentaient des efforts inefficaces, nous avons mesuré l’effort inspiratoire avec une sonde œsophagienne afin d’optimiser le réglage du ventilateur. Nous avons évalué l’impact du mode ventilatoire sur la qualité du sommeil avec une polysomnographie complète. Enfin, tous les ventilateurs de réanimation ont été testés sur banc afin de comparer les performances en termes de trigger et pressurisation. Résultats : Près d’un quart des patients présentaient des asynchronies fréquentes. La durée de ventilation de ces patients était plus longue et le sevrage plus difficile. Les efforts inefficaces, qui représentaient les asynchronies les plus fréquentes, étaient favorisés par une assistance ventilatoire excessive. La réduction du niveau d’aide inspiratoire (AI) permettait d’éliminer quasi-complètement les efforts inefficaces, sans augmenter l’effort inspiratoire et sans modifier la vraie fréquence respiratoire du patient. Le mode ventilatoire n’avait pas d’influence sur la qualité du sommeil et les asynchronies. Les efforts inefficaces survenaient aussi bien en AI qu’en ventilation assistée contrôlée. Avec un niveau d’AI adéquat, les apnées centrales étaient peu nombreuses et n’avaient pas d’influence sur la qualité du sommeil. Les performances insuffisantes observées avec certains ventilateurs peuvent également altérer la synchronisation. Conclusion : Les asynchronies patient-ventilateur sont fréquentes et associées à une durée de ventilation prolongée. Une " dose de ventilation " excessive favorise les efforts inefficaces, mais un réglage optimal du ventilateur permet de minimiser ces asynchronies. Cette thèse est un support pour déterminer dans une étude plus large si une synchronisation adéquate peut réduire la durée de ventilation.
Interaction patient-Ventilateur, application technque d’une analyse biologique. Thèse du Dr Heyer
Interactions patient-ventilateur en aide inspiratoire

merci à la rédaction de MASSON qui nous a donné l’autorisation de publier cet article (AB)


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mardi 8 mai 2018

Le concours Lépine 2018 récompense le « MedPack », une station de travail médicale

Cette station de travail médicale a été repérée par le service de Santé des Armées...

Le « MedPack », une station de travail médicale extra-hospitalière mise au point par Samuel Mercier.

Le 117e concours Lépine a récompensé lundi soir le « MedPack », une station de travail médicale extra-hospitalière mise au point par Samuel Mercier, un infirmier urgentiste aux Pompiers de Paris.

C’est à force d’intervenir au quotidien sur le terrain, de se rendre compte combien l’hygiène pouvait poser problème que Samuel Mercier a conçu, au bout de six ans, son prototype. « Cela faisait un siècle que l’on n’avait pas évolué, avec des conditions de travail inchangées » pour le personnel de santé intervenant en situation difficile, expliquait jeudi l’infirmier à l’AFP.

Une station de travail compacte pesant 7 kg

Ainsi, racontait-il, quand l’infirmier arrive sur un lieu d’accident ou d’attentat, «  il découvre son environnement de soin et souvent il n’est pas adapté, voire insalubre : il n’y a pas d’éclairage, pas de plan de travail etc. ». Sans compter que si l’on doit transfuser le patient, il faut compter sur un collègue pour tenir la perfusion, que les produits et autres seringues sont posés à même le sol puis jetés par terre…

Fort de son expérience, Samuel Mercier a donc conçu une station de travail compacte, pesant 7 kg et transportable à l’épaule, qui se déplie en trois secondes. Une fois stabilisé sur son trépied, le « MedPack » devient un « espace de travail emménagé » : poubelles pour le tri sélectif des déchets, pied à transfusion télescopique, ampoule éclairant la zone accidentée, plateau d’intubation intégré, mini-pharmacie sécurisée et même possibilité d’accrocher un parapluie !
Le « MedPack » bientôt déployé au Liban ?

Une cinquantaine de « MedPack » ont déjà été fabriqués et sont utilisés par les pompiers, ainsi que par des CHU en Suisse et en Belgique. Il doit prochainement être déployé au Liban auprès des militaires français. « D’autres utilisations en zones difficiles sont envisageables : lors d’interventions en montagne, à la campagne par des vétérinaires ou même en maison de retraite par des infirmiers libéraux  », selon Samuel Mercier.

Grâce à cette invention, l’infirmier urgentiste à obtenu la plus prestigieuse récompense du concours Lépine, le prix du président de la République, sous la forme d’un vase en porcelaine de Sèvres.

[...]

Source : 20minutes.fr Vanessa Rodrigues Biague

AB

Arrêt cardiaque, lecture continue

jeudi 7 septembre 2017

Retrouvez les articles sur l’arrêt cardiaque dans l’article dédié aux dernières recommandations 2015-2020.

Les quatre derniers articles intéressants de la semaine sont aussi sur le forum.

  • La question de la fréquence optimale de la ventilation pendant la réanimation cardio-respiratoire
  • Les femmes moins performantes pour une réanimation cardiopulmonaire
  • Un an après l’ECMO, comment vont-ils ?
  • Le SAOS protégerait le cerveau en cas d’arrêt cardiaque

Bonne lecture

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AB

Rapport relatif aux moyens mis en œuvre par l’État pour lutter contre le terrorisme depuis le 7 janvier 2015

mardi 12 juillet 2016

RAPPORT FAIT AU NOM DE LA COMMISSION D’ENQUÊTE relative aux moyens mis en œuvre par l’État pour lutter contre le terrorisme depuis le 7 janvier 2015 M. Georges FENECH Président - M. SÉBASTIEN PIETRASANTA Rapporteur

RAPPORT FAIT AU NOM DE LA COMMISSION D’ENQUÊTE relative aux moyens mis en œuvre par l’État pour lutter contre le terrorisme depuis le 7 janvier 2015 M. Georges FENECH Président-M. SÉBASTIEN PIETRASANTA Rapporteur

Le rapport présente 434 pages sur les attentats en France en 2015. Et mille pages d’annexes (les auditions).

Parmi les points mis en évidence, le document met clairement en lumière les "ratés " qui ont permis aux terroristes de Paris d’échapper à la surveillance. Ils étaient pourtant connus, à un titre ou un autre, des services judiciaires, pénitentiaires ou de renseignement. Tous avaient été fichés, contrôlés, écoutés ou incarcérés, à un moment de leur parcours de la délinquance à la radicalisation violente.

Voici les principaux constats de la commission :

Pour la création d’une "agence de lutte contre le terrorisme"

Pour éviter de nouvelles attaques, la commission prône notamment la création d’une "agence nationale de lutte contre le terrorisme" placée directement sous l’autorité du Premier ministre, sur le modèle américain du Centre national antiterroriste (NTC) créée après le 11 septembre 2001.

La nécessité de fusionner les trois forces d’élite

Le soir du 13 novembre, "l’intervention des forces d’intervention a été rapide, efficace et a démontré qu’elles étaient capables de collaborer", estime le rapporteur, le député socialiste Sébastien Pietrasanta qui s’interroge toutefois sur "le bien-fondé du maintien de plusieurs forces d’intervention spécialisées" et préconise, à terme, "la fusion des trois forces d’élite" (GIGN, Raid et BRI).

Pas gagné d’avance à mon avis.

Pour la création de "colonnes d’extraction" des victimes

Le principal problème, selon la commission, a été l’évacuation des victimes, qui a pu être retardée par le fait que les secours d’urgence n’avaient pas accès au périmètre des forces d’intervention. Dans ses 39 propositions, la commission préconise ainsi l’instauration de "colonnes d’extraction" des victimes.

L’échec du renseignement

Pour la création d’une agence nationale du renseignement

Des failles dans le renseignement pénitentiaire

L’attaque du Bataclan n’aurait pas pu être évitée

Des doutes sur l’efficacité des dispositifs de sécurisation du territoire

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Pour ceux qui voudraient lire les retex, ils sont disponibles sur l’article Les plaies par arme à feu - balistique des armes à feu

A lire Les rapports, les référentiels sur les services d’urgence

AB

Matos news 3

vendredi 24 juin 2016

Les moniteurs de la douleur dont disposent les anesthésistes depuis 2010 surveillent le diamètre de la pupille de l’œil ou la fréquence cardiaque. «  Leur faiblesse vient du fait qu’ils sont basés sur un seul paramètre. L’avantage du nouveau moniteur que nous étudions est qu’il est multiparamétrique  ». Le système nerveux autonome et le système hormonal de l’organisme réagissent aux stimuli douloureux par divers mécanismes qui induisent des changements mesurables.

Le nouveau moniteur dénommé PMD 200 (pain monitoring device) est équipé d’une technologie mise au point par la compagnie Medasense Biometrics Ltd. en Israël. Il se compose d’une petite sonde que l’on pince au bout du doigt du patient. Cette sonde est munie de quatre capteurs. L’un d’entre eux enregistre une courbe de pléthysmographie, qui décrit les variations du volume sanguin au moyen d’une mesure de la pulsatilité des capillaires, ces petits vaisseaux entre les artères et les veines. À chaque battement cardiaque se produit une onde de pulsatilité dans les capillaires. Cette onde de pulsatilité permet de calculer la variabilité de la fréquence cardiaque.

Ce nouveau dispositif surveille continuellement ces paramètres physiologiques qui sont affectés par les stimuli douloureux et par l’administration d’analgésiques. Un algorithme mathématique analyse ces données physiologiques et les convertit en temps réel en un index de douleur appelé Nol (pour nociception level index). Les valeurs de cet index sont représentées sur une échelle de 0 à 100. Une valeur entre 0 et 10 signifie que le patient ne ressent pas de douleur et qu’on peut même alléger un peu les doses d’analgésiques. Une valeur entre 10 et 25 est idéale. Et une valeur dépassant 25 signifie que le patient est en douleur et qu’il faut augmenter les doses.

Lire la suite sur le forum

- Le site medasense

- Les articles sur la douleur

  • Douleur (le point de vue juridique)

AB

Matos news 2

samedi 21 mai 2016

Le laboratoire Dräger publie une alerte sur le remplissage des cuves de desflurane avec le produit du laboratoire Baxter.

Mesures de précaution au remplissage des cuves de desflurane Dräger

A lire et à diffuser autour de nous.

AB