Histoire des IADE

lundi 2 octobre 2006
par  Arnaud Bassez
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A ses débuts, l’anesthésie ne s’impose pas en tant que discipline médicale reconnue, mais comme une activité périphérique de la chirurgie.

2 CNRA administrent de l'ether

- 1877 Les documents les plus récents, faisant état d’une anesthésie délivrée par une infirmière, mentionnent le nom de sœur Mary Bernard qui travaillait à l’hôpital de St Vincent, à Erié en Pennsylvanie. Cette religieuse, est créditée comme étant la première infirmière identifiable à se spécialiser en anesthésie. Les documents disponibles tendent à laisser croire que les infirmières anesthésistes étaient fréquentes dans le système hospitalier catholique.

Sister Mary Bernard

- 1889 à 1908 Catalyseur à l’origine de la reconnaissance de la profession par le développement de la pratique infirmière avancée en anesthésie, l’infirmière anesthésiste la plus connue aux USA est Alice Magaw, qui travailla à l’hôpital Ste Mary, qui deviendra la Mayo clinic, sous l’impulsion des frères Mayo (Rochester Minnesota).

Le docteur Charles Mayo conféra à Alice Magaw le titre de mère de l’anesthésie, notamment pour sa maîtrise de l’hypnose associée au chloroforme ou à l’éther, afin d’en diminuer les doses, (jusqu’à 80%) et les risques associés, inaugurant ainsi la technique de l’hypno-sédation.

Alice Magaw élargi le rôle de l’infirmière anesthésiste clinicienne afin d’inclure l’enseignement, le tutorat, et la recherche. À une époque où l’anesthésie était plus crainte que la chirurgie elle-même, Magaw démontra que l’intégration des principes de soins infirmiers dans le processus de l’anesthésie pouvait réduire les appréhensions des patients et améliorer la sécurité de l’anesthésie.

Une centaine d’années avant, "l’evidence-based practice" a été inventé par Miss Magaw qui publie ses résultats d’anesthésie dans les revues médicales, et présente ses données bien avant l’existence de sociétés médicales. Elle a également acquis une réputation internationale pour avoir délivré 14.000 anesthésiques sans décès imputable à l’acte anesthésique lui-même.

- 1908 Cleveland, Ohio, le chirurgien George Crile demande à l’infirmière anesthésiste Agatha Hodgins de devenir son anesthésiste. Hodgins enseigna à des infirmières, des médecins et des dentistes sur des bases informelles, l’art de l’anesthésie. En 1914 Crile et Hodgins vinrent en France, dans le corps des ambulances Américaines, afin d’aider l’établissement d’hôpitaux qui prendraient en charge les blessés et les malades des forces alliées.

Hodgins enseigna à des infirmières anglaises et françaises, comment administrer un mélange oxygène-protoxyde d’azote.
De retour à Cleveland, elle fonda l’école d’anesthésie du Lakeside hospital.

- 17 juin 1931 l’âme des pionniers anime Agatha Hodgins qui fonde l’Association nationale des infirmières anesthésistes (National Association of Nurse Anesthetists:NANA).

Agatha Hodgins

Huit ans plus tard, l’association NANA change son nom, pour devenir l’actuelle Association américaine des infirmières anesthésistes : American Association of Nurse Anesthetists : AANA qui devrait être une référence pour tous les iade. Elle est l’association professionnelle de l’anesthésie la plus ancienne aux USA.

Lamb Helen CNRA 1929

Puissante, organisée, elle obtiendra la reconnaissance politique, économique et publique qui fait encore défaut en Europe et notamment en France, où l’on a tendance dans les sphères médicales, à voir dans ce petit personnel, un exécutant plus qu’un collaborateur efficace et bien formé.

- 1937 : La société française d’étude de l’anesthésie et de l’analgésie (l’ancêtre de la SFAR) a dans ses rangs, sept médecins anesthésistes. L’anesthésie est très souvent délivrée par une personne non formée, sous la responsabilité du chirurgien, seul maître à bord.

- 1944, l’armée américaine libère la France, elle a dans son corps sanitaire des médecins anesthésistes mais surtout des infirmiers anesthésistes. Déjà durant le premier conflit mondial, les infirmières anesthésistes américaines étaient les principales praticiennes de l’anesthésie sur les champs de batailles.

CRNA navy

L’anesthésie va commencer à s’organiser à ce moment.

- En 1947, se retrouvent sur les mêmes bancs de la Faculté de médecine de Paris, médecins, sages femmes et infirmiers pour un enseignement d’un an. Il est préconisé une formation en treize leçons et un stage de quatre semaines

-  En 1949 est créé par la Faculté, un enseignement destiné aux paramédicaux, sanctionné par une attestation d’aide anesthésiste après la réussite des épreuves de fin d’étude. L’école des infirmières aide anesthésistes de l’hôpital Saint Germain-en-Laye est la première à ouvrir ses portes. Les études durent un an.

- 1951 Création du syndicat professionnel

- En 1957 Les études passent à deux ans et sont délivrées par la faculté de médecine de Paris.

- 1960-1961 La formation est de 18 mois. Le premier programme d’étude est assorti d’un haut niveau de connaissances. Un certificat d’aptitude aux fonctions d’aide anesthésiste est délivré. Le ministère inscrit l’anesthésie générale dans les actes professionnels autorisés aux infirmiers, bien malgré le corps médical...

A partir de cette date, les infirmiers aide anesthésistes (I.A.A) entrent dans le corps des infirmiers spécialisés et vont bénéficier d’un statut particulier avec leur propre filière et une représentativité de droit par l’intermédiaire de leur syndicat professionnel.

Le syndicat professionnel intègre les sages-femmes anesthésistes. Actuel Article D4151-14 Codifié par le Décret n° 2004-802 du 29 juillet 2004
« Dans les conditions prévues par leur code de déontologie, les sages-femmes titulaires du certificat d’aptitude aux fonctions d’aide-anesthésiste créé par le décret du 9 avril 1960 créant un certificat d’aptitude aux fonctions d’aide-anesthésiste ou titulaires du diplôme d’Etat d’infirmier anesthésiste peuvent faire usage du titre de sage-femme anesthésiste diplômée d’Etat. »

Les conditions de travail sont particulières. Peu de moyen, beaucoup de volontés. D’aucuns diront que la situation n’a guère évoluée.

L’éther disparaît au profit du fluothane. Le paysage de l‘anesthésie française ressemble à un désert, avec souvent sur Paris un anesthésiste pour la rive droite et son homologue pour la rive gauche…
Les traitements médicaux son rares, et les malades lourds n’existent pas, car ils sont morts des suites de leurs pathologies.

L’infirmière aide anesthésiste délivrait l’anesthésie sous couvert du chirurgien. Elle était rémunérée à l’heure dans les hôpitaux publics ou était employée par les chirurgiens dans les structures privées.

Les médecins anesthésistes commencent à investir les blocs opératoires, et voient en la personne « à la tête », un obstacle plutôt qu’un avantage.
Les équipements sont rudimentaires, lourds, pas adaptés, mais ils existent.

- 1964 : création des départements d’anesthésie qui donnent l’indépendance de fait aux médecins anesthésistes vis à vis des chirurgiens.

- 1967 : Mr René Baumann, professeur en chirurgie, fait une communication "historique" à l’Académie de médecine pour demander la suppression des infirmier(e)s aide anesthésistes ( IAA).

- 1971 : publication au journal officiel du programme des études en anesthésie. Plusieurs écoles ouvrent, la formation de la faculté de médecine est arrêtée et l’Assistance Publique de Paris ouvre une école en 1973.

- 1972 Les études sont rallongées à 24 mois et sont à temps plein. Le contenu et le volume horaire de la formation sont précisés.

- 1974 : protège-moi de mes amis, mes ennemis je m’en charge…

Les médecins anesthésiste réanimateur (MAR) s’aperçoivent que l’anesthésie rapporte de l’argent dans les structures privées, et procure du pouvoir à l’hôpital public. Ils cherchent à faire disparaître les infirmier(e)s aide anesthésistes, pour les remplacer par des techniciens, dénués de formation aux soins, analogues aux inhalothérapeutes du Québec.

Certains chirurgiens réputés, sont hostiles aux infirmier(e)s aide anesthésistes. Mais c’est mal connaître l’esprit de corps des infirmier(e)s aide anesthésistes, qui va résister encore et toujours face à l’envahisseur.
Les syndicats de MAR cherchent pour la troisième fois à faire disparaitre la profession des IAA.
Un amendement est déposé au Parlement à cet effet.

Par l’action conjointe de son syndicat professionnel, des directeurs d’hôpitaux et certains médecins anesthésistes (!), la profession obtient le retrait de l’amendement déposé au Parlement.

Mais certains anciens IAA, partisans de l’exercice libéral, préfèrent opter pour la solution préconisée par les syndicats médicaux, à savoir la disparition de la profession IAA.
Toutefois, d’autres IAA, plus jeunes en exercice, pressentent que l’évolution est inéluctable et que les MAR auront une place prépondérante.

Ils décident donc par leur vote majoritaire lors d’une assemblée générale du syndicat professionnel des infirmières aide anesthésiste, de s’inscrire dans la voie de la sauvegarde.

- 1981 : le Décret 81-539 du 12 mai 1981 relatif à l’exercice de la profession d’infirmier, est la quatrième opportunité pour les MAR de demander la suppression de l’anesthésie générale des actes infirmiers.

Le syndicat professionnel fait preuve d’une certaine subtilité en éditant la "fameuse" liste des 100 gestes contributifs à l’anesthésie générale, sans en citer une seule fois le nom.

L’Académie de médecine dépose les armes.

Le décret de 1981 et le Décret n°84-689 du 17 Juillet 1984, (modifié par le Décret 2002-194 du 11 février 2002 relatif aux actes professionnels et à l’exercice de la profession d’infirmier(e)), comportent donc le terme anesthésie générale dans les actes infirmiers. Mais les médecins (via leurs syndicats et la SFAR) vont tout faire pour en réduire l’importance et la portée.

- 1988

le 30 août 1988, publication du Décret N° 88-902, modifiant le décret du 17 juillet 1984 relatif aux actes professionnels et à l’exercice de la profession d’infirmier et créant l’article 5 bis, instituant l’exclusivité de compétence pour la pratique de l’anesthésie aux seuls infirmiers titulaires du certificat de spécialisation en anesthésie-réanimation.

Publication le même jour du Décret N° 88-903 créant un certificat d’aptitude aux fonctions d’infirmier spécialisé en anesthésie- réanimation (I.S.A.R) et l’arrêté relatif à la formation des ISAR (nouveau programme d’études sous le contrôle des DRASS)

Les professionnels qui font fonction d’ISAR ont l’obligation de se former jusqu’en 1994, profitant d’une prolongation de deux ans par décision ministérielle. Cette obligation sera salutaire pour la profession qui verra disparaitre un personnel infirmier doté d’une bonne technique mais totalement incompétent en pharmacologie et compréhension de ses actes.

- Automne 1988 : grève infirmière. Le public découvre les salaires de misère que l’on octroie aux soignants. Les images des infirmières arrosées à la lance anti-émeute jouent en leur faveur, et donnent "mauvaise conscience" au gouvernement socialiste. Le président Mitterrand reconnaîtra que les infirmières « doivent avoir leur dû ».

- Le 30 novembre 1988, le Décret n° 88-1077 est publié et offre une nouvelle classe : la classe supérieure, entre la classe normale et la classe des surveillants de soins. L’article 5, donne aux IADE de classe normale, la possibilité de passer en classe supérieure avec 10 ans d’exercice professionnel, sur quota.

- 9 février 1990 : le protocole DURAFOUR accorde 26 (1990) puis 30 (1991) et enfin 34 points indiciaires de NBI (1992)

- 17 décembre 1991 : création du Diplôme d’Etat D’Infirmier(e) Anesthésiste. (Décret n° 91-1281) Les promotions (janvier 1990 - janvier 1992, dont celle de votre serviteur) sont les premières en France à en bénéficier. (Accords Durieux).

- Janvier 1993 : 7 points supplémentaires de NBI (Décret no 93-699 du 27 mars 1993 modifiant le décret no 93-92 du 19 janvier 1993) et (Décret no 93-700 du 27 mars 1993 modifiant le décret no 90-789 du 6 novembre 1990) , 1 an de gain d’échelon et passage à 100% de tous les IADE dans le 2ème grade de la C.I.I (Catégorie Indiciaire Intermédiaire, Décret no 94-73 du 25 janvier 1994 modifiant le décret no 88-1077 du 30 novembre 1988)

- 15 mars 1993 : article V bis du décret de compétences modifié par le décret n°93 345 qui est l’article 7 relatif aux actes professionnels et à l’exercice de la profession d’infirmier.
Uniformisation de l’enseignement dans les écoles d’IADE

- 15 mars 1998 : C’est à l’AG des IADE d’Ile-de France que la décision de créer une association loi 1901, est prise. L’association s’appellera Collectif National des Infirmier(e)s Anesthésistes* (CNIA).

Le syndicat national des infirmiers anesthésistes, s’étonne de ce « rival », et demande quelle légitimité il a auprès de la profession.
Le CNIA effectue une enquête nationale portant sur les pratiques professionnelles des IADE et le devenir de la profession. Il participe au groupe de travail organisé par le ministre KOUCHNER ainsi qu’à celui travaillant sur le décret de compétences.

- Les 14 mai et 25 juillet 1998 : suite à deux assemblées générales, provoquées par Marie Josée Breteau, ancienne secrétaire de la Coordination Nationale des IADE en 1992, les infirmier(e)s anesthésistes repartent en croisade.
Le fautif : l’article D 712-71 du décret du 30 mai 1997 relatif à la composition des équipes du Smur qui ne rend donc pas nécessaire la présence d’un IADE dans les ambulances de Smur voire même les en écarte.

- Septembre 1999 : débute au ministère un groupe de travail sur notre décret de compétences. L’hostilité déclarée de l’ensemble des syndicats des MAR incitera à créer une intersyndicale - CNIA, SNIA, Sud CRC, CGT, UNSA, CFTC, CGC - dont le travail collectif portera ses fruits.
24 janvier 2000 : l’Intersyndicale organise une journée de grève qui sera suivie par 80% des IADE.

Tirez sur l'anesthésiste !

- 1er février 2000 : sous la pression des IADE le ministère soumet à l’Intersyndicale le projet de décret de compétences à venir, arbitré par Mme GILLOT.

Une douzaine de manifestations IADE se tiendront du 17 janvier au 15 février 2001.

- Printemps 2001, fin des manifestations IADE Suivant une dernière manifestation fort réussie en Avignon, le 3 mars 2001, le CNIA entre dans une longue phase de sommeil quelques temps après.

IADE en grève

reste le syndicat, unique représentant de la profession IADE.

- 31 décembre 2001
Décret no 2001-1374 du 31 décembre 2001 modifiant le décret n°88-1077 du 30 novembre 1988 modifié portant statuts particuliers des personnels infirmiers de la fonction publique hospitalière

- Décret n°2001-1378 du 31 décembre 2001 relatif au classement indiciaire des personnels infirmiers de la fonction publique hospitalière

- Arrêté du 31 décembre 2001 relatif à l’échelonnement indiciaire des personnels infirmiers de la fonction publique hospitalière

- Arrêté du 17 janvier 2002 relatif à la formation conduisant au diplôme d’Etat d’infirmier anesthésiste, changement du programme dans les écoles d’IADE.

attention nous revoilà !!

- 11 mars 2010 : Devant la menace du protocole Bachelot

protocole d’accord du 2 février 2010 pour le passage en catégorie A et mise en place du LMD

Aaaahhhh des IADE !!!! au s'cours ...

les IADE repartent en croisade pour la défense de leur profession, faire reconnaître sa pénibilité, l’exclusivité de compétence et l’accession au niveau Master comme prévu par les accords européens.

les IADE devant le Ministère de la santé (image Arnaud BASSEZ)

- Arrêté du 15 mars 2010 modifiant l’arrêté du 17 janvier 2002 relatif à la formation conduisant au diplôme d’Etat d’infirmier anesthésiste

- 30 mars 2010

A nouveau, les IADE dans les rues de France, pour réclamer une juste reconnaissance et l’abrogation de cet article 30 inique qui n’est pas la réalité dans les hôpitaux de France.

Les IADE organisent des actions locales dans les régions de France et de Navarre, qui se répètent à l’envi, témoignant d’une profonde motivation.

Un film disponible en téléchargement ou sur youtube afin de le diffuser aux patients, aux consultants, aux décideurs (sénateurs, députés, ministre de la santé...) pour que le scialytique nous éclaire un peu.

La profession a décidé de ne pas sombrer avec le navire.
Elle lutte pour renflouer le bâtiment.

Fluctuat nec mergitur

mosaïque IADE

- 4 mai 2010

Coucou les re-re voilou ! Les IADE encore et toujours mobilisés. Face à Roselyne Bachelot. Voir la vie en rose n’est pas forcément une chanson agréable à l’oreille.

- 18 mai 2010

Montée en puissance des IADE qui démontrent leur pouvoir de nuisance, par une journée à inscrire en lettres d’or au fronton de la profession.

- 8 juin 2010

La journée de l’océan se traduit par une vague bleue déferlant sur l’arc de triomphe, roulant jusqu’au ministère de la santé, avant de s’échouer en beauté dans les salons dorés du Quai d’Orsay.

- 25 juin 2010

Les IADE se jouent encore des autorités policières en faisant croire à une mobilisation massive sur Paris. Mais dans mobilisation nationale, il y a nation. Donc sur l’ensemble du territoire. Avec des ARS investies massivement ! Histoire de montrer au ministère que les IADE ne se démobilisent pas durant la trêve estivale.
Bien au contraire.

- Été 2010

Un sondage sur l’ensemble de la profession est proposé et le résultat dévoilé à l’assemblée générale de Dijon.

- 1er octobre 2010

Annoncé un peu vite comme le D day IADE, le nombre n’était pas présent.
Mais cette journée démontre un changement des ordres du ministère de l’intérieur : il faut casser le soldat Ryiade !! Violence policière ahurissante, les IADE radicalisent leur mouvement à la suite de cette journée.

Arnaud on strike !!

Ils refusent d’être à leur poste sans assignations légales et organisent un acte inédit : bloc mort national !

Le ministère ouvre une cellule de crise, et pour la première fois, madame Bachelot rencontre les IADE le 6 octobre 2010.

Une proposition est faite. Les centrales syndicales, en dehors de la CGT et de SUD vont peut-être nous trahir en signant ce que nous refusons...

NB : Un terme, pourtant connu de longue date dans le giron anesthésique, et utilisé parfois pour nous qualifier, a été mal compris et interprété, par beaucoup d’IADE, lors de ce mouvement de 2010. On en voit là, la jeunesse de ces membres constitutifs majoritaires qui n’avaient pas la "culture IADE" développée, et se sont précipités vers une interprétation totalement erronée.

Il s’agit du terme "aristocratie de la profession" prononcé par la ministre Bachelot. Les IADE sont les aristocrates de la profession infirmière. Qu’est-ce que cela veut dire ?

 La Famille du duc de Penthièvre en 1768, dit aussi La Tasse de Chocolat – Jean-Baptiste Charpentier, le Vieux

Reprenons déjà la définition du mot aristocratie

  • Larousse :Petit nombre de personnes qui ont la prééminence, qui se distinguent dans un domaine quelconque ; élite.
  • Le Littré :ÉTYMOLOGIE : Ἀριστοϰράτεια, de ἄριστος, excellent, et de ϰρατέω, être fort  : domination des meilleurs, des plus considérables.

Pour être clair, les IADE sont ce qui se fait de mieux, de plus élaboré en terme de connaissance et capacité, responsabilité professionnelle.

Beaucoup, ont cru y déceler un terme méprisant selon lequel nous serions les nantis de la profession. Et beaucoup, sans réfléchir, se sont engouffrés dans la brèche, négligeant comme souvent, trop souvent, de consulter les anciens sur la signification du libellé. Il en a résulté une épidémie de pseudonymes nobiliaires sur les forums. Comte de machin, Marquis de bidule... et des costumes du XVIIIe siècle sur les champs Élysées.

Voila au moins un point d’histoire remis au clair. Les IADE se distinguent bien au sein de la profession infirmière, par leur capacité technique et leur connaissance supérieure.
Vu que nous n’arrêtons pas de le claironner et de réclamer une reconnaissance de notre travail, il serait dès lors bien curieux de ne pas être d’accord avec ce point de vue.

AB

- 23 juillet 2012

L’Arrêté du 23 juillet 2012 relatif à la formation conduisant au diplôme d’Etat d’infirmier anesthésiste instaure le grade master à la profession, qui est ainsi la première profession soignante a pouvoir en bénéficier. Le grade n’instaure toutefois pas le diplôme de master. Mais la reconnaissance de ce niveau master au sein du LMD légitime la haute qualification des IADE qui doivent maintenant faire coïncider rémunération en adéquation et niveau universitaire bac + 5.

- 5 juin 2014

Master Day Le mouvement étudiant pour le master. Pour la première fois, les étudiants sont moteur dans un mouvement IADE.

- 9 avril 2015

Adoption de l’article 30, du projet de loi sur les Pratiques avancées adoptées.

La loi Santé et son article 30, souhaite une restructuration de l’architecture des professions paramédicales, par la mise en place d’Infirmiers de « Pratique avancée ». Ces infirmiers diplômés d’Etat auraient la possibilité de se « spécialiser » par l’intermédiaire d’une formation qui leur validerait un cursus universitaire de niveau Master. Cette nouvelle profession obtiendrait alors une autonomie de pratique, un niveau d’étude et une grille indiciaire correspondant à un niveau Master. La Profession d’Infirmier(e) Anesthésiste est quant à elle purement et simplement mise de côté dans ce processus de modernisation de notre système de santé.

Les IADE se sentent menacés. Ils vont réagir.

- Le 21 mai 2015 en France

- 1er octobre 2015

Manifestation des IADE pour avoir le master, le statut et la rémunération.

- 26 janvier 2016

LOI n° 2016-41 du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé.

L’article 30 est devenu dans le texte final l’article 119, qui figure dans le Code de la Santé Publique comme Art. L. 4301-1.

LOI n° 2016-41 du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé (NOR : AFSX1418355L)

Chapitre II : Innover pour préparer les métiers de demain

Article 119

Le code de la santé publique est ainsi modifié :

1° Au début du livre III de la quatrième partie, il est ajouté un titre préliminaire ainsi rédigé :

Titre PRÉLIMINAIRE : EXERCICE EN PRATIQUE AVANCÉE

Art. L. 4301-1. - I. - Les auxiliaires médicaux relevant des titres Ier à VII du présent livre peuvent exercer en pratique avancée au sein d’une équipe de soins primaires coordonnée par le médecin traitant ou au sein d’une équipe de soins en établissements de santé ou en établissements médico-sociaux coordonnée par un médecin ou, enfin, en assistance d’un médecin spécialiste, hors soins primaires, en pratique ambulatoire.

Un décret en Conseil d’Etat, pris après avis de l’Académie nationale de médecine et des représentants des professionnels de santé concernés, définit pour chaque profession d’auxiliaire médical :

1° Les domaines d’intervention en pratique avancée qui peuvent comporter :
- a) Des activités d’orientation, d’éducation, de prévention ou de dépistage ;
- b) Des actes d’évaluation et de conclusion clinique, des actes techniques et des actes de surveillance clinique et para-clinique ;
- c) Des prescriptions de produits de santé non soumis à prescription médicale obligatoire, des prescriptions d’examens complémentaires et des renouvellements ou adaptations de prescriptions médicales ;

2° Les conditions et les règles de l’exercice en pratique avancée.

II. - Peuvent exercer en pratique avancée les professionnels mentionnés au I qui justifient d’une durée d’exercice minimale de leur profession et d’un diplôme de formation en pratique avancée délivré par une université habilitée à cette fin dans les conditions mentionnées au III.
- Sont tenues de se faire enregistrer auprès du service ou de l’organisme désigné à cette fin par le ministre chargé de la santé, avant un exercice professionnel, les personnes ayant obtenu un titre de formation requis pour l’exercice en pratique avancée.
- La nature du diplôme, la durée d’exercice minimale de la profession et les modalités d’obtention du diplôme et de reconnaissance des qualifications professionnelles des ressortissants européens sont définies par décret.

III. - Toute université assurant une formation conduisant à la délivrance du diplôme de formation en pratique avancée doit avoir été habilitée à cet effet sur le fondement d’un référentiel de formation défini par arrêté conjoint des ministres chargés de la santé et de l’enseignement supérieur, dans le cadre de la procédure d’accréditation de son offre de formation.

IV. - Les règles professionnelles et éthiques de chaque profession, ainsi que celles communes à l’ensemble des professionnels de santé, notamment celles figurant aux articles L. 1110-4 et L. 1111-2, demeurent applicables sous réserve, le cas échéant, des dispositions particulières ou des mesures d’adaptation nécessaires prises par décret en Conseil d’Etat.

Le professionnel agissant dans le cadre de la pratique avancée est responsable des actes qu’il réalise dans ce cadre. ;

2° Au dernier alinéa de l’article L. 4161-1, après les mots : « ses malades, », sont insérés les mots : « ni aux auxiliaires médicaux exerçant en pratique avancée en application de l’article L. 4301-1, ».

- 22 mars 2016

Manifestation des IADE à Paris. pour obtenir ce qui doit nous échoir.

- 8 novembre 2016

Manifestation des IADE à Paris

- 24 novembre 2016

Manifestation des IADE à Paris. Beaucoup d’appelés, peu de venus. Assignations massives et désintérêt, épuisement...On peut expliquer bien des choses en somme.

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Les IADE n’en n’ont sans doute pas fini avec la lutte. Et il ne tient qu’à nous d’en faire ce que nous en voudrons dans un futur proche.

source : d’après les publications d’E. Balagny et MJ. Breteau et mes recherches et traduction personnelles.

...

Un film retraçant notre aventure printanière est disponible en téléchargement.

Tous les documents de la lutte IADE sont regroupés ici

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Le rôle de l’infirmier anesthésiste est maintenant structuré au sein d’un service d’anesthésie dirigé par un médecin anesthésiste réanimateur et sous la responsabilité d’un cadre de la spécialité. L’infirmier anesthésiste est intégré dans une équipe anesthésique, en collaboration avec des médecins anesthésistes réanimateurs. L’exclusivité de compétence, obtenue en 1988 le protège dans son exercice français. En 1988, le programme suivi par celui de 2002, définit son exercice.

le Décret n° 2004-802 du 29 juillet 2004 est un décret de codification au Code de la Santé Publique (il englobe d’autres décrets).

L’article spécifique pour les IADE : article R.4311-12. (lire cet article)

Mais celui-ci reste à parfaire devant l’évolution de la démographie médicale.

Aujourd’hui, les infirmiers anesthésistes sont incontournables dans le PAF (paysage anesthésique français).

IADE

Leurs compétences, leur esprit de corps, leur caractère leur ont assurés une certaine stabilité.
Il serait vain cependant de croire que tout est fini. Les infirmier(e)s anesthésistes se posent comme des partenaires exclusifs et à haute technicité des médecins anesthésistes réanimateurs, aux responsabilités diverses en pharmacovigilance, hémovigilance, matériovigilance, encadrement…
Ils assurent de part leur formation en soins, une relation spécifique auprès du patient, et sont garants d’une sécurité optimale au décours de tout actes d’anesthésie.

IADE

L’évolution de la démographie médicale anesthésique française, va poser inéluctablement, les questions de la prise en charge déléguée, de certains patients par les infirmier(e)s anesthésistes. Ce qui se pratique dans plusieurs Etats d’Amérique, (Iowa (en 2001), Nebraska, l’Idaho, le Minnesota, le Nouveau-Mexique (en 2002), Kansas, Dakota du Nord, Washington, l’Alaska et l’Oregon (en 2003) Montana (en 2004) Dakota du Sud et le Wisconsin en 2005, Californie en 2008 (effectif le 17 juillet 2009) le Colorado (Septembre 2010) ("For Critical Access Hospitals (CAHs) and specified rural hospitals") le Kentucky (Avril 2012)
) où les nurse anesthetits délivrent des actes d’anesthésie (AG et ALR) sans supervision des médecins anesthésistes va certainement choquer l’ego de nos partenaires médicaux.

IADE

Cependant, si un pays aussi procédurier, fait confiance à ses professionnels de santé infirmier(e)s spécialisés, c’est parce que le programme de ce personnel est toujours revu à la hausse, avec des référentiels de qualité.

La place des médecins anesthésistes n’est pas reniée. Et la place des "CRNA" (certified registered nurse anesthetist (IADE us) a été conquis de haute lutte avec un pouvoir médical toujours museleur quand il le peut.

Et il serait plus que temps que nos collègues médicaux, parviennent enfin à croire qu’un professionnel bien formé est un gage de qualité et une chance pour la spécialité.

Pas un défaut.

L’avenir appartient aux téméraires. Soyons dignes du parcours de nos aînés.

Arnaud BASSEZ

IADE

Administrateur

Formateur AFGSU

Le webmaster en plein effort !

* Le CNIA a été mis en sommeil par sa présidente. Il n’est toujours pas dissout à la préfecture.

** Les liens sont purement informatifs, l’administrateur n’étant affilié à aucun syndicat.


À voir sans modération, les témoignages de nos aînées, pionnières de l’aventure anesthésique française sur le très bon site du CHAR

Un DVD est réalisé et disponible à la vente. N’hésitez-pas !!

Avec l’accord de l’administrateur du site web du CHAR. Les vidéos sont téléchargeables

Quand j’étais infirmière anesthésiste (DVD du Club d’histoire en anesthésie réanimation)
Quand j’étais infirmière anesthésiste (DVD du Club d’histoire en anesthésie réanimation)
témoignages filmé de nos ainées sur leur pratique d’antan. Passionnant et instructif !
La vraie vie
le matériel
anecdoctes
création du syndicat professionnel
conclusion

— -

NB : A lire, les souvenirs d’un médecin en 1940. Le passage sur l’anesthésie vaut le détour.

"Les techniques d’anesthésie générale utilisées nous paraissent aujourd’hui d’un autre âge. L’anesthésie était réalisée au Schleich (chlorure d’éthyle – éther - chloroforme) au masque d’Ombredanne, ou encore chez l’enfant au chloroforme en goutte à goutte sur une compresse.

Les moyens de réanimation se limitaient à l’inhalation d’oxygène et si nécessaire des transfusions de bras à bras, en utilisant en cas d’urgence le donneur que l’on avait sous la main, c’est à dire un brancardier ou l’externe de service.

Inutile d’ajouter que l’on ne disposait ni d’antibiotiques pour juguler l’infection, ni d’anticoagulant pour traiter les thromboses."

[...]

"Dans les services de chirurgie le rôle essentiel de l’externe était celui d’anesthésiste. Inutile de décrire la terreur panique qui pouvait s’emparer de nous lorsque nous étions amenés à donner dans le service du Pr Hamant la première anesthésie générale pour le patron.

L’apprentissage était des plus sommaires. On nous mettait l’appareil d’Ombredanne dans les mains après avoir versé dans le réservoir une ampoule de Schleich. Ampoule de Scleich (source histanestrea-france.org) On nous expliquait qu’il fallait simplement monter progressivement la manette au repère 8, jusqu’à ce que le malade dorme, ce qui s’appréciait par l’abolition du réflexe palpébral, en mettant le doigt sur la cornée. Puis on devait redescendre progressivement la manette en surveillant la respiration du malade, c’est à dire le rythme d’expansion de la vessie et l’état de la pupille.

En fait il fallait beaucoup de doigté pour naviguer entre les 2 écueils, c’est à dire la syncope qui était annoncée par une mydriase et le réveil du malade associé parfois à des vomissements.

Lors des cas de syncope, la réanimation consistait essentiellement après avoir dégagé les voies respiratoires à l’administration de grandes tapes sur la joue du patient.

De temps en temps, le silence de la salle était brutalement rompu par les vociférations de l’opérateur : le sang est noir, le malade jaune. Quand cela ne se traduisait pas par des actes, le pauvre externe se retrouvait avec son tabouret au fond de la salle sous l’effet d’un magistral coup de pied du Pr Hamant."

...

Les IADE aux USA (le modèle sans conteste).

- Le rôle des nurse anesthetists (IADE américains) pendant la guerre

Plus généralement, le rôle des nurse de l’armée US, et celles durant la guerre civile américaine.

A lire les articles de ce site, notamment celui sur The Army Nurse Corps

- Les livres sur les infirmières sont rares. Pour en savoir plus sur l’apport des nurse ("anesthetists" comme les autres) en anglais

- Les infirmier(e)s anesthésistes américains sont très impliqués en période de troubles. Since World War I, nurse anesthetists have been the principal anesthesia providers in combat areas of every war in which the United States has been engaged. During the Panama action, only nurse anesthetists were sent with the fighting forces. ? Et ça continue ensuite...

L’histoire des nurse anesthetists se poursuit avec une émancipation bienvenue. Le titre de cet article est à relever :
- « 2001 Iowa became the first state to opt out of the federal physician supervision requirement ». (L’Iowa est devenu le premier État à se passer de l’obligation de surveillance d’un médecin fédéral). 17 autres États à ce jour ont suivi.

A ce jour, les états américains qui se sont affranchis de la tutelle médicale (si c’est possible !) sont répertoriés dans l’article Federal Supervision Rule/Opt-Out Information.

De quoi donner des sueurs froides à nos éminences de la SFAR qui se permettent continuellement de penser et décider pour nous.

Qu’attendons-nous ?

Les assises
Motion IADE des 2e assises nationales
présentation du protocole du 14 mars 2001
promotion interne dans la fonction publique hospitalière (2001)
protocole du 14 mars 2001 reconnaissance des métiers, des qualifications, des responsabilités professionnelles
protocole du 14 mars 2001 reconnaissance des métiers, des qualifications, des responsabilités professionnelles
protocole sur les filières professionnelles, communiqué de presse (2001)
Texte signé par le Gouvernement et cinq organisations syndicales (2001)
protocole d’accord du 2 février 2010 pour le passage en catégorie A et mise en place du LMD
Protocole d’accord du 2 février 2010 ( commentaires CGT)
Annexe Promotion interne dans la Fonction publique hospitalière (2001)
Grilles indiciaires 2001
Nurse Anesthetists at a glance
Les IADE américaines "en un coup d’œil". Histoire de comparer. (en anglais)
Historique Evasan
Alice Magaw
Position CNOI 15 juin 2010 IADE
history of nurse anesthesia practice
Ombredanne, qui était-il ?
2e assises nationales des IADE et de leur encadrement

Articles publiés dans cette rubrique

dimanche 22 décembre 2013
par  Arnaud Bassez

J’irai dormir chez vous

Après les IADE en Europe, petite revue des sites web des IADE et des sociétés d’anesthésie sur la planète.
NB : certains pays sont doublés d’un drapeau animé. Cela pour montrer le drapeau dans sa totalité, le fond blanc n’apparaissant pas.
LES ASSOCIATIONS DES INFIRMIER(E)S ANESTHESISTES
DANEMARK (...)

lundi 27 mai 2013
par  Arnaud Bassez

Histoire de la médecine de catastrophe

Histoire de la médecine de catastrophe
L’historique de la médecine de catastrophe est bref. En 1976, se tenait la première séance de travail de la Société internationale de médecine de catastrophe (SIMC ­ International Society of Disaster Medicine) à Genève. Durant la même année se crée la World (...)

jeudi 26 mai 2011
par  Arnaud Bassez

Histoire de la médecine d’urgence

Dernière actualisation 19 juillet 2016
La Médecine d’Urgence telle qu’on la connaît aujourd’hui doit beaucoup à la médecine militaire. Actuellement encore, quelques unités militaires font référence en ce qui concerne la médecine préhospitalière : les Sapeurs-Pompiers de Paris et les Marins-Pompiers de (...)

vendredi 29 avril 2011
par  Arnaud Bassez

Eurêkiade !

EURÊKA !
Paraphrasant Archimède ou la légende qui lui fit dire "j’ai trouvé !" on peut affirmer que sans les inventeurs, point de civilisation évoluée.
Certains d’entre eux ont rejoint le panthéon du National Inventors Hall of Fame
Cependant à qui devons-nous les inventions de notre quotidien (...)

mercredi 23 mars 2011
par  Arnaud Bassez

C’était demain

Nous retranscrivons ici, l’interview accordée au journal citizen Kane, par le professeur Jean-Edouard Glachtenbraisure, Professeur des universités, praticien hospitalier en anesthésie-réanimation qui publie un livre témoignage sur un passé qui n’a plus lieu d’être et dont il vante les mérites. Ce livre (...)

dimanche 20 juin 2010
par  Arnaud Bassez

Les pratiques avancées : état des lieux

La dernière réunion sur les pratiques avancées, initiée par le DGOS (ex DHOS), a eu lieu le 27 avril 2010.
Après bien des difficultés, essentiellement d’ordre médical par le biais des syndicats SNARF, SMARNU et SNPHAR, il semble que la bonne volonté l’ait finalement emporté et qu’un pragmatisme ait (...)

vendredi 16 octobre 2009
par  Arnaud Bassez

Le premier massage cardiaque de l’Histoire

Cette première approche est le fait d’un chirurgien anglais, Sir William Arbuthnot Lane.
Il passera à la postérité grâce à ses succès chirurgicaux,
Arbuthnot Lane est né à Fort George, Inverness, Écosse, le 4 Juillet 1856.
Il est le fils aîné d’un médecin militaire. Dans sa jeunesse, Lane a souvent (...)

samedi 21 février 2009
par  Arnaud Bassez

Ces noms que l’on utilise

Dans la pratique quotidienne, nous employons des noms propres, devenus pour nous des noms communs. On appelle ce procédé une antonomase
Mais qui sont ces personnes dont on use du patronyme pour désigner un objet, une technique ou autre ?
D’où viennent-ils, et que faisaient-ils ?
Voici une modeste (...)

vendredi 16 mai 2008
par  Fabrice Dufour

les IADE en Europe

Note de l’administrateur : Cet article provient du site SNIA. Il a été copié par l’auteur.
§§§
Diplômes non visés par la directive européenne
Que se passe-t-il pour les titres de formation obtenus dans un Etat membre mais ne permettant pas de bénéficier automatiquement d’une autorisation d’exercice (...)

mercredi 11 octobre 2006
par  Arnaud Bassez

Histoire de l’anesthésie

Histoire de l’anesthésie (Établie avec le concours de wikipédia, le club de l’histoire de l’anesthésie réanimation, le site medarus, chaouky.blog, le generaliste.fr et le site general-anaesthesia)
Dernière actualisation le 22 mai 2017
§§§§
On (...)

lundi 2 octobre 2006
par  Arnaud Bassez

Histoire des IADE

A ses débuts, l’anesthésie ne s’impose pas en tant que discipline médicale reconnue, mais comme une activité périphérique de la chirurgie.
1877 Les documents les plus récents, faisant état d’une anesthésie délivrée par une infirmière, mentionnent le nom de sœur Mary Bernard qui travaillait à l’hôpital de St (...)

Brèves

la HAS mène l’enquête

jeudi 14 juin 2007

La Haute Autorité de Santé fait une enquête sur les nouveaux modes de coopérations entre les médecins et les autres professionnels de santé.

À l’instigation d’un de nos forumeurs, voici le lien pour répondre à ce questionnaire. (activez le javascript)

Il apparait évident que les IADE ne sont pas considérés.

D’où l’impérieuse nécessité de se manifester par le biais de ce formulaire qui sera sans doute destiné à organiser le futur et pourquoi pas de repenser certaines fonctions !

AB

Rien que pour vos yeux

dimanche 12 novembre 2006

Pour être plus agréable à lire, le site se dote d’images. Je souhaite que cela agrémentera votre visite.

AB

L’anesthésie en images

dimanche 12 novembre 2006

Pour une plongée dans le passé de qualité, le CHU de Besançon propose un site et un musée à vister.

avoir 100 ans au Canada

samedi 11 novembre 2006

Une petite visite sur ce site sympathique, qui ne traite pas des IADE (on dit inhalothérapeute là bas) mais ça reste instructif.