Le MAR m’a tuer

mardi 31 octobre 2006
par  Arnaud Bassez
popularité : 2%

Le 48e congrès de la SFAR vient de s’achever, et cette société savante nous fait la grâce et la bonté d’organiser des journées pour les IADE.

Fort louable au demeurant, cette partie détachée du programme de la SFAR, serait idéalement placée pour valoriser la place du IADE et de son partenariat.
D’ailleurs une commission IADE présidée par un chef de service au CHU de Nancy, le Professeur Meistelman assure la tenue de cette valorisation.

Enfin en principe.

Car à la lecture de l’article sur la responsabilité professionnelle du IADE, écrit par un trio magique, on peut y déceler quelques prémices de peur et de mauvaise foi, qui méritent que l’on s’y attarde, et que l’on propose un traitement.
Donc : livre sur les journées des IADE, 48e congrès national d’anesthésie et réanimation, page 113 et suivantes.

Cela commence fort mal. Voila nos éminents médecins anesthésistes-réanimateurs (MAR) pris en flagrant délit de non "up datage" de leurs données.

En effet, ils en sont encore restés au Décret no 2002-194 du 11 février 2002 relatif aux actes professionnels et à l’exercice de la profession d’infirmier, alors que depuis, le Décret n° 2004-802 du 29 juillet 2004 relatif aux parties IV et V (dispositions réglementaires) du code de la santé publique et modifiant certaines dispositions de ce code, parut dans le J.O n° 183 du 8 août 2004 page 14150 texte n° 5, dit dans son Article 5
A. - Sont abrogés au titre de la partie IV :

[…]

76° Le décret n° 2002-194 du 11 février 2002 relatif aux actes professionnels et à l’exercice de la profession d’infirmier.

Tant pis. On ne peut pas toujours avoir raison.

Donc pour information à l’égard de nos têtes pensantes, précisons que dorénavant, c’est le Décret n° 2004-802 du 29 juillet 2004 relatif aux parties IV et V (dispositions réglementaires) du code de la santé publique, publié au J.O n° 183 du 8 août 2004 page 14150 texte n° 5 du Journal Officiel, et page 37087 du Code de Santé Publique, texte n° 37086, qui régit la profession infirmière et concernant les IADE, l’article R.4311-12.

Le Journal Officiel de ce jour est disponible en bas de l’article.

Pardon pour ce pensum juridique, mais ce n’est pas moi qui aie commencé. Cette phrase digne des meilleures récréations du primaire, s’inscrit pour faire écho au niveau où notre MAR responsable, place la corporation IADE.

Continuons donc notre voyage, brutalement arrêté dès le début de notre lecture, pour déjà buter sur la fameuse pierre d’achoppement qui paralyse nos MAR de France, mais qui laissent insensibles ceux des USA, plus ouverts à la compétence d’autrui manifestement (encore que...) : Les ALR.

Nous touchons là, à une forme de summum de la mauvaise foi et du propos orienté qui mérite décryptage et réaction.

Car nos MAR sont assez frileux et se retranchent derrière des textes que nuls chez les IADE n’avaient contestés…mais quand même :
En cas d’ALR entraînant une complication, « les magistrats seraient d’une sévérité extrême

(Tremblez petits IADE, c’est fait pour ! Mais ce n’est pas une raison pour parler à la place des magistrats pour autant, et ce sans en avoir la qualification...)

à l’égard du IADE et ce, d’autant plus que ce dernier devrait justifier de sa formation spécifique à ces techniques. »

Je ne sais pas vous, mais moi j’ai été formé à ces techniques par des MAR…
Continuons notre navigation entre l’ire et l’ivresse.

« …de plus se pose le problème de l’information du patient lors de sa consultation d’anesthésie et de la loi de 2002 relative aux droits des patients, ces derniers ayant droit à une information claire leur permettant de prendre une décision en toute connaissance de cause, on imagine mal un MAR expliquer au patient que l’anesthésie locorégionale sera réalisée par une autre personne que lui-même, et que cette personne ne serait pas médecin de surcroît. »

En revanche, qu’un interne pique une péridurale pour la première fois, ou qu’un externe fasse une rachi anesthésie pour la première fois, ne semble pas poser le moindre problème de conscience à notre trio.

Quant à dire à notre patient, qu’une autre personne, même pas médecin de surcroît, pourra être en charge de l’intégralité de son anesthésie générale, il semble que le propos se perde dans les limbes d’un oubli bienvenu.

Continuons la démonstration de mauvaise foi.

« Concernant les gestes techniques dont nous avons abordés la problématique, leur réalisation suppose leur apprentissage, leur parfaite maîtrise et leur caractère non occasionnel afin de ne faire courir aucun risque au patient…l’annexe II de l’arrêté du 17 janvier 2002 relatif à la formation conduisant au DE de IADE fournit la liste des gestes présentés lors des enseignements dirigés et pratiques. Il faut bien garder à l’esprit que ce qui est enseigné à l’école d’IADE dans le domaine de l’ALR ou des voies veineuses centrales correspond aux principes de mise en place, de surveillance et de gestion des complications, plutôt que la réalisation pratique de ses différentes techniques. »

Soit, mais comme pour les internes, la pratique ne s’apprend que sur le terrain. Ils reçoivent une formation théorique, qui aura son corollaire en pratique, auprès du patient.
Celui-ci pas toujours au courant selon l’éthique médicale évoquée, devra supporter d’être piqué par un interne pas formé à la pratique d’un cathéter central, puisqu’il faut bien débuter un jour. Mais il faut dire, que l’anesthésie générale, aide à obtenir le consentement « éclairé » très facilement.

Poursuivons.

« …La gestion d’une intubation difficile par fibroscopie ou la mise en place d’une voie veineuse centrale seraient très probablement considérées comme hors du champ de compétence (du IADE) ne serait-ce que parce qu’elle nécessite de solides connaissances en anatomie que ne possède pas l’IADE ».

Les livres d’anatomie doivent-ils nous rester étrangers ? Ne sommes nous pas capables de discerner un muscle d’un vaisseau ? Les voies de Boulanger ou de Daily sont-elles inaccessibles à toutes formes de compréhension de la galaxie IADE ?

De plus, la filière pharyngée que nous pratiquons au quotidien, entre intubation nasale, masque laryngé, intubation traditionnelle, guedel, copa, et ventilation manuelle, disparaît devant une évidente incompétence de connaissances. Adieu donc Cormack-Lehane, Mallampati.
Prière de demander aux autorités compétentes en la matière. Nous sommes certainement des machines à intuber, à n’en plus douter.

Nous noterons toutefois le conditionnel préalable. seraient très probablement considérées Si on n’a pas plus de certitude, il vaut mieux s’abstenir. Et encore une fois ne pas s’autoriser à parler à la place du législateur ou de l’homme de Loi.

Nous glisserons sur le passage évoquant le stagiaire infirmier anesthésiste. Car en se retranchant derrière le périmé article 10 du Décret 2002-194, les auteurs travestissent quelque peu la vérité en déclarant « que l’élève doit être obligatoirement en présence d’un IADE ou d’un MAR, pour participer aux activités d’anesthésie réanimation. »
Alors que le décret dit « L’infirmier en cours de formation préparant à ce diplôme peut participer à ces activités en présence d’un infirmier anesthésiste diplômé d’État. »

Il n’est pas fait mention du MAR, ce qui officialise la responsabilité et le rôle incontournable du IADE dans l’encadrement des stagiaires, où le MAR n’a pas une place prévue par le législateur, ce que confirme d’ailleurs l’Article R. 4311-13 du Décret qui nous régit actuellement.

- Donc oui messieurs, les IADE sont vos collaborateurs exclusifs. (Le Décret l’atteste)
- Oui ils ne sont pas médecins. (L’a-t-on déjà nié ?)
- Oui nous n’avons pas le droit de prescrire (qui s’en plaint ?)

Mais oui aussi, nous avons une formation qui nous assure une qualité dont vous vous réjouissez très souvent de pouvoir vous reposer dessus, afin de vaquer à d’autres occupations, certainement scientifiques, en dehors des lieux où votre présence est pourtant requise, comme l’exigent les textes législatifs.

Oui nous avons le pouvoir, et le devoir de nous informer, de nous former à toute évolution dans notre pratique professionnelle.
Mais, si ceux qui nous forment, veulent, par peur d’être un jour remis en cause par la baisse inéluctable d’une démographie médicale, mettre un frein ridicule à la connaissance qui participe à la qualité des soins et de la prise en charge des patients, ceux là devront en rendre compte quand les prestations globales seront à la baisse.


ps : Les décrets du 11/02/2002 et du 16/02/1993 ont été codifié par le décret 2004-820 du 29 juillet 2004 aux articles R .4311-1 à R.4311-15 et R.4312-1 à R.4312-49 au code de la santé publique.

Le décret du 5/12/1994 a été également codifié par le décret 2005- 840 du 20 juillet 2005 aux articles D.6124-91 à D.6124-103 du code de la santé publique.

Merci à Pierre Lemaire pour cette précision utile.
Vous pouvez consulter son mémoire de DIU droit médical ici

  • Pour les soupçonneux de l’accord du titre, je les renvoie ici

Arnaud BASSEZ

IADE

Administrateur

Formateur AFGSU


NB : la "guerre" que semble vouloir se livrer les médecins anesthésistes et les infirmier(e)s anesthésistes américains, atteint son apogée lors de cette "étude" publiée sur anesthesiology, bible auto proclamée par les MAR des USA, et publiée en juillet 2000.

Menée par l’université de Pennsylvanie, cette étude a comparé les cas où l’anesthésie est menée par un médecin, versus un(e) infirmier(e) anesthésiste.

Il y aurait 25 décès "excessifs" pour 10 000 cas, quand un médecin anesthésiste n’est pas là, ou directement impliqué dans la prise en charge du patient, et que le IADE américain agit sous la responsabilité d’un "non anesthésiste".

Une étude, publiée dans le journal des IADE américains (AANA), montrait qu’il y avait 38 décès pour 10 000 cas, que l’acte d’anesthésie soit délivré par un MAR ou un IADE.

Mais le chiffre monte à 45 pour 10 000 quand l’acte d’anesthésie est délivré par le IADE supervisé par un médecin non anesthésiste.

Cette étude est disponible dans le document PDF ci-joint.


Documents joints

nurse anesthetist scope (en anglais)
Glissement de tâches en anesthésie définitions (...)
JO du 8 août 2004

Commentaires  forum ferme

Logo de BOCQUET jean-françois
mercredi 26 décembre 2007 à 17h38 - par  BOCQUET jean-françois

Je viens de tomber par hazard sur votre site. PERSEVEREZ S’IL VOUS PLAIT pour 2008 !
Bravo pour l’article, je n’en pense pas moins !

Jean-françois BOCQUET, I.A.D.E.

Logo de Pierre LEMAIRE
lundi 6 novembre 2006 à 17h53 - par  Pierre LEMAIRE

C’est avec un certain plaisir que je rebondis sur ton excellente description de cette mascarade "juridicoSFARIENNE" de la responsabilité de l’IADE, selon le 48ème congrés de la SFAR....
Il semble en effet, que ces auteurs dans leurs grands travaux de recherches, ont eu quelques difficultés dans la subtilité des textes réglementaires régissant notre profession.
Je me permets donc de compléter modestement ton analyse de ce texte en reprécisant quelques points de droit.
Quand les auteurs font référence au décret n°2004-802 du 29 juillet 2004, ils semblent ignorer qu’il s’agit uniquement d’un décret de codification au Code de la Santé Publique qui, en autre, a codififié le décret 2002-194 du 11 février 2002 relatif aux actes professionnels et à la profession d’infirmière (articles R.4311-1 à R.4311-15) mais également le décret 93-221 du 16 février 1993 relatif aux règles professionnelles des infirmiers(es) (article R.4312-1 à R.4312-49). Il convient donc quand on ecrit un article, qui se veut juridique, de donner les références en vigueur et non celles abrogées.
Par ailleurs, le n° 94-1050 du 5 décembre 1994 "relatif aux conditions de fonctionnement des établissements de santé et qui concerne lâ pratique de l’anesthésie" a également été codifié au code de la santé publique par le décret n°2005-820 du 20 juillet 2005 aux articles D.6124-91 à D.6124-103.
Les auteurs poursuivent en évoquant "l’extrème sévirité des magistrats...." cette suposition reste assujétit à l’existence d’une jurisprudence spécifique, qui actuellement n’existe pas, du fait de l’absence d’accident dommageable imputable à un IADE.
Je me permet de préciser également que la justice, contrairement aux idées recues, fait preuve d’une grande mansuétude vis à vis des soignants. Il y a quasiment jamais de peine d’emprissonnement ferme, par ailleurs les magistrats appliquent très régulièrement l’article 775-1 du Code de Procédure Pénale permettant aux soignants de ne pas avoir, dans leurs casiers judiciaires, l’inscription de la peine (cf Affaire de l’Hopital TROUSSEAU). Cette disposition permet aux soignants de poursuivre son activité professionnelle.
Le petit chapitre sur l’information du patient contient également son pesant d’abération. Mise à part des contrats bien spécifiques entre les patients et les praticiens (qui relèvent du droit privé),en ce qui concerne les établissements publics les contrats sont pris avec l’établissement et non pas avec un praticien. Pour le privé le code civil précise dans un arrêt de la chambre civile de la cours de cassation les dispositions suivantes : "Le contrat de soins du patient qui consulte dans un établissement privé est conclu avec cet établissement et non avec le médecin qui reçoit le patient...." (Civ 1ère 4 juin 1991 :JCP 1991.II.21730)
Rien n’empèche le MAR, recevant en consultation un patient de lui expliquer la technique d’anesthésie sans spécifiquement nommer un praticien. Obligation est faite au praticien, en charge de réaliser l’anesthésie, d’informer le patient et de répondre à ces interrogations dans la limites de ces compétences. (article L.1111-2 du CSP issue de la loi n°2002-303 du 4 mars 2002)
N’oublions pas que :« L’infirmier anesthésiste DE (IADE)est le seul habilité, à condition qu’un médecin anesthésiste réanimateur(MAR) puisse intervenir à tout moment, et après qu’un MAR a examiné le patient et établi le protocole, à appliquer les techniques suivantes :
1°)Anesthésie Générale
2°) Anesthésie locorégionale et réinjections dans le cas où un dispositif a été mis en place par un MAR
3°) Réanimation peropératoire
Il accomplit les soins et peut, à l’initiative exclusive du MAR, réaliser les gestes techniques qui concourent à l’application du protocole....ARTICLE R.4311-12 du CSP

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Nb : pour en savoir plus sur le conflit
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Administrateur
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par  Arnaud Bassez

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jeudi 25 janvier 2007
par  Arnaud Bassez

Lettre à Oxymag

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mercredi 17 janvier 2007
par  Arnaud Bassez

SOFIA, j’ai les noms !

les homonymes de la SOciété Française des Infirmier(e)s Anesthésistes
vu sur http://www.thefreedictionary.com/ le site de référence
SOFIA Society of Film Archivists
SOFIA South Florida Information Access
SOFIA State of World Fisheries and Aquaculture
SOFIA Stratospheric Observatory for (...)

mercredi 17 janvier 2007
par  Arnaud Bassez

IADE quoi ?

Vous l’avez compris, l’idée des rubriques repose sur la répétition en suffixe de notre acronyme IADE. (d’ailleurs IADE au pluriel ne prend pas de S, un acronyme étant invariable)
Pour ceux qui ne se sont pas posés la question de ce que veulent dire les rubriques à l’origine, voici un bref aperçu (...)

Brèves

SOFIA 2019 en chiffres

mardi 8 janvier

Le site de la SOFIA recense au 8 janvier 2019

  • 550 Articles
  • 1306 Brèves
  • 11350 documents publiés.
    Dont
  • 5538 images
  • 5608 PDF
  • 98 Power Point
  • 43 Séquences vidéos
  • 8 Bandes-son
  • Autres regroupant : Binary Data, tableaux Excel, HTML, des documents Word et RTF, des Zip
  • 16 rubriques
  • La rubrique Triade comportant 114 sous-rubriques recensant plus de 2500 références législatives.
  • La rubrique Olympiade comporte 6 sous-rubriques, 114 articles pour l’anesthésie-réanimation, 46 articles pour la bibliothèque, 20 articles relatifs au matériel, 24 articles pour la pharmacie, 10 articles pour le préhospitalier, 11 articles pour l’utilitaire.
  • 67 TIP sont répertoriés dans la sous-rubrique dédié aux travaux des étudiants.
  • Enfin, récemment, la rubrique Les experts de la SOFIA s’est dotée de 16 sous-rubriques qui n’attendent que votre engagement et votre implication. Être expert c’est détenir une connaissance, une compétence éprouvée dans un domaine de notre activité protéiforme. Venez nous faire profiter de vos connaissances en devenant référent expert dans les domaines cités.

Ce travail de compilation est unique pour notre profession. Le site est une référence incontournable et dépasse les frontières de l’hexagone depuis longtemps.

Le bureau travaille à l’édification de notre société professionnelle, mais seul il ne pourra pas tout.

Le JEPU sera une date de rencontre. Nous nous y préparons et vous invitons dès maintenant à penser à nous envoyer des questions si vous le souhaitez, sur le projet et son évolution.
Nous verrons comment organiser une rencontre entre nous tous.

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La SOFIA n’est pas un syndicat. Son but est de fédérer les IADE autour de la connaissance, de la pratique et de tous les aspects qui peuvent nous concerner.

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Tout en gardant bien à l’esprit qu’il n’y aura pas d’autres tentatives de la part du bureau actuel. Soit les IADE s’emparent de leur société, soit ils donnent leur avenir à d’autres.

AB

Ensemble pour l’avenir de chacun d’entre tous

mardi 1er janvier

Une société savante IADE ne se fait pas sans ses acteurs principaux.
Venez rejoindre ce qui nous unit et nous unira.

Voeux 2019 de la SOFIA

Le bureau de la SOFIA

La SOFIA dans la presse professionnelle

jeudi 20 décembre 2018

Le magazine actusoins, publie une interview à propos de la SOFIA.

Au delà des corrections que l’on souhaite toujours apporter après lecture et relecture, et pour imparfaite que l’on considère la retranscription de ses propos, l’essentiel est dit.

Dont acte.

AB

4eme dimension

dimanche 28 octobre 2018

Nous ne vivons décidément pas dans le même monde. d’un côté les USA qui valorisent les CRNA et les nurses.

De l’autre la France, et son classement mondial laborieux et européen catastrophique.

Toutefois, il faut noter pour la première fois depuis longtemps, un tassement des rémunérations des infirmières et des auxiliaires américaines.

Le revenu des infirmières pourrait être en baisse, selon l’enquête de Medscape menée en 2018 auprès de 5011 infirmières autorisées (IA) et de 2002 d’infirmières auxiliaires autorisées (IAA). En 2017, pour la première fois, le salaire annuel moyen des infirmières et les taux de rémunération horaires n’ont pas augmenté de manière significative. Après ajustement pour tenir compte de l’inflation, les revenus pourraient même chuter, selon les auteurs du rapport.

Le pourcentage d’IA (56%) et d’IAA (46%) qui estimaient avoir été rémunérés équitablement pour leur travail a légèrement diminué par rapport à l’année précédente.

Au cours des années précédentes, la rémunération a légèrement augmenté, mais de façon constante. Le revenu annuel brut moyen des infirmières auxiliaires était de 81 000 $ en 2017, comparativement à 80 000 $ en 2016. Le revenu annuel des IAA s’élevait à 46 000 $ en 2017 et 2016. En 2017, le salaire horaire était de 37 $ pour les IA à temps plein, contre 22 $ pour les IA à temps plein.

Les infirmières diplômées des États-Unis vivant dans la région du Pacifique (Alaska, Californie, Hawaï, Oregon et Washington) affichaient le revenu annuel moyen le plus élevé (102 000 dollars par an), tandis que celles de la région Est-Centre-Sud (Alabama, Kentucky, Mississippi, et Tennessee) ont enregistré le plus bas (69 000 dollars par an) - une différence de 33%. Les infirmières auxiliaires autorisées dans la région de la Nouvelle-Angleterre (Connecticut, Maine, Massachusetts, New Hampshire, New York, Rhode Island et Vermont) ont déclaré le salaire annuel le plus élevé, à 56 000 dollars par an, contre 42 000 dollars dans la région du centre-sud.

Parmi les IA, le revenu était le plus élevé chez les personnes travaillant dans les hôpitaux et dans les établissements de santé professionnels / employés (84 000 $) et le plus faible chez celles travaillant dans les services de santé scolaires / collégiaux (66 000 $). Les infirmières auxiliaires autorisées travaillant dans des établissements de soins infirmiers spécialisés ou d’autres établissements de soins de longue durée ont déclaré le revenu annuel le plus élevé, soit 48 000 $, contre 37 000 $ par an pour les IAA travaillant dans les services de santé scolaires / collégiaux.

I had a dream...

AB

Concerto à quatres mains

samedi 27 octobre 2018

Une équipe d’anesthésistes améliore les résultats chez les patients opérés par rapport à un anesthésiste indépendant. Une étude observationnelle

(traduction de l’abstract ci-dessous par Google translate... utilisé par d’autres qui en voudraient le crédit)

  • CONTEXTE
    En anesthésiologie, peu d’attention a été accordée au rôle des infirmièr.e.s en anesthésiologie en tant que personnel de soutien sur la qualité des soins.
  • OBJECTIFS
    Comparer l’impact de l’anesthésie pratiquée par un médecin anesthésiste seul (médecin anesthésiste solo) ou en combinaison avec un.e infirmièr.e anesthésiste (équipe de soins d’anesthésie) sur la mortalité postopératoire de 30 jours et la durée du séjour en hôpital.
  • RÉSULTATS
    L’anesthésie a été réalisée par des médecins anesthésistes solos chez 2832 patients et par une équipe de soins en anesthésie chez 2842 patients. Les deux groupes étaient comparables en ce qui concerne le sexe et la durée de l’anesthésie, mais différaient notamment selon l’âge, l’état physique et le type d’intervention chirurgicale de l’American Society of Anesthesiologists. L’appariement des scores de propension a été effectué par régression logistique pour tenir compte des différences de base entre les deux groupes et 2095 paires de patients parfaitement appariés ont été formées. Ce dernier a révélé un taux de mortalité à 30 jours significativement plus faible pour l’équipe de soins d’anesthésie que pour les médecins anesthésiologistes seuls (0,76 vs. 1,56 %, P = 0,0014). La durée du séjour à l’hôpital était également réduite de façon significative lorsqu’un.e infirmièr.e anesthésiste était présente (4,9 ± 10,1 vs 5,6 ± 11,5 jours, P = 0,0011).
  • CONCLUSION
    L’anesthésie administrée par la combinaison d’un médecin anesthésiste et d’un.e infirmièr.e anesthésiste est associée à une diminution de la mortalité postopératoire de 30 jours et à une durée de séjour plus courte que celle d’un médecin anesthésiste seul. Même s’il n’y a aucune preuve de causalité, cela souligne les avantages du modèle de l’équipe d’anesthésie.

Anaesthesia care team improves outcomes in surgical patients compared with solo anaesthesiologist : An observational study

Dony, Philippe ; Seidel, Laurence ; Pirson, Magali ; Forget, Patrice
European Journal of Anaesthesiology (EJA) : October 8, 2018 - Volume Publish Ahead of Print - Issue - p
doi : 10.1097/EJA.0000000000000891
ORIGINAL ARTICLE : PDF Only

Abstract
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BACKGROUND In anaesthesiology, little attention has been drawn to the role of anaesthesia nurses as support personnel on quality of care.

OBJECTIVES To compare the impact of anaesthesia by an anaesthesiologist alone (solo anaesthesiologist) or in combination with an anaesthesia nurse (anaesthesia care team) on 30-day postoperative mortality and hospital length of stay.

RESULTS Anaesthesia was performed by solo anaesthesiologists in 2832 patients and by an anaesthesia care team in 2842 patients. The two groups were comparable in respect of sex and duration of anaesthesia but differed notably for age, American Society of Anesthesiologists’ physical status score and type of surgery. Propensity score matching was performed by logistic regression to adjust for baseline differences between the two groups and 2095 pairs of perfectly matched patients were formed. The latter evidenced a significantly lower 30-day mortality rate for the anaesthesia care team compared with solo anaesthesiologists (0.76 vs. 1.56%, P = 0.0014). Length of hospital stay was also significantly reduced when an anaesthesia nurse was present (4.9 ± 10.1 vs. 5.6 ± 11.5 days, P = 0.0011).

CONCLUSION Anaesthesia given by the combination of an anaesthesiologist and an anaesthesia nurse is associated with decreased 30-day postoperative mortality and shorter length of stay when compared with a solo anaesthesiologist. Even if without any demonstration of causality, this emphasises the benefits of the anaesthesia care team model.

TRIAL REGISTRATION CCB 325201730849.

source : https://journals.lww.com/ejanaesthesiology/Abstract/publishahead/Anaesthesia_care_team_improves_outcomes_in.98523.aspx

AB